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L'Apothéose des fortes têtes (Pour une histoire des revues uninominales)

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La Revue des revues 56e du nom va paraître incessamment et ça ne sera pas pour le Préfet maritime la livraison banale banale. C'est en ses pages que paraissent "Les Revues d'une seul : l'apothéose des fortes têtes". Un article lentement mûri (dix ans, certains parlent de douze ou treize mais les mauvaises langues, hein...) où l'on apprend qui a inventé la "revue" en tant que forme éditoriale, qui en a fait son glaive et sa lance, qui en a vécu et qui en est mort, comme à la belle époque des engagements vrais.

On y découvrira en outre que la revue, réputée organe "de groupe" par des chercheurs qui n'ont pas cherché jusqu'au bout, est aussi la "revue d'un seul" !
Cela méritait d'attendre trois lustres : on apprendra dans cette livraison que la revue uninominale est en réalité la seconde face de la revue qui, comme la lune, a caché longtemps ce que l'on tenait à l'ombre. Malgré les signes, malgré les cas notoires, malgré les célébrités et malgré les succès. Car, oui, nous parlons de Rochefort, de Bloy, de Barrès, d'Alphonse Karr, qui ne sont pas de minces citoyens...
De plus, il va être flagrant que nous parlons aussi de Karl Kraus, d'Albert Humbert, d'Henri Béraud et d'un nombre d'écrivains majeurs ou secondaires considérable.

Et ça, foi de Préfet maritime, cela remet en question la doxa, l'historiographie, les sources et tout le saint frusquin.

Désormais, la question qui se pose est celle-ci :

Qui n'a pas publié sa "revue d'un seul" ?




La Revue des Revues (n° 56), octobre 2016.
Au sommaire : "Pierre Bergounioux qui rappelle que les revues font le printemps, enchaîne sur un article (superbe de précision) sur une revue qui fit bourgeonner la théorie: Poétique. Julien Schuh plonge loin dans le passé en faisant un sort à la part des éphémères dans les petites revues fin-de-siècle. Dans des formes plus brèves : Mélikah Abdelmoumen reprend le chemin de son Québec pour effeuiller un bouquet de revues. Quant au Cahier du refuge de l'ami Emmanuel Ponsart, il suscite une évocation poétique, étonnante, buissonnière de Pierre Hild. Et puis un chapelet de notes de lecture sur des nouvelles revues referme le numéro – dont l'une qui en prend pour son grade..."

Le salon des revues a lieu en fin de semaine à l'espace Blancs-Manteaux (Paris), vernissage vendredi soir.

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