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dimanche 16 février 2014

Les couvertures de notre siècle (7)

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Sous l'espèce de cyprins du plus bel orange d'orange, Finitude nous livre un volume de seize nouvelles inédites d'André Vers (1924-2002), le poteau de Brassens, d'Hardellet, de Prévert et des autres. Une nouvelle pierre dans le jardin de ce discret dont le Martel en tête fut pendant longtemps la seule pièce accessible. Ici, dans des textes d'une grande fraîcheur, il est question de brèmes, de couples, de guerre, de joies, de chimères et de déveines parfois poisseuses. On a même droit à une très belle typologie du client des cafés, lesquels débits se répartissent, on le sait, entre zincs et comptoirs, tandis que les clients se distinguent entre debouts et assis, et entre rouges et blancs.

A partir du 20 février prochain chacun pourra entendre Paris, ses jours, ses Halles, un air connu que chacun jouait avec un instrument différent et selon ses codes. Ainsi, dans le quartier, ne maniait-on que l'antiphrase... Voilà qui est bien de nature à nous plaire, comme le sens de l'à-propos épatant qui marque la nouvelle éponyme d'un fard tout particulier. Que l'Homme est emprunté parfois ! On se croirait en présence d'un narrateur de Naguib Mahfouz...



André Vers Ils étaient chouettes, tes poissons rouges. — Le Bouscat, Finitude, 2014, 112 pages, 12,50 € Couverture de Depiano/Fotolia.
- Misère du matin. — Finitude, 2012, 282 pages, 17 €
- Martel en tête. Préface de Philippe Claudel. — Finitude, 2012, 190 pages, 16,30 €



mardi 26 juin 2012

Capharnaüm (opus 3)

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Livraison macabre pour un Capharnaüm de fin de printemps qui assume le fait de publier uniquement des auteurs en suaire et en dents, parfois en cheveux.

Au sommaire, des "joyeusetés" dont, bien sûr, l'illustration est servie funèbrement par un Jossot dans l'exercice de ses célèbres osseries que nous envient tous les pays d'Amérique du Sud (issues de ses "Refroidis", thème de L'Assiette au beurre de mars 1904). Et puis les auteurs de la maison, Jean Forton, Jean-Pierre Enard, André Vers, Jean-Pierre Martinet et de petits nouveaux comme Romain Coolus ou l'éternel André Baillon qui, c'est à parier, viendront peut-être grossir le catalogue de la maison ou faire l'actualité : ainsi Nadar, fameuse arsouille, qui devient dès septembre à la dernière mode avec l'exposition sur la Bohème qui ouvrira ses portes à la rentrée par le musée d'Orsay, doublée de la parution d'une énorme anthologie et archéologie de la chose chez Champ Vallon.
Et puis aussi l'étonnant Roger Rudigoz dont nous ne cesserons de recommander les deux volumes de son Journal d'un écrivain, Saute-le-temps 1960-1961 (Julliard, 1962) et A tout prix 1961-1962 (idem, 1963). Il apparaît ici dans la mise en branle de Zogidur, truculent personnage d'un livre éponyme, d'abord pour enfant (Ecole des loisirs, 1985), assurément pour les amateurs d'humeur et de belle langue.



Capharnaüm (n° 3, été 2012)
96 pages, 13 euros
editionsfinitudeATfree.fr
Envoi franco de port.