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jeudi 11 septembre 2014

Amer, la revue qui tranche

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C'est avec une souris crevée qu'Amer, la "revue finissante" offre sa "sixième floraison". Ça a l'avantage d'être précis dans le choix de l'esthétique (déliquescence et punkerie), et c'est fort habile puisque les bêtes à fourrure ont un capital sympathie toujours plus grand que les bêtes à écailles et sang froid.
Façonnée au format de poche, Amer est bourrée à craquer de propositions sur le thème du "monstre végétal". Au sujet d'une "Écologie de l'imaginaire" y sont proposés des entretiens (Benjamin Hennot, documentariste de Jungle étroite sur le verger expérimental des Fraternités ouvrières de Mouscron, avec de précieux "propos entendus", la comédienne Anna d'Annunzio, Lilith Jaywalker au sujet de son recueil de nouvelle Emeutia Erotika), des chroniques, des essais sur le XIXe déliquescent, sur les chatnoiresques fèces (Caroline Crépiat), un cahier de photographies et des illustrations largement répandues, bref, la rédaction n'est pas chiche qui du militantisme entend toute la générosité.
Au passage, signalons encore le témoignage du skin Daniel Chéribibi, qui, dans "Paris gentrifié, Paris outragé", déplore l'hipstérisation succédant à la boboïsation des quartiers populaires de la capitale (Belleville-Ménilmuche), et des "Conseils de chapardage" que déploreront sans doute les libraires mais point les lecteurs.
Pour ne pas avoir l'air d'une cloche qui promène son mouque, arborez fièrement l'Amer 6!


Amer, n° 6
320 pages, 7 euros ou prix libre
contact@zamdatala.net


Le même atelier a produit des ouvrages qu'il faudra bien que l'on montre ici bientôt. Et puis il y a le blog qui ouvre d'autres perspectives. Foi de Préfet maritime, les siestes sur île pacifique vont devenir de l'histoire ancienne...

samedi 9 juin 2012

Clairs de lune sur les grands champs

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C'est de saison, apparemment : la jolie rousse fait parler d'elle. D'abord dans les écrits farfelus de Malraux, avec lesquels Gallimard tente de fêter sa collection Folio — on a vu plus mariole comme idée —, et puis, surtout, dans un volume dont nous venons d'apprendre l'existence avec joie : Clairs de lune, de Camille Flammarion.
Voici ce qu'en disent ses éditrices :

Phénomènes d’attraction lunaire, bizarreries cérébrales de la fourmi, poussières météoriques ensemençant de nouveaux mondes, expériences dignes d’un docteur Frankenstein... Camille Flammarion explore avec émerveillement les mystères de la vie et de la création. Accompagné d’une préface de Stéphane Mahieu, régent des sciences sociales et culinaires au collège de ’Pataphysique, ce recueil de textes est abondamment illustré de gravures du XIXe siècle extraites, entre autres, de la célèbre revue La Nature.

On sait à quel point celles-ci peuvent être belles et étranges tout à la fois.

Pour rester dans le ton et dans la lune, voici une petite curiosité pour fêter dignement le deuxième volume de la maison des Grands Champs — on ne nous reprochera pas de livre des fonds de tiroir, nous.



Max, Max, que t'es rigolo...

Max Jacob converti
en un poème amène
à Dieu le père a dit :
"Vous êtes une lune" (1)
— A la tienne
ma vieille, et Amen ! —
d'en haut lui répondit
le Bon Dieu sans rancune

R. Garet



(1) Nouvelles littéraires

Le Calame, n° 5, juillet 1934, p. 7




Camille Flammarion Clairs de lune. Préface de Stéphane Mahieu. — Paris, Éditions des Grands Champs, 288 pages, 160/130 mm, 18,50 €


Éditions des Grands Champs
107, rue des Grands-Champs
75020 Paris

dimanche 24 septembre 2006

Il a paru ! Gloire lui soit rendue !


Nous l'attendions : il a paru, c'est formidable. Ce livre de Paul Edwards, le fondateur de l'Ouphopo (ouvroir de photographie potentielle), est un ouvrage de référence rassemblant les récits et fictions dénigrant un art neuf, la photographie. Son sous-titre (celui du livre) en dit la haute importance. Ce qu'il ne dit pas, ce sous-titre, en revanche, c'est qu'au-delà des galéjades réactionnaires, des moqueries bien naturelles et des fictions de belle eau, digne de séduire les plus experts, tels Coolter et Quincampoix (Codex Atlanticus), suggérées par cet art naissant, on y découvre le vrai visage du véritable inventeur, jusqu'ici anonyme, de la photographie.
Oui, nautesses, nauteux, vous trouverez en avant-première la gravure qui, désormais, fera foi en la matière.
Si l'on ignore encore l'identité du bonhomme qui créa dans l'anonymat la photographie, on assiste à la présentation de sa trouvaille.
Vous ne pourrez pas dire que l'Alamblog se moque de vous ! Voilà de l'information inédite, nous la devons à Paul Edwards lui-même.
Toute librairie digne de ce nom contient d'ores et déjà une pile de cet ouvrage majeur, plaisant, savant et décillant entre ces murs. Pour faire court, ce livre est un must, un vade-mecum, un usuel, un indispensable. Et je pèse le choc de mes mots.

Paul Edwards, Je hais les photographes. Textes clés d'une polémique de l'image. — Paris, Anabet, 2006, 23 €

Et pour découvrir l'image et le sommaire, suivez le guide :

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