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L'autre visage de Paul Achard

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Paul Achard, s'en souvient-on, était un journaliste, un écrivain et un homme du spectacle vivant du siècle dernier.
D'abord secrétaire de rédaction des Annales africaines d'E. Mallebay, à Alger, il monte au début du siècle à Paris où il entame une carrière de journaliste.
Il progresse vite et se trouve, dans les années trente, parmi les signatures du magazine Voilà aux côtés d'André Salmon, Pierre Hamp, Léon-Paul Fargue, Luc Durtain, etc.
Bien sûr, il entreprend parallèlement d'écrire des livres, des chroniques du temps et des romans dont plusieurs ont un certain retentissement. Mes Bonnes ou Ia !, par exemple, qui lui vaut des problèmes durant l'Occupation ; il est vrai qu'il prévenait, un peu après Simone Weil, du dangers de l'expansionnisme nazi. Et pour la fine bouche, on peut également signaler que, à l'instar de M. Boulgakov ou de F. Caradec, il s'intéressait assez aux chiens pour les faire exister en littérature dans son tout premier livre, Nous, les chiens.
Bel homme, caboteur des rues de la capitale, Paul Achard aurait été reconnu plus aisément sans doute si un certain Marcel Ferréol n'avait opté durant les années 1920 pour un pseudonyme un rien embarrassant... En devenant Marcel Achard, bientôt académicien et auteur préféré des comiques de certaine émission radiophonique, il jetait sans trop s'en préoccuper un peu d'ombre sur Paul Achard.
La prochaine réédition de La Queue par les éditions Mille et une Nuits vous apportera plus de lumières à son propos.
A suivre donc.

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