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Gabriel Nigond : un intime de Marcel Schwob

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C'est peut-être un grand jour pour les schwobiens : Gabriel Nigond reparaît.

Et Gabriel Nigond nous revient avec un écrit qu'il dédia à Marcel Schwob.

Faute de documents, les récentes biographies et oeuvres complètes de Marcel Schwob n'avaient pas soulevé le voile sur ce moustachu personnage, mais l'intérêt d'une nouvelle maison d'édition, Versant Libre, va permettre de combler cette lacune de nos savoirs diffus.
Car celui qui fut l'intime du grand homme mérite, par principe, d'être observé, et sa bibliographie prouve qu'il est urgent de le faire. Pour tout dire, contemporain d'un Théo Varlet ou d'un Victor Barrucand, Gabriel Nigond (1877-1937) n'apparaissait vivement que dans le Journal de Paul Léautaud (qui ne put s'empêcher à son endroit un bien vilain calembour). Pour le reste, souvenirs, mémoires et essais des gens de plume, de planche ou de morasse faisaient silence ; un silence coupable, il va s'en dire, puisque Gabriel Nigond, loin d'être seulement ce conteur en vers patoisant des Contes de la limousine (Paris, P.-V. Stock, 1903 ; Ollendorff, 1912) remis en valeur dans les années 1980, fut essentiellement un écrivain, ainsi qu'un dandy mi-urbain mi-agreste, doublé d'un homme attendrissant qui et que fréquentait la meilleure société des créateurs de son temps.
Quelques révélations de l'Alamblog en apporteront la preuve, après enquête dans les environs de Verneuil-sur-Igneraie où un manteau de cheminée arborait des signatures manuscrites fameuses...
Leçon n° 1 : Bien qu'on en apprécie l'existence, on a parfois tort de faire confiance aux index, un prochain billet de l'Alamblog en apportera la preuve.
Leçon n° 2 : Gare aux redécouvertes partielles et à l'ombre portée de George Sand, qui écrase tout sur son territoire.
Leçon n° 3 : Une préface de Séverine, des pièces jouées par le grand Antoine sont nullement des garanties de sauvegarde à long terme.
Leçon n° 4 : Gabriel Nigond n'a pas fini de nous étonner, non plus que de nous donner du fil à découdre.
Démonstration pour les plus curieux d'entre les nautes, cette information dont ils feront ce qu'ils voudront : Gabriel Nigond a écrit Claudine au tout début du XXe siècle, Claudine mais aussi Colette. Et il était proche de Schwob... Cela ne vous laisse rien imaginer ?


Gabriel NIGOND Claudine. Postface et bibliographie par votre serviteur. — La Berthenoux, Versant Libre, 2008, 32 p. 6,50 euros Un tout petit prix pour une grosse redécouverte. Avec un portrait photographique.

La prochaine édition de M'sieur Dhéaume, un texte inédit de Nigond, accompagné d'un éloquent article du peintre Fernand Maillaud devrait finir de vous convaincre : Gabriel Nigond, ça n'est pas rien.



VERSANT LIBRE
7, rue du Stade
36400 La Berthenoux
s.vielnotte@free.fr


La légendaire bienveillance des éditions l'Atelier du Gué vous permettra de trouver le livre de Gabriel Nigond sur leur stand du MARCHE DE LA POESIE.

Commentaires

1. Le lundi 29 juin 2009, 19:48 par Hénault Rolland

J’ai été bercé par les contes de la Limousine!
Enchanté même.
Et j’ignore toute ma vie par les contes de la Limousine, et je ne sais rien du reste de son oeuvre.
Ca m’intéresse donc prodigieusement!
Les écrivains berrichons sont écrasés par George Sand. C’est plus qu’agaçant!
RH

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