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Nécrologe à l’usage des gens de lettres

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mardi 3 juillet 2007

Daniel Mauroc n'est plus (1926-2007)

Daniel Mauroc, Paris, automne 2005 (copyright E. Dussert)

Sans plus de détail, nous avons appris la disparition de Daniel Mauroc. Voici le portrait que nous consacrions dans le Matricule des Anges (n° 68, novembre-décembre 2005) à cet écrivain, traducteur et revuiste, familier des rues new-yorkaises, où il fréquenta le gratin de la génération Beat. Il en avait profité pour offrir aux lecteurs francophones quelques livres-cultes.


Le premier témoin

Il a tant de souvenirs qu'ils se mêlent, et lorsqu'il donne une date, ce n'est jamais sans incertitude. Il faut recourir aux achevés d'imprimer pour établir un millésime et garantir un minimum de vraisemblance à un parcours qui part en fumée. Un portrait d'étincelles et de foudres pourtant car Daniel Mauroc, qui regrette peu de n'avoir jamais tenu le journal de ses rencontres, a été un éminent passeur franco-américain. On pourra dire qu'il fut, lui aussi, un passant tant son existence semble avoir été construite au hasard des rencontres.
Né à Paris en 1926, fils du patron d'une petite maison d'édition, il grandit dans la capitale d'abord puis à Toulouse, et lorsque, en 1942, le besoin d'air se fait sentir, il gagne l'Angleterre en traversant l'Espagne. Quinze jours de voyage le mènent à Londres, en compagnie du maître du Grand Orient de France, Sublime Prince du Royal Secret pour les intimes, qui lui présente quelques personnes et lui permet de rencontrer De Gaulle. Dix minutes d'entretien convainquent le jeune homme que les militaires, fussent-ils en exil, ne sont pas gens sympathiques et il tourne les talons. Ses relations lui permettent d'entrer à la BBC où il est chargé d'une chronique d'actualité quotidienne à partir de 1943. Ses premiers contacts prolongés avec la langue anglaise.
À la fin de l'année 1944, Daniel Mauroc rentre à Paris avec un ami. Ils trouvent à piger dans la presse d'ici et d'ailleurs. Les journaux poussent comme des champignons à l'époque et l'écriture est une activité bien tentante. Des poèmes surgissent, des pièces de théâtre également, qui vont se jouer dès le début des années 1950, une décennie vouée à l'art dramatique : le 6 mai 1954, le théâtre donne la première des Poutres. Viendront La Neige cambriole et Sand in my uniform après les premiers poèmes de Tam-tam blanc (Somogy, 1949) et ce Contre-amour (Minuit, 1952), préfacé par Albert Camus.
Les années 50 sont pour Daniel Mauroc le moment de l'envol. À 23 ans, il fonde avec le poète et éditeur américain Elliott Stein la revue Janus, des Cahiers mensuels de la jeune poésie française et américaine qui paraîtront de mars 1950 à l'automne 1951, et dont les cinq livraisons offrent un assez beau panorama de la littérature du temps : se partagent la vedette Henry Miller, Frederic Prokosch, René Fallet, Patrice de la Tour du Pin, Jean Sénac, Gaston Criel, Maurice Raphaël, William Carlos Williams ou James Baldwin, qui n'a encore publié aucun livre et zone dans les hôtels borgnes de Saint-Germain des Près. Cette aventure franco-américaine fait long feu et Daniel Mauroc, attiré sans doute par le mythe new-yorkais fait ses valises. Direction la Grosse Pomme. Il y restera dix ans durant lesquels, fervent des rues et des cafés, il fréquente le gratin littéraire et artistique. Le Français est bien intégré, il coudoie Ginsberg, Burroughs et Kerouac, papote avec Sylvia Plath et Ted Hughes, ou bien avec Warhol à la Factory.
On ne peut s'empêcher de garder rancune à Daniel Mauroc de n'avoir jamais pris la peine de jeter sur le papier ces moments incroyables. Il regrette surtout, lui, l'immense liberté de cette vie new-yorkaise. Pour autant, la lecture de ses proses ultérieures contredit ces premières impressions. Celui qui fut l'hôte privilégié, le premier témoin des grands écrivains de sa génération a en effet essaimé dans Les Etreintes foules (Plasma, 1979) quelques fragments de ses riches heures. C'est là, en effet, que l'homme discret a caché ses trésors. Là, et dans Les Hommes-sandwiches, précédés du Village des évidents (Paul Vermont, 1977), deux récits qui témoignent eux aussi dans une langue fluide, parfois construite sur deux colonnes, d'une expérience unique. Surtout, de retour à Paris au début des années 1970, Daniel Mauroc a entrepris de traduire la crème de ces auteurs d'outre-Atlantique. On a pu ne pas y prêter attention, ne pas remarquer au fil de parutions espacées dans le temps la présence de son nom, il est rétrospectivement impossible de se méprendre : d'immenses romans américains ont eu pour truchement Daniel Mauroc, traducteur. Se souvient-on, par exemple, de ces chaussures noires du bon faiseur, et réglementaires, appartenant aux agents du FBI qui ouvrent de leur présence noire un roman fameux ? Elles constituent l'inoubliable introduction aux aventures de Ken Kesey et de son Magic Bus, chanté plus tard par les Who, racontée par Tom Wolfe dans Acid Test... Le texte français de cette fameuse épopée beaknik parut au Seuil, en 1975, dans les mots de Daniel Mauroc et ses lecteurs s'en rappellent. Mais on lui doit aussi Ida de Gertrude Stein (Le Seuil, 1978), Retour à Brooklyn de Hubert Selby Jr. (Les Humanoïdes associés, 1980), Le Bûcher de Times Square de Robert Coover (Le Seuil, 1980), plusieurs bouquins de Jerome Charyn, Le Boulevard des trahisons de Thomas Sanchez (Le Seuil, 1989), sans oublier la stupéfiante Fosse aux chiens du Gallois John Cowper Powys (Le Seuil, 1976) et le puissant Crève ! de James Carr (Stock, 1978). Il n'y a assurément rien à ajouter à ce palmarès, sinon que notre témoin aurait atteint sa plénière notoriété, et très tôt, s'il avait consigné... mais trêve de rabâchage, sa bibliographie parle pour lui.
Eric Dussert


Bribes bibliographiques
Tam-tam blanc (Paris, Aimery Somogy, 1949), un ex. avec envoi :

"A Saint-John Perse, que le silence rapproche encore de notre tam-tam, un très admiratif souvenir de Daniel Mauroc / Paris. juillet 1951."

Les Poutres, pièce en un acte crée au Théatre de la Huchette en 1954. Frontispice de G. Ladrey (Lyon, A. Henneuse - Les Ecrivains Réunis, 1954, 30 pp., Coll. "Disparate").
Contre-amour, préface d'Albert Camus (Minuit, 1952).
Le Zouave du Pont de L'Alma (Two Cities Paris, 1961, 83pp.).
Sacher-Masoch, or the Orphian Christ Sophia (en collaboration avec Gwen Leen, 4 juin 1964, MaMa Experimental Theatre Club
July 16. New Voice in Poetry, a reading (avec John Hopper).
Le Village des évidents (Plasma, 1975).
Les Etreintes foules (Plasma, 1979).
Collectif, Les Paris imaginaires (Plasma, 1979).
Les Hommes-sandwichs (Paul Vermont, 1977).
Le Fait-Tout (Les Amis de Hors-Jeu éditions, 1995).
La Ressemblance, récits (Ressouvenances, 1997).


Voir aussi Anaïs Nin, "Introducing Daniel Mauroc" in Works, a quarterly of writing (été 1968).

mardi 12 décembre 2006

Jean Marcourel †


La mort se marre : elle a embarqué hier matin Jean Marcourel, dit le Grand Pirate, à Toulouse.
Elle se marre, mais c'est une garce.
Jean était né le 11 juillet 1949. Depuis des lustres, déployait une immense énergie pour la promotion des petites maisons d'édition indépendantes. On lui doit en partie le Marché de la Poésie, le Salon de la petite édition de Crest, bien d'autres choses encore.
Le catalogue de sa maison, Les Petits Classiques du Grand Pirate, comporte des grandes choses qu'il serait bon d'aller voir avant qu'elles ne disparaissent, comme leur éditeur.
Lorsque nous aurons réuni les informations, nous diffuserons la Petite Bibliographie lacunaire qui lui revient. En attendant, sachez qu'il a publié Lou Reed, les Rollling Stones, David Bowie, Pierre Emmanuel, Guillevic, James Sacré, Severo Sarduy, Bernard Noël, Antoine Emaz, Serge Pey, Marcelin Pleynet, Michel Seuphor et beaucoup d'autres, avec des illustrations de Colette Deblé, Cueco, Vladimir Velickovic, Bernard Heidseick, entre autres.
Jean sera regretté, foi d'amiral. Et pas seulement pour ses livres, car il était un homme bon et un parfait remueur.

Voici, à titre d'allèche-naute — mais scanné à la diable —, ce que Jean Marcourel publiait en 1975 :

REED (Lou) Velvet Underground. Textes choisis. — S. l., Les Petits Classiques du Grand Pirate, 1975, 8-12 p.



vendredi 22 septembre 2006

Jean Vodaine †

Nous avions appris avec beaucoup de retard la disparition de Jean Vodaine à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) dans la nuit du 7 au 8 août dernier, et nous avons mis plus de temps encore à rédiger quelques lignes. Honte sur le Préfet maritime (il est contrit).

Vodaine (Jean)
Imprimeur, éditeur, graveur et poète français né le 6 juillet 1921 à Volce (Slovénie).
Lorsqu’en 1924 il arrive en Moselle, Jean Vodaine se nomme Frédéric Vladimir Kaucic. Titulaire d'un CAP de cordonnier en 1938, il exercera toutes sortes de métiers (manoeuvre aux hauts-fourneaux de Thionville, ouvrier électricien, comptable de chantier, ou aide-métreur à Alsthom), parallèlement à ses activités littéraires et artistiques. Il ne revêtira le pseudonyme qu’en 1947 à l’occasion de la publication de son premier recueil de poèmes, Rose et noir. Année doublement décisive, 1947 voit le poète acquérir une presse à bras sur les conseils de Pierre Boujut. Installé à Montpellier puis en Lorraine, Vodaine a publié depuis la plupart des tenants de l’art brut (Mougin, Chaissac, Jakovsky, Dubuffet, Queneau) mais aussi Norge, Franz Hellens, Ben, Joseph Delteil ou Roger Rabiniaux.
Le nom de Jean Vodaine reste attaché à l’expérience de Dire, revue typographique et poétique qu’il lance en 1962 après Poésie avec nous (1949-1950), Courrier de poésie (1951-1954), La Tour aux puces (1958-1961).
Avec la collaboration de Frédéric-Jacques Temple, Adrien Printz, Arthur Praillet, Jean Le Mauve, Alain Clément, Edmond Dune ou Jean-Paul Michel, Dire fut jusqu’en 1984 le lieu d’expérimentations typographiques telles que le mélange de police de caractères ou les forts encrages et foulages. Liées souvent au manque de moyens, ces pratiques témoignent également de l’imagination de l’autodidacte Vodaine qui établit des combinaisons de papiers rudimentaires et de formats insolites (« poèmes-affiches ») ou renouvelle à partir de 1955 le typogramme dadaïste après une rencontre avec Tristan Tzara. Sa revue, publiée jusqu'en 1984, avait rencontré un écho international en dépit de son tirage limité : ses sommaires se sont enorgueuillis des noms de Léopold Sedar-Senghor, Ernest Hemingway, Allan Ginsberg ou Henry Miller En 1987, Jean Vodaine fut le premier Français couronné par le prix allemand de typographie V. O. Stomps (Musée Gutenberg).

Bibliographie
Joe Ryczko (dir.), « Jean Vodaine », numéro spécial de la revue Plein Chant, n° 57-58, hiver 1995.

Voir aussi http://ingirum.blogspirit.com/vodaine_jean/

samedi 26 août 2006

Tombeau d'Armand Olivennes †

Il s'agit d'en être, ou de ne pas en être.
Certains en sont, d'autres n'en sont pas.
Mais il faudra que l'on m'explique un jour pourquoi d'aucuns en sont, lorsque d'aucuns n'en sont pas.
Voyez plutôt, c'est un exemple parlant :
Tandis que Le Monde (encore lui, forcément, puisque Libération ne fait plus la maille, que Le Figaro figarotte et qu'on s'abstient généralement d'évoquer les autres pour ne pas les peiner), oui, disais-je, alors que Le Monde signale, ému, les disparitions de Pierre Rey (best-sellers à la palette) ou André Parinaud (Citizen Cas au petit peton), la rédaction n'a pas pondu une ligne au sujet de la disparition d'Armand Olivennes, alors qu'elle avait été alertée.
Pour quelle raison ce silence, me demanderez-vous ?
Parce que nul, en cette épatante rédaction, n'avait eu vent de son existence !
Pourtant, pourtant, cet homme, frère de Claude Olivenstein (le psy des camés), père de Denis Olivennes (le directeur général de la FNAC), mais oui, laisse une oeuvre variée qui n'est pas sans intérêt.
Ah, c'est vrai, aucun livre chez MM. les éditeurs parisiens.
Il est vrai qu'Armand Olivennes a surveillé ses distances aux instances académiques. Alors, tout à coup, on comprend mieux, n'est-ce pas ?
Que n'a-t-il pondu chez Gall, chez Flam, chez Min, chez Pol, chez Pot et chez Consort...
Que n'a-t-il fréquenté les salons où l'on se montre, que n'a-t-il fait poteau avec les Incontournotables dont l'avis, pardon, l'Avis, si haut, si haut, masque (un temps) les sommets.
Surnommé "l'honnête homme de la poésie" par l'éditeur Jean Le Mauve (pseud. de Jean Pigot, 1939-2001), honnête homme lui-même, Armand Olivennes, poète et essayiste, spécialiste du trouvère Conon de Béthune, s'est enquis de la littérature et des hommes passés, présents et peut-être à venir, de leur folie et du temps qui passe. Franchement, cela ne suffit-il donc pas ?

Voic les informations que l'on trouve à son sujet sur le site du CiPM (Marseille) :

Né en 1931, à Berlin. Réfugié en France, en 1937. Parallèlement à des études médicales, il publie ses recueils de poèmes chez Seghers et Pierre-Jean Oswald. Après avoir été nommé Médecin-Chef des Hôpitaux Psychiatriques, il a des démêlés avec l’Administration de la Santé, mais aussi des conflits avec sa famille, le Comité de rédaction d’Action Poétique auquel il appartient, et avec de nombreux autres corps constitués. Après un internement forcé, il gagne finalement un procès et est réintégré dans l’administration qu’il quittera vers 1987, pour s’établir à Marseille. Sur le plan de la poétique, il défend la thèse que la folie est l’inspiratrice fondamentale, sinon la plus féconde du poète, à la condition qu’elle soit vécue dans toute l’épreuve à laquelle elle oblige, et de son contraire qu’elle laisse entrevoir.

Ajoutons pour plus de clarté qu'Armand Olivennes est né Juif à Berlin, qu'il devint docteur en médecine en 1965, qu'il fut médecin à l'Hôpital psychiatrique de Saint-Venant (1991) et, qu'inspiré par le surréalisme, le dadaïsme et le cubisme berlinois, il fut parfois un poète grinçant. Il estimait que l'engagement poétique est la seule alternative vivable au désespoir ; encore faut-il que les mots coïncident avec une densité humaine qui ne soit ni texte, ni prétexte.
Et signalons qu'il fut un zélateur farouche de l'édition petite, voire microscopique.



Quand à savoir quand il est mort, macache. C'est pourtant tout récent.
Une bibliographie ne sera pas inutile (une bibliographie n'est jamais inutile), je parie que chacun y trouverait de quoi apprécier :

• (sous le pseud. de Oliven Sten) Les Pitres bleus, France-Poésie, 1950.
• (sous le pseud. de Oliven Sten) Chronique des temps blindés, Seghers, 1953.
• (sous le pseud. de Oliven Sten) Le Passant démesuré, poèmes. Couverture de I. Nomikossoff, P. J. Oswald, 1954.
• (sous le pseud. de Oliven Sten) Les Andabates. A propos, par Pierre Morhange, P. J. Oswald, coll. "L'Aube dissout les monstres" (n° 3), 1958.
• (sous le pseud. de Oliven Sten) Circulaire à mon amoureuse, Armand Henneuse, 1961.
• (sous le pseud. de Oliven Sten) Le Sentiment latéral, précédé de Les andabates, Tunis, SNED, coll. "L'Aube dissout les monstres", 1962.
• (sous le pseud. de Oliven Sten) L'Enterreur et autres poèmes, P. J. Oswald, 1966.
La Rupture avec le réel : essai sur les délires, Éditions de la Tête de feuilles, 1972.
Du cœur sans gant aux gants sans cœur : itinéraire d'une damnation, Caractères, 1979.
L’Enterreur, ill. Ch. Boltanski, P.J. Oswald, 1966 ; réédition Atelier Alpha Bleue, ill. Olivier Agid, 1992.
Du cœur sans gant aux gants sans cœur, Caractères, 1981.
La Métaphore et les parfumeurs, Caractères, 1982.
Hautes œuvres devant maman et le multiple, Caractères, 1983.
Saint-Cloud et Gomorrhe, Traces, 1983.
Entre guillemets, Atelier Alpha Bleu, 1984.
Chanson de toile, Maison rhodanienne de poésie, 1985.
La Métempsycose du docteur Smidi, Atelier Alpha Bleu, 1986.
L'e prince sans rire : pochade en quatre actes, A. Olivennes, 1986.
L’hémisphère Ouest, Quinze-dix, 1987.
Haut-le-corps, haut-le-cœur, Le Dépli amoureux, 1987.
Histoire de l'écrevisse qui apprend à reculer, La Dondaine, 1987.
Clérouque, choix de poèmes, ill. Christian Boltanski, Atelier Alpha Bleu, 1989.
Le Mille-pattes et l'araignée : pièce en 3 actes, Soleil natal, 1989.
Le Revolver s’est suicidé, ill. Obéline Flamand, Ecbolade, 1989.
Conon de Béthune, premier trouvère de France, Éditions la Dondaine, 1990.
Petits cubes poétiques pour Hannah, ill. de Nil Maillard, Caractères, 1990.
Puma, ill. Françoise Duvivier, Décharges, 1991.
L'Enterreur, Atelier Alpha Bleu, 1992.
Politique de l’autruche, Rewidiage, 1992.
Masque sans masque, ill. Philippe Brahy, Ecbolade, 1992.
Œillet de Poète, Jean Le Mauve, 1993.
Petits cubes pour Benjamin : poèmes, ill. de Gunther Roeder, Soleil natal, 1993.
Le langage symbolique des maisons, dessins à la plume de Jean Lemesle, Foyer culturel de l'Houtland, 1994.
Un rayon de loup dans l’ornière, ill. Françoise Duvivier, Jalons/Les Presses littéraires, 1995.
La Mort infructueuse, ill. Chris Mestas, John Donne éd., 1995.
Le Chandelier des mots, ill. Ph. Brahy, Ecbolade, 1995.
Saint Glinglin, ill. Ph. Brahy, Chantepleure, 1995.
La Critique est aisée, tome un, La Dondaine, 1996.
Poèmes pour disparaître, ill. Ch. Moulin-Vigan, Clappas, 1996.
Des ailes dans le plomb, ill. Pascal Ulrich, typographie Pierre Mréjen, 1996.
Frère Octave se remarie, ill. M.F. Lavaur, Traces, 1996.
Obros, ill. Ph. Brahy, Rewidiage/Polder, 1996.
Les transitions d'Olivier Agid, EC, 1996.
Le Vent, éditions de la Lucarne ovale, 1996.
Chroniques comtadines, Soleil natal, 1997.
Le Bonnet d’âne, ill. J.-M. Scanreigh, Editions du Rouleau Libre, 1999.
Nous les schizo-cherokees et La Marchoire, Le Nœud des Miroirs, 1999.
Poésie des champs : 1983-1999, Librairie bleue, 2000.
Les Poissons nous cachent quelque chose, La Porte, 2000.
Le Poème de l’Homme-machine, Editions du Contentieux, 2000.
Itinéraire revuistique (1950-2000), Rochefort-sur-Nenon, 2001.
Feuille de pique, 2001, Paris-Méditerranée.

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