L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mot-clé - André Pieyre de Mandiargues

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 17 octobre 2011

Grande Vente Mandiargues

pisissabaudo.jpg



Une grande vente intitulée L'Oeil d'un poète. Collection Bona et André Pieyre de Mandiargues aura lieu chez Christie's le lundi 24 octobre 2011 à 15h.
On y verra des tableaux de Bona, de Filippo De Pisis, Leonor Fini et d'autres peintres (Cuevas, Ernst, Man Ray, Miro, Dubuffet...) mais aussi quelques tableaux anciens, des estampes, des dessins (Giacometti, Michaux, Leonor Fini, Bellmer...), des photographies, dont certaines semblent n'avoir jamais été publiées nulle part, ainsi que des manuscrits des articles de Mandiargues sur des peintres.

Vous pouvez consulter le site de Christie's et sans doute vous procurer le catalogue. Les oeuvres en vente seront exposées au 9 avenue de Matignon (75009) les Jeudi 20 octobre, vendredi 21 octobre, samedi 22 octobre de 10h à 18h.



En illustration : Filippo de Pisis (1896-1956) Composizione III con scritta Sabaudo (1916)
Gouache, collage, plume, encre de Chine, lavis d'encre et peinture dorée sur papier, 21 x 15.5 cm. Est. 15 000-20 000 €

vendredi 24 septembre 2010

Les Quatre vents : sommaire de "L'Evidence surréaliste"

QuatreVents.jpg



Les Quatre Vents, cahiers de littérature
IVe livraison : L'Évidence surréaliste
Textes réunis par Henri Parisot

André Breton Fata Morgana (p. 9)
Hans Arp et Vincente Huidobro Sauvez vos yeux (p. 30)
Benjamin Péret Un point c'est tout (p. 39)
Hans Bellmer Les images du toi (p. 53)
Aimé Césaire Conquête de l'aube (p. 60)
Leonora Carrington Lapins blancs (trad. de l'anglais par Jeannine Lamuekt, p. 65)
Alain Gheerbrant Ils (p. 71)
Paul Colinet Une queue de cerf-volant (p. 79)
Julien Gracq L'appareillage ambigu (p. 85)
Gisèle Prassinos Le mainmortable (p. 94)
André Frédérique Clara (p. 97)
Maurice Henry Attention aux enfants (p. 103)
Louis Scutenaire Un peu d'histoire naturelle (p. 110)
Valentine Penrose Poèmes (p. 118)
André Pieyre de Mandiargues Le revers de la médaille (p. 122)
Mounir Hafez Eaux douces (p. 126)
Maurice Blanchard Poésie, propriété de la matière (p. 130)
Jacques B. Brunius Au théâtre du fond du lac (p. 138)
Michel Fardoulis-Lagrange Le texte inconnu (p. 140)
Feyyaz Fergar Phases (p. 141)
M. ET G. Piqueray La terreur merveilleuse (p. 149)
Simone Lamblin La croisade des enfants (p. 153)
André Masson Antille (p. 156)
Irène Hamoir L'homme disparu de Melville-Bay (p. 158)
Jehan Mayoux J'aime mais (p. 164)
Jean Pfeiffer Le voyage de ténèbres (p. 168)
E. L. T. Mesens Sing-Song (p. 170)
Jean Ferry Les escarboucles (p. 173)
Jean Maquet le chat du soir (p. 176)
Henri Pastoureau Clinamen (p. 179)
Jacques Charpier J'ai rejoint (p. 180)
André Souris Poème (p. 183)
Antonin Artaud Lettre de Rodez (p. 184)


Aux Éditions des Quatre Vents, 1, rue Gozlin, Paris (6e)

samedi 24 octobre 2009

Le Préfet maritime ne chômait pas... (2 : André Pieyre de Mandiargues et Jean Paulhan)

MandiarguesPaulhan.jpg



André Pieyre de Mandiargues, lauréat du prix Goncourt 1967 avec La Marge, reste assez mal connu, ou bien il est connu de travers. C’est du moins notre avis.
Sa correspondance avec Jean Paulhan, le manitou de la NRf, “playboy de l’art moderne”, devrait jeter un jour nouveau sur cet auteur à la fibre aussi baroque qu’onirique, et aussi onirique qu’aristocratique. Pour avoir potassé longuement (et c’est peu dire) l’échange de ces deux hommes singuliers, nous pouvons affirmer qu’il y a dans les trois cent cinquante pages de lettres et quatre-vingt de matériau annexe, de quoi revenir sur des idées reçues. Les trois cents lettres qui composent le volume regorgent en effet d’informations inédites — et comment !
On en apprend ainsi des vertes et des pas mûres sur François Mauriac en corbeau talapoin, sur Ricardo Paseyro et Octavio Paz ne dédaignant pas le coup de poing, sur Marcel Zerbib en filigrane (nous y reviendrons), sur Albert Paraz, Katherine de Porada, Pierre Bettencourt, Henri Michaux, Giuseppe Ungaretti, Filipo de Pisis, Charles-Albert Cingria, Jean Dubuffet, Louis Lecoin et alii qui parcourent les alentours. Un vrai panorama des années 1947-1968, un dîner de têtes, un recueil d’anecdotes piquantes et de petits faits signifiants, une anthologie de curiosités choisies.
Et si l’on y pense un peu, André Pieyre de Mandiargues fut aussi un chroniqueur mémorable du siècle dernier. Son Cadran lunaire, fruit de ses échanges avec Paulhan et de sa collaboration à la rubrique “le temps, comme il passe” de la NNRf, n’est pas un moindre opus.


André Pieyre de Mandiargues et Jean Paulhan Correspondance, 1947-1968. Edition établie par Iwona Tokarska et votre serviteur. — Paris, Gallimard, 2009, 448 p. 35 euros

Paru
Henriot Paris en l’an 3000. Préface de votre serviteur. - Paris, Phébus, 2009, 120 p. 20 euros

à paraître
Robert C. Sherriff Le Manuscrit Hopkins — Talence, L’Arbre vengeur, collection “L’Alambic”, 27 novembre 2009.

samedi 9 mai 2009

D'excellentes occasions (Caradec, Ehni, Fourré, Pieyre de Mandiargues)

EhniCOuv.jpg



François Caradec
Le mercredi 13 Mai 2009, au Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis (M° Saint-Denis -Porte de Paris ; sortie Centre ville – Musée) dans le cadre du cours de « tératologie poétique » assuré par Etienne Cornevin aura lieu une journée d’étude sur les livres de François Caradec aura lieu. Nous avons déjà donné le programme : ici.


René Ehni
Le Miroir a le plaisir jeudi 14 mai à 19 h 30 de vous inviter à la projection de * EHNI, un film documentaire de Jean-Luc Bouvret (2008 – 55’) avec la voix de Mathieu Amalric (produit par Gabriel Chabanier et Pascal Goblot, coproduction Le Miroir et France 3 Alsace) : c'est un portrait de René Nicolas Ehni, écrivain, homme de théâtre, tzigane, alsacien, juif, devenu chrétien orthodoxe… Enfant terrible du milieu littéraire parisien dans les années 60-70, grande figure de la culture alsacienne, Ehni a tout lâché. Il vit depuis vingt ans en exil volontaire en Crète, où il continue d’écrire sans répit. Le film retrace son parcours et cherche à démêler les fils de ce personnage hors du commun. Derrière le masque, il montre le grand écrivain…
Un entretien « Mathieu Amalric raconte Ehni » (11’) sera projeté en début de séance.
SCAM, salle Charles Brabant, 5, avenue Velasquez, 75008, métro Villiers ou Monceau).


Maurice Fourré
L'association des amis de Maurice Fourré vous convie à une soirée festive à l'occasion du cinquantenaire de la mort dudit.
Théâtre, peinture, cinéma et buffet angevin, à la Fondation Boris Vian, samedi 16 mai 2009 (19 heures)
6B, Cité Véron, 75018 Paris (métro Blanche)


André Pieyre de Mandiargues
Du jeudi 14 au dimanche 17 mai, aura lieu à Caen le colloque du centenaire de la naissance de l'écrivain : Plaisir à Mandiargues.
Ce colloque réunira une trentaine d’intervenants internationaux autour de l’œuvre d’André Pieyre de Mandiargues.
Poète, conteur de récits fantastiques et érotiques, critique d’art et de littérature, épistolier attentif à la vie artistique de son temps, traducteur (notamment de l’italien), cet écrivain surréaliste fut en relation amicale avec les grands créateurs du XXe siècle (Ernst, Breton, Gracq, Paulhan, Mirò, Henri Cartier-Bresson, Octavio Paz, Benjamin Péret, Leonor Fini, Meret Oppenheim, De Pisis, etc.). L'imaginaire de Mandiargues oscille entre deux pôles magnétiques: la Normandie, un des lieux de son enfance, qui nourrit de ses paysages marins nombre de recueils, et l’Italie, ses palais et ses architectures « métaphysiques ». L’histoire de la création et de la critique, la génétique textuelle, la poétique des textes, la relation entre lisible et visible d’un poète essayiste, aimanté par la peinture (d’Arcimboldo au Surréalisme), orienteront les approches scientifiques des chercheurs au cours de ces quatre journées. Les archives de Mandiargues et celles de sa femme, le peintre Bona, déposées à l’IMEC, feront l’objet d’une présentation à l’abbaye d’Ardenne ; en contrepoint du colloque scientifique, projections de films au Café des images, lectures et entretiens offriront l’occasion de prendre la mesure de cette œuvre qu’on ne connaît encore que partiellement.
Avec la participation de Sibylle Pieyre de Mandiargues, Marie-Paule Berranger (université de Caen), Myriam Boucharenc (université Paris X), Stéphanie Caron (université Paris X), Anne Chevalier (université de Caen), Alain Chevrier (Rouen), Henryk Chudak (université de Varsovie), Georgiana Colvile (université de Tours), Claude Coste (université Grenoble III), Jacqueline Demornex, Alexandra Destais, Eric Dussert, Gérard Farasse (université du Littoral), Anne Gourio (université de Caen), Marie Hartmann (université de Caen), Patrick Jézéquel (université Paris X), Claude Leroy (université Paris X), Sophie Loizeau (université Paris X), Alain Massuard (IMEC), Michel Murat (université Paris IV), Claire Paulhan (IMEC), Adélaïde Russo (université de Bâton Rouge), Caecilia Ternisien (université Lille 3), Marie-José Tramuta (université de Caen), Birgit Wagner (université de Vienne).
Université de Caen les 14 et 15 mai, abbaye d’Ardenne les 16 et 17 mai.
Le programme se trouve ici, sur le site de l'IMEC.

dimanche 15 mars 2009

André Pieyre de Mandiargues au Mexique

MandiarguesauMexique.jpg Mandiargues par Bona (1958)



Le 14 mars 2009 marquait le centenaire de la naissance à Paris d’André Pieyre de Mandiargues. C’était hier, samedi.
Parmi les festivités prévues, plusieurs occasions de relire cet auteur, trop longtemps considéré comme un écrivain pour écrivains. Et il est vrai qu’il se montra parfois aussi estomaquant et fine plume qu’un Cingria par exemple, soit, tout de même, un écrivain de prime importance,
Pour faire ou refaire connaissance, vous trouverez tout d’abord un volume de la collection Quarto où ont été anthologiquement rassemblés quelques-uns de ses Récits érotiques et fantastiques remarquables, c’est-à-dire Dans les années sordides, Le Musée noir (qui devrait être lu dans tous les lycées), Soleil des loups, Marbre ou les mystères d’Italie, Le Lis de mer, Feu de braise, Porte dévergondée, Mascarets, Sous la lame, Le Deuil des roses et Monsieur Mouton.
C’est le parfait vade-mecum des gens de goût et de tous les amateurs d’originalités bien tempérées.

Pour les plus chanceux, une exposition intitulée “Pages mexicaines” consacré au Mexique d’André Pieyre de Mandiargues, et Bona, forcément, ouvrira ses portes le mardi 17 mars prochain à 18 h 30.
Avec le Salon du livre qui honore cette année le Mexique, le centenaire s’annonce bien.
D’autres choses encore diront cette année qui était André Pieyre de Mandiargues et pourquoi il n’est pas inutile de le lire. Nous vous en dirons plus.
Pour l’heure, hop, en librairie.



Pages Mexicaines
Maison de l’Amérique latine, du 18 mars au 10 juillet 2009.
217 boulevard Saint-Germain — 75007 Paris. Métro Rue du Bac.

André Pieyre de Mandiargues Récits érotiques et fantastiques, sous la direction de Gérard Macé et de Sibylle Pieyre de Mandiargues. — Paris, Gallimard, “coll. Quarto”, 952 pages, 27 euros

mercredi 20 juin 2007

Bibliographie exhaustive de la revue Bizarre (en cours)


BIZARRE (nouvelle série, n° 23, 2e trimestre 1962)

Numéro spécial : L’affaire Rimbaud
Rédaction : Michel Laclos
Direction : Jean-Jacques Pauvert
Administration : 8, rue de Nesle

1 Paris-Presse. “Un mystère Rimbaud” (Jean-François Devay)
2 Paris-Presse. “On se bat pour Rimbaud” (Jean-François Devay)
3 Arts. “Le sonnet des voyelles de Rimbaud. A-t-il une interprétation érotique ?” (Robert Sabatier)
4 Combat. “Rimbaud sans les voyelles” (Henri Cazals)
5 France-Soir. “Mauriac avait raison” (Anne-Marie de Vilaine)
6 France-Observateur. “Voyelles”, un poème érotique ? Quatre rimbaldiens prennent position : Antoine Adam, André Breton, René Etiemble, André Pieyre de Mandiargues”
10 Rivarol “Une thèse révolutionnaire sur Rimbaud” (Robert Poulet)
11 Carrefour “Exercices de lecture” (Pascal Pia)
15 Figaro littéraire “Rimbaud livré aux professeurs” (Robert Kanters)
18 Les Lettres françaises “A-t-on lu Rimbaud ?” (René Lacote)
19 Le Monde “M. Robert Faurisson a-t-il lu Rimbaud !” (René Etiemble)
21 Les Temps modernes “Les Besoin d’interpréter” (O. Mannoni)
29 Ménagerie maison. I. Jehanne Jean-Charles : Les plumes du corbeau. II. Chaval : Les gros chiens
31 Vous devez lire aussi : Dr Félix Sluys, Didier Barra et François de Nome, dits Monsu Desiderio. Valentine Penrose, Erzsébet Bathory, la comtesse sanglante
33 Dessinateurs nouveaux : Bovarini, Bonnot, Aittouares, Gourmelin, Hurtado, Bernard Miot, Lastèpe

vendredi 16 juin 2006

Au Marché : Gourmont, Calet, Paulhan, Navel, Pézenas, Perros et...

En toute hâte, rapide comme tout, insaisissable comme le mercure, j'ai fait un tour du Marché de la Poésie alors qu'éditeurs et assistant(e)s-éditeurs fourbissaient leurs stands pour un long week-end. Mis à part une plaquette plutôt curieuse dont je vous reparlerai - il faut que j'enquête un peu -, j'ai fermé l'oeil sur les nouveautés, faute de temps. Quoique. Je vous ai tout de même rapporté quelques informations pas fluettes, relatives aux publications à venir (et je vois bien que vous vous dites : il est marteau. Ce à quoi je rétorque : que nenni, vous allez voir !).

  • Tout d'abord, Claire Paulhan, impeccable fournisseuse de littératures biographiques, annonce pour l'automne une correspondance Pierre Jean Jouve/Jean Paulhan (avec de très belles lettres de réconciliation). Ceux qui ont eu la chance d'apercevoir l'écriture de Jouve se doutent que l'établissement du texte n'a pas dû être une partie de plaisir. A la même enseigne, se fourbit pour la même période (octobre-novembre) les Lettres de Madagascar du jeune Paulhan. De l'inédit tout ça, on ne reparlera, c'est certain. Et puis il y aura, au printemps 2007 des correspondances Georges Navel/Jean Paulhan (édition de Patrick Fréchet) et Georges Perros/Jean Paulhan. Autant vous dire que les semaines d'attente vont être longues. Georges Navel, c'est sûr, mériterait un blog à lui tout entier consacré.
  • Un peu plus loin, la revue Midi (Françoise Champin dir.) a prévu de publier un échange épistolaire entre Suzanne Pézenas et André Pieyre de Mandiargues. Une prochaine note reviendra sur le sommaire de son actuel n° 23.
  • La Dragonne, quant à elle, annonce encore doucement que les lettres de Henri Calet à Louis Edoardo Pombo (son supposé amant d'Amérique du Sud) paraîtront enfin - les lettres de Pombo à Calet ont, elles, disparu. Un document peu ordinaire, mis en livre par Jean-Pierre Barril pour le printemps prochain.


Mais c'est avec trompettes et tubas que nous le signalons : Les éditions Séquences viennent de livrer un formidable volume de chroniques esthétiques (1890-1915) de Remy de Gourmont, Les Arts & les Ymages, dans une édition de Bertrand Tillier. Il va sans dire que le volume est d'importance, intellectuellement s'entend, et que pour la somme de 40 € (soit le tiers d'une paire de basketts), franchement, il faudrait être calut pour ne pas se jetter dessus.

Et tout ça fut glané en moins de deux heures. Alors, hein, pas mal, non ? Et puis BazBaz donnait un concert gratuit à 20 heures. Ce fut fameux. Un peu moins nerveux que dans sa version enregistrée, ce désinvolte crooner rastacouère fut parfait

Sans compter cette mystérieuse plaquette...



Séquences 26 rue des Berlaguts, BP 43211, 44232 Saint-Sébastien-sur-Loire cedex. 02 40 05 42 42. sequences.jpmoreau@wanadoo.fr

La Dragonne 3, rue Chanzy, 54000 Nancy. 03 83 32 48 22. www.editionsladragonne.com

Editions Claire Paulhan 85-87 rue de Reuilly, 75012 Paris. 01 43 41 47 38

Revue Midi 94, boulevard Flandrin, 75116 Paris. 01 47 55 47 95.