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Le mensonge est-il un crime ?

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Dans son nouveau roman - il sortira en janvier - Emile Brami court sur les terres du mensonge.
Inspiré tout à la fois par l'histoire de Romand, le faux médecin de l'OMS assassin de sa famille, qui a constitué le sujet du livre d'Emmanuel Carrère, L'Adversaire (POL, 2000), et par la vie de la communauté parisienne des Juifs Tun (1), il revient sur l'existence d'Azed, personnage de l'ombre, sulfureux, exilé de sa propre famille.
On ne dévoilera pas le ressort du roman, mais il est moins question de crime en ces pages que de fierté et de honte, ce qui en fait quelque chose comme une tragédie, ou un vrai roman de l'être humain aux prises avec ses démons et avec les démons de ses pères... Ces histoires de famille sont décidément bien tragiques qui mènent à la tromperie par bienveillance.
Alerte, la plume de Brami, qui nous brosse pour commencer le tableau diablement crédible d'un mariage, nous vaut quelques moments de plaisirs, en particulier dès les premières respirations du livre durant lesquels le narrateur constate qu'il est désormais relégué parmi les anciens de la noce. Du Brami tout craché.
Entre retour sur soi et souvenirs de Tunisie, ce sont les espoirs infondés et la soumission aux désirs de l'Autre qui pourraient bien constituer le crime de ce livre-ci.
Mais pour quel cadavre ?



Emile Brami Notre crime. - Paris, Ecriture 180 pages, 18 €


(1) Originaires de Tunisie.

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