Allais est refait : les villes à la campagne étaient nées avant lui
Par Le Préfet maritime le jeudi 11 octobre 2007, 21:07 - Plouf ! - Lien permanent

Un axiome de M. Pierre Leroux
Mais, mon bon monsieur Cabet, puisque vous aimez tant la paix des champs, il faut bâtir les villes à la campagne.
Le Pamphlet provisoire illustré (Auguste Vitu réd. chef), nouvelle série, Ière année, 16-19 octobre 1848, p. 4.
Commentaires
Et moi qui croyait que c'était d'Alphonse Allais, né natif de Honfleur, me voilà tout chamboulé dans mes convictions de normand (lisieux) d'adoption !
Allais plutôt?
Ben oui, Allais... oh la truffe...
Dans son excellente biographie d'Allais (p. 185), François Caradec rend cette phrase à César en l'attribuant à Henry Monnier. En l'imputant à tort à Allais, la sagesse populaire n'aurait fait que prêter aux riches. Mais ce n'est pas tout. Caradec prend ensuite un malin plaisir à retrouver la même pensée, formulée en d'autres mots, chez Baudelaire et chez Raoul Ponchon. La conclusion qu'on peut en tirer - et que confirme la nouvelle source exhumée ci-dessus, en attendant d'en trouver d'autres -, c'est qu'il s'agit probablement d'un de ces bons mots "sans auteur" qui aura beaucoup circulé dans les cafés du XIXe siècle, et que chacun aura repris peu ou prou à son compte.