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Mot-clé - Auguste Boncors

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mercredi 22 novembre 2017

Auguste Boncors au tribunal

BonsorsRostrenen.jpg



Auguste Boncors, de Rostrenen
« poète impérial »
ne veut pas d'autre toit que le ciel
lorsqu'il prend un bain

Mais, condamné un jour par le tribunal de Loudéac
pour avoir, à Uzel, outragé à la pudeur, il fait appel
devant la Cour de Rennes


De notre correspondant particulier
Rennes, 1er mars (par téléphone).

— Triste saison pour les poètes !
Récemment, le tribunal correctionnel essayait de couper les ailes à Jean Cocteau. Aujourd'hui, un autre enfant des Muses sera sacrifié devant la Cour d'appel de Rennes pour un délit bien prosaïque.
A Uzel, dans les Côtes-du-Nord, Auguste Boncors de Rostrenen, le « poète impérial » comme il se nomme lui-même, un soir qu'il allait chercher l'inspiration dans le cidre, dut satisfaire aux exigences de sa nature, somme toute animale.
Il n'eut que le temps de sortir du café. Malheureusement, deux jeunes filles étaient là et eurent la révélation qu'un poète est après tout un homme. Cette désillusion valut à notre Boncors d'écoper de huit jours de prison par le tribunal de Loudéac.
Il a fait appel et le voici aujourd'hui devant la Cour de Rennes. Dans cette salle d'audience rien ne le distingue du commun.
C'est à Rostrenen, ville de granit et de miracles, qu'il faut le surprendre au gîte pour avoir la révélation sinon de son génie, tout au moins de son non-conformisme.
Car Auguste Boncors est un vrai poète, puisqu'il a écrit six mille vers, que ces six mille vers ont été imprimés en un magnifique recueil à couverture dorée, sous le titre : « Odes triomphales du poète impérial Boncors », et que l'auteur prépare deux autres ouvrages comme suite à cette œuvre, au rythme régulier de deux cents mots en quatre heures et de mille tous les cinq jours.
Ses ambitions littéraires, à lui, c'est de rénover le théâtre lyrique.
Faire des romans, dit-il, tout le monde en fait, la grande poésie au moins c'est rare !
— Vous voyez, sur la couverture de mon livre, un aigle, c'est le symbole de mon génie.
La vie même de Boncors est une manifestation poétique.
Comme Byron et Victor Hugo, auxquels il ne craint pas de se mesurer, il défie les éléments. A vous et à moi l'esclavage des saisons, la servitude du froid, de la chaleur, la méfiance de l'eau glacée. Lui, il dédaigne cela. Par exemple : le poète m'a reçu dans sa salle de bains, c'est-à-dire dans son jardin, car il a extirpé de la maison la baignoire, l'appareil à douches, le lavabo et la tuyaute rie qui court à l'extérieur des murs. La baignoire a les pieds dans l'humus et la vigne vierge s'égoutte dans l'eau où nagent encore trois dernières feuilles de platane.
Le poète, pour ses ablutions qui sont un rite, ne veut pas d'autre plafond que le ciel. L'espace suffit à peine à son intimité. Il ne connaît pas de communes césures : c'est un poète !
Quand il était apprenti boulanger, il se fit renvoyer par son patron. car il recueillait l'eau des gouttières pour faire le pain. afin de convoquer le ciel à la fabrication de cette nourriture terrestre Il est persécuté. C'est ce qu'il va tenter d'expliquer aux magistrats de la cour de Rennes.


Ce soir, 2 mars 1939.

vendredi 2 décembre 2016

Magritte et quelques autres

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INtéressant catalogue conjoint des libraires Jean-Yves Lacroix et Benjamin Pitchal intitulé "Exilés & Précurseurs".
On y trouve en particulier la collection des rares Cartes d'après nature de Magritte, une publication uninominale, coloriée à la main ! dont le peintre gratifiait ses amis.
Parmi les autres jolies objets du désir :
un portrait photographie de Courbet par Appert
un moulage de la main droite de Victor Hugo de 1877 par GIrolami
un portrait de Verlain endormi par Paterne Berrichon
un exemplaire des Portraits du prochain siècle (1894)
l'Introduction à une Chimie unitaire d'August Strinberg (1895)
Le Pavillon ou La Saison de Thomas W. Lance. Petit poème cultique, de Levey (1897)
une rare édition du 41° d'Iliazd, Buka Russkoy literatury ("Le père fouettard de la littérature nationale", 1923)
le Genêt de Siegfried Kracauer (1933)
une page manuscrite de Walter Benjamin et une lettre
quelques folastries d'Auguste Boncors
une rare affiche du Dada Jazz Band des Réverbères de Noël Arnaud (mai 1939)
l'ultime livraison du Cheval de 4 de Michel Tapié (août 1944))
une lettre d'Emmanuel Peillet à Jacques Bonnefoy dévoilant de fait le pot-aux-roses de l'affaire Torma (20 juin 1947)
lae programme du Festival du film maudit (Biarritz, 29 juillet-5 août 1949) des envois d'André Hardellet dont l'un particulièrement touchant sur La Cité Montgol (Seghers, 1952)

A ma petite Maman,
ces images qui fardent un peu le souvenir de ma jeune,
En l'embrassant très fort, le fils

Ou celui-ci, amusant, sur Les Chasseurs deux (Pauvret, 1973)

Pour André Hardellet,
dans un moment d'oublié de la réalité.
André Hardellet




jeudi 17 septembre 2009

L'Humanisphère de Joseph Dejacque

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Joseph Dejacque (1822-1864) n’est pas le plus notoire des penseurs politiques français, il n’en est pas moins des plus remarquable. La réédition de son Humanisphère va permettre de le constater ubi et puis orbi.
Exilé aux Etats-Unis, cet ouvrier décorateur acquis à la pensée socialiste et libertaire — il est le premier utilisateur de ce dernier terme — y conçut des écrits plutôt stupédiants, dont cet Humanisphère utopique dont la verve unique n’est pas sans rappeler le lyrisme emballé du “sauveur du vers français”, le fameux Auguste Boncors. Soit un texte à déguster, comme on a pu apprécier Ernest Coeurderoy.
Préambule en guise d’illustration :

Ce livre n’est pas une oeuvre littéraire, c’est une oeuvre INFERNALE, le cri d’un esclave rebelle. (…)
Ce livre n’est point écrit avec de l’encre, ses pages ne sont point des feuilles de papier. Ce livre, c’est de l’acier tourné en in-8° et chargé de fulminate d’idées. C’est un projectile autoricide que je jette à mille exemplaires sur le pavé des civilisés. Puissent ses éclats voler au loin et trouer mortellement les rangs des préjugés. Puisse la vieille sociélé en craquer jusque dans ses fondements (…)


La grosse toile fourmille de textes de Joseph Dejacque : ici, la version châtrée de L’Humanisphère (édition écourtée de la Bibliothèque des Temps nouveaux, Bruxelles, 1899) dont les coupes dûment et honnêtement signalées sont particulièrement intéressantes puisqu’elles disent tout haut ce que la propagande anarchiste considérait en 1899 comme trop “avancé”, ou trop contestable pour être diffusé.
Voici ensuite A bas les chefs ! (édition de 1912) où les patrons, contremaîtres, chefs d’entreprise et autres régents de bureau prennent pour leur grade — un texte de saison !
Puis Aux ci-devant dynastiques, aux tartufes du peuple et de la liberté (1848)
Et ces Vers récités, le 24 juin 1852, sur la tombe d’un proscrit
(liste non exhausive).
Toutes choses qui imposent de rendre à Dejacque son lustre et de le rétablir à son rang.

Vive la Liberté ! Vive Dejacque !



Nota Bene : Dejacque nous renvoie dès le préambule de son récit à un essai complémentaire, une sorte de préacquis nécéssaire : Le Monde marche d’Eugène Pelletan (2e éd., 1858).



Joseph Dejacque L’Humanisphère. — Burozoïque, 163 pages 10 euros

dimanche 25 février 2007

L'Anthologie de la poésie naturelle, de Camille Bryen et Bernard Gheerbrant (1949)


Plusieurs nautes nous ayant demandé des précisions sur le livre fondateur de Camille Bryen et Bernard Gheerbrant, volume qui initiait en France une lecture des fous littéraires et des naïfs, au moment même où Jean Dubuffet façonnait l’Art brut, nous donnons ci-dessous le sommaire de l’ouvrage.
Où l’on constatera que les travaux d’avant-guerre qui avaient coûté de longs mois de travail à Raymond Queneau — mais aussi un beau sujet de roman : Les Enfants du limon — trouvaient ici leurs fruits, en attendant qu’André Blavier ne produise en 1982 sa somme, Les Fous littéraires (Henri Veyrier; nouv. éd. éditions des Cendres, 2000).

Sommaire disions-nous, le voici :

Astronome public

Billard : Lettre à André Frédérique

Auguston Boncors : Dédicace fraternelle (à Robert Desnos)
— Introduction au premier chant
— As-tu joui, Baptiste ?
— Requiem de Clem-Sohn

Jean-Pierre Brisset : Les Clefs
— Le Diable
— Le Commerce

Gaston Chaissac : Lettre à Camille Bryen
— Le Marronnier
— Les Deux synonymes

le facteur Ferdinand Cheval : Histoire du Palais Idéal

Contes (recueillis par Jean Rouch) : 2 jeunes filles
— Un homme quitte un village…
— 7 femmes pour un mari…
— Un fils de chef était très joli…
— Un fils hérite, mais même 20 filles n’héritent pas…

Léon Corcuff : D’un procédé funéraire utile à la défense passive

Harry Dickson : Titres

Enfants : Comptines
— Chansons
— Rêves
— Les petits plaisirs
— Au Louvre

Achille Fournier : Solaris
— Gloire à Roosevelt
— Aviatis

Charles Gounod Esprit : Impromptu
— Marianne

J. Izalier : L’autre Verdun
— Les pays sanglants
— Frères d’armes
— Un bon chien français
— Les ailes brisées
— Les animaux réunis en conseil de guerre

Machines

Alphonse de Marcailhou d’Aymeric : La Femme et la Montagne
— La Nocturne d’Yvette
— Les laveuses de minuit

Marie : Marie à Saint-Joseph
— Marie à Saint-Louis
— Saint-Joseph, c’est pas Saint-Louis

Perrot : Extraits du catalogue de la maison Perrot

Récits monosyllabiques (extraits du Syllabaire Régimbault) : La nuit
— Le vent et la pluie

Répertoire des sectes (extrait du Dictionnaire analogique de P. Boissière, 1862)

Rivet : Si j’avais vu un crahon…

le douanier Rousseau : Un philosophe
— La Pensée philosophique
— Rêve

Hélène Smit : Les textes martiens

Gabriel Toutin : Un poète prolétarien
— Qu’est-ce que la poésie ?
— L’Employé de Métro
— Sous le couperet de la guillotine
— Le Bûcheron

Un vieux soleil : Lettre
— Poème

Vandelanotte : Extraits d’une conférence “Bombe ovo-biologique contre bombe atomique”

Damouré Zika : Les Aventures de Mékoy (celui qui a une bouche)

Le tout est illustré de cinq photographies de Brassaï.

Les textes proposés par Bryen et Gheerbrant leur avaient été fournis par : J.-B. Brunius, Jean Carteret, Michel Dery, Maurice Fombeure, Youki Foujita, André Frédérique, de la Frégonnière, Jacques Givet, Illiaz, Clarisse Le Gal, François Le Lyonnais, René Massat, André Pieyre de Mandiargues, Docteur Pitchal, Romi, Jean Rouch, Paule Thévenin.

Camille Bryen et Bernard Gheerbrant, Anthologie de la poésie naturelle. — Paris, K éditeur, 1949 (a. i. 15 avril), 175 p.

lundi 29 janvier 2007

Une révélation triomphale ! (Auguste Boncors ne mentait pas)


Comme le démontre très bien cette belle notice du nouveau catalogue de la librairie Henri Vignes, l’auguste Auguste Boncors ne mentait pas en prétendant avoir produit une suite à ces fameuses Odes Triomphales !
C’est une révélation dont certains vont se repaître illico (mon salut sur eux)
On trouve par ailleurs dans ce mirifique catalogue, dont la première partie est consacrée aux productions de la maison Julliard, une foule de choses passionnantes.
Que n’est-on Crésus !
Que n’est-on, plutôt, le bibliothécaire attitré de Crésus !
Baste, ce n’est toujours pas l’heure de notre déploraison bi-annuelle. Passons plutôt au labeur et notons au passage que ce mirifique catalogue de la maison H. Vignes comporte quelques trucs qui nous titille les deux hémisphères :
— Deux ouvrages du polygraphe grand-père de René Julliard : Les Istambolines, poésies contantino-politaines (Genève et Paris, Cherbuliez et Fischbacher, 1879, 81 p.) et Voyages incohérents : “Constantinople et la vie turque”. “Un séjour en Russie”, “les îles ioniennes”, “Au pays de Wagner” (Genève et Paris, Jullien et Fischbacher, 1903, 427 p.)
— Une collection complète du Dernier Carré (1935-1936) avec des sommaires pleins de Camille Bryen, Maurice Fombeure, Pierre Albert-Birot, Paul Frédéric Bowles (sic), Jacques Audiberti, Jean Follain, etc. ;
— la bibliographie des Imprimeurs imaginaires et libraires supposés de Gabriel Brunet (1866) ;
— les Récréations bibliographiques de Loudolphe de Virmont où ce dernier a recensé les cas d’homonymie (Emile Zola signant en 1780 des Commentaires latins sur l’histoire ecclésiastique, par exemple…, mais on se souvient aussi d’un autre Alfred Jarry, etc.)
— l’ensemble de la série “De quoi vivaient-ils ?” (éditions des Deux-Rives, 1949-1952) ;
Paris-Fumeur, de Taxile Delord, A. Fremy et E. Texier (A. Taride, 1843) ;
Sans compter les annonces de la prochaine parution (avril 2007) d’une Bibliographie des éditions de Minuit (Part I, 1942-1967) et le rappel du Panorama des revues à la Libération de Caroline Hoctan (IMEC, 2006) et l’annonce de la suite de cestuy par Olivier Cariguel… Et j’en passe.
Diable, diable…

Librairie Henri Vignes, Catalogue n° 58, hiver 2007.
57, rue Saint-Jacques — 75005 Paris
vignes@club-internet.fr

vendredi 24 novembre 2006

Auguste Boncors, empereur improbable

Parmi les plus fameux des fous littéraires, Auguste Boncors (1905-1971) fut, à l’époque de Bernard Grasset, un sacré promoteur de l’autopromotion. Admis de par sa seule volonté à se lauréer des couronnes les plus impériales, il avançait à découvert et savait, autonome tout à fait, servir sa publicité personnelle avec beaucoup d’emphase. Notre auguste Auguste breton récupéra au cours de ses campagnes l’image d’un fou, d’un poétaillon délirant pour le moins.
Ne traçons aucun parallèle avec nos élites, adeptes (comme on sait) de l’autoproclamation, ce serait insultant pour Boncors dont l’oeuvre mérite quelques coups de chapeau. Son plus fervent lecteur, Dominique Poncet, a dit ce qu’il pensait de sa prose fantastique dans La Main de Singe (n° 2), nous vous y renvoyons.
Pour l’heure, c’est la découverte d’une lettre de Boncors dans les souvenirs de Jean Galtier-Boissière, le fondateur et animateur du tonitruant Crapouillot qui le rappelle à notre souvenir.

Rostrenen, le 7 mars 1937

Monsieur le Publiciste,

Je me suis permis de vous transmettre mon effigie en grand, de même que trois aigles symboliques avec, au verso, Le Retour, dont les premières lettres des quatre premiers alexandrins forment le mot sacré d‘“Iéna”.
Les secondes Odes triomphales, dont je suis l’auteur pindarique, constituent une extraordinaire fantaisie de 1.200 pages, en 3 tomes, où grondent, où détonnent, où éclatent 1.800 hexamètres intervalés, d’un pôle à l’autre de l’ouvrage grandiose, par 600 pages d’une prose non moins étincelante.
Deux épopées composent la merveille : L’épopée impériale (5.000 alexandrins) et la Fantasia infernale (5.000 hexamètres sur la vie tumultueuse et royale de Pluton-Aidoneus). Il nous reste encore 8.000 alexandrins où le poète, emporté sur le quadrige d’une imagination ailée sensationnelle, bondit jusqu’au zénith de l’émotion la plus suave du monde, qu’il communique à tous. Loin des excitations malheureuses, et des défections élégiaques s’emparant de beaucoup — et presque toujours des meilleurs — au sein des métropoles, le poète-né, l’orphelin de génie sauveur du lyrisme contemporain, qui vous écrit, loin de tout ce qui était susceptible d’en contrecarrer l’essor de la puissance heuristique majestueuse, l’auteur (qui a trente-deux ans) des secondes Odes triomphales a conçu le monument littéraire incomparablement absolu et grandiose qui doit faire de lui, demain, le plus grand poète du monde. Lorsque Paris apprendra la nouvelle d’une création d’une oeuvre aussi gigantesque, l’émotion y sera énorme ! On ne s’y attend pas : c’est trop grand, trop éblouissant sans doute de rencontrer une production littéraire résurrectionnelle qui soit, en des langues encore si manifestement dignes du grand Corneille, de Racine et de V. Hugo, à une époque essentiellement matérialiste, où l’argent avec la monstrueuse cohorte des jouissances vulgaires les plus sordides, l’emportent sur les sentiments de grandeur et d’abnégation sublime pour le beau qui animaient si merveilleusement les pairs dont j’ai lieu, aujourd’hui, de me réclamer, pour la plus grande gloire de la littérature française adorée.
Le prix de l’ouvrage complet sera de 120 francs. C’est une oeuvre pompeuse et aristocratique par excellence. Il serait juste que le peuple français attende la parution d’une semblable rénovation triomphale avec la même impatience qu’anima la Rome antique au sujet de l‘Enéide de mon si doux et si harmonieux maître Virgile.
Nous comptons sur des hommes de talent comme vous pour l’annonciation fabuleuse, aux légions d’intellectuels qui peuplent la France, de l’exécution enthousiasmante et providentielle de secondes Odes triomphales.
Veuillez croire, monsieur le Publiciste, à ma profonde et indéfectible vénération poétique.

Le poète auteur des secondes Odes triomphales.

Auguste BONCORS.



Source : Jean Galtier-Boissière, “Le Panier de crabes. Souvenirs d’un polémiste (1915-1938)”. Le Crapouillot, novembre 1938, p. 51.

Outre l’orgueil, le seul tort d’Auguste Boncors fut peut-être de croire qu’à Paris, et dans les “milieux” informés, l’émotion pouvait être “énorme”.

Pour en savoir plus :
Le Matricule des anges
Jean-Paul GOUJON, « Auguste Boncors ou De l’avis de tous, je réincarne Lautréamont », in Coll. Les fous littéraires : dernières nouvelles. Actes du sixième colloque des Invalides (29 novembre 2002). – Tusson, Du Lérot, 2003, pp. 57-75.
Dominique Poncet et votre serviteur (”La Main de Singe”, n° 2)

et, évidemment :
André BLAVIER Les Fous littéraires. — Paris, Editions des Cendres, 2001.

Et puis aussi : Jean Paulhan (éd.) “Le Tableau de la Poésie en France, anthologie”, in Nouvelle Revue française (n° 241 et 242, 1er octobre et 1er novembre 1933).
Camille Bryen et Alain Gheerbrant, Anthologie de la poésie naturelle. — Paris, K, 1949.
Collectif « Les fous littéraires », Bizarre, avril 1946, pp. 133-134.

lundi 12 juin 2006

La Bonne Nouvelle

Dominique Poncet s’est mis au travail. Délesté du labeur de La Main de singe (le numéro 4 et ultime avait paru avec son copieux dossier Fernand Combet), il mettrait au point… quelque chose. On attend de pied ferme. Soucieux, fatigués, déprimés, vous vous requinquerez à coup de littérature stupéfiante. L’auteur de ces lignes, qui a une vague connaissance de ces potions, l’affirme.

Entre-temps, lisez donc La Main de singe, seul journal mutant de la galaxie (jusqu’à preuve du contraire).

Aux sommaires du bon, du bien, de l’inédit :
Onuma Nemon, Alain Degange, Jean-Claude Hémery, Henri Simon Faure, Fernand Combet, Claude Louis-Combet, Daniel Oster, Emile Brami, Joël Roussiez, Auguste Boncors, etc., des documents étonnants, épatants, confondants. Et les fameuses chroniques de Dominique Poncet !

Une impression superbe, dans une maquette de Fanette Mellier.

editionscomp.act@wanadoo.fr; 7 ou 8 euros pièce, prix d’ami.
La deuxième livraison est d’ores et déjà épuisée. Tant pis pour vous.