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mercredi 9 novembre 2011

† Bruno Leclercq, le savoir et l'élégance

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C'est avec une immense tristesse que nous devons vous informer de la disparition de Bruno Leclercq, libraire d'ancien unique, ami cher et érudit d'une générosité sans égale.

Né le 19 avril 1961 à Levallois-Perret, celui qui fut d'abord un jeune homme punk trouva dans le livre ancien, et notamment dans sa spécialité, les littératures "fin-de-siècle", un champ d'investigation qui le fascina et dont il fit son métier.

D'abord installé sur les quais avec son ami Philippe Oriol, ils animèrent au début des années 1990 la librairie L'Avant-Siècle, installée rue Ramey dans le 18e, dont les bibliophiles et les amateurs ont soigneusement conservé les catalogues, notamment ce "Remy de Gourmont" en quatre cents items, fruit d'un long et patient travail de recherches.

Par la suite, c'est près de la Tour Saint-Jacques que Bruno Leclercq s'employa, pour le compte de la librairie La Vouivre, à la rédaction de catalogues très fin-de-siècle toujours, avant de créer sa propre e-librairie, La Ligne et le Lien, qu'il doubla très vite d'un blog, Livrenblog, lequel fameux blog fit le plaisir et suscita l'intérêt de toute la communauté des chercheurs en littérature des XIXe et XXe siècles.

Lancé le 21 janvier 2007, Livrenblog trouvait avec ses trois premiers billets consacrés à Renée Dunan, Rachilde, Léon Bloy, Joseph Bollery, Léon Pierre-Quint, Lautréamont, Remy de Gourmont et Alfred Vallette, un ton et une manière révélateurs du personnage plus que discret et d'une modestie rare qu'était ce savant. Il a fourni durant cinq ans une quantité impressionnante de documents méconnus et d'images peu courantes, alliés à des mises en perspective utiles qui ont fait, et feront encore car le blog n'est pas destiné à disparaître, les choux gras d'une multitude d'internautes souvent très reconnaissants.

Bruno s'est éteint dans le XIXe arrondissement lundi 7 novembre, à l'heure où il avait l'habitude de se préparer pour se rendre aux puces à la recherche d'ouvrages et de revues oubliées...

Sa disparition constitue une grande perte pour la communauté. Nos pensées vont à ses proches et à sa fille qui souhaite poursuivre son activité.

vendredi 4 novembre 2011

L'Œil bleu # 13 (toujours aussi perçant)

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Une bonne et une mauvaise nouvelle, comme à l'armée : la treizième livraison de L'Œil bleu vient de paraître.
On sait ce que cette revue de littérature des XIXe et XXe siècles apporte de nouveau à chaque floraison, c'est donc l'excellente nouvelle de ce billet.

La moins bonne, c'est que la rédaction a décidé de faire une pause de deux ans...

Mais que va-t-on lire pendant ce temps ?

C'est la question que le Préfet maritime se pause et vous pause, chers Alamblogonautes. D'autant que le silence du blog de Bruno Leclercq nous frustre déjà...

Non, la vie n'est pas drôle, ces temps...


Au sommaire de ce numéro 13 :

Dominique Bodin Force ennemie de John-Antoine Nau (Les Dessous du premier prix Goncourt)
Paul Schneebeli Paul Verlaine aux soirées de La Plume
- Une « filleule » de Paul Verlaine au Soleil d’Or
Manoel Gahisto Lucien Jonas, un peintre parmi Les Loups
Nicolas Leroux « Les Poètes » de Lucien Jonas (1909)
A.-Yves Le Moyne Poèmes (présentés par Mikaël Lugan)
Henri Bordillon Zone(s) d’ombre
Bibliographie des revues : Art et Critique (1889-1892)

Pour commander ce numéro et les précédents, vous pouvez adresser un chèque de 12 € à cette adresse :
L'Oeil bleu
59, rue de la Chine
75020 Paris

mardi 24 mai 2011

Pohol fait parler ! (ils en causent bien)

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Un premier commentaire de Pohol vient de paraître sur la toile : il est dû à l'homme de Livrenblog, le savant Bruno Leclercq.

Toujours en souscription

Marc Michel Pohol et autres textes terribles (inédits). Préface du Préfet maritime. Couverture illustrée de deux photographies de Christèle Jacob. — Paris, Des Barbares..., 1er juin 2011, 112 pages, 16 € (franco de port jusqu'au 1er juin 2011).


Les chèques sont à libeller à l'ordre d'Eric Dussert 29, rue du Borrégo 75020 Paris.

vendredi 21 août 2009

Livrenblog publie son 400e billet

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Bruno Leclercq, en son riche Livrenblog fêtait mercredi son 400e billet. Mazette… C’est à cela que l’on reconnaît les blogueurs opiniâtres et productifs.
Pour le coup, il nous offre aussi un récapitulatif synoptiquement thématique.
Entre nous, ne comptez pas sur une telle synthèse le jour où l’Alamblog fêtera son 1000e billet. Le Préfet maritime a beau être au soleil, il lui en faudrait un drôle de coup sur la cafetière pour se lancer dans une telle opération.

dimanche 19 juillet 2009

Marc Stéphane contre Alcanter de Brahm

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Bruno Leclercq nous communique cet entrefilet déniché dans La Critique (n° 4, 20 Avril 1895), à la rubrique « La Critique – De Tout », signé Aspic :

« Notre collaborateur Alcanter de Brahm vient, dit-on, de publier une réédition de l’Arriviste, cette étude si curieuse du monde des lettres modernes et des cénacles décadents. Mais pourquoi diantre a-t-il pris pour pseudonyme Marc Stéphane ? »


Pour avoir lu L’Arriviste de Marc Stéphane, roman de formation, nous ignorons tout de celui d’Alcanter de Brahm qui nous permettrait de nous faire une idée.

Deux hypothèses :

“Comme tu le sais, ajoute Bruno, Alcanter de Brahm avait fait paraître chez Souque, son Arriviste en 1893, il inventait ainsi ce néologisme.”
Néologisme réutilisé par Stéphane ?

On ne peut s’empêcher d’imaginer l’hypothèse numéro deux : le créateur pléthorique de néologismes Marc Stéphane se réappropriait en 1895 un mot lancé trop vite près d’une oreille trop attentive ? La suite de sa carrière littéraire prouve qu’il avait du talent pour la néologosserie… Et la réappropriation individuelle était bien dans son caractère. L’anonyme Aspic faisant naturellement payer à l’impétrant l’outrage au maître (les maîtres ont toujours raison).
A bien y penser, il se pourrait qu’Alcanter de Brahm soit le personnage de maître peu vertueux peint par Stéphane ! Là, l’anecdote prendrait une profondeur insoupçonnée…

En attendant qu’une bonne âme nous permette de lire le roman d’Alcanter de Brahm, supputons…

vendredi 17 juillet 2009

Un catalogue de Pierre Saunier...

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Un catalogue du libraire Pierre Saunier, c'est toujours un événement.

Faute de l'avoir en main, nous ne serons guère disert. Voyez plutôt ce qu'en dit l'excellent Bruno Leclercq de l'efficace Livrenblog.

jeudi 22 novembre 2007

Bruno Leclercq et ses deux sites

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Bruno Leclercq vend d'une main et donne de l'autre.
C'est pas commun.
Equipé d'un site et d'un blog (Livrenblog et La ligne et le lien), il occupe en spécialiste un créneau bien spécifique de la librairie d'ancien, les "fin-de-siècle", et fournit et ici et là, du travail d'orfèvre.
Témoignent cette superbe image et la notice qui suit.
Sur son site d'érudit et sur son site de libraire, on en prend plein les mirettes. Et on découvre que l'on peut se payer Pile de pont pour 35 euros. Franchement, c'est une occase, ne serait-ce que pour la couverture. Et ne parlons pas des manuscrits, des revues dont sont fournis les sommaires détaillés, etc.

Brèfle, pour ne pas mourir idiot, vous savez quoi faire.

Pinard (Albert)
Pile de pont
Paris, Jules Lévy, 1886, in-12, broché, 188 pp., couverture illustrée (plats et dos), portrait frontispice par Slom, nombreuses illustrations in et hors texte (Bompard, Henri Boutet, Chéret, Ferdinandus, Hanneton, R. Kemp, Rodin, etc), quelques rousseurs. Edition Originale (pas de grand papier annoncé).

Rare recueil de nouvelles naturalistes.
La couverture est imprimée par l'imprimerie Chaix (Jules Chéret).