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Mot-clé - Arthurine Vincent

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samedi 16 mai 2015

Quoique trois

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Un numéro de Quoique, ça n'est pas un numéro de la Revue des Deux Mondes ou de la NRf.
Un numéro de Quoique, ça vibre.
C'est une publication pleine de "couleurs, de monotypes une et deux couleurs, de mots choisis, gribouillis, feutre, photos très noires, paragraphes enchaînés, aquatintes sur zinc, graphite et mine de plomb, phrases interminables, photos floues, cyanotypes" conçus par une flopée d'artistes et d'auteurs sur des sujets variés. A commencé par l'hyperinflation d'avant-guerre en Allemagne, ou bien encore Gabrielle Wittkop et la nécrophilie.
Ian Geay, collaborateur de Quoique et meneur d'Amer, nous écrit qu'il s'agit cette fois d'"un fou égoïste et souriant, un fou morne et renfrogné, un coup de tuba sur la tête, des tchèques spartakiades, une berlinoise hyperinflation sensorielle, un cabaret culotté, une plaie béante, david bowie himself, quelques chants de maldoror, un malodorant bombyx du papier branlé et Gabrielle Wittkop herself, des eaux très fortes, des pendus pendouillant, un décor mal rangé, là, BO6, tiresias itself, une démonstration de somnambulisme, un certain cyan avec un certain jaune".
Excusez du peu.
Et le tout est monté par Karine, Sarah d’Haeyer, David Perrache & Ulrich peut-être, lnor, Ivan de Monbrison, Arthurine Vincent, Elizabeth Prouvost, Ian Geay, Eddy Legrand, lmg-névroplasticienne, Ivy Lusquin, Jean Constance, Joris Pitaud & Elena Gray, ainsi que Pln.
Alors ?
N'allez pas nous dire que vous allez lire un mook quand vous pourriez attrapez Quoique. Ca serait maladroit.


Quoique (n° 3)
156 pages, 12 €
quoiquequoique(a)gmail.com
Dans les meilleures librairies prochainement

samedi 26 avril 2014

Pas de couac chez Quoique !

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Ah, c'qu'on aime les revues qui ne ressemblent pas aux autres ! On allait écrire "qu'y n'ressemblent à rien" (d'autre qu'à elles-mêmes). Plus que beaucoup de tables de libraires, c'est celle des revues follettes (1) qui nous plaît.
On a eu tout récemment la joie de mettre la main sur Épreuves (n°1) et sur NICHONS-nous dans l'internet (n° 1) — nous en parlerons probablement bientôt — et voici que nous parvient la deuxième livraison de Quoique toujours largement bâti (410/290 mm), largement coloré (en façade) et fourni en communs.
Arthurine Vincent en visite attentive à l'hôpital dans la chambre d'André, Ian Geay tient la chronique de ses lectures en sciences naturelles et littératures macabres (l'union de la tannerie et d'Ewers en quelque sorte, sans négliger le stercotaire Jean-Michel Rabeux), des photos-collages avec zombies et nus de R-Trude, une photo et un dessin sans zombie mais avec mouche et débâcle de 1R1, des proses de Joris Pitaud et de Martine Zito un article critique de David Perrache usant d'un épigraphe de Vladimir Korolenko (2) allant de la cryogénisation à la réaction critique en passant par la lyophilisation, et on en oublie à tous les coups.
In fine une étonnante déclinaison d'une asphyxie d'Éric Chevillard extraite du Caoutchouc décidément (1992) dont s'est saisie Sarah d'Hayer pour décliner la strangulation manuelle sur factures commerciales de jeunes filles coiffées à la garçonnes. Et dans des dessins aussi précis quant à la rougeur soudaine des joues de la donzelle que des tricots et motifs de sa vêture. Nous enchante en particulier la veste portée sur la facture Chaussures-Pantoufles-Galoches de la maison Veuve Delesalle 12, rue Louis-Faure, 12 Lille, elle est très tendance. Le chemisier de la page deux aussi avec ses constellations façon Atomium.


Quoique (n° 2)
7 €
quoiquequoique@gmail.com



(1) Malin comme il est, l'Alamblogonaute n'aura pas ici le front de penser aux mouques qui sont à la revue ce que le supermarché est à la culture des idées.
(2) Qui n'a pas encore lu La Gelée (La Brèche) ?