L'Alamblog

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Mot-clé - Bienvenu Merino

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mardi 24 octobre 2006

Les mots sales




En contrepoint de l’entretien que nous a donné Bienvenu Merino il y a quelques jours — il y a exactement une semaine, le 17 dernier —, cette réminiscence du grand André Hardellet (Lourdes, lentes) :


“Je vais employer des mots sales. Il le faut. Il faut que je vous tire de votre sommeil et de votre hypocrisie, que je vous explique comment ça se passe. Gueulez au charron, ameutez les pouvoirs publics tant que vous voudrez, mais accordez-moi ceci ; je reste encore bien en deçà de vos divertissements cachés, de vos ballets oniriques.”




jeudi 19 octobre 2006

Bienvenu Merino et Eric Dussert (des documents d'archives)

Tandis que la polémique enfle, et afin qu'il ne subsiste aucun doute sur l'identité de Bienvenu Merino, non plus que sur celle d'Eric Dussert — et l'on ne parle même pas d'Apostolos Mangematin, notre Préfet maritime, seul personnage un peu problématique du trio —, l'Alamblog vous offre aujourd'hui deux documents de prime importance.


Le premier cliché montre le seul vrai Bienvenu Merino, fin des années 1960, en Amérique du Sud, avec deux amis. Ce sont clairement des barbudos. Et ils lisent des livres. A l'évidence. Et la chair n'est pas triste (comme le prouvera un jour prochain un document complémentaire digne de figurer dans l'iconographie de B. Merino). Bienvenu Merino est à gauche. Voici ce qu'il nous révèle à propos de ce cliché :

"Je suis avec deux compagnons de voyage, que j'ai rencontrés au Mexique, d'abord, et que j'ai retouvé à l'île des Femmes (région du Yucatan), une île se trouvant face à Cuba. De là, après que Roberta soit repartit à N. York , car elle dansait et devait reprendre son ballet, nous avons voyagé, les 3 amis : Bélice Britanique, Honduras, Guatemala, El salvador. (Avec quelques ennuis, lorsque le journal de voyage sera édité, je révèlerai les faits)."



Le second cliché (© Francesco Patriarca) présente le véritable Eric Dussert derrière un revolver et un pistolet d'ordonnance ayant appartenu à André Pieyre de Mandiargues.
Certes, le portrait est un peu cubiste et n'est donc pas des plus propice au travail de la médecine légale mais, pour l'heure, c'est très bien comme ça.

vendredi 13 octobre 2006

Révélation de Bienvenu Merino


Il a paru ! Cela est bel et bien, cela est bien et bon, cela est bel et bon.

Diarrhée au Mexique, le juste, le vrai, l’outrecuidant, l’innocent, le scandaleux, le superbe écrit de l’autodidacte beatnik Bienvenu Merino est enfin accessible.

Trente ans après sa publication originale, tout un chacun peut désormais se procurer ce petit livre singulier qui vient ajouter une étoile au firmament des écrivains trimardeurs, des rares beatniks, des constellés majeurs.

Un premier commentaire enjoué a paru chez Fornax, vous pouvez le lire ici

On peut se procurer ce surprenant bijou auprès des

Editions L’Atelier du Gué
11300 Villelongue d’Aude

Pour la somme infime de 7 euros. Vous avez bien lu : sept euros. Et Franco de port encore !

Il n’y en aura pas pour tout le monde.
(Nous nous ferons un devoir de transmettre les commandes, si nécessaire).

Vive le Mexique ! Vive Merino ! Vive Roberta !

mardi 11 juillet 2006

Ah, les p'tits piafs...

C’est comme ça : aujourd’hui je me voue à la contemplation des petits piafs dont je causais hier. Faut dire qu’ils sont fascinants, blottis tous les cinq dans leur nid, dans le passage d’entrée, sous l’immeuble, et au-dessus du placard électrique. Peignés au pétard (je vais tenter le portrait photographique, promis), ils récriminent dès qu’un quidam se manifeste pour qu’enfin le miam soit distribué. Et avec une énergie qui n’autorise aucun manquement. Lorsque le parent nourrissier (père ou mère, difficile à déterminer, volent trop vite et puis c’est pas très clair tout ça) déboule avec la pitance, c’est un concert délicat. Ils émettent au fond le même bruit qu’une horde de grillons. On se croirait en Provence. Vous saviez ça, vous, qu’une cour du XXe arrondissement de Paris peut sonner comme le Sud ? Il faudra que j’en parle à Réda.


La Gardienne
(gravure du merveilleux Erik Staal à découvrir, parmi mille autres trésors, sur son site.)

Quant aux lectures, ce sera Sheridan Le Fanu, dans Le Coq et l’Ancre, à paraître en octobre, dans une chouette traduction de Patrick Reumaux et, pour me reposer les yeux, avec toute l’apparence d’un farouche paradoxe, un peu de cette Histoire de la merde de Dominique Laporte, dont on sent - c’est le moins que l’on puisse dire - qu’elle a été conçue par un disciple de Michel Foucault. Se trompe-t-on ?
Il m’en fallait passer par là (ne soyons pas hypocrite, le sujet est passionnant), et par la Bibliotheca scatologica de Jannet et consorts, pour pondre une préface urgente à ce livre culte de Bienvenu Merino qui reparaîtra bientôt : Diarrhée au Mexique, l’oeuvre d’un authentique beatnik assurément, de ces trimardeurs à tripes qui ne s’arrêtent pas sous les projecteurs comme des lapins fascinés par les phares d’automobile. Généreux ce matin, nous ne nommerons personne. Soit un chemineau qui a gratté la matière de l’existence jusqu’à la trame, plutôt que de revêtir des lunettes noires ou le long cache-poussière, ustensiles destinés à la pose, sinon à quoi ?
Deux jours plus tôt, c’est une préface à La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet qui a été rédigée dans une poussée d’adrénaline. Il fallait ça pour lutter contre la guigne de ce talentueux barbu dont les livres finiront bien par se lire, noms des dieux.

Mais faut-il en dire plus si tôt ? Hum… Le premier volume paraîtra bientôt aux éditions L’Atelier du Gué, le second à L’Arbre vengeur (les couvertures seront en ligne dès que possible). Vous m’en direz des nouvelles, quoi qu’il en soit.

mercredi 21 juin 2006

Un livre-culte réapparait

La nouvelle vient de me parvenir : le livre-culte de Bienvenu Merino, Diarrhée au Mexique devrait reparaître dans les mois qui viennent. Trimardeur d'origine espagnole, Merino aura été le Beatnik français le plus discret du monde : il n'a jusqu'à présent publié qu'une infime poignée de textes en trente ans. Son récit le plus fameux - nous n'écrirons pas goûteux - avait été imprimé en 1976 à cent exemplaires chez un imprimeur du Sud dont le nom reste secret. Il faut dire que ce rare opuscule avait de quoi faire scandale. De Bataille à Klossowski en passant par Genet et Augiéras pour rejoindre Dominique Laporte. Voyez un peu... Bref, on se réjouit d'avance.

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