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mercredi 6 janvier 2016

Mais où sont passées les baleines ? (starring Moby Dick)

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C'est aujourd'hui que paraît en librairie le nouveau roman de Christian Garcin, ou pour être plus précis sa biofiction consacrée à Jeremiah N. Reynolds (1799-1858), l'une des figures d'aventurier les plus littéraires du siècle XIXe. Et pour cause : tour à tour créateur de journal, conférencier (thème de prédilection : les terres creuses), puis explorateur de l’Antarctique, colonel au Chili (?) et avocat à New York, il fit paraître en mai 1839 dans le Knickerbocker Magazine la courte histoire d'une houleuse chasse au cachalot, "Mocha Dick". qui ne trouva pas chez Hermann Melville un lecteur inattentif (Moby Dick paraît en 1851).
Melville prenait d'ailleurs les pas d'Edgar Poe qui avait donné en 1838 dans un tout autre registre Les Aventures d'Arthur Gordon Pym, de Nantucket lui aussi, lequel évoquait à s'y méprendre la tentative d'exploration avortée de Reynolds.
Bref, cet homme remuant est une star, comme sa créature marine dont le cinéma vient de nous raconter une nouvelle l'histoire.

Christian Garcin Les Vies multiples de Jeremiah Reynolds. - Paris, Stock, 167 pages, 17 €

Jeremiah N. Reynolds Pacific and Indian oceans, or, the South sea surveying and exploring expedition : its inception, progress, and objects. - New York, Harper & Brothers, 1841, 514 p. (Jamais traduit en français, un fragment a paru sous le titre Mocha Dick ou La baleine blanche du pacifique, fragment d'un journal manuscrit (trad. T. Gillyboeuf) . - Paris, Editions du Sonneur, 2013, 83 p., 6,50 €



mercredi 14 octobre 2015

Un passager clandestin

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Il y était et on ne le savait pas ! Christian Garcin a monté l'échelle de coupée en même temps que Joseph Conrad et il a remarqué que Franz (K.) avait un peu maigri dans son grand imperméable. Il a même dîné chez Apollinaire et Marie Laurencin. C'est pas commun.
Dans son recueil d'abord paru chez Théodore balmoral en 2001, renouvelé et agrandi d'une pièce ou deux, il raconte des rencontres improbables et fait vivre Celan ou Mishima à sa manière, par la bande. Ce qui sous la plume d'un autre pourrait être fatidique prend chez lui l'aspect de visites sympathiques. L'inattendu le sert.


Christian Garcin Entrer dans des maisons inconnues. - Bordeaux, Finitude, 102 pages, 13,50 €

lundi 5 décembre 2011

Quand ils voyag... écrivaient

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L'histoire littéraire du début du XXIe siècle vient de faire un progrès considérable grâce à la publication (tête-bêche) d'un double témoignage de Pierre Autin-Grenier et Christian Garcin où s'exposent enfin les raisons de l'une des fâcheries les plus mystérieuses de l'histoire culturelle française. (Â côté, les sources d'inspiration de Saint-Ex et la localisation des a-manuscrits de Molière étaient de la petite bière).

Aussi incroyable que cela paraisse, quand ils écrivaient, certains s'en souviennent peut-être, Pierre Autin-Grenier et Christian Garcin s'étaient lancés un défi cruel.
Ils ont fini par se faire la gueule.
(L'enjeu était composé de bouteilles.)
On ne vous en dit pas plus.
C'est stupéfiant.
Non, c'est... édifiant.



Pierre Autin-Grenier & Christian Garcin Quand j'étais écrivain. — Bordeaux, Finitude, 2011, 48 pages, 7,50 €

mardi 23 mars 2010

Actualités

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C’est le printemps, annonces de parutions et volumes pleuvent. Une joyeuse floraison.


Alain Weill
Spécialiste de l’affiche et l’auteur avec François Caradec du fameux Café-concert, 1848-1914 (Fayard, 412 pages, 45 euros), ouvrage épuisé et ré-épuisé, vient de produire chez l’éditeur d’art Gourcuff Gradenigo, un recueil d’images curieuses qui, quoique historiques, restent dignes d’illustrer avec humour notre monde (échantillon bientôt, ici même, si vous êtes sages) :

Affiches impertinentes, improbables, incorrectes, insolites. - Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 96 pages, 19 euros


Christian Garcin annonce pour sa part deux volumes à paraître en avril :

Circé, ou une agonie d’insecte (Cadex, 52 pages, 10 euros)

Carnet japonais (L’Escampette, 128 pages, 15 euros)



Michel Arrivé, enfin, est l’auteur d’

Un bel immeuble, roman qui vient de paraître aux éditions Champ vallon.
et de
Verbes sages et verbes fous (Belin), recueil consacré à deux-cent cinquante verbes tels que boboïser, bossnapper, candidater, se casser, génocider, marrainer, paparazzer, sankariser, sarkozyser, sécuriser…



Et l’on aura garde d’oublier Didier Blonde dont nous allons parler très bientôt.

jeudi 28 janvier 2010

Notre horoscope du mois (par Christian Garcin)

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Tous les grands organes de presse ont leur Nostradamus. Afin de tenir son rang, l’Alamblog en la personne de Christian Garcin a trouvé le sien.




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jeudi 27 novembre 2008

Une victoire écrasante !

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Victoire ! Un gagnant au grand Jeu-Concours de l'Alamblog

A la question "Qui sont-ils ?" Christian Garcin a répondu en livrant huit des dix noms des membres du jury des trois Prix de l'Humour noir, réunis au Procope (c'est la faute à Voltaire).
Il recevra donc sous peu un exemplaire des Ruines de Paris en 4908, par Alfred Franklin publiées à l'enseigne de l'Arbre vengeur dont la parution en librairie est prévue pour demain.

Dans l'ordre, de gauche à droite, nous avions donc Dominique Noguez, Patrice Delbourg, Jacques Vallet, Bertrand Beyern, Bernard Haller, Franz Bartelt, Eric Dussert, Christian Zeimert, Yves Frémion et Patrick Rambaud.

Bravo.

mercredi 7 mai 2008

Mystère du "té" (les grandes enquêtes de l'Alamblog)

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Il reste des mystères sur cette planète. Les dieux en soient remerciés. Aujourd'hui, tentons d'éclaircir la question soulevée par Christian Garcin, il y a quelques jours sur l'Alamblog.
Voici tout d'abord ce qu'il nous indiquait :

"té" n'existe pas. Dans le sud, pour dire "tiens", "voilà", "allez", "c'est ainsi", "allons bon", etc., on dit "tè". L'accent est grave. (Comme le sont les austères Provençaux, selon Tacite.) Les gens du sud se demandent toujours pourquoi ceux qui sont moins du sud, lorsqu'ils veulent contrefaire leur accent, ferment toujours la voyelle, qui est grande ouverte. Aussi, cher Préfet, si vous débarquez un jour du côté de Marseille, n'oubliez pas le bon accent, le grave : "tè".


Là-dessus, tout satisfait d'avoir appris quelque chose, peuchère, nous recevons un ohlien courrier de Michel Ohl reprenant encore ce soleilleux sujet :

4 mai
Cher Eric Dussert,
Je n'ai pas saisi l'histoire du "Té", il faut vous dire que je ne peux fixer la toile que quelques petites minutes par jour (...), je n'ai donc pas toujours le temps de vraiment lire. Dans les Landes, en Onessie, où j'ai vécu 20 ans, toujours j'ai entendu et dit Té aigu. Si vous vous pointez chez Jojo Caule avec un tè grave, elle risque de vous regarder d'un oeil méfiant, et de vous servir votre Cinzano avec mauvaise grâce !



Bien entendu, l'enquête est ouverte.
Nous vous donnerons aussi des nouvelles fraîches de Michel Ohl, te (1)


(1) Pour l'heure, lire Té ou Tè, à votre convenance.

samedi 12 mai 2007

Old Look et New Order, par Christian Garcin


Christian Garcin, bien connu des lecteurs, nous livre en un billet d'humeur écrit à chaud, au lendemain du 6 mai dernier, un aperçu civilisationnel aussi convaincant qu'inquiétant.

Le Préfet maritime a grand plaisir à le diffuser.
D'autant que sur son île, il ne risque rien...

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