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Claude Aveline loue le Roc d'or (1927)

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En attendant la parution, le 15 mai prochain, du Roc d'or de Théo Varlet, voici ce qu'en disait bienveillamment Claude Aveline en mai 1927 dans la Chronique des lettres françaises :


LE ROC D'OR, par Théo Varlet (Plon)
Après avoir traduit L"'Île au trésor", de Stevenson, M. Théo Varlet crée lui-même l'île-trésor : il nous raconte la découverte d'un bolide énorme, qui chut du ciel pour le plus grand bien du franc et la mortification de la livre, grimpée jusqu'à 450. Les romanciers aiment ainsi de mettre leur patrie en danger, ou d'accroître celui qu'elle court, afin de pouvoir la délivrer aec plus d'éclat. Il faut avouer que la manière de M. Varlet est bien attachante. On admet facilement le secours céleste, on suit avec curiosité le déroulement des réactions et des troubles qu'il engendre. Naturellement l'Allemagne est mêlée au récit, et il y a un professeur espion de première force, qui utilise le microphone (...), le docteur Marquin, homme d'esprit, dont le mérite est de se trouver sur le bateau qui découvre le roc d'or, et de relate un récit passionnant auquel son amour ajouter une note nécessaire.
L'auteur du "Démon dans l'âme" et de "La Belle Valence", n'a pas cru déchoir en sacriifant au roman d'aventures, et il a eu raison. Près du roman psychologique, celui-ci possède un rôle précieux : de délassement, de repos. A la manière des films où le nombre des péripéties nous fait mieux goûter la mollesse et l'immobilité de notre fauteuil, le roman d'aventures nous donne, sans porter atteinte au calme de notre esprit, un spectacle enchanté.
Claude Aveline




Théo Varlet Le Roc d'or. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, 2014.

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