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mercredi 28 octobre 2015

Une soirée Plein Chant à Paris ?

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Tschann 13/Librairie de la BnF est très heureuse de vous convier à une présentation des Éditions Plein chant d'Edmond Thomas le Jeudi 05 novembre à 19h.

Éditeur, imprimeur, revuiste, chineur et dénicheur, Edmond Thomas créateur des Éditions Plein chant entame son travail éditorial en 1970.
Riche, insolite et exigent, son catalogue offre, tout à la fois, curiosités du XVI au XIXe, opuscules de typographies et de gravures, textes d’écrivains « oubliés ou dédaignés », œuvres de la littérature prolétarienne...
Le soin apporté à chacune de ses publications enchante déjà les amateurs de livres et les amoureux des lettres depuis bientôt un demi-siècle.



Autour des livres de Plein Chant, Claire Paulhan, Eric Dussert et Jean-Didier Wagneur évoqueront le parcours de cette figure distinguée de l'édition contemporaine.

Tschann 13/Librairie de la BnF
Quai François Mauriac
75013 Paris
01 45 83 39 81

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dimanche 20 septembre 2015

Louis Hobey est revenu

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Tandis qu'hier au Philharmonique de Pantin, Arvo Pärt donnait à entendre ses chants de paix, le bulletin d'information des éditions Plein Chant nous rappelle au vieux traumatisme de la der des ders, celle de 1914, en proposant la réédition du très rare témoignage du syndicaliste Louis Hobey (1892-1960). Engagé mais rentré sain et sauf et par miracle, ce militant était plein d'une volonté farouchement pacifiste qu'il exprima tout au long de sa vie.
Enfant de l'Assistance publique devenu instituteur, Louis Hobey, qui fut fait prisonnier durant la retraite de juillet 1918, il témoigna en 1937, face à la montée du nouveau péril, de cet enfer inutile. voulu par quelques-uns au détriment de tous.

Ce document de première importance est aussi un classique pour demain.

Aussi bouleversante que sa description des horreurs du combat, cette autre, de l'ambulance, reparaît grâce à Laurence Campa, la biographe d'Apollinaire : il s'agit du fameux témoignage du médecin et homme de lettres Georges Duhamel, ex-de l'Abbaye et futur patron du Mercure de France, qui constatait chaque jour en rabibochant comme il pouvait les blessés qui lui arrivaient, que la souffrance est solitaire et que c'est d'ailleurs a seule chose qui rend la guerre possible.


Louis Hobey La guerre ? C'est ça !... Edition de Camille Estienne & Edmond Thomas. — Bassac, 352 pages, 20 €

Georges Duhamel La Vie des martyrs. Edition présentée par Laurence Campa. — Paris, Payot, 208 pages, 8,10 €

mardi 11 août 2015

Louis Nazzi

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Un portrait de Louis Nazzi pour se souvenir de lui et, partant, vous proposer de jeter un oeil à ses écrits.
Vous les trouverez chez Edmond Thomas, à l'enseigne de Plein Chant.
Mort trop jeune pour marquer l'esprit de ses était de la lignée de Charles-Louis Philippe, pas si loin du premier Maurice Beaubourg donc mais d'une inspiration foncièrement plus prolétarienne que ce dernier. Il aura publié trois volumes au début des années 1910 : Gégène et Nini (1910), un essai sur Honoré Daumier (1911) et pour finir, en 1913, Tortillard, le tout accompagné d'articles et de nouvelles, reprises en partie, et une revue Sincérité qu'il dirigeait. Pour en savoir plus, voici déjà un Louis Nazzi par Edmond Thomas (Editions Plein Chant) qui donna donc plusieurs volumes importants pour la connaissance de Nazzi :
- Louis Nazzi, 1885-1913, un précurseur de la littérature prolétarienne, textes choisis et présentés par Henry Poulaille. — Bassac, E. Thomas, 1976.
- Découvrons Louis Nazzi, dossier des Cahiers Henry Poulaille - N° 8-9, 2000, 30 €
- Sincérité, suivi de Gégène & Nini (reproduction en fac-similé). — Bassac, Plein Chant, 2000, coll. Voix d'en bas 14 €
- Automne, épopée d'un sou. — Plein Chant, 1999.

mercredi 1 avril 2015

Scoop : Edmond Thomas sort un nouveau catalogue !

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L'information tombe sur nos téléscripteurs, ou plutôt dans notre boîte aux lettres : le nouveau catalogue des éditions Plein Chant a paru.

C'est un événement. Les amateurs se rendront compte de sa portée, d'autant qu'y est glissé un bulletin d'inscription à une souscription aux publications de Plein Chant sans obligation ni engagement : tout ce que l'on souhaitait depuis si longtemps !

On se hâte de se prémunir si l'on ne veut pas mourir plein de bits et de puces pour avoir réagi trop lentement à ce formidable lancement !



Plein Chant
35, route de Condé
16120 Bassac



Ceci n'est pas un poisson, je répète, ceci n'est pas un poisson.

dimanche 7 décembre 2014

Deux hommages à Michel Ohl

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La librairie Georges située à Talence, dans la proche banlieue de Bordeaux, organise le vendredi 12 décembre 2014 à 18 h 30 une lecture par Daniel Crumb et François Mauget de l’œuvre de Michel Ohl, récemment disparu.
On aurait aimé pouvoir y être...

Nous nous rattraperons en lisant l'Hommage de Pierre Ziegelmeyer mis en ligne sur le site des éditions Plein Chant d'Edmond Thomas dont Michel Ohl fut un pilier littéraire.


Librairie Georges
300, cours de la Libération
33400 Talence




dimanche 9 novembre 2014

Boobook, de Michel Ohl

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Curiosité de la bibliographie de Michel Ohl — qui en compte tant d'autres ! — Boobook est un petit volume (9/6 cm) publié par Bérénice Constant à l'enseigne de Galimart et imprimé par Edmond Thomas à Bassac
Son titre et inspiré par ce dernier mot de Bobok de Dostoïevski, à quoi se résout un langage.

Chut ! écoutez, les morts, entre eux, ils parlent, nul doute, les morts parlent, j'avais donc fait le mort, j'espérais gagner sa confiance, et puis je me suis endormi, si j'étais mort en dormant peut-être eussions-nous échangé quelques mots, en cette nuit funèbre, mon pauvre papa et moi, chose qui ne nous arrivait jamais de son vivant, peut-être mais non, non, je n'étais pas mort, la preuve.




Michel Ohl Boobook. - Bordeaux, Galimart, 1992.

vendredi 1 juin 2012

L'élixir d'Alphonse Daudet et Henri Magron (un incunable de la photolittérature)

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Vous qui cherchez toujours un cadeau d'une immense originalité à offrir, et au dernier moment, voici ce que l'Alamblog a trouvé pour vous :

D'une insigne rareté, L'Élixir du r. p. Gaucher d'Alphonse Daudet illustré des photographies d'Henri Magron est un incunable de la photolittérature. Extrêmement difficile à trouver, plus encore à acheter, il a fallu au patron de l'Ouvroir de Photographie Potentielle, Paul Edwards, une patience de homard pour mettre la main sur l'exemplaire qu'il nous offre aujourd'hui en fac-similé. Outre que la manœuvre est très généreuse de sa part, il faut reconnaître que l'objet, prémices de la photolittérature, est la parfaite illustration des travaux de l'Ouphoto, lequel s'emploie à explorer l'archéologie des rapports entre photographie et littérature. C'est d'ailleurs dans le cadre du bulletin de l’Ouvroir de Photographie Potentielle, L'Ouphopo, que paraît le fac-similé, sous la légitime numérotation 24-36, de la publication qui épouse la forme d’un in quarto en cahier de 16 pages en couleur, précédé d'un article (illustré) explicatif et fouillé conséquemment, le tout imprimé par Edmond Thomas, à l'enseigne de Plein Chant, à 340 exemplaires. Cette nouvelle édition anastatique ou presque, imprimée en offset, là où Magron collait des feuilles imprimées par ses soins sur des photos originales, ou l'inverse, inaugure légitimement la collection des « Incunables de la photolittérature » qui annnoce des reproductions d'ouvrages pionniers du domaine qui occupe Paul Edwards. La série sera donc composée de fac-similés critiques de ces objets livresques étonnants dont il s'agit de reproduire autant que possible la matérialité initiale. Formats variés, papiers plus encore, c'est une paire de manches, on l'imagine assez. Ce Daudet fabriqué à la main à trente exemplaires par Magron en 1889-1890 se devait donc d'être le premier réédité avec appareil critique idoine et nécessaire (1). Que nous lisons ici :

Augmentés d’un appareil critique, de vraies épreuves photographiques contrecollées, ou avec des reproductions luxueuses en phototypie ou en photogravure, figurent des contes et des nouvelles, des poèmes et des romans. La photolittérature est née.
Naturalistes ou symbolistes, théâtrales ou décoratives, les photographies qui accompagnent ces textes sont parfois des illustrations, parfois des réinterprétations de l’œuvre littéraire. Bien des générations avant les productions surréalistes ou le roman-photo du milieu du xxe siècle, des écrivains et des photographes, des éditeurs et des imprimeurs ont pris l’initiative d’inaugurer et de promouvoir l’illustration photographique de la littérature, croyant à chaque fois qu’ils étaient les premiers à le faire. La série que l’Ouphopo propose permettra de lire cette production rétrospectivement, comme une tradition, ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Il s’agit de livres « uniques », ou extrêmement rares, jamais réédités, du moins jamais avec leur composante visuelle. L’esthétique et l’intérêt littéraire conditionnent le choix des ouvrages à intégrer à la série. À terme, paraîtront des ouvrages anglais et américains. Les stars de la production française sont Henri Magron, Gervais-Courtellemont, E. Lagrange, ainsi que des photographes anonymes. On y trouve des romans décadents, des pastiches, des romans policiers et des romans de cirque, des contes coloniaux et des contes orientaux, des légendes normandes, des histoires d’adultère, des mémoires de femmes de chambre ou de courtisanes, des romans féministes ou anti-féministes, des romans d’anticipation, des nouvelles médiévales ou du xviiie siècle, et des romans mettant en scène le photographe – héros, martyr et polichinelle de la société moderne.

Nous conservons pieusement en mémoire ces derniers mots et renvoyons aussi à cet opus paru vingt ans plus tard, sur la page de titre duquel "photographie" est un solide argument de vente. Comme l'électronique aujourd'hui, la photographie hier.



L’Ouphopo (numéros 24-36)
Exemplaire ordinaire (300 ex. sur couché ivoire) : 54,10 €
Exemplaires de luxe (40 ex. sur couché blanc) avec tirages giclé en feuilles :134,35 €
Pour les envois à l’étranger, contactez l'Alamblog qui transmettra.

Ouphopo
c/o Paul Edwards
8 rue Dareau
75014 Paris

mardi 20 juillet 2010

Nous interrompons nos programmes pour diffuser une nouvelle extraordinaire

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On arrête de gesticuler, on prend sa respiration et on constate :

Les éditions Plein Chant ont un site internet.


C'est pas une nouvelle, ça ?

On en connait qui ont obtenu le Pultizer pour bien moins !!



Plein Chant
16120 Bassac

mercredi 2 septembre 2009

Le catalogue pérave (tendances)

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Il y a quelques mois déjà, au Musée d’art moderne de la ville de Paris, nous avions renâclé lorsqu’on nous avait proposé en piles plastifiées le catalogue de la belle exposition Alfred Kubin. Pas un exemplaire qui soit en état d’être vendu - neufs mais salis, endommagés, flétris et pour le prix du neuf tout de même : 39 euros.
Un graphiste à la mode s’était réjoui l’égo en imaginant un truc “ouf” et chichiteux : une couverture sur papier crème clair et léger, léger… Avec rabats, certes, mais beaucoup trop léger pour accueillir et soutenir un corps d’ouvrage de XVI-146 pages. Faute de pouvoir lire ailleurs le texte de Christophe David, nous fîmes l’achat tout de même, le coeur lourd. Et, depuis, nous avons coulé dans le verre cette future ruine afin qu’elle subsiste un peu.
Pour flétrir le responsable de cette erreur olympique, signalons qu’il n’est autre que ce graphiste à la mode qui avait également foiré (hardiment) le catalogue Samuel Beckett du centre Beaubourg (solide celui-là, mais équipé d’un foliotage imbrogliotique). C’est à croire que les graphistes à la mode suivent les mêmes enseignements que les architectes à la mode…

Nous imaginions avoir tout vu lorsque, au sortir de l’exposition Max Ernst du Musée d’Orsay (les 184 collages originaux de La Semaine de bonté de 1933 réunis pour la première fois, après avoir été édités en 1934 par Jeanne Bucher), nous nous jetâmes sur la librairie pour acquérir le roman-photo réédité… Las…

Le gros catalogue était là, sous nos yeux, correctement imprimé. Sauf qu’un autre “artiste du livre” à la mode avait fait oeuvre d’imagination, prétendant sans doute nous trouer le fondement : des plats de carton brut, sans protection sur les tranches et des coins non couverts… Evidemment, aucun exemplaire n’était exempt de tonches, torsions, blessures. Et passons sur l’impression de la toile du dos qui ne résiste pas à l’ongle et sur le brochage beaucoup trop fragile pour subir sans blessure une consultation intégrale. L’objet valant 45 euros, nous filâmes, instruits par l’expérience. C’est à peu près la seule chose à quoi nous sert notre âge.
Et nous songeâmes - in petto, naturellement - qu’il y avait quelque déplaisir à voir des machins pareils, produits par des institutions pareilles, et à en causer ici, après avoir loué pas plus tard que la semaine dernière les travaux d’un imprimeur-éditeur indépendant de Bassac, Edmond Thomas, fine fleur du métier.

vendredi 28 août 2009

Le bibliopole Liseux en souscription (message urgent)

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Quand les éditions Plein Chant lancent une souscription - qui se trouvera close le 15 septembre prochain -, on se précipite. C’est une règle d’or de la bibliophilie contemporaine. Nul ne s’en est jamais attristé, croyez-moi.

C’est aujourd’hui une somme consacrée à l’éditeur Isidore Liseux qui se prépare. Vous ne le connaissez pas ? Et bien, c’est l’occasion rêvée : vous offrir un livre parfaitement édité, illustré et en apprendre des tonnes sur un personnage jusqu’ici assez discret. Pour tout vous dire, on connaît des petits malins qui collectionnent la production de Liseux depuis longtemps déjà et s’en trouvent très bien. Peut-être avez-vous vu passer De la démonialité et des animaux incubes et succubes, sa réputée première édition ?

A propos d’Isidore Liseux, les légendes ont fusé : on a colporté qu’il était prêtre défroqué, qu’il avait écrit un pastiche, qu’Alcide Bonneau était son pseudonyme, etc. La monographie-bibliographie rédigée par Paule Adamy et éditée par Edmond Thomas va donc éclairer d’un jour net cette figure mal connue et s’inscrire dans la série des travaux qui ont honoré ces dernières années la mémoire des “petits éditeurs” de la seconde moitié du XIXe siècle (Poulet-Malassis, Kistemaekers, Jules Gay, Léon Genonceaux, etc.). Une oeuvre de salubrité, quoi.

Voici le détail de la bonne affaire :
Le volume est en souscription jusqu’au 15 septembre 2009, au prix de 35 euros nets franco, un volume in-8° (130/200 mm) de 544 pages, composé en Caslon, avec 150 illustrations en noir et en couleurs, deux index (deux !), le tout sur papier Zuber Rieder fabriqué spécialement pour cette édition.
Sur demande les exemplaires peuvent être fournis non rognés.
Le tirage de tête se compose de 20 exemplaires sur vélin d’Arches de 120 g non rognés et numérotés de 1 à 20 : 75 euros.
Pour les curieux et les bibliophiles malins, le message n’aura pas été rédigé en vain, foi de Préfet maritime.


Paule Adamy Isidore Liseux, 1835-1894, Un grand “petit éditeur”. Histoire & Bibliographie… - Bassac, Plein Chant, imprimeur-éditeur de la Petite Librairie du XIXe siècle, 2009, 544 p. 35 euros jusqu’au 15 septembre 2009, 48 euros ensuite.

Plein Chant
16120 Bassac
tél. 05 45 81 93 26
fax 05 45 81 92 83

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