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Amer, la revue qui tranche

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C'est avec une souris crevée qu'Amer, la "revue finissante" offre sa "sixième floraison". Ça a l'avantage d'être précis dans le choix de l'esthétique (déliquescence et punkerie), et c'est fort habile puisque les bêtes à fourrure ont un capital sympathie toujours plus grand que les bêtes à écailles et sang froid.
Façonnée au format de poche, Amer est bourrée à craquer de propositions sur le thème du "monstre végétal". Au sujet d'une "Écologie de l'imaginaire" y sont proposés des entretiens (Benjamin Hennot, documentariste de Jungle étroite sur le verger expérimental des Fraternités ouvrières de Mouscron, avec de précieux "propos entendus", la comédienne Anna d'Annunzio, Lilith Jaywalker au sujet de son recueil de nouvelle Emeutia Erotika), des chroniques, des essais sur le XIXe déliquescent, sur les chatnoiresques fèces (Caroline Crépiat), un cahier de photographies et des illustrations largement répandues, bref, la rédaction n'est pas chiche qui du militantisme entend toute la générosité.
Au passage, signalons encore le témoignage du skin Daniel Chéribibi, qui, dans "Paris gentrifié, Paris outragé", déplore l'hipstérisation succédant à la boboïsation des quartiers populaires de la capitale (Belleville-Ménilmuche), et des "Conseils de chapardage" que déploreront sans doute les libraires mais point les lecteurs.
Pour ne pas avoir l'air d'une cloche qui promène son mouque, arborez fièrement l'Amer 6!


Amer, n° 6
320 pages, 7 euros ou prix libre
contact@zamdatala.net


Le même atelier a produit des ouvrages qu'il faudra bien que l'on montre ici bientôt. Et puis il y a le blog qui ouvre d'autres perspectives. Foi de Préfet maritime, les siestes sur île pacifique vont devenir de l'histoire ancienne...

Commentaires

1. Le jeudi 25 septembre 2014, 14:19 par C.

Un détail sans doute mais il me semble qu'il s'agit d'une souris et non d'un rat. Merci pour elle!

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