L'Alamblog

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jeudi 22 octobre 2009

Le Préfet maritime ne chômait pas... (1 : Henriot)

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Dans la foulée des écrits de Joseph Méry (in La Littérature est mauvaise fille) et d’Alfred Franklin, voici une troisième pièce consacrée au Paris futur, ou, pour être plus exact, à ses ruines.

Cette estimable thématique, belle occasion de satire et de facéties, aura donc connu avec le dessinateur Henriot (pseudonyme d’Henry Maigrot, 1857-1933) aura connu en 1910 sa troisième apothéose.

Célèbre caricaturiste et littérateur tout à la fois, Henriot, père du critique Emile Henriot (si l’on se souvient de ce dernier) , fut notamment directeur du Charivari en 1890 et le créateur de la fameuse Baïonnette qui croqua à belles dents Kayser, généraux, hommes de gouvernement et profiteurs de guerre durant la Première Mondiale. Son oeuvre de dessinateur disséminée dans l’Illustration ou le Journal amusant, ainsi que ses écrits, fussent-ils poèmes ou albums personnels dont il signait et les dessins et les textes, font de lui un artiste polyvalent de la Belle-Epoque au trait jubilatoire, comme va le re-démontrer la présente édition fac-similé (parfois en couleurs !) de Paris en l’an 3000. Vers, chroniques ou charge, tout lui allait, si l’on peut dire.

On ne donnera aucun détail sur le ressort formidable de ce Paris en l’an 3000 (les lecteurs de Méry et de Franklin s’en doutent), mais nous nous pencherons plutôt ici sur sa tonalité gracieuse, la bonne humeur de ses dessins, et cet Obus 21, nef volante héritée de Nadar, de Verne ou de Robida, sur laquelle le savant Pudding (mais oui) fait des siennes.

On n’en finit pas de se réjouir de la délicieuse histoire future de Paris…


Henriot Paris en l’an 3000. Préface de votre serviteur. - Paris, Phébus, 2009, 120 p. 20 euros

à paraître :

André Pieyre de Mandiargues et Jean Paulhan. Correspondance, 1947-1967. Edition établie par Iwona Tokarska et votre serviteur. — Paris, Gallimard, 2009, 448 p. 35 euros

Et, dans la collection “L’Alambic”, Robert C. Sherriff Le Manuscrit Hopkins — Talence, L’Arbre vengeur, 27 novembre 2009.

dimanche 30 novembre 2008

Le frontispice macabre des Ruines de Paris en 4875

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Grâce à l'aimable alamblogonaute Dominique Bordes, qui connaît bien le livre pour en posséder l'originale, voici le frontispice macabre de l'édition originale des Ruines de Paris... d'Alfred Franklin, texte farceur au destin tressautant.

Nous avions vu l'image dans les catalogues de Pierre Saunier, autrefois, et nous nous réjouissons de pouvoir la montrer encore.

Pour l'heure, il est toujours possible de se procurer la nouvelle édition définitive de ce récit d'aventures coloniales et d'archéologie, si l'on peut dire.



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Alfred FRANKLIN Les Ruines de Paris en 4908. — Talence, l'Arbre vengeur, coll. "L'Alambic", 111 p., 10 euros

vendredi 28 novembre 2008

Fouilles littéraires : on a retrouvé les Ruines de Paris !

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C’est aujourd’hui que reparaît un livre charmant d’Alfred Franklin. Charmant et historique. Il s’agit des Ruines de Paris en 4908, fresque aussi satirique que drôle, qui forme un pendant aux “Ruines de Paris” du charmant Joseph Méry rendues dans La Littérature est mauvaise fille (L’Atelier du gué, 2006). On verra en passant par la préface au récit d’Alfred Franklin que ça n’est pas par hasard : les deux hommes fréquentaient les mêmes pages de l’Abeille impériale… D’où l’histoire éditoriale entortillée de ce thème qui avait de quoi faire florès.
Pour donner quelque piste aux vaillants alamblogonautes, il convient d’indiquer qu’Alfred Franklin n’est pas Benjamin (de celui-ci nous parlerons plus tard). Non, Alfred fut bibliothécaire, historien de la vie quotidienne, érudit, bibliofilou et… imprimeur. Comme Benjamin…
Et là, il nous faut reconnaître que la vie est fort taquine. En effet, à peine ce nouveau volume de la collection L’Alambic était-il pris en main par son nouvel imprimeur qu’apparaissait sous la paume du Préfet maritime (contenu d’un container échoué sur la plage, comme par hasard) Une expédition aux ruines de Paris de Georges Spitzmuller, autre récit brodant sur le même thème paru dans les années 1920 en quatre fascicules de trente-deux pages de la collection “Les Beaux Romans d’Aventure” (n° 69 à 72), au catalogue de la maison France Edition (19, rue Gazan, Paris XIVe) sous les titres suivants : L’Hélioscope géant, La Cité disparue, La Fin d’une race, Yuki-Yako.
On n’en a jamais fini avec ces fils d’Ariane, et c’est tant mieux.
Evidemment, il est notoire que bien d’autres livres encore ont puisé à semblable imagination, puisque Paris est assurémment le sujet de fiction française le plus couru (Paris, ses autochtones, ses plages, etc.). Songeons par exemple au Parij d’Eric Faye, qui servait récemment encore l’uchronie d’une ville coupée en deux en lieu et place de Berlin. Ou au Doigt coupé de la rue du Bison de François Caradec, à propos duquel nous nous permettons d’insister.

Avant de clore ce billet, voici une prime aux alamblogonautes sous les espèces d’une illustration, celle qui fut servie aux lecteurs de l’Abeille impériale, organe où Alfred Franklin signa, d’après ce que l’on en sait pour l’heure, ses premières chroniques, recueils d’anas thématiques et donna en feuilleton ses “Ruines de Paris”.
Nous n’avons pas eu la jour de découvrir le frontispice “macabre” de l’édition originale, et nous le regrettons bien.
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Alfred FRANKLIN Les Ruines de Paris en 4908. — Talence, l’Arbre vengeur, coll. “L’Alambic”, 111 p., 10 euros

jeudi 28 décembre 2006

Bibliographie exhaustive de la collection L'ALAMBIC


L'Alamblog a une histoire dont vous n'avez, chers nautes, peut-être pas connaissance.

Afin de ne rien cacher, et pour éviter les malentendus, vous trouverez ci-dessous un résumé de l'action et le catalogue intégral de la collection, ainsi que du périodique (peu courant) dont un satané scanner refuse de rendre le beau vert.
En attendant ces données très roboratives, le Préfet maritime peut dévoiler d'où provient ce nom d'Alambic...

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