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Autopont

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Avant d'évoquer ici Le Grand Jeu de Céline Minard (Rivages), parti pour casser la baraque, ou Tout est à moi, dit la poussière d'Arthur Bernard (Champ Vallon), un mot sur Sporting Club d'Emmanuel Villin.
Dans une langue à la fois ample et d'une grande fluidité, l'ancien journaliste au Proche-Orient nous fait le récit d'un rendez-vous sans cesse remis dans une ville du pourtour méditerranéen qui pourrait être Beyrouth ou telle autre zone urbaine à corniche. L'ambiance est revenue au calme. Immergé dans un environnement doucement déliquescent, Villin nous fait un tableau non sans charme qu'il parvient à retenir au bord de la mélancolie.
Son roman rappelle — pourquoi ? reste à enquêter — La Couleur inconnue de Jacques Gellat (Corti, 2000), ou certaines boîtes à mystère du miniaturiste Ronan-Jim Sévellec. Quoi qu'il en soit on y lit avec surprise et dès la quarantième page le mot "autopont" qu'on n'avait plus entendu depuis deux ou trois lustres.
Prenez la roquade juste après l'autopont, Sporting Club est une sortie à ne pas rater.


Emmanuel Villin Sporting Club. — Asphalte éditions, 144 pages, 15 €

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