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dimanche 22 mai 2016

La toute petite pierre de Délos


André de Richaud en uniforme et Gaston Baissette (1939-1940).




André de Richaud n'a jamais abdiqué, non plus qu'il n'a jamais perdu sa capacité à surprendre. Voici sa réponse à l'enquête de la revue Fontaine (mai-juin 1940) : "Y aura-t-il une poésie de guerre ?"

Je pense et je souhaite qu'il n'y aura pas de poésie de guerre. Je ne crains qu'une chose, c'est que des crétins inventent un pseudo classicisme, genre bourgeois, contre Picasso, Fernand Léger, Derain. N'oubliez pas que c'est pendant la Révolution française qu'on a fait les pièces les plus moches, les tableaux les plus laids et les statues les plus bêtes.
Certes, le poète a des devoirs. Profonds. C'est de mépriser ceux qui l'obligent à souffrir. N'oublions pas les grandes leçons de la Grèce. J'ai volé à Délos une toute petit pierre. Je joue avec elle. Elle me dit chaque matin ce que dois faire pour ne pas être un affreux bonhomme.
Quand tout cela sera fini, j'irai à Délos et à Olympie et alors, à genoux, je demanderai pardon d'avoir perdu quelques mois de ma pauvre vie.
Pour les droits du poète. Il les à tous.
Il ne manquerait plus que çà...

André de Richaud

mardi 10 décembre 2013

Des idées de cadeau ?

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Le lecteur voudra bien se persuader que tous les jours il s'élève un vent frais qui porte aux îles Fortunées les feuilles périodiques et les ouvrages de quelque intérêt. Ainsi, les hommes célèbres y sont connus avant d'en faire le voyage ; et les bienheureux les attendent avec autant d'empressement que les héros et les savans en ont peu à les aller joindre. (1)



C'est un peu ainsi que le Préfet maritime appréhende la mer de papier et contribue nuitamment à grossir telle vague. Depuis son île lointaine, il a turbiné ces derniers mois assez de pages imprimées pour se sentir l'envie de vous faire partager ses plaisirs. Nulle obligation d'achat, c'est ça qu'est chouette. Que non. Juste une rapide information qui peut-être formera incitation... au moment où il faut mettre des objets dans du papier cadeau...


Vous pouvez donc lire désormais


René Dalize Le Club des neurasthéniques. Roman de 1912 inédit en volume. - Talence, L'Arbre vengeur, 333 pages, 20 €

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Jean Arbousset Le Livre de Quinze grammes, caporal. - Bussy-le-Repos, Obsidiane, pages, 12 €

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Léon Deubel Une arche de Clarté. Anthologie suivie d'une bibliographie. - Paris, Archives Karéline, 140 pages, 10 €

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André de Richaud Échec à la concierge. - Talence, L'Arbre vengeur, 160 pages, 13 €


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Vladimir Korolenko La Gelée. - Vichy, La Brèche, 6,90 €

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Marc Stéphane Ceux du trimard. - 160 pages, 13 €


et prochainement, une douceur d'Aurèle Patorni ! (parution prévue : janvier 2014)

(1) S. C. S. Bernard de Ballainvilliers, Montaigne aux Champs-Élysées, dialogues en vers... - P., Delaunay, 1823).

jeudi 21 février 2013

The Famous Incipits of the XXe !

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Il existe trois incipits majeurs dans la littérature française du siècle dernier : celui de Marcel Proust expliquant qu'il n'avait pas toujours été un vrai fêtard, celui de Paul Nizan regimbant contre le stéréotype de la jeunesse considérée comme un âge d'or, et celui d'André de Richaud pris au dépourvu par la vie lorsque la saison des mécènes, et de la femme Léger, fut passée.

Mais non, Je ne suis pas mort. C'est bien plus pire ! Il faut dire que j'ai tous les inconvénients de la mort sans en avoir les avantages. Un moine sans foi, je suis. Et aussi un forçat innocent.


Ce livre, Je ne suis pas mort, vient de paraître une fois encore à l'enseigne de la Dragonne, à Nancy. Sous une très belle couverture de Jac Vitali, quatre-vingt pages de littérature qui compte, par un auteur qui compte, et qui signale avec véhémence qu'il vit toujours, à Vallauris, alors qu'à Paris quelqu'un à cru bon d'annoncer son décès.

L'un des très grands livres français du siècle dernier, par l'auteur de La Douleur et d'Échec à la concierge




André de Richaud Je ne suis pas mort. — Nancy, La Dragonne, 80 pages, 13,50 €

Et toujours

André de Richaud Échec à la concierge. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, 2012, 160 pages, 13 €






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jeudi 12 juillet 2012

Ne partez pas sans votre Richaud !

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Parce que l'avalanche d'articles sur le nouvel opus d'André de Richaud a pris de court la librairie, veillez à ne pas tarder à commander votre exemplaire d'Échec à la concierge, l'épatant recueil de nouvelles qui sera le plus lu sur les plages cet été !

André de Richaud que chacun connaît pour sa Douleur, sa Fontaine des lunatiques et autres livres merveilleux, n'en reste pas moins à lire dans ses textes courts réunis enfin, des nouvelles pour la plupart qui retracent, pour ainsi dire, le reflux de sa vie : de Paris à la Provence, en passant par d'étranges champs maritimes qui semblent avoir été fréquentés par Loys Masson lui-même.
C’est Frédéric Bézian, connu pour ses bandes dessinées, qui a illustré l’édition des inédits d’Échec à la concierge. Et nous vous laissons la surprise en ce qui concerne l'illustration... Voyez seulement comme l'auteur est satisfait, quel bon sourire il a ! (Ici aux côtés de Gaston Baissette)
André de Richaud et Gaston Baissette (1939-1940).



André de Richaud Échec à la concierge. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, 2012, 160 pages, 13 €


jeudi 7 juin 2012

Résultat du Grand Jeu de l'Alamblog

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C'est le médecin, philanthrope et utopiste Tony Moilin qu'il fallait reconnaître (1832-1871). Un portrait de lui vient de paraître dans le Matricule des anges (juin 2012, n° 134) illustré par ce cliché de Disdéri, issu de l'ancienne collection de Lucien Descaves.

Utopiste, Tony Moilin a laissé un Paris en l'an 2000 qui mérite lecture. Cela n'avait du reste pas échappé à Walter Benjamin qui sut déguster son projet phalanstérien de "rues-galeries".

Communard, il fut exécuté dans des circonstances malheureuses. La patience d'un ami aurait pu le sauver... Le Pilori des Communeux d'Henry Morel en dit quelque chose.

Et c'est l'obstinée Anne Duclos qui remporte l'exemplaire d'Échec à la concierge, la veinarde, aquarellé qui plus est, par le Préfet maritime.



Tony Moilin. Paris en l'an 2000. Fac-similé de l'édition de l'auteur (1869) avec une préface de M. Moissonnier. - Lyon, Aléas, 1998, 205 pages, 18,29 €

mardi 5 juin 2012

André de Richaud le ludion

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Parce que le Grand Jeu de l'Alamblog n'a toujours pas trouvé de vainqueur (malgré les indices laissés ici et là : le personnage barbu de la photo est mort en 1871, écrivain mais pas que, etc.), l'exemplaire avec dessin à l'aquarelle made in XXe Sauvage d'Échec à la concierge que nous lui destinions (oui, l'aquarelle vient tout juste de sécher) nous reste sur les bras.
André de Richaud que chacun connaît pour avoir écrit La Douleur, et autres textes merveilleux, n'en reste pas moins à lire dans ses textes réunis enfin.
Pour les amateurs, ce petit inédit confié par Philippe Rein, grand collectionneur ès-André de Richaud devant l'Eternel. Il s'agit d'un écrit de circonstance porté...

"Sur l'album de madame Amable Lapétouille"

Cette fleur légère
Cet air incertain,
Vous voyez ma chère
Je me porte bien
(...)

Ce qui est tout André de Richaud, si l'on y pense.
C’est Frédéric Bézian, connu pour ses bandes dessinées (son dernier en date, le superbe Aller-retour chez Delcourt) qui a illustré l’édition des inédits d’Échec à la concierge.
Pour les dessins intérieurs, nous vous laissons la surprise...




André de Richaud Échec à la concierge. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, 2012, 160 pages, 13 €

jeudi 24 mai 2012

Résultat du grand jeu de l'Alamblog

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Patatras !
L'auteur du fragment qu'il s'agissait de retrouver n'était ni Céline, ni Boudard, ni Léo Malet, ni Hubert Juin (non plus qu'Hubert Juillet), ni Jean Ray, ni Loys Masson (belle tentative !), ni Jean-Pierre Martinet, ni Burroughs, ni Kerouac, et j'en passe...
Il n'y aura donc point de vainqueur cette fois au Grand Jeu de l'Alamblog !

Car l'auteur n'était autre que l'extraordinaire Achmed Abdullah, l'auteur du Voleur de Bagdad.
Le fragment que nous citions apparaît dès les premières pages d'Un parfait gentleman (Toulouse, Ombres, 2010, "Petite Bibliothèque Ombres", n° 176), singulier recueil de nouvelles criminelles de Chinatown.
Par un hasard plein de coïncidence, ou réciproquement, le volume paraissait quatre mois après la parution du portrait de la rubrique "Les Egarés, les Oubliés" du Matricule des Anges (n° 109, janvier 2010). Preuve qu'on ne vous y compte pas des fadaises. Preuve aussi que cette Petite Collection Ombres comporte des merveilles, nous en reparlerons.

Rien à voir avec André de Richaud, quoique certains textes rassemblés dans ce volume d'inédits aurait de quoi surprendre. Cette "Lettre à ceux qui me connaissent", par exemple, toute empreinte de la verve de Richaud, d'un peu de mauvaise humeur, et de drôlerie, au fond.



André de Richaud Échec à la concierge, et autres nouvelles. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre Vengeur, 160 pages, 13 €
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mercredi 14 mars 2012

Des inédits d'André de Richaud

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C’est Frédéric Bézian, connu pour ses bandes dessinées (son dernier en date, le superbe Aller-retour chez Delcourt) qui illustrera l’édition des inédits d’André de Richaud à paraître en mai prochain dans la collection l’Alambic.

Voici donc à quoi ressemblera la couverture (couleurs non définitives).

Pour les dessins intérieurs, ce sera la surprise.

mercredi 2 juin 2010

La fin du monde selon André de Richaud

André de Richaud et Gaston Baissette (1939-1940).




(...) D'abord, les cristaux commenceront à fondre sans tambour ni trompette. Le diamant noir qui trône sur le front de la marquise de Z..., en fusion, s'enfoncera lentement dans sa tignasse mordorée. Quel spectacle !... Elle est cramoisie, elle buffle, ses yeux se liquéfient, ses seins bombardent, ses cuisses se rengorgent. C'en est fait d'elle... Le même sort est réservé à tout ce qui porte pierre sur crâne, rubis sur l'ongle, corail aux lèvres, cristal en voix, verre en pied, ambre en finesse...
Deux minutes après ce léger incident qui enlèvera un bon peu de ce qui volaille sur la surface du globe terraqué, se produira un événement ayant trait à la vie littéraire. Les lettres de l'alphabet, ordinairement si au courant de l'ordre de marche, se patineront et celles du nom de M. Clément Vautel, refusant de se placer dans l'ordre arbitraire auquel elles sont contraintes depuis si longtemps, se mettront dans leur suite logique : Cul et lavement. (Prenez votre crayon, amie chérie, il n'en manque pas une.) (...)

André de Richaud




La Bête noire, n° 8, février 1936, p. 8.

jeudi 20 mai 2010

Les surprises de William (trésors et autres)

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Riche catalogue à prix marqué de manuscrits, photographies et autres documents imprimés de la librairie William Théry.

Y Figure notamment un étrange René Crevel à l'italienne qui paraît n'avoir pas été vu beaucoup jusqu'ici... Produit par un bibliopole anonyme, et probablement collectionneur, il entre à la bibliographie officielle de Crevel - vous allez lire pourquoi -, le suicidé de 1935 enterré au cimetière de Montrouge, non loin du tombeau de la famille Lamort (sic).

15.- CREVEL (René), Automne 1933 rue de Madagascar. A Babylone, Sous les Jardins Suspendus, 2003. In-4° oblong à l’italienne, en feuilles, avec un fac-similé du manuscrit. E.O. tirée à 50 expl. num., tous hors commerce. ― Plaquette rarissime inconnue des bibliographes crevéliens. Comme le précise une note finale signée « Un Amateur désœuvré » (sic), ce violent et long poème inédit sur Violette Nozières était probablement appelé à figurer dans la plaquette surréaliste collective portant le nom de l’énigmatique parricide (1933). Les raisons de ce retrait de dernière minute ne sont pas encore élucidées. Le lyrisme emporté, âpre et agressif de ce poème est du meilleur Crevel. Imprimé en rouge et noir au recto de 15 feuillets d’un épais papier vergé, cet ouvrage à couverture « sang de bœuf » séduit par la modernité et l’audace de sa mise en page, laquelle sert au mieux le propos du texte tout en le renforçant. Document de haute curiosité, publié, prétend l’achevé d’imprimer daté du 17 mai 2003, pour dignement célébrer le 70e anniversaire de l’Affaire Violette Nozières. Vendu



Mais aussi André de Richaud dans une ébauche de poème autographe sur Carpentras :

« Ville de songe faux,
Ville de mon enfance
(...) Moi j’m’en fous, j’ai été collégien
à Carpentras. »

Mais encore Cinq enveloppes de Paul Claudel libellées

à sa maîtresse Rosalie Lintner, qui servira de modèle au personnage d’Ysé de Partage de Midi. Le cachet de la poste, quand il est lisible, fait apparaître les dates suivantes : 8 mars 1923, 5 mai 1923, 9 août 1923, 11 septembre 1923 et 31 décembre 1923. La correspondance de Claudel à Rosy a été acquise par le grand collectionneur belge Ludo van Bogaert, qui en a fait don à la Réserve Précieuse de la Bibliothèque Royale de Belgique. D’après les informations dont nous disposons, les lettres que devaient contenir ces enveloppes ne figureraient pas dans l’ensemble acquis par Ludo Van Bogaert. Elles auraient donc été détruites et leur existence passée n’est donc attestée que par ces seules enveloppes vides.

Une correspondance de Maurice Martin du Gard avec Léon Deffoux ou Georges Charensol, où il est notamment question du Prix colonial

« Le prix colonial est sans prix ! Jamais il n’a eu autant de retentissement. »… (13 mai 1934), etc.

Et puis Henri Martineau, le spécialiste de Stendhal et éditeur du Divan, écrivant à Léon Deffoux :

« ne croyez-vous pas que l’on devrait mettre au sottisier du Mercure la phrase suivante : « Je courais à la rôtissoire pour essayer de dévisser le timbre qui indiquait le degré de cuisson » ? J’ai connu dans mon enfance en Vendée de semblables rôtissoires dont le timbre était moins savant. Il sonnait simplement pour indiquer que le mouvement d’horlogerie qui donnait à la broche son mouvement de rotation avait besoin d’être remonté. »… (17 juin 1933)

« Connaissez-vous de petits vers parodiques de Villiers de l’Isle-Adam sur ses contemporains : Baudelaire, Coppée, etc. Celui sur Coppée serait : Donnez-moi de l’argent car j’aime bien ma mère. Quels sont ces vers, où peut-on les trouver ? »… (18 novembre 1936)

« Les journaux annoncent qu’un orage vient de détruire dans la commune d’Autrans, au hameau des Gouchets, la maison natale du père de Stendhal, encore habitée par une famille Beyle. C’est une erreur, Chérubin-Joseph Beyle est né à Grenoble le 27 mats 1747 dans la maison de la rue des Vieux-Jésuites qui appartenait à son père, Pierre Beyle, et où devait naître à son tour, le 23 janvier 1783 l’auteur de la Chartreuse de Parme. » (note autographe ni datée ni signée)

Et ceci :

61.- (Daniel de MONFREID) Carton d’invitation pour l’exposition Les amitiés du peintre Georges Daniel de Monfreid de Maillol et Codet à Segalen et ses Reliques de Gauguin à la librairie Jean Loize, du 11 mai au 16 juin 1951. Carton à trois volets 12 x 14,5 cm. Texte de Jean Loize, A cœur ouvert, sur 2 pages. Vignette de Gauguin. Joint : Trois autres cartons d’invitation : Rainer-Maria Rilke : Conférence de Mme Antonina Vallentin à la Galerie Devèche, le 6 février 1949 – O. V. de Milosz : matinée poétique présentée par Arthur Adamov au Théâtre des Noctambules, le 27 janvier ? . – Gérard de Nerval : exposition de la B.N. pour le centenaire de sa mort (octobre 1955).

Et ce très bel item 62 relatant les avanies d'un éditeur coincé entre un imprimeur désordonné et un auteur mécontent :

62.- (Henry de Montherlant) Roland LAUDENBACH (1921-1991), écrivain et critique littéraire, fondateur des éditions de La Table Ronde (1944). LAS, Paris, 21 octobre 1946, à Henry de Montherlant ; 2 pp. in-4°, en-tête Les Editions de la Table Ronde (légt froissée et empoussiérée en haut de page). Il rentre à Paris pour apprendre que Montherlant n’est pas satisfait de sa maison d’édition. « Quoique je sois fort peu de chose à la Table Ronde une fois qu’un contrat est signé, je me sens, bien malgré moi, engagé et compromis dans cette affaire. (…) La Table Ronde est inexcusable d’avoir égaré, ou d’avoir laissé égarer par l’imprimeur quelques pages de votre manuscrit, comme est inexcusable le garçon qui, paraît-il, a tambouriné à votre porte. Je n’essaierai même pas de vous dire que nous n’avons pas eu de chance de n’avoir à vous présenter que de mauvaises épreuves, indignes d’un enfant ; alors que justement nous avions voulu mettre les chances de notre côté en confiant vos Carnets à un imprimeur dont nous étions sûrs, à celui qui imprime notre revue de luxe. (…) La Table Ronde est inexcusable, mais elle a joué de malchance. (…) Aura-t-elle une occasion de se racheter à vos yeux ? C’est ce que je veux souhaiter, sans oser trop y croire. Plus égoïstement, je crains d’être jugé avec elle. »… Joint : le brouillon de la lettre de Montherlant à laquelle répond Laudenbach. Elle a été écrite le 12 octobre 1946 au verso d’une page d’épreuves (avec 2 corrections autographes) de ses Carnets 1935-38. Il renvoie les placards corrigés de ce livre. « J’ai recherché moi-même les pages ajoutées, que vous avez omis de donner à l’imprimeur et je les ai jointes à leurs places. Elles sont au nombre de 15. Je tiens un compte exact des négligences et des incorrections de la Table Ronde, qui font de cette maison, de toutes les maisons d’édition auxquelles j’ai à faire depuis deux ans, celle avec qui les relations sont les plus désagréables. J’ajoute qu’aucun imprimeur, de tous ceux qui ont travaillé pour moi dès la libération, n’a présenté un travail aussi salopé que celui de ces placards. On dirait que j’ai été composé par un enfant de 14 ans, et qui ne serait même pas un apprenti prote. »


Pour finir, cet ensemble de neuf lettres de Montorgueil à Léon Deffoux toujours :

63.- Octave Lebesgue dit Georges MONTORGUEIL (1857-1933), journaliste, rédacteur en chef du Temps et directeur de l’Intermédiaire des chercheurs et curieux. Neuf lettres à Léon Deffoux, non datées ; 9 pp. in-8°, la plupart sur papier à en-tête du Temps, une seule sur papier de l’Intermédiaire. « Je reçois votre délicieuse étude sur le mariage in extremis de Villiers de l’Isle Adam. Vos brochures sont d’une substance délicate et forment déjà un impressionnant ensemble comme contribution à l’histoire littéraire de ce temps. »… - « Vous allez publier un livre (sur Pipe-en-Bois) bien intéressant et bien utile ; les faits y sont en (mot illis.) et c’est un grand point ; on n’aura jamais aussi bien compris la Commune. » (...) « Je vous remercie pour votre large contribution à l’Intermédiaire : non seulement vous apportez un abonnement, mais encore votre précieuse collaboration. »




Librairie William Théry
1 bis, place du Donjon
28800 - ALLUYES
Tél. 02 37 47 35 63
E.mail : williamthery@wanadoo.fr

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