L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mai 68, Pierre Peuchmaurd et la collection Contestation

peuchma.jpg

Nous vous avions promis un souvenir de Mai 1968, et c'est sous les espèces d'un livre, tè ! que nous vous le livrons là, derechef, sans plus tarder.
Il s'agit en substance d'un petit livre oublié des présentes commémorations, rédigés durant l'été 1968 par un jeune homme de vingt ans, Pierre Peuchmaurd, signalé poète depuis lors et préfacier bien connu du Journal de Maurice Blanchard.
A l'âge de vingt ans, sur les barricades, il participait au désordre et en fit le commentaire au jour le jour. Un document précieux qui aurait pu reparaître ces jours.
Un extrait pour les curieux :

Et puis, c'est bien pire que ce qu'on pouvait imaginer d'en haut. Il n'y a pas de corps à corps, ou peu. Ils ont compris. Ils ne peuvent rien contre les pavés. Alors ils gardent leurs distances : ils bombardent. Il pleut des grenades qu'on dirait une averse de grêlons. A côté de moi, cette fille qui tombe. On ne peut rien contre ça. Les gaz en plus, qui font qu'on ne respire plus. Et pourtant on reste. Allez savoir pourquoi. Ce n'est même pas se battre, ça. ça nous tombe sur la gueule et on reste. Vient un moment où on n'a même plus peur. (...)



Nous signalerons sous peu de récentes publications de Pierre Peuchmaurd aux éditions L'Oie de Cravan.

Pierre PEUCHMAURD Plus vivants que jamais. — Paris, Robert Laffont, 1968 (a. i. 15 novembre 1968), 176 p. collection "Contestation".

A la même date, avaient déjà été publiés dans la même collection Contestation des auteurs dont on peut dire qu'ils avaient le sens de la réaction, ou bien des manuscrits sous le coude.
François Fonvieille-Alquier Les Illusionnaires. Mai 1968 : rêve et réalité
Max Gallo Gauchisme, réformisme et révolution. Toute révolution est d'abord gauchiste.
Robert Serrou Dieu n'est pas conservateur. Dans la tourmente, qu'ont fait les chrétiens ?

Commentaires

1. Le vendredi 2 mai 2008, 13:47 par chg

Juste une précision : "té" n'existe pas. Dans le sud, pour dire "tiens", "voilà", "allez", "c'est ainsi", "allons bon", etc., on dit "tè". L'accent est grave. (Comme le sont les austères Provençaux, selon Tacite.) Les gens du sud se demandent toujours pourquoi ceux qui sont moins du sud, lorsqu'ils veulent contrefaire leur accent, ferment toujours la voyelle, qui est grande ouverte. Aussi, cher Préfet, si vous débarquez un jour du côté de Marseille, n'oubliez pas le bon accent, le grave : "tè".

2. Le vendredi 2 mai 2008, 14:24 par Le Préfet maritime

Tè, c'est corrigé. Une grosse coquille dûe au manque de soleil sans doute...

3. Le dimanche 4 mai 2008, 10:04 par Fidel

Té ne dit pas "Té" dit "che" quoi !

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet