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Bibliographie lacunaire du "Livre Plastic"

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L'Histoire est ainsi transmise que pour ne pas surcharger les méninges de leurs concitoyens, la plupart des journalistes et des vulgarisateurs simplifie à outrance l'information qu'ils sont censés convoyer. Ainsi, le livre de poche serait-il apparu en France en 1953. Nous verrons bientôt que c'est faux, et diablement faux.

Dans l'histoire de l'introduction — industrielle — du livre au format de poche en France, vaste opération de longue haleine au sortir de la guerre — remportée par qui l'on sait — il faut par exemple compter sur le "Livre Plastic" dont le nom étrange tient à son pelliculage moderne.

Avant d'entamer un panorama plus large du livre au format de poche en France, sachons tout de même que le "Livre Plastic" arbore un copyright de la maison Nicholson et Watson Ltd (Londres, Bruxelles, Paris), que ses corps d'ouvrages sont imprimés par Brodard et Taupin (Paris-Coulommiers) et que l'imprimeur de la couverture pelliculée se nomme Gérard & Co (Verviers, Belgique), un nom qui rappelle quelque chose aux plus bibliofilous.

A suivre...



Collection "Le Livre Plastic"

Louis Bromfied Le Cas de Miss Annie Spragg (n° 1)
Madame de La Fayette La Princesse de Clèves (n° 2)
Vicki Baum Lac aux Dames (n° 3)
Georges Bernanos La Joie (n° 4)
Henri Troyat Grandeur nature (n° 5)
Graham Greene Orient Express (n° 6)
Colette L'Ingénue libertine (n° 7)
Aldous Huxley Le Meilleur des mondes (n° 8)
Eugène Dabit Hôtel du Nord (n° 9)
Virginia Woolf Orlando (n° 10)
Charles Dickens Les Grandes Espérances (n° 11)
Edna Ferber Show Boat (n° 12)
Sinclair Lewis L'Amazone (n° 13)
Charles Dickens Oliver Twist (n° 14)
Ted W. Lawson 30 Secondes sur Tokio (n° 15, a. i. 15 novembre 1948)
Raymond Queneau Un rude hiver (n° 16, a. i. 20 novembre 1948)
Richard Hughes Cyclone à la Jamaïque (n° 17)
Thornton Wilder Le Pont du Roi Saint-Louis (n° 18)
Christophe Morley Le Cheval de Troie (n° 19, 1949)
Charles Dickens Les Temps difficiles (n° 22, 1949)




Collection "La Tour de Londres"

N° 1. Dorothy Sayers, Lord Peter en Écosse, traduit de l’anglais par Marthe Chaumié (février 1947)
2. Philips Oppenheim, Sir Jasper Slane et Scotland Yard, traduit de l’anglais par Roger Loriot (septembre 1947)
3. Margot Bennett, La Mort du petit poisson, traduit de l’anglais par M. C. (1947)
4. David Hume, Mick Cardby joue et gagne, traduit de l’anglais par Hélène Meyer (novembre 1947)
5. Ellery Quenn, Le Dragon creux, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (juillet 1947)
6. Dorothy Sayers, Le Duc est un assassin, traduit de l’anglais par Roger Loriot (1947)
7. Showell Styles, La Montagne de l'espion, traduit de l'anglais par Lucienne Franck (août 1947)
8. Kathleen Moore Knight, Sept Étrangers, traduit de l'anglais par Claude Janvier (août 1947)
9. David Hume, La Couronne mortuaire, traduit de l'anglais par J. Lengit (octobre 1947)
10. Michael Stark, L'Assassin frappe trois fois, traduit de l’anglais par Roger Loriot (novembre 1947)
11. Mignon Good Eberhart, Ouragan, traduit de l’anglais par Maurice Azoulay (décembre 1947)
12. Craig Rice, Crimes dans la soie, traduit de l’anglais par Cécile Seresia (janvier 1948)
13. James Hadley Chase, Douze balles dans la peau, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (mars 1948)
14. Kathleen M. Carmel, Service secret, traduit de l’anglais par Cécile Seresia (mars 1948)
15. Paul Capron, Le Journaliste est mort, traduit de l’anglais par Henri Demeurisse (mai 1948)
16. Jay L. Corrier, Rendez-vous au Mexique, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (juin 1948)
17. Léo Bruce, Meurtre sans cadavre, traduit de l’anglais par Claude Janvier (juillet 1948)
18. Showell Styles, Le Château maudit, traduit de l’anglais par M. Beerblock (juillet 1948)
19. Maureen Sarsfield, L'Assassin vient dîner, traduit de l’anglais par Paule Merlin (août 1948)
20. Frank Gruber, Neuf millimètres, traduit de l’anglais par Maurice Beerblock (septembre 1948)
21. Francis Bonnamy, La Mort est dans l'escalier, traduit de l’anglais par Cécile Seresia (octobre 1948)
22. Dorothy Cameron Disney, Explosion, traduit de l’anglais par Cécile Seresia (novembre 1948)
23. Frank Gruber, La Fortune vient à 4 heures, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (décembre 1948)
24. Mignon G. Eberhart, Évasion dans la nuit, traduit de l’anglais par Édith Vincent (décembre 1948)
25. W. T. Ballard, La Mort vient en jouant, traduit de l’américain par Alain Glatigny (décembre 1948)
26. Frank Gruber, Renseignements confidentiels, traduit de l’anglais par Maurice Beerblock (décembre 1948)
27. Manning Long, Pas d’émotion pour Madame, traduit de l’anglais par Cécile Seresia (mars 1949)
28. Mary Roberts Rinehart, La Chambre jaune, traduit de l’anglais par S. et T. Vincelot (avril 1949)
29. Joseph Shallit, Miss Gilham apprend le judo, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (mai 1949)
30. Jonathan Stage, Chasse à courre, traduit de l’anglais par Jacqueline Richard (mai 1949)
31. Frank Gruber, Chester Erb a disparu, traduit de l’anglais par Maurice Beerblock (juin 1949)
32. Mignon G. Eberhart, N’en dites pas de mal, traduit de l’anglais par Henry Demeurisse (mai 1949)
33. Brett Halliday, Gin et laudanum, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (juin 1949)
34. Nancy Rutledge, Le Chat connaît l’assassin, traduit de l’anglais par Henry Langon (juillet 1949)
35. W.T. Ballard, On n’arrête pas de tuer, traduit de l’anglais par Henry Langon (septembre 1949)
36. James Fox, Mr MacFarland est de trop, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (septembre 1949)
37. Clarence Mullen, Eddie joue au pendu, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (octobre 1949)
38. Bruno Fischer, Point trop n’en faut, traduit de l’anglais par Michel Peyran (octobre 1949)
39. Frank Gruber, Change de disque, traduit de l’anglais par André Launay (15 novembre 1949)
40. Frank Gruber, Sam Cragg hérite…!, traduit de l’anglais par Marc Thiry (novembre 1949)
41. Eby Lois & J.C. Fleming, Les Femmes ça me connaît, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (décembre 1949)
42. Manning Long, Aucun délai, traduit de l’anglais par Catherine Grégoire (décembre 1949)
43. Frank Kane, Le Vert sied aux rousses, traduit de l’anglais par André Launay (janvier 1950)
44. Helen Reilly, Quatre avant Gabrielle, traduit de l’anglais par Henri Demeurisse (janvier 1950)
45. Brett Halliday, Mike connaît la musique, traduit de l’anglais par Michel Peyran (février 1950)
46. Jean Liebeler, En votre âme et conscience, traduit de l’anglais par Marc Thiry (1950)
47. Richard Burke, Trois étoiles pour un général, traduit de l’anglais par André Launay (mars 1950)
48. Jonathan Stage Chasse à courre (1950) ?
49. Marco Page, Deux mesures pour rien, traduit de l’anglais par Catherine Grégoire (avril 1950)
50. Francis Duncan, Pas question de m’avoir, traduit de l’anglais par Jeanne Fournier-Pargoire (avril 1950) 51. Fredric Brown, Tuer pour passer le temps, traduit de l’anglais par Pierre Legentil (juin 1950)
52. William O’Farrell, Tu ne tueras point, traduit de l’anglais par Alain Glatigny (juin 1950)
53. Joe Barry, Pour Acquit, traduit de l’anglais par André Launay (juillet 1950)
54. Fredric Brown, La Belle et la Bête, traduit de l’anglais par Catherine Grégoire (août 1950)
55. Louis Trimble, Cartouche à blanc, traduit de l’anglais par Alex Grall (novembre 1950)
56. XXX
57. R. Powell, Ma femme est une espionne (1951).


Avec nos remerciements à Patrick Fréchet et George Weaver pour leurs précieux compléments.

A suivre...

Commentaires

1. Le jeudi 2 février 2012, 15:54 par George Weaver

La collection "La Tour de Londres" s'est arrêtée début 1951 au n°57, "Ma femme est une espionne", de R. Powell, après avoir notamment été la première à traduire en France Fredric Brown, en 1950, avec "Tuer pour passer le temps" et "La belle et la bête".

2. Le vendredi 3 février 2012, 11:14 par E. Panorthotès

Plutôt : Brodard et Taupin ?

3. Le lundi 6 février 2012, 19:43 par George Weaver

Pour "La tour de Londres", les 20 premiers de votre liste sont dans le bon ordre : vous pouvez les numéroter. Les onze premiers (jusqu'à "Ouragan" inclus) datent de 1947.
Ensuite :
21 : Dorothy Disney "Explosion"
22 : Francis Bonnamy "La mort est dans l'escalier"
Après c'est bon jusqu'au n°26 inclus, Frank Gruber "Renseignements confidentiels", qui est le dernier de l'année 1948.
Après quoi il faut rectifier, car :
Frank Gruber "Change de disque" est le n°39 et Manning Long "Aucun délai" est le n° 42 (et le dernier de l'année 1949)
Le n°28 est Mary Roberts Rinehart "La Chambre jaune" (1949)
n°30 : Jonathan Stage "Chasse à courre" (1949)
n°33 : Brett Halliday "Gin et laudanum" (1949)
n°36 : James Fox "Mr MacFarland est de trop" (1949)
et ensuite :
n°40 : Frank Gruber "Sam Gragg hérite" (1949)
n°41 : Eby Lois & J.C. Fleming "Les Femmes ça me connaît" (1949)

n°43 : F. Kane "Le vert sied aux rousses" (1950)

n°47 : Richard Burke "Trois étoiles pour un général" (1950)
n°48 : Manning Long "Noël à l'arsenic" (1950)

n°50 : F. Duncan "Pas question de m'avoir" (1950)
n°51 : Fredric Brown "Tuer pour passer le temps" (1950)

n°53 : Joe Barry "Pour Acquit" (1950)
n°54 : Fredric Brown "La Belle et la Bête" (1950)
n°55 : L. Trimble "Cartouche à blanc" (1950)
le n°56, S.A. Steeman "La nuit du 12 au 13", annoncé, n'est jamais paru.

Et voilà ! tout ceci grâce à l'inventaire établi par Jacques Bisceglia dans "Trésors du roman policier 1985-1986" (Éditions de l'amateur, 1984).

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