L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mot-clé - Arthur Cravan

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 13 décembre 2015

Arthur Cravan est dans Paris-Journal

coupdepiedtournant.jpg



Spectacles
Folies-Bergère. - Aujourd'hui, à la matinée, débuts de sir Arthur Cravan, petit-fils du chancelier de la reine d'Angleterre, qui combattra le terrible boxeur noir Jim Johnson.(...)


Paris-Journal, dimanche 17 août 1913


Spectacles
Folies-Bergères. - Ce soir, aux Folies-Bergère, La belle et authentique esclave d'Abdul-Hamid II paraîtra dans "Une nuit au harem". Jim Johnson, le terrible boxeur noir fera un match de trois rounds avec sir Arthur Cravan, neveu d'oscar Wilde et petit-fils du chancelier de S. M. La reine Victoria.


Paris-Journal, lundi 18 août 1913


Petites Nouvelles
Arthur Cravan, jeudi soir, à la Biche, fera, en soirée, une conférence qui ne manquera pas d'être sensationnelle. Titre : "Mon oncle n'est pas mort".


Paris-Journal, samedi 22 novembre 1913


Petites Nouvelles
(...)
-> Rappelons qu'Arthur Cravan dansera, boxera et conférenciera demain, à 9 heures du soir, à l'Hôtel des Sociétés Savantes, 9, rue Danton. Il dira, en public, au public, "les vérités terribles sans autre souci que de dire, rien que de dire."
Tous et un.


Paris-Journal, 4 juillet 1914


Petites Nouvelles
Arthur Cravan ayant été invité par plusieurs clubs littéraires et artistiques d'Allemagne pour faire des conférences, est parti pour Munich en compagnie de son impresario, le peintre Robert Miradique.
Sa première conférence sera sur Oscar Wilde.
(...)
Tous et un.


Paris-Journal, 16 juillet 1914



mercredi 4 février 2015

Cravan à la Biche (27 novembre 1913)

CravArt.jpg


Le 20 novembre, en sa petite salle de la rue des Martyrs, le cercle de La Biche a donné une amusante causerie de M. Lehmann : Humour, quand tu nous tiens !... On a ri, mais sans méchanceté, aux dépens de quelques personnalités humoristiques et parisiennes et le jeune conférencier fut fort goûté.
Le jeudi 27 novembre 1913, M. Arthur Cravan, poète, boxeur et neveu d'Oscar Wilde, a fait une conférence auu cercle de La Biche. Cette conférence fut un événement. Les auditeurs, impressionnés dès l'abord par le seul aspect physique du conférencier — deux mètres de haut, non comptée la longueur des cheveux ! — furent pendant une heure tenus sous le charme d'un humour tout britannique. Tout en se versant des rasades d'un excellent Bordeaux, Arthur Cravan maudit la littérature et les littérateurs aux applaudissements amusés de son auditoire.
Le jeudi 11 décembre, conférence de M. Lucien Rplmer, l'aimable directeur de La Flora, sur La Grâce et l'art gracieux. Lecture de poèmes par le conférencier. Succès
Enfin, le cercle de La Biche a dès maintenant à sa disposition, au numéro 18 de la rue Boissonade (boulevard Raspail), une salle de théâtre où seront jouées plusieurs pièces inédites. La première de Ça Biche !... revue de l'année littéraire, par MM. Jean de Las et Georges Martin.




Le Jardin Fleuri (Jean de Lessy dir.), n° 3, mars 1914.

lundi 13 mai 2013

Un gourdin, s'il vous plaît ! (Marc de Montifaud)

MonmarcI.jpg


L'utilisation de la boxe comme métaphore de l'expression littéraire a d'abord frappé chez Arthur Cravan avant d'être reprise, à quelques reprises, chez les plus farouches de nos auteurs à gants. Et notamment par Dominique Poncet ou, plus récemment, par Christophe Macquet.
Ce fragment d'un texte défensif de Marc de Montifaud, la plus virile des femmes de plume - elle appartenait à un temps qui menait de George Sand à Colette, curieuse luge -, montre que les plus vifs sont parfois les plus rudes, et peuvent se montrer rugueux sans émietter le glissant superbe de leur style.

De quoi avoir envie de relire tout Marc de Montifaud.



I
Je n'ai point reçu de leçons de boxe ou de savate ; sous le rapport du coup de poing, j'avoue que mon éducation a été terriblement négligée, et je dois de graves reproches à mes parents qui n'ont pas su deviner, comme c'était leur devoir, que la savate ou la boxe seraient un jour les seuls éléments de victoire au milieu de la société dans laquelle j'étais appelé (sic) à vivre. On ne pense pas à tout. Ils ont cru, eux qui appartenaient aussi à la presse, que la grammaire et la dialectique offraient toujours des armes courtoises entre gens bien nés; ils se sont persuadés, - les naïfs, - qu'il existerait quand même une société dont les adversaires pourraient se dire les plus mortelles injures sans pour cela emprunter un langage de portefaix. Quelle était leur erreur ! Je les déclare donc responsables de tout ce qui m'arrive, comme attaque de la presse. Pourquoi ne m'ont-ils pas enseigné ce que c'était que le "chien", le "chic" et le "zinc" de ces messieurs ? Pourquoi ne m'ont-ils pas appris, qu'entre gens de lettres, il n'existait ni homme, ni femme et que le suprême du goût consistait à se montrer auvergnat. Il est vrai, qu'à cet égard, leur éducation devait offrir les mêmes lacunes que la mienne. N'importe ! je persiste à dire qu'ils ont eu tort : Foin de la grammaire et des belles lettres ! un gourdin, s'il vous plaît !
(...)




Marc de Montifaud Madame Ducroisy, la presse et la justice... Précédé d'une lettre de M. Raoul Postel, Ancien Magistrat, Ancien Rédacteur de l'Echo universel. - Paris, impr. de A. Reiff, 1879, 46 p.

mercredi 14 juin 2006

L'Ourangoutangisme de Pansaers, les gants de Cravan

Les éditions Mélanges proposent des écrits d’Arthur Cravan, Clément Pansaers (Orangoutangisme) sous forme de plaquettes soignées, en feuilles. Des textes issus des revues de l’époque (Maintenant, Les Humbles, etc.) qui raviront les lecteurs dépourvus des reprints qui circulent, lorsqu'ils existent, et qui ne disposent pas d’une bonne vieille grosse bibliothèque patrimoniale à proximité. C'est 5 € pièce.

Mélanges, 6, rue du rempart Saint-Etienne, 31000 Toulouse.