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mardi 31 janvier 2017

Joie d'offrir : Félix Fénéon inédit

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L'année 2017 s'ouvre sous de bons auspices : le Préfet maritime est heureux de vous présenter cet incipit d'un texte inédit de Félix Fénéon.

A Henri de Lacretelle

Un assourdissant vacarme emplissait ce petit village savoyard. Temps lugubre et froid : ciel gris de nuages, terre grise de neige piétinée et boueuse. La nature était triste, parce qu'on était en février ; les hommes gais, parce qu'on était en carnaval.
De tout le territoire ambiant les campagnards étaient accourus au village, joyeux, bruyants, résolus à se venger des tristesses du rude hiver. Dans une stagnante inactivité, ils venaient de passer des mois au fond de leurs cabanes : aussi l'impérieux besoin de se dégourdir la voix, les jambes et les bras éclatait dans leurs cris, leurs danses et leurs gesticulations. Eh dam ! il fallait bien s'amuser un brin ; une occasion si belle ne renaîtrait pas avant la fête patronale ; et Saint Onésiphore s'étant installé dans le calendrier à la date du 6 septembre, sept mois s'écouleraient avant que l'on ne pût se divertir congrûment.
(...)


Bientôt ce conte inédit en volume paraîtra dans une nouvelle édition des Oeuvres complètes de Félix Fénéon. Elles sont en préparation aux éditions du Sandre. (La précédente édition par Joan Halperin datait de 1970, il était temps de refaire le travail). Précisons d'ailleurs au passage, et ça n'est pas une mince information, qu'une double exposition Fénéon se prépare parallèlement au musée d'Orsay et au musée du Quai Branly. 2018 sera l'année Fénéon !
Excellente nouvelle pour les fénéoniens : ils vont en prendre plein les mirettes, assurément.
Les proses du grand taiseux ne courant pas les rues, et les fénéoniens sautant sur toute nouvelle ligne issue de la plume du barbichu, on imagine leur excitation à cet incipit de 1883, c'est-à-dire peu ou prou au moment où paraît "L'Armure" (La Libre Revue) et juste avant la publication des "Ventres" (1884).
Maurice Imbert qui avait déniché ces deux-là avait raison lorsqu'il écrivait en 2006 qu'à force de le penser sans œuvre, on se surprend désormais à attribuer à Fénéon près de deux mille pages...
Et si on en déniche toujours , c'est qu'il en reste probablement encore, foi de Préfet maritime et de saint Onésiphore réunis.


Illustration du billet : Fénéon par Paul Signac.

vendredi 4 avril 2014

Couleurs sur Paris

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Une semaine avant l'ouverture du Salon du Livre ancien au Grand Palais, Pierre Saunier publie une nouveau catalogue à prix marqué. Thématique, il aborde les rives du cercle chromatique et, plus généralement, de l'art.
Largement illustré, comme on nous y a habitué, ce nouveau recueil de notices solidement établies réclame lecture. S'y découvrent en effet les particularités d'un Victor Joze jaquetté par Bonnard, celles de différents exemplaires de la plaquette de Fénéon sur les Impressionnistes, du Cercle Chromatique de Charles Henry (C. Verdin, 1889), d'une photographie de la jeune et belle Suzanne Valadon, de l'affiche de la VIIIe et dernière exposition impressionniste (1886), de la Théorie scientifique des couleurs d'O. N. Rood (1881), d'une photographie d’Émile Bernard en pharaon, des planches macabres de Maurice Dumont (La Dame inexorable), et l'on en passe, notamment une foule de Gauguineries superbes. Sans parler des pièces illustrées à la main, aquarellées, etc.
Bref, on en sort étoudi et plein de curiosités nouvelles. Ce catalogue est un musée.


Bazar à treize, catalogue de la Librairie Pierre Saunier
22, rue de Savoie
75006 Paris
144 pages.


jeudi 16 février 2012

Rose-Thé (Léonce Fabre des Essarts)

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Curieux personnage que ce Léonce Fabre Des Essarts (1848-1917). Entre sa naissance à Aouste-sur-Sye (Drôme) en 1843 et sa disparition en 1917 à Grenoble, il fit le poète, l'éducateur, le chronique et l'occultiste. Il fit même l'"Évêque gnostique de Bordeaux" (sous le nom de Tau Synesius).

L'Alamblog n'ayant jamais eu l'honneur de publier un patriarche, fût-il gnostique, nous en profitons...



Rose-Thé


A Félix Fénéon
Abstracteur de Quinte Essence


Est-ce à Pékin ? Est-ce à Yeddo ?
Je ne sais où j'ai vu ces choses...
Sur les méandres d'un cours d'eau
Le vent chantait parmi les roses...
— Est-ce à Pékin ? Est-ce à Yeddo ?

Fo-Hi laissait flotter sa conque
Au gré du flot qui sommeillait ;
Pas un radeau, pas une jonque ;
Le soir pensif se recueillait.
Fo-Hi laissait flotter sa conque.

Avec des tons de rose-thé,
Le fier couchant là-haut s'allume ;
Un beau pavillon enchanté
Rit là-bas sous la blanche brume,
Avec des tons rose-thé.

Je ne sais où j'ai vu ces choses ;
Est-ce à Pélon ? Est-ce Yeddo ?
Sur les corolles déjà closes
La nuit étendait son rideau...
— Je ne sais où j'ai vu ces choses !

II

La vérandah s'ouvrit au vent,
Comme aux baiser s'ouvre un bouche ;
Elle apparut, le front rêvant,
Son petit pied dans sa babouche...
— La vérandah s'ouvrit au vent !

Aux plis flottants de sa tunique
Des souffles vagues se jouaient ;
Elle avait pour parure unique
Des roses-thé qui se nouaient
Aux plis flottants de sa tunique.

Le doux éclat des roses-thé
Baignait sa figure idyllique !
Le soir partout avait jeté,
Comme en un rêve symbolique,
Le doux éclat des roses-thé.

Je ne sais où j'ai vu ces choses ;
Est-ce à Pékin ? Est-ce à Yeddo ?
A des clartés d'apothéoses
L'ombre mêlait son crescendo...
— Je ne sais où j'ai vu ces choses !



Fabre des Essarts La Chanson des Couleurs. Avec un dessin de Rivière. — Paris, Bibliothèque universelle (A.-M. Beaudelot), 1889.

samedi 13 novembre 2010

Portrait de Claude Anet (Emile Compard)

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Huile sur toile datée de 1926, portrait de Claude Anet par Emile Compard (1900-1977), artiste proche de Félix Fénéon, Pierre Bonnard, Pierre Tal Coat, etc.

jeudi 16 septembre 2010

Un panorama de l'anarchie

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C'est aujourd'hui que reparaît le grand livre de Victor Barrucand !

Roman panoramique de l'anarchie fin-de-siècle, il est probablement le seul ouvrage de fiction, avec Le Voleur de Georges Darien, à présenter les différentes thèses anarchistes, les sensibilités diverses qui parcourent les milieux prolétaires, violents ou intellectuels des années 1890.

Les pages de haut style qui ouvrent le livre devraient lui attacher encore quelques lecteurs nouveaux.

N'omettons pas de préciser que Victor Barrucand était un familier de Félix Fénéon. A bon entendeur...



Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, 208 pages, 11 €

vendredi 25 juin 2010

Et vive le feu !

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Le 16 septembre 2010 reparaîtra Avec le feu, le grand roman de Victor Barrucand, musicien, journaliste et familier de Félix Fénéon, avec lequel il conçut les articles qui ont inspiré la manière des Nouvelles en trois lignes.

Dans ce livre injustement oublié durant un siècle, un vaste panorama de l'anarchie intellectuelle et pratique est mis en mot. Cela commence au tribunal où tel avocat porte un "pantalon à la crotte", cela se poursuit avec un pauvre gars de flic en planque le jour de Noël, et cela se finit, fort métaphysiquement, au bord de la Méditerranée après l'exécution d'Emile Henry - on raconte du reste que Fénéon et Barrucand ont participé à la rédaction de sa fameuse déclaration lors de son jugement...

Des scènes d'anthologie en pagaille, un point de vue informé sur chacune des différentes thèses anarchistes (individualistes, collectivistes, terroristes, etc.), des personnages à clefs, un amour malheureux pour une féministe farouche, un compositeur génial mais ignoré, bref, un livre aussi important que Le Voleur de Darien.

Seuls ceux qui ne l'ont pas lu oseront vous dire le contraire.



Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, coll. "Libretto", 208 pages, 11 €

lundi 7 septembre 2009

Le Procès des Trente par Sébastien Faure

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On trouve à cette adresse, sur le site des éditions Antisociales, l’édition originale pdf du Procès des Trente, vu par Sébastien Faure.
C’est un inédit issu du Libertaire (livraisons publiées entre août et décembre 1896).

mercredi 6 février 2008

L'Anarchie est de saison

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Avant que ne flambe la révolte que d’aucuns attendent, la revue Brèves, toujours en avance sur la prochaine ébullition, produit un numéro monté par la spécialiste Caroline Granier : Les Retourneurs d’Idées.
Consacré aux écrivains anarchistes, peuplade lue au sens large, on y lit des nouvelles de Georges Darien, Jules Vallès, Isabelle Eberhardt, Louise Michel, Félix Fénéon, Victor Barrucand, Octave Mirbeau, Jean Réflec, Flor O’Squarr, dont Apollinaire pensait tant de bien et qui livre ici une curiosité sur la Commune… ou encore Alphonse Allais qui ne dépare pas ici.
Et pour cause : Allais ne dépare jamais.
Entendu que pour ces hommes et femmes de combat, le livre est une arme destinée à libérer l’être humain, Caroline Granier explique en préambule comment ils dénoncent les « fictions sociales » dont l’ordre établi se sert pour abêtir et asservir le populo. Soit littérature de combat versus littérature de propagande. Dans le même numéro, mais à rebours, un dossier est consacré à Jacques Vallet, le Jacques Vallet, écrivain qui fut d’abord le meneur de la revue Le Fou parle, une revue de poids dont on n’a pas fini de parler - Il se pourrait bien que l’Alamblog, une fois les sommaires de Bizarre consommés, se consacre à lui dorer la vitrine, n° par n°. On découvrira alors peut-être quelle revue fondamentale fut Le Fou parle, organe libre et libéré.
Pour Brèves, on sait déjà.


BREVES. Les Retourneurs d’Idées (n° 84)
avec Photos et dessins de Despatin & Gobeli, Lise le Coeur, Kerleroux et Roland Topor. 144 pages, 12 euros

lundi 3 juillet 2006

De quoi se plaint-on ?

Sitôt nos soucis électroniques balayés – ou couasi : il reste à procéder, tout de même, à quelques exhumations pénibles pour tenter de sauver une paire de fichiers poussiéreux mais importants, quelques photos de famille et deux ou trois articles indispensables, tous coincés, comme dans le film, dans la coque de la nef Toshiba renversée par cette lame tsunamique qui nous a fourni bien du tracas, bien du stress aussi… -, restent les bons sourires de la vie, bonasse celle-là, qui n’en a pas fini de trouver le moyen de nous faire plaisir. Et je ne parle pas seulement des cadeaux d’anniversaire qui m’échurent, splendides, délectables, adorables.

Il est vrai, en effet, que la Pététée, fée laborieuse quoi qu’il lui en coûte, nous a ainsi fait livraison d’une pile de livres peu ordinaires, assez pour titiller l’excitation, pour creuser la curiosité. Il y eut d’abord La Déménagerie, de Jean-Loup Trassard, avec un petit mot très courtois et, en couverture, une photographie dont l’auteur a le secret. On a assez répété les énormes qualités de son roman Dormance pour engager tout un chacun à poursuivre son exploration. L’œuvre de Trassard n’est pas de la gnognotte. C’est du ferme, du terrien, du persistant.

Vint ensuite le lot concocté sympathiquement par David Vincent, mais oui, le patron des éditions L’Arbre vengeur, lequel végétal tape de taille et d’estoc pour rendre à quelques auteurs leur prééminence raccourcie par les estimes déplacées. Chacun sait qu’en la forêt, le plus grand, le plus gros fait de l’ombre aux quinquins. Or, en littérature comme en la vie, mes frères, mes sœurs, ceux qui accrochent le mieux la lumière ne sont pas toujours les plus resplendissants. C’est une question de surface, pas de matière interne. Soit. Passé le laïus du blogueur mal éveillé (il est encore tôt, non ?), on notera avec attention que ledit David Vincent de l’Arbre vengeur produit de très estimables pages de Paul-Jean Toulet, Jules Renard, Remy de Gourmont, Italo Svevo, Léon Bloy, Jean Richepin, Edmondo de Amicis (mais oui ! ces Vertiges de l’amour dont je suis curieux depuis longtemps), etc. Ainsi que nos contemporains parmi lesquels Jean-Luc Coudray, Marc Petit, Jean-Yves Cendrey et Jean-Marc Aubert. Mazette, que de monde. Les opus récents que j’ai en main ne dérogent pas à la qualité entrevue naguère : les nouvelles du Conquérant du dernier jour, de Louis Chadourne, sont désormais des classsiques, comme tous les livres de cet homme. Le Fruit défendu de Théodore Powys, traduit par Patrick Reumaux, nous allons nous dépêcher de consommer (tu parles ! il est servi sous une couverture colorée appétissante en diable), dès lors que nous aurons achevé notre immersion dans le Talent de Jacques Audiberti, l’indispensable Audiberti, l’Audiberti qui n’écrit comme personne, celui qu’on n’entend plus trop, excepté au théâtre, et que l’on ferait mieux de lire attentivement (les lecteurs d’estuy blog qui n’auraient pas acquis d’ores et déjà son Paris fut aux éditions Claire Paulhan sont priés de le faire illico, c’est pour leur bien et c’est par ici et c’est un grand, grand livre). On se rendrait compte qu’à côté des scribouilleux un Audiberti fait la maille. On s’apercevrait qu’à trop écouter les critiques on lit les glaces à l’eau d’une Fred V***** ou les puddings d’un Antoine V*******, et qu’on y perd un peu son temps. Franchement ? L’une écrit à la va comme je te pousse des phrases courtes, sèches, à peine formulées sitôt digérées, tandis que l’autre fait des phrases, des phrases, des phrases, avec l’air de vouloir nous en imposer. Avec Audiberti, pas de risque de s’ennuyer ou d’être pris pour des niais. Passé le dépaysement, l’angle étrange de son observation du monde, on apprend au moins à fourbir sa propre langue et à se laisser mener par le bout de la rétine. Comme avec Charles-Albert Cingria, tiens. Et l’on souvient, tiens, c’est vrai, qu’Yves Martin dégustait Audiberti. Pas fou, Yves Martin.



Le même jour, les dieux considérant qu’il me restait un peu de temps libre, c’est l’essai de Lionel Dupuy qui montra son nez. Il est consacré à Jules Verne, l’homme et la terre. La mystérieuse géographie des Voyages extraordinaires. Survolé parce qu’appétissant, l’opus promet. Il a paru à l’enseigne de La Clef d’Argent, dont on sait les talents fictionneurs. – Et si on ne sait pas, nous y reviendrons.

Il y eut encore Le Mec de la Tombe d’à côté, de Katarina Mazetti, propre à réjouir Lydia M., dont le blog Mes (més)aventures mérite votre visite (certes, il est n’est pas “exclusivement littéraire”, néanmoins écrit à l’arrache et avec beaucoup d’humour), celle de tout un chacun d’ailleurs. Songez un peu que ce roman désopilant, et grave, a été acheté par 450.000 des 9 millions de Suédois… Nos Sollers et nos Gavalda réunis ne sont pas prêts d’atteindre des scores pareils : imaginez une seconde 40, 5 % des Français se rendant de conserve chez leurs libraires favoris pour se payer un de leur bouquin ! L’horreur. Le Mec de la Tombe d’à côté est un roman d’amour, certes, mais c’est aussi un roman social. Car K. Mazetti y narre les amours passionnelles d’une bibliothécaire terne et d’un agriculteur - allez, un paysan en fait - séduisant. Aller à l’opéra ou traire les vaches, il faut choisir. Dilemme.

Il y eut aussi le grand Swing de Gaston Criel, où s’entend hot l’appel du Wa-Wa, la nuit, au fond des clubs. Un vrai classique de la littérature de jazz. Jacques Réda doit en dire quelque chose, quelque part, c’est sûr.

Jean-Pierre Verheggen, le plus plaisant des ex-TXT, lesquels ont souvent sombré depuis dans des proses à posture, livre lui les « excentries » de L’Idiot du Vieil-Âge. On lui fait confiance à ce jovial.

Maurice Imbert fournit finalement le Petit Supplément aux Œuvres plus-que-complètes, tome II, de Félix Fénéon et c’est une œuvre de salubrité patrimoniale : on y redécouvre des articles de ce grand silencieux à barbiche publiés sous le pseudonyme de Frédéric Moreau (emprunté à L’Education sentimentale) dans La Revue des journaux et des livres. On n’en finit donc pas de découvrir Fénéon, c’est d’un suspens léger mais très satisfaisant pour l’esprit.

De même que l’effort des éditions du Clown Lyrique, inconnues jusqu’ici, qui livre un ROMAN INEDIT de Remy de GOURMONT ! Mais si. Il s’intitule Le Désarroi et il est servi avec une postface de Nicolas Malais. Il est sûr qu’on va s’y jeter hardiment. Et sans crainte. Avec Gourmont, pensez donc !

Reste Claude Louis-Combet, dont deux ouvrages nous sont arrivés en même temps. C’est doublement réjouissant : il y a les cinqs nouvelles de Visitations, puis Cantilènes et fables pour les yeux ronds, un titre propice, favorable, comme auraient dit les Anciens. Et doublement encore, puisque Bérénice Constans, oui LA Bérénice Constans des Cahiers du Schibboleth, des éditions Galimart et, plus récemment, des éditions Schushumna illustre le volume. C’est du nanan, foi d’animal.

Bon, nous fûmes longuet, c’est certain. Nous renvoyons donc aux calendes quelque propos badin préparé pour célébrer la canicule, ses qualités, ses mérites, de même qu’une liste intempestive de petites trouvailles (des vieilleries du registre policier et SF). Tout vient à point pour qui sait attendre. Et, malgré la flemme qui me tient de sa poigne velue, je vous livre en prime les références de toutes les belles choses signalées ici. Vous ne pourrez pas dire que je me fiche de vous. Fichu blog.



Jacques Audiberti, Talent, avec une préface de Marie-Louise Audiberti. L’Arbre Vengeur, 216 p., 16 €

Louis Chadourne, Le Conquérant du dernier jour, et autres nouvelles. L’Arbre Vengeur, 232 p., 13 €

Gaston Criel, Swing, précédé d’une lettre de Jean Cocteau et suivi d’un témoignage de Charles Delaunay. Est-Samuel Tastet, 76 p., 12 €

Lionel Dupuy, Jules Verne, l’homme et la terre. La mystérieuse géographie des Voyages extraordinaires. La Clef d’Argent, 174 p., 12 €

Félix Fénéon, Petit Supplément aux Œuvres plus-que-complètes, tome II. Textes rassemblés et présentés par Maurice Imbert. Du Lérot éditeur, 111 p., 27 €

Remy de Gourmont, Le Désarroi. Postface de Nicolas Malais. Editions du Clown Lyrique (35, rue des Bussys, 95600 eaubonne), 128 p., 8 €

Claude Louis-Combet, Visitations. José Corti, 96 p., 13 €
Claude Louis-Combet, Cantilènes et fables pour les yeux ronds. José Corti, 86 p., 13 €

Katarina Mazetti, Le Mec de la tombe d’à côté. Traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus. Gaïa, 256 p. 20 €

Theodore Francis Powys, Le Fruit défendu, et autres nouvelles. Traduction de Patrick Reumaux, illustrations d’Alexandre Clérisse. L’Arbre Vengeur, 128 p., 11 €

Jean-Loup Trassard, La Déménagerie. Gallimard, “Folio”, 320 p., 6, 40 €.

Jean-Pierre Verheggen, L’Idiot du Vieil-Âge. Excentries. Gallimard, 156 p., 15 €