L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mot-clé - Cinéma

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 8 octobre 2017

Alfred Eibel raconte Fritz Lang

EibelFritzLang.jpg


Illustrés d'une magnifique photographie de Fritz Lang dans la force de son âge, les souvenirs d'Alfred Eibel concernant le réalisateur (1890-1976) viennent de paraître et sont l'occasion, cet après-midi, d'un débat de l'auteur au marché du livre ancien à Brancion, à Paris (16 h, avec une exposition de documents en prime).

Hôte de Fritz Lang en août 1966 aux USA, Alfred Eibel avait déjà eu l'occasion de donner une monographie documentée sur le réalisateur (1). Ce sont cette fois des notes de rencontres, des impressions, des réflexions nées de la fréquentation de Lang et de son entourage — à l'occasion de ce séjour à Beverly Hill ou sur le vieux continent que revenait visiter le cyclope, Berlin ou Paris en particulier. Eibel en a tiré un livre étonnant, comme à son habitude rédigé à la hussarde, voilant et dévoilant certaines facettes mal connues d'un personnage solitaire, pour ne pas dire isolé, génial et brutal à la fois, énigmatique lorsqu'il le souhaitait.

Cela donne des choses comme ça :

Presque mal voyant, le vieux cyclope considérait avec causticité les projets de films qu'on lui soumettait et qu'il savait irréalisables. Il subit un traitement de choc recommandé par le docteur Niehans. On lui fit des piqûres dans les fesses avec des seringues longues comme des aiguilles à tricoter. Il espérait retrouver un peu plus de vision de son oeil valide, mais déjà, me semblait-il, il était trop tard. Il s'en amusait et s'en attristait à la fois. (...)


Dans les cafés du Kurfürstendamm à Berlin, Lang seul devant une boisson ne perdrai pas une miette de ce qui se disait aux tables voisines de la sienne. C'est là que naissaient les complots, c'est là que les joueurs de cartes perdaient ou gagnaient des fortunes. Il aimait les cafés encombrés de meubles, comme le grand salon de la villa qu'il partageait avec Thea von Harbou. Il vouait à Graham Greene une certaine admiration, parce qu'il savait créer un climat, montrer les destinées sentimentales et à partir d'un banal incident entraîner le héros dans d'inimaginables désastres.



Alfred Eibel Fritz Lang ou le dernier bond du Tigre. — Paris, Klincksieck, 176 p., 21 €


(1) Fritz Lang Trois Lumières. Ecrits sur le cinéma édité par Alfred Eibel. — Paris, Ramsay, coll. Poche Cinéma, 376 p., 8,90 €.

samedi 24 septembre 2016

L'Anti-Encyclopédie du cinéma

couvcinamantie.jpg


Certes, Emmanuel Vincenot et Emmanuel Prelle sont des amuseurs, des ironistes et des satiristes, tout ça à la fois, mais ce sont aussi des observateurs et, foi de Préfet maritime, ils n'ont ni les yeux dans leurs poches, ni la langue dépendue. C'est ce qui fait le sel des bons humoristes : le talent d'observation et de déformation.
On n'en voudra pour preuve de ce que l'on avance cette seule page, illustrée car l'ouvrage est enluminé par Charles Berberian, où est fusillé sur place le cinéma français dont l'allant et la créativité semble souvent s'arrêter à l'avance sur recette.

journeecinemafr.jpg
La légende ("On aurait juré que les personnages attendaient la fin du film et que plus personne ne se souvenait du scénario") laisse un arrière-goût de déjà ressenti, et nous allons passer sur les pages les plus drôles pour vous en laisser la primeur. Mais vous pouvez imaginer ce que dérouillent les stars de la profession et autres personnages autosuffisants de la profession...
Sont aussi passés en revue le cinéma coréen, burkinabé, américain, etc., les magazines de cinéma, les réalisateurs et les films de débat (un must) et beaucoup d'autres choses encore. On fera grâce au personnel monopolisant les affiches de nos cinémas des commentaires qui les pointent. Une baffe à la fois pour ces apparatichiks.
Et songez à ces décorateurs qui nous plaçaient récemment et sans vergogne des livres de la NRF sous le coude de Zola ! Ah les brutes ! Leur suffisance leur laisse imaginer que le cinéma efface l'anachronisme ?
Bref... C'est le week-end, ne nous échauffons pas : rions.
Avec Vincenot et Prelle, vous verrez sous peu que c'est (presque) sans fin.



Emmanuel Prelle et Emmanuel Vincenot L'Anti-Cyclopédie du cinéma. Illustrations (magistrales comme d'habitude) de Charles Berberian. — Paris, Wombat, coll. "Les Insensés" (n° 29), 142 pages, 14,50 € A paraître le 6 octobre

jeudi 13 mars 2014

Jean Rouch et Damouré Zika gloires du cinéma africain





A l'occasion de la campagne de promotion des grands films de Jean Rouch, disparu il y a dix ans, nous n'oublions son compère Damouré Zika, comédien délicieux et écrivain nature comme il en est peu.

Jean Rouch Cocorico ! Monsieur Poulet (éditions Montparnasse, 15 €)

Damouré Zika Journal de route. - Mille et une nuits, 96 pages, 3 €.



dimanche 17 novembre 2013

Jacques Povolozky et la Gazette des Sept Arts

Povgaz.jpg


Des ressources sur le cinéma en ligne ? une adresse : http://www.cineressources.net/recherche_t.php

On y trouve également des périodiques.