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mardi 1 mars 2016

L'exposition Henri Simon Faure se vernit tout à l'heure

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C'est tout à l'heure à 18 h 30 que sera inaugurée l'exposition d'hommage à HENRI SIMON FAURE (1923-2015) à la médiathèque de Saint-Étienne.
Franchement, c'est une très bonne nouvelle, non ?
L'exposition sera visible jusqu'au 31 mars 2016 : poèmes, textes, collages et journal intime, œuvres graphiques de son épouse et de son fils, toute la lyre ! Enfin de la solide information culturelle !


Médiathèque centrale de Saint-Étienne
20 - 24, rue Jo Gouttebarge
42001 Saint-Etienne cedex 1
04 77 43 09 77
bmtarentaize@saint-etienne.fr

Accès : Bus ligne 10 arrêt Saint-Ennemond ou ligne 3


samedi 27 février 2016

Henri Simon Faure : une exposition

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Saint-Etienne rend HOMMAGE À HENRI SIMON FAURE (1923-2015) avec des lectures & une Exposition "A la découverte de l'œuvre d'Henri Simon Faure" qui se tiendra du 1er au 31 mars 2016 à la Médiathèque de Tarentaize.
Poèmes, textes, collages et journal intime seront présentés dès mardi, jour du vernissage (18 H 30) en présence de Jean-Paul Louis, son éditeur, et fondateur en 1982 des éditions du Lérot et d'Éric Dussert, critique littéraire.


Texte de présentation de la manifestation

Henri Simon Faure (1923-215), homme de lettres méconnu des Stéphanois mais reconnu par la critique et le monde littéraire, est l'auteur d'une oeuvre volumineuse, riche et originale.
Son père : Toussaint Faure (1893) originaire du Mezenc, manoeuvre, revient de la Grande Guerre avec une blessure qui ne guerira pas. Employé à la mine pendant un temps (piqueur), il meurt en 1933.
Sa mère : Marine Valentin (1888), passementière, travaille à domicile, sur son métier. Elle meurt accidentellement, renversée par un tramway dans la Grand'rue en 1961.
L'écriture commence pour Henri Simon Faure dès le plus jeune âge. Après l'enseignement religieux à l'école primaire, sa scolarité se poursuit au "bahut" de Saint-Etienne (lycée Fauriel) pendant laquelle il remplit déjà des carnets qui le distinguent de ses copains de classe. Jusqu'à la fin de ses études il ne s'intéresse qu'à "la chose poétique sinon littéraire" et passe pour "l'élève impossible à maîtriser" (cf. "Gamin pour de bon", Du Lérot, 1989).
Lieutenant honoraire d'infanterie pendant le seconde Guerre mondiale, titulaire d'une capacité en droit, il exerce ensuite divers métiers : bûcheron, chimiste industriel, vendangeur, manoeuvre, ouvrier agricole, terrassier... avant d'occuper jusqu'à sa retraite un emploi de comptable chez E.D.F. à Saint-Etienne tout en se consacrant inlassablement à la "chose écrite".
Ses premières oeuvres : nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, récits, essais etc. sont publiées chez plusieurs éditeurs qui reconnaissent son talent : Chambelland, Plein Chant, puis les Editions du Lérot. Il créé une revue littéraire "Le Cadran lunaire" (1955-1958) et contribue à de nombreuses revues ou magazines littéraires.
Son journal intime, qu'il baptise "Le Journal du bougre", occupe une place à part dans son oeuvre. Henri Simon Faure y rassemble tout ce qui l'inspire, l'amuse ou nourrit sa réflexion. C'est un véritable objet hypertextuel où la pensée rebondit sans cesse. La mise en page et le graphisme soignés illustrent son cheminement intellectuel. Les dessins et peintures de Lell Boehm et Daniel Simon Faure, sa femme et son fils, tous deux peintres, y ont une large place.
Domicilié rue Henri Gonnard, au coeur de la cité stéphanoise, imprégné de ses origines vellaves, Henri Simon Faure migre périodiquement à Oppède-le-Vieux, village fortifié abandonné du Luberon, où plusieurs artistes s'installèrent après la guerre.
Sa vie durant il écrit sans relâche, se confie, se livre et questionne sans détours les sujets qui le hantent : souvenirs d'enfance et de guerre, recherches généalogiques sur ses ancêtres vellaves, vie quotidienne de l'employé "modèle", condition difficile de l'homme de lettres... en mal de reconnaissance dans sa ville natale.
L'exposition propose d'aborder son oeuvre par les lieux où il vécut et qui nourissent ses textes : Saint-Etienne, Oppède-le-Vieux et le Mézenc, et propose un aperçu des différents registres de son écriture : récits, poèmes, revues, journal intime.
Une sélection d'oeuvres de Lell Boehm et Daniel Simon Faure, naturellement présentes parmi les textes de Henri Simon Faure, sont également exposées.


Auront également lieu
- un Atelier d'écriture : "Et si on s'inspirait de Henri Simon Faure" (lundi 14 mars, 18h15, Café-lecture Le Remue-Méninges 59, Rue Désiré Claude, 04 77 37 87 50)
- une soirée "arpentage" Découvrir et comprendre une œuvre, ensemble. Écrire pour vivre : les écrits du bougre Choix de textes et jeu Roland Bouly Cette lecture entend faire (re)découvrir une œuvre poétique protéiforme dans laquelle sont abordés l'enfance du poète à Saint- Étienne : la mine incontournable, son lien indéfectible à ses origines vellaves, à Oppède le Vieux, son refuge du Lubéron et un journal intime (jeudi 10 mars, 19h, Médiathèque de Tarentaize)
- "Valérie Rouzeau lit Henri Simon Faure" : invitée de la médiathèque l'an dernier lors du colloque Dire le réel en poésie, Valérie Rouzeau nous a rappelé la présence de Henri Simon Faure dans notre ville et l'importance de son œuvre. Elle nous avait promis d'être là si nous lui rendions hommage. Elle a tenu promesse . Elle lit des extraits de l'œuvre de Henri Simon Faure qu'elle croise à sa propre poésie (jeudi 24 mars 18h30, Librairie Lune et l'autre 19, rue Pierre Bérard, 04 77 32 58 49).