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lundi 18 avril 2016

La littérature à trou

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Le 30 novembre 1829, Charles Dovalle est mort, tué lors d'un duel absurde comme il s'en déroulait de temps en temps parce qu'un article n'avait pas eu l'heur de plaire. Dans le cas présent, c'est Mira-Brunet, le directeur du Théâtre des Variétés qui tua le jeune homme de lettres par balle en 1829 à Paris pour un mauvais calembour et dans des circonstances un peu scabreuses.
Mal reçu par Mira en son théâtre, Dovalle s'était autorisé une pique en écrivant que le directeur des Variétés ne serait jamais un "Mira beau". L'autre, qui était laid, le prit fort mal et bien qu'il eut été blessé le premier à l'épaule par l'épée de Dovalle (qui n'avait pourtant jamais tiré), imposa la poursuite du duel, mais au pistolet cette fois. Dovalle y laissa la vie.
Là où l'anecdote prend un accent terrible, c'est lorsque les amis du défunt trouvèrent dans son portefeuille traversé par le projectile un papier plié où figurait le brouillon de son poème en cours, le dernier. Naturellement, ils publièrent un recueil posthume de ses écrits poétiques, auxquels Victor Hugo donna une préface avec Charles Louvet. Puis, un peu plus tard, Edouard Fournier repris le poème dans ses mémoires au moment de donner de Dovalle un souvenir.
Ne lésinons pas sur l'importance de ce livre, Le Sylphe puisque c'est là que Victor Hugo donna sa définition du romantisme. Né en 1807 à Montreuil-Bellay (49), Dovalle aura eu un vie fort courte. Dans ses écrits pour le Trilby ou le Journal Rose, il avait parfois pris le pseudonyme de Mlle Pauline A.



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Charles Dovalle Le Sylphe, poésies de feu Ch. Dovalle, précédées d'une notice par M. Louvet, et d'une préface par Victor Hugo. - (Paris), Ladvocat, Palais-Royal, 1830, XXIV-224 p.