L'Alamblog

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dimanche 11 février 2018

Manuel Orazi perdu chez les dingues (une erreur tragique)

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L'exposition La Folie en tête consacrée à plusieurs collections historiques d'art brut, présentée à la maison de Victor Hugo (Paris) nous donne l'occasion de saluer le célèbre Calendrier magique du Lyonnais Austin de Croze illustré par Manuel Orazi (L'Art nouveau, 1896). Rappelez-vous, L'Alamblog vous le présentait en 2008 déjà.
Par une bizarrerie inexplicable, malencontre, bête concours de circonstance, méprise idiote, bref, un truc de cet acabit, une copie non signalée de trois des dessins d'Orazi, reproduits en asile (?) et en grand format (??), figurent par erreur dans cette exposition qui perd du coup un peu de sa superbe. Et c'est dommage parce que des pièces formidables y sont présentées qui méritent bigrement le déplacement. Les découvertes y sont nombreuses, foi de curieux, cousues, ficelées, peintes à l'aiguille, ou tout comme, dans un déluge de figures délirantes et obsessionnelles. Le "Voyageur français", grand adepte du papier peint psychédélique, ne vaut-il pas le coup d 'oeil ?
Mais que viennent y faire ces dessins d'Orazi ? Esquisses d'Orazi ? Copies par un curiste ? Ou bien acquisitions du psychiatre ? mystère et boule de boulette. Et, naturellement, les commissaires nous laissent dans la plus noire purée car ils n'ont pas fait le rapprochement avec l'imprimé commandé par Mister Bing. Bref, la nature des pièces présentées devient malheureusement un peu flottantes malgré le travail de résurrection effectué sur des pièces jusqu'ici enterrées dans les archives.
On espère toutefois des explications dans le catalogue. Bernique ! Le catalogue — vraiment trop cher (1) — n'indique rien d'autre sur cette question Orazi qu'un "anonyme" de mauvais aloi. Pour que les commissaires de l'exposition puissent vérifier nos dires, signalons que le Calendrier d'Austin et d'Orazi est en ligne, lui, gratuitement sur Gallica.
Merci Gallica.


PS on attend toujours un bon fac-similé de ce chef-d'oeuvre fin-de-siècle...

(1) Les amateurs d'art brut ne sont pas forcément de richissimes enfants au panier percé. Tout le monde sait que ce catalogue va être soldé dans quelques mois parce qu'invendu. Forcément invendu, dirait la vieille. Il a le prix d'un grand album relié mais le format d'un ouvrage standard, et ça n'est pas sa toile de couvrure en polyamide imitation soie qui nous trompe, ô éditeurs dédaigneux.

vendredi 2 février 2018

Eric Vuillard est-il un plagiaire ?

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Après l'Ordre du jour, la Question du jour : Eric Vuillard serait-il un plagiaire ?
On trouvait depuis quelque temps déjà que la littérature d'Eric Vuillard masquait mal un léger côté prof d'histoire-géo un peu pataud. Son récent prix Goncourt nous a poussé à la lecture pour vérifier si, depuis notre île, il y avait lieu de revoir notre position ou non.
Résultat : c'est non. Indéniablement. Toujours aussi pataud et sans style. Eric Vuillard fait de la littérature comme on mâchonne. Et il s'obstine dans sa mauvaise habitude de traîner son sabre de figures en figures de l'Histoire emboutissables en petits bouquins vite écrits.
Mais il y a pire.
En affinant un peu nos lectures, nous pouvons désormais annoncer que le plus récent de ses livres a été beaucoup trop vite écrit.
Forcément.
Et on va voir pourquoi.
(Les passages à la ligne non subventionnés par la publicité sont destinés à faire monter le suspens).
C'est en découvrant le meilleur chapitre de son petit livre, "Les morts", qu'on a été pris d'un (énorme) soupçon.
On sent d'abord une différence toute nette de volubilité. Pour dire les choses comme ça. Eric Vuillard paraît tout à coup plein de savoir et fait preuve d'une pensée qui s'organise comme il ne nous y avait pas habitué. Tout à coup, l'ânonneur s'autorise l'emballée.
Grands dieux !
Aurait-il pris des substances ?
On est perplexe puisqu'on a lu un peu plus tôt des phrases brillantes comme celle qui suit :

"c'est alors qu'un minuscule grain de sable se glissa dans la formidable machine de guerre allemande"

Et, de fait, un gros morceau de granit s'écroula sur la caboche du romancier désinvolte... quand il s'agit de rendre à César ce qui n'appartient pas à Vuillard.

Démonstration : en réalité ce chapitre qui se fait remarquer dans le fil terne de sa prosodie vient tout droit du volume collectif intitulé "L'Anschluss, une affaire européenne" dirigé par Felix Kriessler (Presses universitaires de Rouen, 1991) et en particulier du chapitre d'Eckart Früh, "Terreur et suicide à Vienne après l'annexion de l'Autriche".
La comparaison est proprement sidérante : faits, anecdotes (Benjamin en particulier), raisonnement, et même conclusion, tout est très (très) similaire ou ostensiblement retravaillé pour masquer la source, à un point que l'on se demande si un juge ne revêtirait pas carrément ça du nom de plagiat ou bien de parasitisme ? Nous laissons les héritiers de M. Früh, les presses universitaires de Rouen, leurs avocats et les éditeurs de Vuillard en juger (1).
La question qui nous intéresse est celle-ci : Eric Vuillard rétrocèdera-t-il la quote-part de ces gains pour ce chapitre aux héritiers de l'auteur de l'article ?
Ce serait élégant.

(1) Ajout du 4 février : Une âme dévouée à la juste répartition des éloges nous communique les pièces à conviction :

L'essentiel se trouve pages 92 (quatre suicides) et 93 (vous apprécierez la forme de la conclusion de Vuillard) et dans les notes de bas de page, page 94, la note 25 sur Benjamin.

CQFD et ite missa est. FelixAnschluss.jpg

dimanche 19 novembre 2017

Rendre à Martin ce qui est à Roger

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Tandis que Philippe Jaeneda reçoit un prix littéraire pour son biofict basé sur le personnage de Georges Arnaud et de son "affaire" criminelle (un biofict de plus, bâillons mes sœurs, mes frères), il faudrait tout de même rendre à césar ses lauriers et dire d'où viennent au "bio-romancier" tant de sagesses sur l'auteur du Salaire de la peur.
En fait, Philippe Jaenada a simplement lu l'excellente biographie de Roger Martin, Georges Arnaud. Vie d'un rebelle (Calmann-Lévy, 1993) réédité par les éditions A plus d'un titre en 2009.
Car c'est bien Roger Martin qui s'est tapé les recherches, la fouilles des archives et les déplacements.
Il faut préciser en outre que Roger Martin ne s'est pas contenté de fouiller les alentours du crime imputé à Georges Arnaud, contrairement à la promenade limitée au fait divers de Jaeneda. Roger Martin a fait véritablement le tour du personnage au cours d'un travail conséquent, sans doute long, et très précis. On y lit le destin de Georges Arnaud, bourgeois déclassé et rétif, militant de gauche non-encarté, militant anti-colonial et mille autres choses encore qui rendent le personnage beaucoup plus intéressant et profond que la focalisation sur le meurtre mystérieux tendrait à nous le faire avaler.

Merci Roger Martin.

Une question demeure : Jaeneda partagera-t-il son prix ?



Roger Martin Georges Arnaud. Vie d'un rebelle. — Lyon, A plus d'un titre, 2009, 500 pages, 19,50 €

jeudi 8 juin 2017

Le Paco Rabanne de la Révolution

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Il y a longtemps que ça lui pendait au nez : Eric Hazan vient d'être fessé publiquement.
Parfaitement en phase avec l'ère macroneuse, l'agitateur de librairie vient d'être dévoilé dans un pamphlet impeccable que l'on attendait depuis longtemps : Je sens que ça vient.
Editeur et auteur fils d'éditeur, bon bourgeois assis, Eric Hazan promène depuis une paire de lustres une lippe de penseur "impliqué" jouant au prophète révolutionnaire. C'est en vérité un léger gourou entouré d'un "Comité invisible". C'est confortable, une institution rejouant la grande dramaturgie de la rébellion et de l'indiscipline dans un contexte doucement démocratique. Et à l'intention de qui ? de la moyenne bourgeoisie intellectuelle, largement laminée depuis 1968, inoffensive comme un caniche de concours, inodore, sottement convaincue de l'importance de sa critique radicalement "radicale"...
Le Comité translucide vient mettre les points sur les i avec son petit pamphlet dont le ton très posé mérite des compliments : il est clair, précis et ne donne pas dans l'esbroufe de l'effet de manches. Tout le monde peut comprendre, y compris les apôtres de la Révolution à venir et les hazanophiles, qu'ils soient à turbine ou à ressort. Le Comité translucide ne prend pas non plus les vessies pour des lancers chinoises. Echantillon de cette mise en garde contre cette "littérature pour happy few soucieux de distinction révolutionnaire" sans risque :

Personne parmi eux ne parle plus, bien sûr, de "grand soir" et de "lendemains qui chantent". Mais ce serait néanmoins mal les connaître que de croire pour autant que le "désir de révolution" qui taraudait leurs homologues des générations précédentes ne les ait pas saisis à leur tour, encore que là aussi on préfère parler d'"émancipation" — à la connotation plus individualiste et surtout moins violente voir non— ouvrant ainsi la voie à une nouvelle vague d'enchanteurs diplômés susceptibles, sinon de combler ce désir, du moins de l'apaiser à l'aide de fictions plus ou moins savantes dont le trait commun est la cocasserie, laquelle est redoublée par l'esprit de sérieux qui imprègne les auteurs.
C'est à un premier échantillon — d'autre suivront — de ce pensée qui se pense subversive qu'est consacrée la série en trois volets qui suit, rédigée sous l'égide d'une comité auto-baptisé "translucide", faute d'un autre nom, pour faire rimer invisibilité et lucidité.


Au fond, outre l'erreur d'appréciation sur la situation présente d'Hazan et consorts, le Comité translucide dénonce une mystification moins inconséquente qu'il n'y paraît.
En mettant à bas les arguments lénifiants d'Hazan et de son Comité aux emballements pré-pubères - voir l'édifiant entretien d'Alternative libertaire d'octobre 2013 où Hazan revêt la redingote du meneur d'hommes -, c'est une saine leçon qu'apportent les anonymes publiés par la maison Delga, vieux bastion communiste il est vrai.
Nous vous laissons désormais découvrir le détail de l'argumentation (3 €, vous n'allez pas vous ruiner.)
Nous nous garderons de l'oublier : Eric Hazan est le Paco Rabanne de la Révolution.
Il devrait y songer : la prochaine étape, c'est l'entartage.




Comité translucide Je sens que ça vient. — Paris, La Phasique éditions (éd. Delga, 38 rue Dunois, 75013 Paris), 2017, 24 pages, 3 €

vendredi 5 mai 2017

Pertes et profits

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Même déception qu'hier : encore un joli sujet mal torché.
Avec un nom qui sonne comme un pseudonyme, Giorgio Van Straten, directeur d'institutions culturelles — c'est un métier — vient de publier un recueil intitulé Le Livre des livres perdus. Eh bien...
Il est facile de se persuader que le titre n'est pas le bon puisqu'il s'agit d'un livre racontant l'histoire de huit pertes de textes, et non pas de livres, mais de manuscrits. Il s'agit donc plus certainement d'Un livre à propos de quelques manuscrits disparus. L'aimable promenade de Giorgio Van Straten ne peut donc pas prétendre incarner LE livre définitif sur la question.
Ca a tout de suite une autre allure, forcément. C'est moins vendeur, moins péremptoire mais pas plus nourrissant qu'un livre de l'Argentin qui se prend pour Borgès. L'opus de Van Straten en prend une allonge plus modeste, mais ça convient mieux à ce livre écrit sans efforts, sans périodes inoubliables non plus, un peu badin mais pas trop, un peu mondain, un peu inutile. En somme, on sort déçu de cette lecture qui nous répète sans faconde ce que nous savions déjà des écrits perdus de Bruno Schulz, de Sylvia Plath, de Gogol ou d'Ernest Hemingway.
Après le livre d'un autre Argentin, Fernando Báez (1), très partiel malgré son titre, mais finalement beaucoup plus riche que celui-ci, on en vient à espérer qu'un Luciano Canfora se consacre correctement au sujet un jour, puisqu'Eco, malheureusement...
Mais soyons justes : une surprise figure en tête de l'ouvrage. Giorgio Van Straten nous y parle de l’Italien Romano Bilenchi (1909-1989), un écrivain qu’il a connu personnellement. Et on va voir que cela change tout, et dans la teneur des pages et dans l'intensité de l'émotion. La veuve de Bilenchi a fait disparaître un roman inachevé. Voilà du nourrissant. Enfin du vécu ! C'est ce qu'on espérait. On court voir ses écrits.




Giorgio van Straten Le livre des livres perdus (traduit par Marguerite Pozzoli, Actes Sud, 176 pages, 18 €)


Romano Bilenchi Récits (Anna e Bruno e altri racconti), trad. Maddy Buysse, Gallimard, 1969.
Anna et Bruno (Anna e Bruno), nouvelle, trad. Marie-José Tramuta, Les Bilingues de Babel, 1995.
Les Années impossibles. Traduit par Marie-José Tramuta. Préface de Mario Luzi. — Verdier, 1994, 192 pages, 14,70 €



(1) Histoire universelle de la Destruction des livres. — Paris, Fayard, 2008, 527 p., 2! € Dans cet essai, l'"Universel" du titre renvoie essentiellement à une zone correspondant aux seules tablettes de Summer et à la guerre d'Irak comme support de réflexion sur la biblioclastie.

jeudi 4 mai 2017

De quoi l'anonymat est le nom

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A propos d'anonymat, un livre vient de paraître chez Grasset : Incognito.
Son auteur a choisi de ne pas utiliser de pseudonyme. C'est son choix. Il aurait pu.
On sait que Grasset n'est pas l'éditeur des essayistes et l'on se trouve ici confronté à un essaillon plutôt qu'à un véritable travail charpenté. Le sous-titre du livre l'indique assez : Anonymat. Histoires de contre-cultures. On voit le genre. C'est le titre qui nous signifie exactement : je vous parle d'un sujet, mais pas complètement, par touches. Et comme je le déclare dès la page de titre, vous ne pouvez pas vous plaindre.
Et bien si, on va se plaindre et pas plus tard que maintenant.
Paniquez pas, ça va être rapide.
Ce livre rédigé avec beaucoup de bonne volonté et quelques petites recherches (sur internet), ressemble beaucoup à un mémoire de maîtrise — avec les contre-sens d'usage — qui aurait permis de dresser un livre chapitre par chapitre sur une idée-clef, autour d'un auteur, etc. Pas de vue panoramique ou approfondie.
C'est à croire que l'auteur a de la famille chez Grasset. Mais soyons comme l'éditeur, sympathiques, et empruntons ce livre en bibliothèque - n'allez pas vous mettre la honte chez votre libraire qui sait pertinemment que c'est bel et bien vous qui l'achetez... - pour constater ce qui suit :
Non, l'histoire des idées ne débute pas avec Debord et Deleuze.
Non, un coup d'oeil à Rabelais ne suffit pas pour faire historique (en deux pages).
Non, la contre-culture n'est pas la réponse à toutes les questions.
Et non, Daft Punk n'appartient pas à la contre-culture.
Etc. On ne va pas faire le boulot de Grasset ici, mais on peut tout de même indiquer deux ou trois pistes à son auteur et à son éditeur bien léger :
- Ne jamais citer les Inrockuptibles, et surtout pas Nelly Kapriélan, si l'on souhaite être un tout petit peu crédible auprès des gens cultivés mais aussi auprès des gens ignares qui en savent toujours plus qu'on le croit. En particulier sur les cuistres.
- Chercher du côté de Brunet et de son Dictionnaire des oeuvres anonymes. Je ne donne pas les références, on les trouve sur internet.
- Eviter de saloper un beau sujet. Il y a des rancuniers parmi les lecteurs. Sur notre île, on en sait quelque chose...



Yann Perreau Incognito. Anonymat, histoires d’une contre-culture. — Paris, Grasset, 306 pages, 19,90 €



lundi 19 décembre 2016

Une gauloiserie pour moments festifs

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Le Préfet maritime peut bien confesser qu'il ne se laisse pas aller assez souvent à la gaudriole ou à la gauloiserie (voire au mauvais goût ?), tout le monde s'en était déjà aperçu.

Pour corriger cet excès regrettable, il vous offre ce jour une image qui a pris la mer pour lui parvenir il y a quelque temps.

Oui, c'est... comment dire...
La chose serait due à Tomi Ungerer...

Il avait semblé déjà au Préfet maritime que les amateurs de curiosa n'étaient pas toujours les plus subtils de ses convives...


samedi 17 décembre 2016

Les couvertures de notre siècle (22)

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En Russie, on appelle ça une tête à balle... Le publicitaire Maxime T. Ermakov est sollicité par les agents d'un obscur service de la sécurité d'Etat qui lui demandent de se suicider. La raison de cette "proposition" est simple : son cerveau comporte une spécificité qui met en péril la (présumée) harmonie du monde. Evidemment.
L'influence de Raspoutine est donc un tropisme indécrottable et son influence ne paraît toujours pas effacée (revient Félix Ioussoupof !)
Tissées de câbles gros comme la cuisse d'un cosaque, les démêlées de Maxime avec son environnement paraît caractéristique d'une certaine production littéraire russe du moment : un peu d'affaire d'Etat, une louche de paranormal (pas trop non plus), quelques coups de main (propriétaires violents, etc.), un ou deux coups de folie, quelques autochtones mesquins, un petit peu de décès, et hop, emballé c'est pesé.
Sauf que ce roman est plutôt pesant, d'un humour aussi pétillant qu'est élégant un uniforme de maréchal soviétique, et subtil comme un plan quinquennal.
On fera donc l'impasse, tout en admirant sans réserve une couverture très réussie, et on retournera lire Vladimir Charov.

Olga Slavnikova La Tête légère. Traduit du russe par Raphaëlle Pache. — Mirobole, coll. "Horizons pourpres", 480 pages, 22 €

jeudi 8 décembre 2016

Lire un oeuf

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Vous en avez assez de lire des trucs sans intérêt ?
Lisez un oeuf !


samedi 3 décembre 2016

Du rififi chez les lapins

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Pour un samedi tranquille, voici la carte qui permet de lire Watership Down de Richard Adams en toute tranquillité.

Gaffe aux taupinières et aux animaux domestiques.




P.S. Une version HD lisible de la carte : ici.

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