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Le Roc d'or de Théo Varlet bientôt en librairie !

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Si Roc d'or a laissé un grand souvenir aux turfistes de l'Indochine des années 1936-1937 — ce cheval finissait souvent placé —, on est en droit de se demander si son propriétaire avait nommé ou non le cheval en référence au roman de Théo Varlet. Son succès d'estime justifie diablement cette hypothèse.
Pour l'heure, et avant d'éclaircir cette énigme sans importance, sachez, heureux mortels, qu'une nouvelle édition de ce grand roman d'aventures sera très prochainement sous presse.
Voilà qui réjouit, d'autant qu'une couverture somptueuse et colorée nous met l'eau à la bouche...


On en a parlé (en 1927) :

Après avoir traduit L'Île au trésor, de Stevenson, M. Théo Varlet crée lui-même l'île-trésor : il nous raconte la découverte d'un bolide énorme, qui chut du ciel pour le plus grand bien du franc et la mortification de la livre, grimpée jusqu'à 450. Les romanciers aiment ainsi de mettre leur patrie en danger, ou d'accroître celui qu'elle court, afin de pouvoir la délivrer avec plus d'éclat. Il faut avouer que la manière de M. Varlet est bien attachante. On admet facilement le secours céleste, on suite avec curiosité le déroulement des réactions et des troubles qu'il engendre. Naturellement l'Allemagne est mêlée au récit, et il y a un professeur espion de première force, qui utilise le microphone et se suicide lorsqu'il et découvert. Il y a la fille du professeur, qui n'est pas sa ville, parce que la mère eut le bon goût de tromper celui-ci : et par conséquent la jeune et belle Frédérique sera digne du héros, le docteur Marquin, homme d'esprit, dont le mérite est de se trouver sur le bateau qui découvre le roc d'or, et de relater un récit passionnant, auquel son amour ajouter une note nécessaire.
L'auteur du Démon dans l'âme et de La belle Valence, n'a pas cru déchoir en sacrifiant au roman d'aventures, et il a eu raison. Près du roman psychologique, celui-ci possède un rôle précieux : de délassement, de repos. A la manière des films où le nombre des péripéties nous fait mieux goûter la mollesse et l'immobilité de noter fauteuil, le roman d'aventures nous donne, sans porter atteinte au calme de notre esprit, un spectacle enchanté.

Claude Aveline



Chronique des lettres françaises, mai 1927, p. 422-423)


Théo Varlet Le Roc d'or. Préface du Préfet maritime. - Talence, l'Arbre vengeur. Bientôt sous presse !

Commentaires

1. Le mercredi 12 mars 2014, 12:19 par Bruno Duval

Pas mal, le Roc d'or, chez l'éditeur, entre autres, de Maurice Fourré,
mais, de Théo, faudrait pas oublier LA GRANDE PANNE, de 1930, d'une actualité brûlante avec l'invasion du lichen dans le métro!
Cela dit, dans ses trades comme dans ses romans, Théo n'est pas un styliste hors pairs, oscillant entre une certaine sapience et le tout à l'égout!
B.

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