L'Alamblog

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mercredi 19 octobre 2011

Quelques informations en vrac

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Création de Barricade, magazine d'images et idées ('philosophie, santé, érotisme, politique, savoirs, etc.). En kiosque le jeudi 3 novembre prochain.
Avec des dessins de Babouse, Bauer, Catherine Beaunez, Farid Boudjellal, Boll, Delvallé, Filipandré, Jiho, Etienne Lécroart, Pakman, (Philipon), Plonk & Replonk ; des oeuvres plastiques de Bertrand Bellon, Sandrine Boutté, Hervé Chastel, Fontaine de la Mare, Hervé Fougeray ; des photos de Jo Falieu, Françoise Galland ; et des textes de Christiane Demeulenaere-Douyère, Alexandra Destais, Marc Endeweld, Jo Falieu, Floréal, Pascale Hustache, Alain Jugnon, Chantal Marandon, Bernard Noël, Paul Oriol, Alice Primi, Raoul Vaneigem, Pierre-Henri Zaidman (3,50 €)


Parution imminente du deuxième numéro de L'Or aux 13 îles.


Hervé Caradec joue Cami à l'Espace Saint-Honoré (62, rue Saint-Honoré, Paris 1er) tous les lundis à 19 heures. Son spectacle s'intitule Camifasol. Réservation : billetreduc.com.


Communiqué du « Prix International Littérature vieillesse » :

Les « Derrick » de la littérature

En pleine « fureur de lire » et pour la troisième année consécutive, le prix « Littérature vieillesse » a été proclamé par un jury international Franco-Belge à Bruxelles ce samedi 15 octobre 2011 à l’occasion des grandes agapes de la revue « La Brucellôse». Le prix récompense les ouvrages de littérature molle et peureuse, frileuse et débilitante, ennuyeuse et pontifiante, textes idéaux pour radoter au fond de son lit et bavoter un peu. Le Jury souligne qu’il n’est pas d'âge minimum pour être couronné, tant certains, dès leur première œuvre semblent déjà avoir trouvé leur véritable public sans oser se l'avouer. Avec ce prix, ils pourront enfin revendiquer haut et fort leur lectorat de prédilection. Le jury précise aussi que La «Littérature vieillesse» s’adresse à tous, tant le ramollissement des viscères cérébraux est la chose la mieux partagée entre les générations.

Les nominés de la présente édition sont :

Alexis Jenny, Luc Ferry, Jacques Chirac, Claude Allegre, Bernard Henri-Lévy, Pierre Mertens, Alexandre Jardin, Les éditions Astra Bussière.

Parmi ces calamités, le jury désigne expéditivement comme lauréats :

M. Alexandre Jardin, prix « Littérature vieillesse », pour son dernier livre "Des gens très bien" (Grasset, 2011) ou « Bambi découvre la Shoah et son papy collabo ».

M. Jacques Chirac, dans la catégorie « jeunes espoirs », pour « Le Temps présidentiel » second tome de ses mémoires alors qu’il est de notoriété judiciaire qu’il la perd.

M. Pierre Mertens pour l'ensemble de son ennuyeuse et narcissique œuvre.

Les lots consistent en paires de charentaises bas de gamme.

Le Jury, composé de M. Léger Péril, M. Théophile de Giraud, M. Théo Poelaert, M. Pablo Servigne, M. Laurent D’Ursel , Mme Christine Ferriocci, Mme Corinne Maier et du Dr Lichic, félicite chaleureusement ces plumes incontinentes.

vendredi 27 août 2010

Les Couilles de Dieu

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On vous l'avait annnoncé, Les Couilles de Dieu ont été retrouvées !
Ca n'a pas été une affaire simple simple. Il a fallu perdre un apprenti, paumer son travail de reprographe, s'éloigner de la Mère Joris, embarquer sur un rafiot qui fait des bulles, et j'en passe. Soit un sacré roman d'aventures étranges qui n'est pas sans rapport avec Le Serpent de mer de Gabriel de Lautrec, Le Passe-Muraille de Marcel Aymé, les marins de Fernand Fleuret et les fantaisies acrobatiques de Cami.
Oui, tout cela à la fois. Et on ne vous dit pas tout...

Pour se réjouir que la rentrée arrive, une seule solution : dites-vous que ce livre exotique, drôle et pour tout dire charmant n'avait pas paru avant !



Le Préfet maritime a essayé pour vous
Aux mordus de la nouveauté, aux matuvus et aux dragueurs, ce conseil : pour être remarqués, munissez-vous de ce livre. Sur la foi de son titre interloquant, les curieux viendront à vous.



Didier Pourquié Les Couilles de Dieu. Couverture illustrée par Armande Urruty. — Talence, L'Arbre vengeur, 271 pages, 15 €

mercredi 16 septembre 2009

Pierre Benoît et la publicité littéraire, par Victor Méric (1922)

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POLÉMIQUES

Publicité littéraire

On nous rendra cette justice : nous n’avons pas fait beaucoup de réclame à la dernière incartade de M. Pierre Benoit et, de toute la presse dite parisienne, c’est encore L’Humanité” qui s’est montrée la moins jobarde. Toutefois, il serait puéril de ne pas tirer la conclusion d’une aventure qui a provoqué autant de chahut. J’ai déjà eu l’occasion de signaler, ici-même, les procédés de certains mercantis d’éditions et lettres. Tous les moyens sont bons, pourvu que la marchandise s’écoule. Tous les petits scandales sont utiles. On use des pires procédés pour pousser à la vente. Ici, on annonce — faussement — des tirages fantastiques ; ailleurs, on raccroche l’attention avec des formules dans le genre de celle-ci : « A obtenu deux voix et demie (en petits caractères) AU PRIX GONCOURT (en caractères énormes) ». Vous voyez le truc. Cela s’appelle de la publicité, d’aucuns disent : de la tromperie sur la qualité de la marchandise.
Il y a aussi la méthode qui consiste à pimenter un roman de scènes où l’obscénité le dispute à la bêtise. Les Entremetteurs font école, et les romans dits audacieux se multiplient. C’est toujours de la publicité, d’aucuns prononcent : de la saleté.
Nous vivons en un siècle prosaïque et mercantile où il faut bien que tout un chacun trouve sa pâture. Jadis, au temps de nos bons rois, les écrivains étaient pensionnés (ou bâtonnés) et ils chantaient la gloire de ceux qui les payaient. Aujourd’hui, c’est la badauderie bourgeoise qui alimente les gens de lettres et les artistes. Et la badauderie n’est mise en éveil que par le tam-tam de la réclame et le jazz-band de la publicité. C’est pourquoi Gaudissart triomphe.
Reconnaissons, cependant, que M. Pierre Benoit demeure moral et n’essaie pas de chatouiller le cochon qui sommeille. Mais il exagère dans un autre sens. Il va, vraiment, un peu fort. Et ça finira par lui retomber sur le nez.
Il est question dans le dernier volume que m’adresse Cami : La Fille du Pétardier, d’une étrange maladie : la florissante. Les malades offrent ceci de particulier qu’ils jouissent d’une trop bonne santé et que, cette bonne santé se développant, ils finissent par en mourir. J’ai bien peur que M. Pierre Benoit ne finisse par succomber d’une façon analogue. Trop de publicité, Monsieur, trop de publicité ! À force de tirer des pétards pour faire retourner le lecteur, vous verrez que plus personne ne bougera plus. Quand on découvrira à l’étalage d’un libraire, un volume de Pierre Benoit, on dira : « Peuh ! Encore lui ! ». Et l’on passera.
Et M. Pierre Benoit, atteint par les effets de la justice immanente, sera ainsi puni par où il a péché. Amen !

Victor Méric



L’Humanité (n° 6754, 22 septembre 1922, en une).

Cet article vous est proposé par Jean-Paul Morel

mardi 30 septembre 2008

Cami a l'honneur d'une journée

Cami.jpg Le jeune Cami (circa 1905)


Christian Moncelet, « fromager parfumeur et accordeur de participes », Rolf Lohse, « cloueur de choucroute et détective en chambre à coucher », associés à Etienne cornevin, « ramoneur de volcans et ministre des épidémies à longue portée » annoncent les prochaines festivités camicologiques qui auront lieu le mercredi 29 octobre prochain à l'Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (on aime à rire en Alsace) : Que ne ferait-on pour la mémoire de Pierre Louis Adrien Charles Henry Cami (Pau 1884-Paris 1958), humoriste français.
Au programme de cette journée - à coup sûr plaisante :
14h : Christian Moncelet évoquera «Le double chez Cami ou Pour dire sous la louche» et, une heure plus tard, Etienne Cornevin attaquera l'incommensurable sujet «des Mémoires de Dieu le Père considérés comme contribution à la théologie humoristique».
Le rééditeur de Cami, John Crombie (éditions Kickshaws) interviendra pour sa part à 16 heures. Il parlera de ses éditions, de son exposition Cami (La Charité sur Loire, cf. le catalogue richement illustré de l'exposition). C'est grâce à lui que l'on s'intéresse à nouveau à ce génie de Cami dont Chaplin disait qu’il était « the greatest humorist in the world » (n'oublions pas que Cami a écrit les Aventures de Loufock Holmès).
Un spectacle apothéothique est annoncé en fin de journée pour les seuls spectateurs qui ne seront pas morts de rire.

« Que mon nez se change en cornemuse
si j’y comprends quelque chose ! »

Cami


1 rue de l’Académie
67000 Strasbourg

Pour plus d'information :
Editions Kickshaws
13, rue de la Grande Chaumière
75006 PARIS
01 43 25 12 87