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dimanche 26 août 2012

Bientôt... Redrum !


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Redrum, le nouveau roman de Jean-Pierre Ohl est en librairie depuis mercredi.

C'est une variation assez étonnante sur le thème de l’œuvre de Stanley Kubrick à laquelle on se laisse prendre bien volontiers.

D'autant que l'amateur de Charles Dickens a choisi de plonger ses personnages dans l'oeuvre même de Kubrick, pour faire suite à l'idée du grand Britannique de vivre, et même de pénétrer physiquement dans son œuvre.

Suspense, fantômes, détournement des codes, dépaysement d' île écossaise abandonnée, satire du monde universitaire, technogourou génial et nouvelles technologies, tous les ingrédients y sont pour appâter les lecteurs de fiction et les amateurs de tablettes électroniques.


Jean-Pierre Ohl Redrum. — Talence, L'Arbre vengeur, 264 pages, 15 €






lundi 19 mars 2012

Brèves livre l'index de ses auteurs

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Brèves vient de mettre en ligne l'index intégral de ses sommaires, depuis la revue Le Gué qui constitua sa première mouture.

Où l'on constatera que de nombreux auteurs alors débutants y passèrent déposer leurs encres, tels Didier Anzieu, Michel Butor, Roger Caillois, Betty Duhamel, Noël Arnaud, Jacques Jouet, Daniel Giraud, Mickaël Gluck, Jean-Marie Le Sidaner, François Guérif, Pierre Siniac, Jean-Benoît Thirion, Pierre Ziegelmeyer, François Caradec and so on...


Le tout est accessible sur le site de l'Atelier du Gué, par ailleurs éditeur des Cahiers de l'Enclume, l'organe des amis de Jean-Baptiste Botul, ce fameux philosophe de tradition orale qui fait tourner toutes les têtes...



Lire la suite...

mardi 7 décembre 2010

L'Oeil bleu # 12

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le numéro 12 de L'Oeil bleu, revue de littérature des XIXe et XXe siècles, vient de paraître et voici son sommaire :


Mikaël Lugan Michel Féline, un oublié du Symbolisme
Michel Féline Pièces diverses
Gabriel-Tristan Franconi "Je suis encore vivant": lettres à Émile Cohl
Julien Schuh Alfred Jarry : des images et rien de plus (II)
Henri Bordillon "Bouillon de sculpture": Jean Dayros et Alfred Jarry en tenue de soirée
Jarry écrit au Cri de Paris
Gérard de Lacaze-Duthiers Une nouvelle école poétique: les "Visionnaires" et "Artistocrates"
Bibliographie des revues Les Actes des poètes (1909-1910)


Pour commander ce numéro, vous pouvez adresser un chèque de 12 euros à
L'Oeil bleu
59, rue de la Chine
75020 Paris

dimanche 13 juin 2010

Syn. Bric-à-brac, Bazar, Bordel (vulg.), etc.

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L'histoire du livre le montre assez : libraire d'ancien et éditeur sont deux rôles synergiques - pour dire ça comme ça. Et on ne compte pas les maisons, les marques d'édition qui se sont forgées parallèlement ou sur la base d'une librairie de livres anciens. Le Dilettante est un exemple notoire, mais aussi La Connaissance - certes, c'est un peu plus vieux - ou, plus récemment, les éditions Nicolas Malais.
De fait, et pour une raison toute simple, la double casquette est profitable : le libraire d'ancien voit passer des documents inédits, sous forme manuscrite, ou publiés dans les revues et journaux, qu'il sait déguster et rêve de voir publiés. Mis en forme, ces écrits, ces articles, ces dessins, ces correspondances deviennent de parfaits volumes, appréciables, délectables, quelques fois même indispensables.
La maison Finitude qui a délaissé sa prime activité de librairie pour assumer tout à fait le succès grandissant de ses éditions, a trouvé un palliatif à un problème récurrent de ce type d'activité : que faire, en effet, lorsque les documents que l'on a sous la main n'offrent pas la matière d'un volume, même maigrelet ?
Et bien on fait une revue !
Et la voici, sobre comme tout (très belle photo de Raymond Guérin dans l'eau jusqu'au cou) et pleine de textes repêchés dans les revues et journaux du siècle dernier, avec, en prime, une paire d'inédits, l'un de Raymond Guérin (des notes extraites d'un album de vacances, avec photographies) et l'autre de Georges Arnaud (une nouvelle débutant sur un suicide de militaire) :

Et plof ! c'est parti mon kiki, l'ecclésiastique se répand."

Surtout, surtout, surtout, on trouve là une lettre de Jean-Pierre Martinet à Michel Ohl, qui contenait la promesse d'un texte oublié de l'auteur de Jérôme, publié en 1987 dans un magazine de Bordeaux aux côtés d'une visite au "Café des Arts" de notre cher Michel Ohl. Ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus... d'autant que pour le même prix vous aurez du Eugène Dabit, du Marc Bernard, du Georges Hyvernaud et du Stevenson. Alors ?

Il faut noter encore que les éditions Les Insomniaques avaient lancé en 2009 Capharnaüm, une revue de créations libres. Le n° 1 avait pour thème "La crise", le n° 2 qui vient de paraître s'occupe de "Faire sa cuisine".



Capharnaüm
n° 1, 96 pages, 13 €

Finitude
14, cours Marc-Nouaux
33000 Bordeaux
05 56 79 23 06
editionsfinitude@free.fr

Capharnaüm
n° 1, 3 € / n° 2, 5 €

Les Insomniaques
C/O Chloé Bergerat
133 rue Raymond Losserand
74 014 Paris
lesinsomniaques@yahoo.com

mardi 8 juin 2010

Nouvelles d'Océanie (et un double Brèves, un !)


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Les numéros thématiques de Brèves ont la faveur des lecteurs, et l'on sait pourquoi.
Toujours en avance sur les éditeurs de littérature étrangère, la revue fait de frappantes découvertes, présente des auteurs qui n'auront pas toujours la chance d'être traduits in extenso par la suite, d'ailleurs.
Si l'on se souvient du sacré numéro qui taillait un panorama de la littérature néo-zélandaise contemporaine, on sait que l'on n'aura pas tort de faire la double emplette que voici.
Vous voilà prévenus.

We sweat and cry salt water, So we know the ocean is really in our blood.
Si notre sueur et nos larmes sont salées, C’est pour nous rappeler que l’océan coule dans nos veines.
Teresia Teaiwa

Le propos de l'éditeur : "Une fois tiré le rideau de cartes postales, apparaît un monde tout d’humanité et de vie. Entre coutumes anciennes et violence colonialiste, une littérature océanienne toute récente, anglophone et francophone, oscille de la tradition à la modernité. L’histoire du Pacifique est un long récit de déplacements, d’installations et de peuplements dans lequel s’ancrent des récits extraordinaires..."
Les nouvelles inédites sont signées Rai Chaze, David Eggleton, Teresa Teaiwa, Albert Wendt, Jimmy M. Ly, Nicolas Kurtovitch, Jean Vanmai, Claudine Jacques, Mireille Nicolas, Epeli Hau'ofa, Serie Barford, Jean-Marc-Tera'ituatini Pambrun, Samir Bouhadjadj, John Pul, Alice Tawhai, Ariirau, Frédéric Ohlen, Déwé Gorodé.

La revue Brèves sera présente au Marché de la poésie.


Nouvelles d'Océanie 1 & 2 (n° 91 et 92)
144 pages et 144 pages
12 et 12 €
Brèves/Pour la nouvelle
1, rue du village
11300 Villelongue d’Aude
breves@atelierdugue.com
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mardi 15 septembre 2009

Charles Dickens, badeau à malices

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Des chroniques inédites de Charles Dickens, n'est-ce pas une réjouissante opportunité ?
Fruit des articles que l'écrivain publiait dans les années 1860 dans les pages de son journal, All the year round, sous le pseudonyme narquois du "Voyageur sans commerce", il y établissait sa chronique, parfois étonnante.

Les grands vents de ces derniers jours m'ont entraîné en différents endroits — et, en vérité, qu'il y ait du vent ou non, j'ai toujours, de manière générale, de nombreuses activités en rapport avec l'air.

Choisis par le libraire et écrivain Jean-Pierre Ohl, les textes publiés ici pour la première fois en français donnent une image plus qu'émouvante de Dickens, et une belle idée de son talent d'observateur. Déambulant à Londres, en Angleterre, dans les Alpes, il rapporte des faits originaux, qu'il tisse en larges couronnes d'images plus stupéfiantes les unes que les autres, d'expériences singulières. On pouvait ignorer jusqu'ici son insomnie qui le conduit à arpenter les rues jusqu'à l'aube à la recherche des rares lieux encore vivants, sinon éclairés et cette attirance si forte qu'il éprouve pour les lieux de mort (la morgue parisienne, notamment). Analyste des moeurs, de l'Homme, on se régale de son observation la plus clinique, celle qui concerne une étrange maladie sociale, que nous avons peut-être tous cotoyée sans y prendre garde, la Pourriture sèche :

C'est une maladie bien curieuse que cette Pourriture Sèche chez l'homme, et difficile à détecter à ses débuts. Elle avait conduit Horace Kinch dans les murs de la vieille prison de King's Bench, et l'en avait fait sortir les pieds devant. C'était un homme agréable à regarder, dans la fleur de l'âge, fortuné, avec l'intelligence dont il avait besoin, et très apprécié de ses nombreux amis. Il avait une femme qui lui était bien assortie, et des enfants en bonne santé et mignons. Mais, comme il arrive parfois aux belles maisons ou aux beaux bateaux, il fut atteint de Pourriture Sèche. La première manifestation de la Pourriture Sèche chez l'homme est une tendance à traîner à l'abri des regards, à se trouver à des angles de rue sans raison intelligible, à errer sans but quand on le rencontre, à être en plusieurs endroits plutôt qu'en un, à ne rien faire de concret, mais avoir l'intention d'accomplir une multitude d'actions concrètes le lendemain ou le surlendemain. Lorsqu'il constate cette manifestation de la maladie, l'observateur la relie généralement à une vague impression, déjà ancienne ou récente, que le patient avait une vie un peu trop difficile. Il aura à peine eu le temps d'y penser et d'émettre le terrible soupçon de "Pourriture Sèche", qu'il remarquera une dégradation dans l'apparence du patient : un certain manque de soins, une sorte de détérioration, dus ni à la pauvreté, ni à la saleté, ni à l'alcool, ni à la mauvaise santé, mais simplement à la Pourriture Sèche. A ceci succède une odeur comme de fortes eaux, le matin ; ensuite un certain laxisme quant à l'argent ; puis une odeur plus forte comme d'eaux très fortes, tout le temps ; et encore un certain laxisme envers toutes choses ; enfin, un tremblement des membres, une somnolence, une tristesse et un effondrement en miettes.



Voici donc un pan documentaire de l'oeuvre de Charles Dickens, il est passionnant. Le livre paraît aujourd'hui.


Charles Dickens Le Voyageur sans commerce. Traduction de Catherine Delavallade. Préface de Jean-Pierre Ohl. Illustrations de David Prudhomme — L’Arbre vengeur, 224 pages, 13 euros. Parution le 15 septembre 2009

mercredi 26 août 2009

Le Monstre selon Gaston Chérau

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De l'avis de Gaston Chérau (1872-1937) lui-même, Le Monstre est son oeuvre la plus parfaite.
Et c'est en effet une nouvelle qui a de quoi surprendre les lecteurs de ses romans les plus notoires, Champi-Tortu ou Monseigneur voyage, à l'aune desquels on a bêtement considéré Chérau comme un auteur secondaire. La preuve est faite avec Le Monstre que Chérau a laissé des textes plus puissants. Les thèmes qu'il aborde, abominablement cruels et socialement abjects, suffiraient à expliciter la force de son récit. Preuve est faite que Chérau n'est pas à l'eau de rose.
Avec cette nouvelle édition, on dispose d'une parfaite illustration de ce que peut dire la littérature à l'aube du XXe siècle dans un pays encore largement rural, patriarcal, et brutal (les lecteurs de l'Alamblog se souviennent peut-être de cette illustration fournie par Michel Ohl, sa légende est parfaitement explicite). Pour exprimer les choses synthétiquement, Le Monstre court sur les traces d'Emile Zola, après nous avoir mis sur la piste d'un univers plus badin. Chérau était un malin.
La nouvelle avait d'abord paru en 1907 dans le Mercure de France où un (petit) blasphème - bien de nature à plaire aux meneurs de la revue - semble avoir été reproché à Chérau. Elle fut donc remaniée à l'occasion des deux parutions suivantes, en 1913 et 1919 pour atteindre son état définitif et sa puissance maximale. Editée en recueil chez Pierre-Victor Stock (1913), Flammarion (1919) et Ferenczi (1928), maison dont Chérau était alors directeur littéraire, le texte fut extrait de son ensemble pour briller seul, après une longue station au purgatoire, chez Plasma (1980) et chez Geste (1991).
Equipé d'une préface de l'éditrice et d'une bibliographie, Le Monstre nous donne envie de découvrir la part épicée de l'oeuvre de Gaston Chérau.

Ajout du 28 août : une très belle et bonne lecture du Monstre sur Livrenblog



Gaston Chérau Le Monstre. La Berthenoux, Versant libre, 2009, coll. "Flottille", 80 pages, 11 euros (port 2, 22 euros).


Versant libre
7, rue du Stade
36400 La Berthenoux

samedi 20 juin 2009

Morgues et catacombes

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La saison est propice aux évocations d'automne. Et dans sa course lente vers le jour des morts, l'automne favorise les idées macabres.
Voilà pourquoi nous vient à l'esprit que le mois de septembre sera consacré aux macchabées.

Sous la plume de William T. Vollmann, d'une part, de Charles Dickens, de l'autre, dans des exercices aussi démonstratifs l'un que l'autre.
Honneur à l'Ancien : Charles Dickens usa de l'identité du Voyageur sans commerce pour chroniquer sans répit — il était notoirement hyperactif de la plume. Il passa donc par Paris, visita sa morgue, et, à Londres même, se soucia des cadavres. Inédit en français, ces articles rassemblés et limpidement présentés par Jean-Pierre Ohl seront bientôt enfin lisibles. Et à un prix dérisoire : c'est tout le charme des livres de l'Arbre vengeur qui ont le rapport qualité-prix le plus exceptionnel de l'Hexagone. Je vous assure qu'on n'a pas fini d'en parler !

De son côté, Vollmann, notre contemporain, a déraisonné nettement en rédigeant les sept (7) volumes du Livre des violences dont Tristram nous donnera en septembre la version synthétique en un volume. Entre autres chemins de mort, Vollmann a traîné ses guêtres du côté des catacombes de la place Denfert-Rochereau, à Paris. Il a trouvé que l'odeur y était spécifique...

Et tous ça ne nous dit pas quand paraîtra le Dictionnaire de la mort annoncé par la collection "Bouquins" en remplacement de l'épuisé et succinct dictionnaire de Robert Sabatier...

Amis des ossuaires, à vos brosses !


Charles Dickens Le Voyageur sans commerce. Traduction de Caroline Delavallade. Préface de Jean-Pierre Ohl. Illustrations de David Prudhomme — L'Arbre vengeur, 224 pages, 13 euros. Parution le 15 septembre 2009

William T. Vollmann Le Livre des violences. Traduction de Jean-Paul Mourlon. — Tristram, 960 pages, 35 euros. Parution le 10 septembre 2009

lundi 11 mai 2009

Sorin s'invite (et un nouveau Grand Jeu-concours de l'Alamblog)

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Sous une éléphantine couverture qui arbore la même superbe vignette qu’une récente édition du Voyage au pays de la quatrième dimension de Gaston de Pawlowski (Paréiasaure Théromorphe, s.d.), Finitude donne la suite des aventures journalistiques de Raphaël Sorin.
Après ses Produits d’entretiens (Finitude, 2005), au beau titre prometteur et vrai, voici 21 irréductibles, nouveau recueil de sources (articles, enquêtes, interviews, rencontres, etc.) équipées de photographies. Irréductibles… la pertinence du vocable nous paraît plus matamoresque qu’exacte, mais… what else ? Qu’imaginer d’autre ? Patrice Delbourg, déjà, avait tenté pour ses “53 portraits d’écrivains Les Désemparés (Castor astral, 1998), sans plus de succès. L’exercice est délicat. D’ailleurs, si l’on considère les oiseaux encagés pour la circonstance, sans doute, pour une bonne part d’entre eux, mais qu’est-ce qu’irréductible ? Et parions qu’il en est un, au moins, qui n’a d’irréductible que sa réductibilité, si l’on n’ose dire. Passons, nous voyons bien ce que nous voulons dire (voir in fine).
Ainsi donc, quatre ans plus tard, on reprend l’histoire du critique littéraire où on l’avait laissée. On poursuit notre lecture auprès d’écrivains dont il est agréable de lire les noms. Ils se remarquent tous, et parmi eux…
des Georges: Schehadé et Simenon ;
des Henri : Pollès et Thomas ;
et puis Marc Bernard, André Fraigneau, Louis Calaferte, Marcel Mariën, Eugène Dabit, Edmond Jabès, Michel Ohl (comparé à Maurice Roche et à “une réincarnation inventive d’Ubu”, toutes proportions gardées sans doute…), Julien Green, Gérard Macé, Roger Gilbert-Lecomte, Jean Hugo, Christian Guillet, Bernard Frank, André Pieyre de Mandiargues, Yves Martin, Elias Canetti.
Finalement, les “irréductibles”, ne sont-ce pas leurs bons textes ?

Quoi qu’il en soit, c’est une très belle occasion de lancer un nouveau Grand Jeu de l’Alamblog* : de tous, quel est selon vous l’intrus, l’inutile, le barbant ?


Raphaël Sorin 21 irréductibles. — Bordeaux, Finitude, 176 pages, 16 euros.


  • A gagner, comme toujours, un ouvrage de la collection “L’Alambic”.

vendredi 8 mai 2009

Michel Ohl rebondit à propos de Gaston Chérau

CherauToi.jpg Bois de G. Jeanniot sur carte légendée de M. Ohl.



Après plusieurs collages superbes que nous n'avons pas eu le temps de mettre en ligne, notre correspondant Michel Ohl, toujours vif, informé et malicieux, nous communique quelque fragment de Toi, roman de Gaston Chérau, sur une carte illustrée d'un bois de G. Jeanniot issu de l'édition de 1927 (Le Livre de demain). Donnons la parole à Michel Ohl :

LA LETTRE DE DEMAIN : et voici le morceau de Toi que je lis :

... et toutes les trois commencèrent de parcourir les petits routins du cimetière, stationnant devant chaque concession et s'entretenant du défunt gaiement.
Chaque pas les jetait dans un sujet nouveau et tout cela faisait qu'elles ravaudaient l'histoire du pays. (...) Elles enjambaient une maison, elles retrouvaient la famille un peu plus loin : elles s'amusaient, et il y avait de quoi s'amuser dans ce répertoire de croix de pierre et de bois, de dalles qui s'effritaient et de couronnes rouillées !

recopié de la main de ce maniaque d'M. O., dont on se demande ce qu'il veut, à la fin ? — Si quelqu'un le sait, qu'il m'écrive.


(Michel Ohl)




Sur l'Alamblog : un portrait de Gaston Chérau

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