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Les mots sales




En contrepoint de l’entretien que nous a donné Bienvenu Merino il y a quelques jours — il y a exactement une semaine, le 17 dernier —, cette réminiscence du grand André Hardellet (Lourdes, lentes) :


“Je vais employer des mots sales. Il le faut. Il faut que je vous tire de votre sommeil et de votre hypocrisie, que je vous explique comment ça se passe. Gueulez au charron, ameutez les pouvoirs publics tant que vous voudrez, mais accordez-moi ceci ; je reste encore bien en deçà de vos divertissements cachés, de vos ballets oniriques.”




Commentaires

1. Le mardi 24 octobre 2006, 14:57 par julien doussinault

Ah...! Hardellet! C'est que je joue volontiers à votre nouveau jeu, cher Eric Dussert: "Citons André Hardellet!" (c'est à Jean-Yves Tadié que je dois cette découverte. Tout Hardellet est rangé en bonne place dans son bureau de la Sorbonne)

"Quelques livres détiennent ce pouvoir d'envoûtement, et c'est quelquefois dans les "blancs", dans les temps de repos qu'ils savent ménager (...), que la qualité essentielle de certains écrivains éclate. [...] Si donc on me demandait ce que je réclame de la littérature, je répondrais que c'est avant tout le pouvoir de susciter cette "histoire seconde" qui nous touche au plus secret, avec la même force d'impact qu'un épisode de notre propre vie resté jusqu'alors dans l'oubli."

André Hardellet, Oeuvre III, "Un lecteur parle", L'Arpenteur, 1992, p. 190

2. Le vendredi 27 octobre 2006, 22:43 par Jalbert

Ah oui. Pour ceux qui ne savent pas, il faut lire le "André Hardellet ou le don de double vie" de Guy Darol.

3. Le samedi 28 octobre 2006, 01:07 par jd

"Toujours est-il que ce livre, [Le Seuil du Jardin]... s'est imposé tout aussitôt à mon attention et m'a tenu sous le charme jusqu'à une heure avancée de la nuit. Ce charme est très loin d'être dissipé et je crois être dès maintenant en mesure de dire qu'il ne se dissipera jamais. Je n'ai pas cessé depuis lors de répéter à qui voulait m'entendre que rien d'aussi nécessaire, d'aussi convaincant, d'aussi exaltant ni d'aussi "parfait" ne m'était parvenu depuis fort longtemps... Vous abordez là, en conquérant, les seules terres vraiment lointaines qui m'intéressent et la reconnaissance que vous y poussez offre un nouveau ressort à tout ce que je me connais comme raisons de vivre."

André BRETON à André HARDELLET

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