L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mot-clé - Alain Chevrier

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 30 juillet 2014

Couacs dis donc !

couacschevrier.jpg



Tout à ses recherches en poétique amusante, Alain Chevrier, psychiatre ès-lettres déjà bien connu des lecteurs de l'Alamblog a fait parvenir jusqu'à notre île son nouvel opus : un généreux Couacs publié par les éditions des Vanneaux de Cécile Odartchenko à Bordeaux — label sous lequel paraît la revue Première Ligne.
Explorant cette fois les vertus de la syllabe et en particulier du mot monosyllabique, Alain Chevrier s'en donne à coeur joie.

Tu n'as plus dans ton stock que les mots les plus courts et qui n'ont qu'un seul son.


A travers proses, listes de lectures monosyllabiques (titres d'oeuvres et noms d'auteurs), poèmes à vers unique, etc. Alain Chevrier exploite jusqu'au bout les capacités du mot à une syllabe et nous prouve qu'il a de la ressource — le mot monosyllabique, mais lui aussi au fond.

L'ours est fou de miel et ne craint pas les dards.


Alain Chevrier nous montre que le français peut se développer avec autant de vivacité que l'anglais. Voilà qui devrait faire réfléchir. Cela réjouira d'abord tous ses lecteurs, puis tous les manieurs de langue qui vont déguster ces exercices beaucoup plus lisibles et nourrissants que beaucoup d'exercices oulipiens finalement frappés de stérilité. Chez Chevrier on déguste et on se réjouit.



Alain Chevrier Couacs. — Bordeaux, Éditions des Vanneaux (8 rue Teulère, 33000), 240 pages, 17 € odartchenkocecile@gmail.com

mercredi 14 septembre 2011

Taratantara, par Alain Chevrier

ChevrierTaratataAlain.jpg


Alain Chevrier, qui adore nous surprendre, vient de nous informer du fruit de ses nouvelles recherches métriques.

Elles concernent le taratantara.

Mais oui.

Et il précise :

« Le décasyllabe / à césur(e) médiane » :
sous ce titre vient de sortir un livre
d’Alain Chevrier, qui est publié
par les Éditions Classiques Garnier
en août 2011 : 406 pages,
49 € (oui, mais ça les vaut ;-),
et 0, 660 kg.
Cette anthologie à base métrique
sur un vers nommé « taratantara »
(qui est en latin le bruit du clairon)
va du plus ancien jusqu’au plus nouveau.
Bien sûr l’Oulipo n’est pas oublié :
Mentions de Queneau, Queval, Bens, Roubaud.
Ceci n’est pas un'… pub, mais une info.

Bref, c'est l’histoire d’un vers singulier, le décasyllabe à césure médiane, appelé taratantara, retracée depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours.
Son éditeur renchérit :

Selon les époques, il a informé de nombreux genres: chansons, vers mesurés, romances, poèmes descriptifs ou lyriques. Les poèmes anciens, souvent peu accessibles, sont donnés dans leur intégralité. Les analyses métriques et les commentaires historiques mettent en évidence les liens d’intermétricité entre ces textes et montrent comment une forme peut prendre sens.

Et Alain Chevrier d'ajouter :

"Jarry peut s'y lire, et même Dayros.
"Oui, Dayros enfin est chez les Classiques !"

Depuis, en travaux pratiques, il aurait selon ce mètre
réécrit d'un maître certain "Le Cimetière marin"...



Alain Chevrier Le Décasyllabe à césure médiane. Histoire du taratantara. - Paris, Classiques Garnier, 406 pages, 49 €

jeudi 1 juillet 2010

Argotique Desnos

DenosArgot.jpg



Robert Desnos en argot : quelle lecture plus agréable peut-on rêver pour l'été ?

Derrière l'étendard bréneux du "Maréchal Ducon" se sont enrôlés sous la plume du poète ses plus remarquables poèmes de résistance. Et des plus drôles, enlevés, vengeurs ! Qui aura le coeur de résister à cette lecture emballante ?

Dans l'habit d'explications, de versions et d'éclairages que leur a fourni l'excellent Alain Chevrier - faut-il encore préciser qu'il est l'auteur du Sexe des rimes (Belles Lettres 1996), l'éditeur avec Edmond Thomas de l'Anagramméana d'Hécart (Plein Chant, 2007) ou de Lettres de Zûrn et Bellmer au docteur Ferdière (Nouvelles Editions Séguier, 1994) ? -, il y a tout lieu de croire qu'on ne pourra guère aller plus loin dans la mise en perspective du "corpus". Ecrits sous le pseudonyme de Cancale, par un Desnos qui avait "la caille", ces poèmes illustrent à merveille l'argot tel qu'il se consommait sous l'Occupation. Pour ça aussi, car il donne aussi une idée de la colère de son auteur, c'est un ensemble passionnant.

Si vous ne savez rien des Bouzin (un mot qui nous est cher), Moulana, Ladé, Cherrer, Morgue, Nazi (terme du français argotique bien antérieur à l'apparition du parti national-socialiste allemand), profitez des mois d'été pour vous instructionner.



Robert Desnos Poèmes en argot. Edition établie et commencée par Alain Chevrier, avec transcription des poèmes. - Saint-Genouph, Librairie Nizet, 95 pages.