L'Alamblog

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vendredi 2 février 2018

Eric Vuillard est-il un plagiaire ?

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Après l'Ordre du jour, la Question du jour : Eric Vuillard serait-il un plagiaire ?
On trouvait depuis quelque temps déjà que la littérature d'Eric Vuillard masquait mal un léger côté prof d'histoire-géo un peu pataud. Son récent prix Goncourt nous a poussé à la lecture pour vérifier si, depuis notre île, il y avait lieu de revoir notre position ou non.
Résultat : c'est non. Indéniablement. Toujours aussi pataud et sans style. Eric Vuillard fait de la littérature comme on mâchonne. Et il s'obstine dans sa mauvaise habitude de traîner son sabre de figures en figures de l'Histoire emboutissables en petits bouquins vite écrits.
Mais il y a pire.
En affinant un peu nos lectures, nous pouvons désormais annoncer que le plus récent de ses livres a été beaucoup trop vite écrit.
Forcément.
Et on va voir pourquoi.
(Les passages à la ligne non subventionnés par la publicité sont destinés à faire monter le suspens).
C'est en découvrant le meilleur chapitre de son petit livre, "Les morts", qu'on a été pris d'un (énorme) soupçon.
On sent d'abord une différence toute nette de volubilité. Pour dire les choses comme ça. Eric Vuillard paraît tout à coup plein de savoir et fait preuve d'une pensée qui s'organise comme il ne nous y avait pas habitué. Tout à coup, l'ânonneur s'autorise l'emballée.
Grands dieux !
Aurait-il pris des substances ?
On est perplexe puisqu'on a lu un peu plus tôt des phrases brillantes comme celle qui suit :

"c'est alors qu'un minuscule grain de sable se glissa dans la formidable machine de guerre allemande"

Et, de fait, un gros morceau de granit s'écroula sur la caboche du romancier désinvolte... quand il s'agit de rendre à César ce qui n'appartient pas à Vuillard.

Démonstration : en réalité ce chapitre qui se fait remarquer dans le fil terne de sa prosodie vient tout droit du volume collectif intitulé "L'Anschluss, une affaire européenne" dirigé par Felix Kriessler (Presses universitaires de Rouen, 1991) et en particulier du chapitre d'Eckart Früh, "Terreur et suicide à Vienne après l'annexion de l'Autriche".
La comparaison est proprement sidérante : faits, anecdotes (Benjamin en particulier), raisonnement, et même conclusion, tout est très (très) similaire ou ostensiblement retravaillé pour masquer la source, à un point que l'on se demande si un juge ne revêtirait pas carrément ça du nom de plagiat ou bien de parasitisme ? Nous laissons les héritiers de M. Früh, les presses universitaires de Rouen, leurs avocats et les éditeurs de Vuillard en juger (1).
La question qui nous intéresse est celle-ci : Eric Vuillard rétrocèdera-t-il la quote-part de ces gains pour ce chapitre aux héritiers de l'auteur de l'article ?
Ce serait élégant.

(1) Ajout du 4 février : Une âme dévouée à la juste répartition des éloges nous communique les pièces à conviction :

L'essentiel se trouve pages 92 (quatre suicides) et 93 (vous apprécierez la forme de la conclusion de Vuillard) et dans les notes de bas de page, page 94, la note 25 sur Benjamin.

CQFD et ite missa est. FelixAnschluss.jpg

jeudi 1 février 2018

L'agenda de Gérard Nerval

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Les éditions du Lérot tournent à plein régime. En attendant de vous parler de leur Méténier tout neuf, voici un Nerval nouveau qui mérite d'entrer dans les bibliothèques d'amateurs : grâce aux travaux des historiens littéraires, voici l'agenda réuni du sieur Nerval, recomposé par Michel Brix.
Jour par jour, heure par heure, lorsque c'était possible, la vie de Gérard de Nerval où sont entrés, à l'occasion des faits d'histoire générale. C'est passionnant comme une biographie et ça a le mérite d'évacuer les analyses personnelles et les interprétations.
Michel Brix rappelle ce qu'écrivait en 1987 Raymond Poggenburg à propos de son agenda Baudelaire : « Chez Baudelaire, pour que l’Albatros plane en haut, il faut bien que le Chiffonnier fouille en bas ».

J’ai retenu l’image qui est plaisante. écrit Michel Brix. Il m’a été agréable, au reste, de remplir cet humble rôle de Chiffonnier, au bénéfice d’un écrivain qui fait maintenant partie de ma vie depuis quarante ans.

Un bel hommage.
Du fait, du vrai, du nervalien.


Michel Brix Chronologie de la vie et des œuvres de Gérard de Nerval. Avec l'index des noms de personnes, des œuvres et projets d’œuvres de Nerval. Tusson, Du Lérot, 480 pages, 50 euros


mercredi 31 janvier 2018

Petite Bibliographie lacunaire de la collection « Voyageuses de lettres »

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Catalogue
Henriette Willette Au Maroc. Préface de Jean-Renaud. - Paris, Fasquelle, 1930.
Noëlle Roger En Asie mineure. La Turquie du Ghazi. Préface de Gabriel Hanotaux. - Paris, Fasquelle, 1930.
Hélène Vidal-Lavaÿsse L'Hiver en Laponie. - Paris, Fasquelle, 1930.
André Corthis Pèlerinages en Espagne. Saint-Jacques de Compostelle, Salamanque, Tolède, Saragosse. - Paris, Fasquelle, 1930.
Marie Le Franc Au pays canadien-français, iIlustré de planches hors texte. - Paris, Fasquelle, 1931.
Suzanne de Callias et Blanche Vogt Aux pays des femmes-soldats. Finlande, Esthonie, Danemark, Lithuanie. Illustré de planches hors-texte et de croquis. - Paris, Fasquelle, 1931.
Madame de Courteville De l'Argentine à l'Amazone par la forêt vierge. 20 000 kilomètres de fleuves inconnus et de terres mystérieuses. - Paris, Fasquelle, 1931.
Isabelle Eberhardt Pages d'Islam, publiées avec une préface et des notes par Victor Barrucand. - Paris, Fasquelle, 1932.
Ella Maillart Parmi la jeunesse russe, de Moscou au Caucase. Préface de Luc Durtain. - Paris, Fasquelle, 1932.
Marion Gilbert En Angleterre, collèges et clubs féminins - Paris, Fasquelle, 1933.
Virginie Hériot Sur mer. Impressions et souvenirs. Préface du docteur J.-B. Charcot - Paris, Fasquelle, 1933.
Claire Charles Géniaux L'Âme musulmane en Tunisie - Paris, Fasquelle, 1934.
Marthe Oulié Les Antilles, filles de France. Martinique, Guadeloupe, Haïti. - Paris, Fasquelle, 1935.
Maryse Bastié Ailes ouvertes. Carnet d'une aviatrice. - Paris, Fasquelle, 1937.
Alice La Mazière En Tchécoslovaquie. Hier et aujourd'hui. - Paris, Fasquelle, 1938.
Catherine Moissan Pampa, vaudou, samba. - Paris, Fasquelle, 1947 Renée Pierre-Gosset Capitales latines américaines. - Paris, Fasquelle, 1949.


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lundi 29 janvier 2018

L'aristonomia d'Akounine

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D'habitude, on écrit un avant-propos quand on commence une œuvre or, là, je m'y attelle à l'approche de la fin . IL me semblait autrefois que je prenais toutes sortes de notes non dans un but précis, mais simplement pour donner libre cours à des pensées que ne pouvais partager avec personne. Au fil du temps, toutefois, j'ai senti mûrir et s'affermir le sentiment que si je n'arrivas pas à comprendre, à m'expliquer "tout ça", alors mon existence entière, avec ses joies et ses peines, ses révélations et ses désillusions, ses envolées et ses chutes, aurait été galvaudée. Il n'est pire gâchis que de passer sa vie à la façon d'un animal sans même tenter de faire la lumière sur les choses.




Boris Akounine Aristonomia. Traduit par Yves Gauthier. - Paris, Louison, 664 pages, 27 € Premier volume de la trilogie "Album de famille", mettant en scène Anton Kloboukov, personnage écartelé entre les deux mondes russes (le blanc, le rouge) qui rédige au soir de sa vie son journal, rappellant son histoire et démêlant sa vie au regard d'une méthode destinée à la transcendanc, l'aristonomie... Le tome 2 paraît ces jours.

dimanche 28 janvier 2018

La bibliothèque et sa représentation

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Organisé par Ada Ackerman et Félicie Faizand de Maupéou, le séminaire Imaginaires et Représentations des bibliothèques s'est donné pour objet de recherche les relations entre art et bibliothèque à travers la manière dont les artistes se sont emparés de ce matériau pour en faire un dispositif aussi bien plastique que théorique, un objet de représentation ou une source d’inspiration qui nourrit leur travail et leur imaginaire.
Dans une perspective interdisciplinaire, emplois et imageries des bibliothèques dans les arts seront explorés : peinture, installations, architecture, cinéma, théâtre, littérature... Il s’agit d'évaluer et d’interroger, d’un point de vue historiographique, la prise en compte récente par les historiens de l’art du corpus représenté par la bibliothèque.
Chaque mois, chercheurs et artistes viendront dialoguer autour de ces questions qui permettent d’explorer la manière dont l’imaginaire des bibliothèques se déploie aujourd’hui, mettant en scène notre relation, réelle ou fantasmée, au savoir et à l’objet livre.

Séances
10 janvier : Ségolène Le Men : Les bibliothèques d’artistes l’écriture de l’histoire de l’art : le cas de la bibliothèque de Claude Monet
7 février - Marc Décimo et Laurence Madeline : Les bibliothèques d’artistes et l’écriture de l’histoire l’art : Marcel Duchamp confronté à Pablo Picasso
7 mars - Marc Desgranchamps et François René Martin : La bibliothèque, un matériau artistique
4 avril - Olga MEdvedkova et Mildred Galland-Szymkowiak : Bibliothèques d’architectes/Architectures de bibliothèques
16 mai 16/05 - Julien Prévieu : La bibliothèque, un matériau artistique : le travail de Julien Prévieux autour de la bibliothèque Madoff
6 juin - Eric Dussert, Florent Chopin et Jean Le Gac (Ronan-Jim Sévellec sous réserve) : Exposer la bibliothèque ?



Imaginaires et Représentations des Bibliothèques
INHA - salle Fabri de Peiresc
2 rue Vivienne – 75002 Paris
16 h–18 h
adaackerman@gmail.com et feliciedemaupeou@gmail.com



samedi 27 janvier 2018

Chopard, comme les autres

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Wilfred Chopard, qui inaugurait à toute berzingue la collection "Galerie du rire" en 1923, n'aura pas eu "La gloire en cinq sec" comme il l'espérait. Son Idole inconnue n'a pas remué les masses, non plus que ses Spicilèges. Son Manuel du parfait arriviste était donc peut-être faisandé. Né le 27 juillet 1895 à Tramelan, en Suisse, il est mort le 25 mai 1958 à Arlesheim. Professeur de lettres, il collaborait aussi à La Semaine littéraire, à la Revue romande, au Journal de Genève et au Monde nouveau.
Voici ce que disait de son Idole les Nouvelles littéraires du 28 avril 1923 :

"Il est dangereux pour un jeune écrivain d'aborder un sujet parfaitement banal : dangereux et décisif, lorsque, par aventure, il s'en titre à son avantage. Le personnage central de L'Idole Inconnue, qui balance tout au long de 250 pages entre deux mariages que lui proposent sa mère, sa vieille amie Céleste, un Anglais collectionneur d'objets nègres - tout un guignol de provinciaux falots - n'a certes pas la prétention d'apporter un type nouveau dans la galerie des héros du roman. Il n'a pas, à coup sûr, le tour d'esprit romanesque qui séduira les jeunes filles ; on pourrait lui valoir la faveur des cinquante mille lectrices de M. Pierre Benoît. Il a pour cela trop lu Laforgue, et sa phrase, élégante toujours, parfois un peu complaisamment arrondie, exprime trop d'indécision, trop de relativisme renouvelé du psalmiste et trop d'indolence agrémentée de sarcasmes d'aimable mémoire. Mais il y a dans la morale de ce personnage qui sait que, suivant le mot de Remy de Gourmont, "la vraie méthode pour dominer la vie est de lui obéir", une noblesse qui n'est pas sans charme pour nous. l'ironie de M. Chopard, à laquelle on reprocherait un peu de monotonie, si l'on ne sentait que cette uniformité même est parfaitement voulue, a une saveur agréable, et, dans la complaisance même de ce coupeur de cheveux en quatre, à son jeu gratuit avec l'infiniment petit, on finit par trouver une sorte de plaisir très aigu et très particulier.
Le livre, écrit au courant de la plume dans une langue très sûre, est un essai curieux d'une écrivain qu'on sent, en dehors et au-dessus des modes courantes, en pleine évolution encore, à la recherche d'un ton d'humour très personnel que souligne un sourire d'une ironie un peu amère.
M. B.


vendredi 26 janvier 2018

Louis Postif

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On a coutume de voir son nom un peu partout sur des ouvrages traduits de l'anglais (et de l'américain), voici à quoi ressemblait Louis Postif (1887-1942) l'autodidacte et discret introducteur de Jack London en France, traducteur émérite bien que contrarié par des éditeurs adepte de la paire de ciseaux. Les lecteurs lui doivent beaucoup.
D'après un cliché de l'Intransigeant.


jeudi 25 janvier 2018

Onfray bien de se faire oublier

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Certains attirent les tartes à la crème, d'autres les corrections publiques.
Michel Onfray attend ses entarteurs. On lui en souhaite beaucoup. Après des débuts sympathiques sur l'air enthousiasmant des universités populaires, il s'est révélé n'être au fond qu'une sorte de néo-gourou tout pourri. Ne résistant pas à la pression de son ego, il s'est vu transformé, grâce aux bons voeux de la fée des médias qui en raffole, en une espèce de grotesque machin de la prestidigitation juste apte à faire des phrases ineptes, malheureusement pour lui. Un boeuf de la phrase qui pète des méta-âneries quel que soit le sujet qu'il aborde. C'est notre époque qui veut ça : des gens font des phrases vides et s'autorisent à pérorer sous les "encouragements" d'un public frelaté.
Et qu'il aime causer... On connaissait BHL, Ferry (et les autres...), on a maintenant Onfray. On ferait bien d'arrêter de se fader des machins pareils.
Après plusieurs autres, Gilles Mayné et Rémi Lélian se sont occupés de son cas en le prenant par le bout des idées (avec des gants, prophylaxie oblige). Ça donne deux pamphlets qui paraissent chez Champ Vallon et chez Pierre-Guillaume de Roux. Deux citations pour illustrer le propos. Par Rémi Lélian tout d'abord

Intellectuellement, le Traité d'athéologie est un livre d'arrière-garde. Philosophiquement, il est nul.

CQFD. Qu'ajouter sans perdre son temps ?
Et chez le bataillien Gilles Mayné :

La vérité est que Michel Onfray adore les politiques. Qu'il s'en nourrit comme autant d'occasions supplémentaires de critiquer un système qu'il phagocyte copieusement, afin de propager un discours dénué de toute profondeur qui surfe sur la vague déformante d'une société paranoïaque (...) La fréquence de ses coups de gueule médiatiques ont amplifié les ravages de la dérive post-culturelle (...) Onfray devenu intouchable. C'est une drogue légèrement hallucinogène dont pour beaucoup il est apparemment difficile de se passer.

En somme, gare à vous. Les mauvaises graisses du faux philosophe, ce macdonald du penser, vous guettent. Magné et Lélian mettent tous deux Onfray dans la petite bouteille de notre époque, collent une étiquette dessus et nous bazardent ça au musée des horreurs. C'est lui faire bien de l'honneur, tout de même, à ce famélique de l'audience. Relisons Bataille, relisons Caillois, relisons Canguilhem et tous les autres, mais arrêtons de laisser penser qu'Onfray a quelque chose à voir avec les idées.

Une question maintenant : une fois que nous avons laissé agir à leur guise les creux Onfray, BHL, Moix, Angot, etc. dont se repaissent les médias, qui remboursera la casse ?
Qui paiera pour les dégradations sociales, pédagogiques et culturelles qu'ils causent conjointement ?
Qui créera l'Observatoire des nuisances culturelles ?



Gilles Mayné En finir avec Onfray. Du déni de Bataille à la boboïsation ambiante. — Champ Vallon, 2018, à paraître incessament.

Rémi Lélian Michel Onfray, la raison du vide. — Pierre-Guillaume de Roux, 2017, 135 p., 15,90 €

mercredi 24 janvier 2018

On va tout savoir (le Panthéon et ses hôtes)

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Bruno Fuligni, qui fouille depuis longtemps déjà les archives de l'Etat et quelques-unes de ses institutions, s'est endormi un soir de fête bien arrosée à l'intérieur du Panthéon.
Il s'est endormi et il s'est réveillé, mais il se demande toujours s'il a rêvé ou s'il a bien assisté à la sarabande des grands endormis qui y sont panthéonisés.
Sa nuit, il l'a passée en compagnie des figures coffrées dans l'ancienne église. Elles s'animent dans la solitude de la nuit et, tournant en rond, débattent de leurs vieux démons.
Le cicerone qui fait à Fuligni son tour du propriétaire est l'Affreux lui-même, Claude-Ambroise Regnier (1746-1814), le premier duc de Massa, grand-juge et ministre de la Justice de Napoléon Ier de 1802 à 1813, spécialiste de l'adaptation politique, auteur de la circulaire interdisant les mariages mixtes et lointain aïeul de Bastien-Thierry (le dernier fusillé de la Ve République). Il nous présente ses congénères et nous permet d'assister à quelques règlements de compte idéologiques. Hugo et Schoelcher piquent du nez lorsqu'on leur rappelle leurs discours pro-coloniaux. Ce rappel à l'ordre et au document historique est délicieusement utile.
Le vade-mecum d'une visite au Panthéon.
Entre ici, Vérité...


Bruno Fuligni L'Affreux du Panthéon. - Paris, La Table ronde, 2018, 139 pages, 7,10 €

samedi 20 janvier 2018

Villin bis

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Emmanuel Villin avait fait un tabac en 2016 avec Sporting Club, il va essayer de rééditer son exploit avec Microfilm. Élégant une nouvelle fois, il y porte un homme tranquille et tout en décalages jusqu’aux bureaux d'une société improbable de la place Vendôme.
On ne peut pas assurer que la société existe, les bureaux non plus, quant à la place Vendôme, tout le monde sait très bien qu’elle n'a plus existé depuis que Courbet... Un peu détaché, un peu déboussolé, le personnage de Villin n'a même pas conscience de jouer à l'espion. Il serait de toute façon un espion léger comme calque. Et puis il n'a toujours pas la machine qui lui permettrait de lire les microfilms...


Emmanuel Villin Sporting Club (Asphalte et "Folio", 2016 et 2018) et Microfilm, Asphalte, 2018).
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