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dimanche 5 mars 2017

La Bande publicitaire s'élabore

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Dans l'une des "Lettres à Roxane" (petit courrier littéraire express), chronique non signée mais assez bien renseignée sur la vie littéraire parisienne, nous apprenons un autre développement de la publicité éditoriale. Cette fois, il ne s'agit pas de la 3D mais bien du bandeau participatif.
C'est plus que nouveau, c'est alors complètement inédit.
Les libraires reprendront récemment l'idée, certains allant même jusqu'à tartiner des pages destinées à cacher les couvertures des livres qu'ils vantent...


Pas bête du tout cette idée qui consiste à faire établir par le lecteur la bande publicitaire « destinée à définir » et à faire vendre les romans nouveaux.
Parce que, avant de définir, il faut bien avoir lu... et acheté...
Le résultat paraît acquis d'avance ! Comme c'est à "Christiane de Saigon", premier roman de notre excellent confrère Louis Roubaud que s'applique la méthode nouvelle, nous ne pouvons que lui souhaiter plein succès.


Cyrano, 6 novembre 1932.

Louis Roubaud Christiane de Saïgon, récit. - Paris, B. Grasset, 1932, 221 p.

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Il faut noter que Christiane de Saïgon est alors cité parmi les possibles Goncourt de l'année 1932 avec... Les Loups de Guy Mazeline et un certain Louis-Ferdinand Céline...
Pour le coup et la coïncidence, nous nous saisissons de la figure de l'excellent Louis Roubaud (1884-1941), grand reporter de la grande époque des grands stylistes de la profession, profession qui, il faut le noter, temps à renouer avec cette excellente école du reportage.
Les éditions L'Eveilleur ont rendu à la lecture son enquêtes de 1932 sur Démons et déments, c'est-à-dire sa visite aux asiles.
Après Dickens, et quelques autres (anthologie en préparation), après les séjours plus durables d'André Baillon et Marc Stéphane, Louis Roubaud ausculté une nouvelle facette de l'enfermement. Il avait alors déjà vu le bagne, les maisons de redressement et pas mal de bouges à filles... Sans parler des boîtes des quartiers excentriques, comme on disait alors.


Louis Roubaud Démons et Déments. - L'Eveilleur, 165 pages, 18 €