Le Grand jeu-concours de l'Alamblog
Par Le Préfet maritime le mercredi 16 juillet 2008, 20:41 - Apostille - Lien permanent
Qui est donc ce mystérieux personnage ?
Même règlement que d'habitude : le vainqueur sera le vainqueur, c'est-à-dire le premier à donner la bonne réponse.
L'auteur lui-même et ses familiers ne pourront évidemment pas jouer.
Un ouvrage de la collection L'Alambic gracieusement offert par les éditions L'Arbre vengeur constituera son lot.
Résultats de notre précédent Grand Jeu Concours
Contrairement à ce que racontent Grand Robert et Wikiblabla, c'est bel et bien Louis-Ferdinand Céline qui usa tout d'abord de la formule bla bla bla.
Anne Massoulier s'en doutait qui l'avança la première, et c'est André Derval qui confirma en nous fournissant les références exactes : Bagatelles pour un massacre, Paris, Denoël, 1937, p. 165.
Ils se partageront le lot : un livre de la collection L'Alambic.
Avec ses 1945 pour blabla et 1947 pour blablabla, le Grand Robert est dans les choux.
Quant à la légende de cette invention par le journaliste Paul Gordeaux, né Philippe Gordolon, elle est bien tardive et apparemment de tradition familiale. Une confirmation du peu de sûreté des informations made in Wikikiland.
Reste à trouver la trace d'usages antérieurs de la formule, pour ceux que cela amuse, sous cette forme graphique ou sous une autre. Il ne nous étonnerait guère que de Perfide Albion nous parvint cette formidable formule plus autrefois encore.
Commentaires
C'est Philippe Chevallier guettant anxieusement son compère barbu...
Ne s'agirait-il pas de Jean de La Ville de Mirmont ?
Mon beau-frère va être furieux de voir que vous avez mis sa photo sur vot' blog sans lui demander : c'est un crève-cœur pour lui ce rideau baissé qui rappelle un passé enfui. Je me souviens qu'à l'époque tout le monde lui disait qu'il ressemblait à un coureur cycliste, à moins que ça soye à un écrivain, je me rappelle plus. Bon sang comme le temps passe ! Et comme elles étaient belles les cravates !
Page 265 ? Comme vous y allez cher préfet pour un livre qui ne compte que 226 pages ! La citation est en fait page... 165. Une bagatelle en quelque sorte. Enfin, vous nous aurez mis sur la piste.
A tout hasard : Leo Lipski
C'est le beau-frère de Jean FOLLAIN le jour où il tira le rideau de son Épicerie d'Enfance, près Saint-Lô.
ps: plutôt qu'un de ces ouvrages tordus de L'ALAMBIC, le Préfet maritime ne pourrait-il pas m'envoyer cinq paquets de Caporal coupe fine à rouler et un litre de gasoil? Merci.
Marc Stephane
Hector France ?
C'est le maire de Paris.
Pour le lot, un grand merci - tres touche - pourrais-je avoir la deuxieme moitie du livre (j'aime bien savoir comment ca finit)
A
(sans accents et sans cedille)
Bla-bla-bla ou blabla : Le journaliste Paul Gordeaux inventa ce terme qu'il utilisait fréquemment dans les histoires qu'il racontait à ses amis. Au nombre de ceux-ci Pierre Bénard, directeur du Canard enchaîné, reprit le terme dans ses articles. Le mot plut aux journalistes anglo-saxons qui l'utilisèrent à leur tour. Le Pandit Nehru, l'employa à la Tribune des Nations Unies au début des années 1960 - " Tout ça , c'est du bla-bla-bla, comme dit le Canard Enchaîné" ! réf : expressions ou mots inventés page 437 au bonheur des mots de Claude Gagnière. En 1978, le mot fit son entrée dans le dictionnaire de l'Académie française et le Larousse ne tarda pas à le consacrer officiellement. Ceci pour éclairer la lanterne de ceux qui persistent à attribuer ce mot à d'autres et qui insinuent que c'est une légende familiale ! Jean-Paul Gordolon, fils de Paul Gordeaux