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mercredi 25 décembre 2013

Les cartes à jouer du marquis de Bièvre

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Jacques Caumont et Françoise Plenven ont lancé il y a quelque temps déjà les éditions Faune Etique parce que plusieurs projets bien à eux leur paraissaient mériter existence.
L'un de ceux-ci, ressusciter les cartes à jouer du marquis de Bièvre vaut bien un coup de projecteur.

Georges-François de Bièvre, premier calembouriste, naquit le 13 novembre 1747. Il doit sa notoriété à l'usage du calembour qu'il déplia dans la Lettre écrite à Mme la comtesse Tation par le Sieur de Bois-FLotté où il contait le décès de l'abbé Quille, ou bien encore dans Les Amours de l'ange Lure où évoluent la fée Rosse, la fée Lonie et même la fée Néantise... Le 2 octobre 1789, alors qu'il se rendait en Bavière auprès du neveu de Frédéric, le roi de Prusse, il mourrait de la petite vérole sans rien voir de la Révolution.

Outre cette invention pleine de charme, le calembour, il nous laissait ses jeux de cartes dont l'édition occupera par ailleurs les plus turbulents : la mise en œuvre des quatre paquets de cartes (découpage, collage des boîtes) réclame une belle plage de temps... — et d'une double encore car ces cartes fonctionnent sur le principe de la charade.

Mon tout, imprimé sur deux papiers différents par Edmond Thomas, à tirage limité, devrait séduire tous les bibliophiles un tant soit peu malins... et joueurs.



M. le Marquis de Bièvre Quatre jeux dits des homophonies de M. de Bièvre. Quatre étuis à façonner et 128 cartes à découper. — Faune étique, 2013, 160 pages, 12O/170 mm, 130 illustrations n/b, couv. ill., br. 38,40 €

dimanche 24 janvier 2010

Miscellanées typographiques

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Le recueil d’anas a connu il y a quelques mois un succès inattendu — et inexplicable. Dans ce genre d’ouvrage inutile, on apprend à revêtir un sari ou les horaires de la marée à Santiago, toutes choses essentielles aux gens qui s’ennuient ferme ou qui cherchent à se procurer un présent peu onéreux destiné à une truffe peu regardante de leur entourage.

Et au-delà de ce public, on se demande bien qui peut faire l’achat des Miscellannées du Sieur bidule ou autre coffee table book vain.

Avec Les Moustiques n’aiment pas les applaudissements, production apocryphe d’Auguste Derrière, le recueil de miscellanées prend une allure toute différente : conçu par une équipe de typographes et graphistes, il opère sur les terres du détournement d’images et du jeux de mots (laids). Nous nous garderons bien d’en donner la crème. Indiquons seulement que dans le domaine du calembour,

Hacker vaillant, rien d’impossible

et nos intrépides compositeurs de farces graphiques et verbales attrapes s’en donnent à coeur joie avec les publicités anciennes qu’ils ont dénichées, les dictons et sentences de notre bon pays françouais, les à-peu-près de zinc, les idioties de tout-un-chacun.
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Ce livre est le parfait candidat aux bibliothèques calembouresques


Auguste Derrière Les Moustiques n’aiment pas les applaudissements. — Pantin, Le Castor astral, 160 pages, 12,50 euros