yomilitaire.jpg



Nous vous l'avions promis, le voici : un autre portrait de Jacques Yonnet pour que, enfin, on n'oublie plus sa figure.
Et quelle ! Vêtu d'une hure apparemment réglementaire, n'est-ce pas qu'il a belle allure, Jacques Yonnet ?
Il n'est bien évidemment pas nécessaire de faire l'article aux plus aguerris d'entre vous qui ont lu, c'est sûr, sa fameuse Rue des maléfices de 1954 (d'abord intitulée Enchantements sur Paris par Denoël contre sa volonté).
C'est avec Le Vin des rues de Robert Giraud (Denoël, 1955) ou le Paris insolite de Jean-Paul Clébert (1953) l'un des grands bouquins sur le Paris du mi-siècle. Où l'on constate donc qu'entre 1953 et 1955 la maison Denoël a publié trois livres importants, sans cesse réédités, et goûtés par les amateurs de bonnes choses.

Nous n'allons pas faire aujourd'hui le portrait en pied et en mots de Jacques Yonnet. Un article paraîtra dans les jours qui viennent dans le Matricule des Anges et, surtout, nous vous promettons de vous en dire plus dans les temps qui viennent sur ce personnage de prime malice, poète d'abord, puis chroniqueur, marionnettiste et dessinateur - j'ai le souvenir d'une superbe petite huile inachevée de Jacques Yonnet au mur du domicile de Pierre Béarn qui m'avait drôlement fait baver, qu'est-elle devenue ? -, et parce que grand mystificateur : collaborateur de l'Encyclopédie des Farces et Attrapes de Noël Arnaud et François Caradec.
Nous allons faire le nécessaire pour éclairer autant que possible ce personnage qui fusa beaucoup, fréquenta davantage (Doisneau, Romi, etc.), bourlingua dans la capitale au point d'en connaître les recoins les plus miteux et les plus magiques et reste malgré tout une figure notoire mais mal connue.
Savait-on qu'il avait, par exemple, publié une bande dessinée ?
Et se doutait-on que des historiens de la résistance se penchent sur Rue des maléfices pour tenter d'y voir un peu plus clair sur les V-men et les W-men ? Pauvres chercheurs, nous les plaignons, qui doivent démêler chez Jacques Yonnet la part du faux, de la fiction, du vrai et du plus ou moins vrai. De quoi s'offrir un accident vasculaire cérébral...

A suivre donc, et comment !