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jeudi 2 mars 2017

Maximilienne Heller et son orchestre

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Maximilienne Heller, romancière d'Afrique

Nul n'ignore aujourd"hui dans les milieux intellectuels de l'Afrique du Nord, l'effort de maximilienne Heller : l'oeuvre qui est sorti de cet effort a été consacré officiellement, l'an dernier, par le Grand Prix littéraire algérien. C'est qu'il y a là un talent jeune, rigoureux, semblable aux paysages ardents de cette sauvage contrée où il est éclos. Aux prises avec l'agitation forcenée de la vie, Mme Heller ne quitte l'orchestre de son casino que pour se jeter, trépidante encore, sur la feuille blanche. Constantine, où elle passe la plus grande partie de l'année ne limite cependant ni ses regards, ni son activité littéraire. A travers l'Afrique du Nord, de Sousse à Rabat, de la mer latine à la mer musulmane - je veux dire le Sahara - elle a cherché la signification du paysage maghrébin, a sondé les individus et étudiés les races. Ses efforts parallèles à ceux de Randau, de Lecoq-Hagel ne tendent pas à créer un régionalisme littéraire : le terme étoufferait par trop cette immense vie du Maghreb dont leurs livres sont un reflet. Ni régionaliste, ni provinciale, Maximilienne Heller, dans ses romans africains veut essayer d'exprimer l'Afrique, c'est-à-dire l'âme d'un continent qui est tout un monde. C'est en quelque sorte l'histoire d'un peuple qu'elle écrit. La Détresse des revanches, La Jeunesse de la terre, Le Feu qui danse, La Mer Rouge sont autant de faces d'une même vie - bien différente la vie européenne. Dans cette histoire passent des mouvements d'âme encore inncous et des types que nul n'a fixés aussi exactement : juifs, colons, artistes ou indigènes. Pour Mme Heller - comme pour ses confrères de lettres algériens - hors l'Algérie, il n'y a que Paris. La province, traditionaliste et lente, n'est guère intelligible aux néo-français, aux internationaux de la colonie. C'est cette robuste vitalité, fantasque, inquiétant un peu que Maximilienne Heller fait vivre dans les personnages du roman qu'elle achève : Les Oiseaux de proie.
Robert Dournon


Les Nouvelles littéraires, 12 juillet 1924.
Les Oiseaux de proie semblent n'avoir jamais paru sous ce titre. Il s'agit peut-être d'un roman intitulé Les Pélardier.


Illustration du billet : E. Buffet.

vendredi 18 septembre 2015

L'Alamblog recherche...

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L'Alamblog recherche des données biographiques relatives à Marcel Florenchie et Jeanine Cazes, romanciers d'Algérie.

A vot' bon coeur...

lundi 25 juin 2012

Du soleil, nom des dieux !

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Puisque le soleil ne se décide pas à passer sur la position "chaud et lumineux", bref rappel de l'existence d'un livre plein du Beau Blond :

Pour prendre vapeurs, lisez donc Sous le burnous, l'estomaquant recueil de nouvelles d'Hector France.

Si vous avez aimé les nouvelles de William Chambers Morrow, d'Ambrose Bierce et les terribles imaginations d'Edgar Poe, nous vous le recommandons chaleureusement.

C'est aussi une belle occasion de découvrir la face cachée de la colonisation et des fameux "Bureaux arabes".




Hector France Sous le burnous. Préface du Préfet maritime. Anarchasis, 208 pages, 17 €

samedi 16 avril 2011

Soleil, sable, sang, strupe

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Sous le burnous, l'estomaquant recueil d'Hector France est désormais en place dans toutes les librairies.

Si vous avez aimé les nouvelles de William Chambers Morrow, d'Ambrose Bierce et les terribles imaginations d'Edgar Poe, nous vous le recommandons.
Si vous vous intéressez à l'histoire coloniale, nous vous le recommandons.
Si l'Algérie vous attire, nous vous le recommandons.
Si les "Bureaux arabes" ne vous disent rien, nous vous le recommandons.
Et si vous aimez la littérature qui contond, nous vous le recommandons aussi.



Hector France Sous le burnous. Préface du Préfet maritime. - Anarchasis, 208 pages, 17 €

samedi 12 mars 2011

Soleil, sable, sang et autres sujets mémorables

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Le 15 avril prochain, Sous le burnous, estomaquant recueil de nouvelles d'Hector France, figurera en bonne place chez tous les libraires.

Si vous avez aimé les nouvelles de William Chambers Morrow, d'Ambrose Bierce et les terribles imaginations d'Edgar Poe, nous vous le recommandons chaleureusement.

Une belle occasion de découvrir la face cachée de la colonisation et des fameux "Bureaux arabes"...

Rappelons à toutes fins utiles que le savant René Fayt avait rendu à Hector France tout son lustre il y a quelques années dans un article panoramique — et fouillé — d'Histoires littéraires.


Hector France Sous le burnous. Préface du Préfet maritime. Anarchasis, 208 pages, 17 €