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Les Lacunes de l’Alamblog

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mercredi 24 février 2016

Les arts incohérents sont demandés à l'accueil

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Les Editions du Sandre communiquent :

On recherche donc, pour les scanner et les publier en fac-similé — conjointement au monumental ouvrage de Corinne Taunay —, les catalogues provinciaux des Arts incohérents (Lille, Rouen, Bourg-en-Bresse, Nantes, Besançon, Nancy), ainsi que le numéro hors-série du Chat noir de 1882 consacré aux mêmes, le catalogue illustré parisien de 1893, et les catalogues parisiens non illustrés (83, 84, 86, 89, 93). On ne cracherait pas non plus sur les affiches et invitations qui pourraient trainer parmi les archives de quelque amateur...


Avis aux amateurs et collectionneurs, aux bibliothécaires et aux archivistes.



vendredi 18 septembre 2015

L'Alamblog recherche...

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L'Alamblog recherche des données biographiques relatives à Marcel Florenchie et Jeanine Cazes, romanciers d'Algérie.

A vot' bon coeur...

vendredi 20 décembre 2013

A la recherche d'un portrait d'Henry Daguerches



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Alors que les précieuses éditions Kailash ont réédité il y a quelques années Le Kilomètre 83 d'Henry Daguerches - sa première version avait paru dans La Revue de Paris entre janvier et mars 1913 -, le Préfet maritime profite de l'opportunité pour lancer un appel : quelque alamblogonaute possèderait-il un portrait dudit Dagueches ?
De son nom Charles-Marie-Octave Valat (1876-1939), né le 10 mars 1876 à Toulon et mort à Marseille en mars 1939, Daguerches n'est pas un inconnu. La preuve, Hector Talvart et Joseph Place lui consacrent une notice dans leur inestimable bibliographie. Pour autant, ça ne nous apporte aucun portrait...
Après des études secondaires menées à Toulon puis à Avignon, il prépare l'École Polytechnique (1895) puis décide de s'engager dans l'artillerie de marine. Il devient capitaine avant l'âge de 26 ans et est envoyé en Chine au sein du corps expéditionnaire chargé de briser la révolte des Boxers. En 1908-1909, il séjourne en Cochinchine où il dirige l'artillerie. Il rentre en France où il est affecté à l'arsenal de Toulon. En 1912, il effectue un second séjour au Tonkin, est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale puis retourne en 1918 au Tonkin où il prend sa retraite en 1919. Il ne quitte plus l'Indochine jusqu'à sa mort vers 1930. Il publie de nombreux contes, chroniques, nouvelles et poèmes dans la presse parisienne, ainsi que dans les revues Pages indochinoises et Revue indochinoise. A Hanoï, Daguerches-Valat était un intime du gouverneur général Pierre Pasquier et du peintre Inguimberty, et il finit même, en 1924 à être candidat à la délégation de l'Annam (élection du 2 mars 1924), avant de recevoir, ultime honneur, le Prix littéraire des français d'Asie (1930).
Il repose aujourd'hui au cimetière de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var.




Bibliographie
Consolata, fille du soleil (Paris, Calmann Lévy, 1906 ; 1922 ; illustrations de Constant Le Breton, Librairie Lemercier, 1928, 266 p.)
Monde, vaste monde ! (Paris, Calmann-Lévy, 1909, 319 p.)
Le Chemin de Palipata (poèmes), B. Grasset, 1911.
Le Kilomètre 83 (La Revue de Paris, février-mars 1913; Calmann-Lévy, 1917 ; Edimbourg-Paris, Impr. Nelson éditeurs, coll. Nelson, n° 276 ; Calmann-Lévy, éditeurs, 1928 ; Calmann-Lévy, "Aux armes de France", 1941; coll. Le Zodiaque, 1947; Paris, Kailash, 1993, coll. "Les exotiques", postface de Jean-Philippe Geley ; in collectif, Un rêve d'Asie, Omnibus, 2000).
René Crayssac, Sous les flamboyants, Poésies. Préface d'H. Daguerches (Hanoï, Imprimerie d’Extrême-Orient, 1913).
L'Affaire du port de commerce. Aux hommes libres de Cochinchine..., Imprimerie du Centre, 1923 L'Indochine actuelle et son avenir : une critique, un programme (Hanoï-Haïphong, Imprimerie d'Extrême-Orient, 1924, 56 p.) Texte présent sur Gallica.
Emmanuel Defert, Quinze estampes. Indochine. Introduction de Henry Daguerches (Hanoï, 1926). Le Paravent Enchanté. Texte en vers d'une chinoiserie avec divertissement et machines. Le théatre et les rimes légères du Chevalier de la Mézérade, recueillis, arrangés et publiés par son arrière-petit-neveu H. Daguerches (Hanoï, Imprimerie d'Extrème-Orient, s.d. Grand In-80°, 119 pages. Poème manuscrit imprimé (de H. D.) sur la page de garde. Tirage limité à 500 exemplaires.



Lire la suite : Henry Daguerches et quelques autres par Jean Dorsenne (1932)

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samedi 9 novembre 2013

L'inconnu du XIIe (1931)

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Appel aux plus érudits des Alamblogonautes : qui est donc l'auteur de cet Errata folliculaire et masqué ? Et où trouver des exemplaries ?


L'inconnu du XIIe
Du 9 mai 1869 au 27 novembre 1872, des placards anonymes, collés sur les affiches officielles, ou accrochés à la grille du moulin, ou voletant au bord des chemins, mirent en émoi, comme on dit, les paisibles habitants de Milon-la- Chapelle, près de Chevreuse. C'est une vieille et vilaine histoire que M. Étienne Le Gril, vient de conter et de résoudre, pour les amateurs de romans policiers. Pourquoi notre confrère n'utiliserait-il pas son ingéniosité native à éclaircir le mystère d'Errata ?
Errata est un opuscule de seize pages que beaucoup d'hommes de lettres reçoivent chaque mois, et pour rien. Le premier numéro était consacré au Robert d'André Gide, qu'oit y maltraitait fort. Sur quoi l'un de nos confrères conseilla à M. André Gide de prouver sa bonne humeur en s'abonnant à Errata. M. André Gide ne de mandait pas mieux, sans doute. Mais comment faire ? Errata ne donne point soit adresse ; ni les noms dit rédacteur, du gérant, du papetier.
L'enveloppe reçue par les Treize portait le timbre de la gare de Lyon ; la mienne, affranchie correctement à o fr. 15, celui du bureau 57, rue de Dijon. Ainsi, et c'est tout ce qu'on en sait, Errata part du Xlle arrondissement qui, soit dit sans vouloir humilier personne, n'est pas le plus littéraire de Paris. Outre le P.-L.-M. et l'Entrepôt de Bercy, on y voit les hôpitaux Trousseau, Saint-Antoine et des Quinze-Vingts, la manufacture des Tabacs, un asile de vieillards, et le cimetière de Picpus. Quelle indication tirer de là ?
L'aviateur de lettres, le chevalier masqué de la grammaire française qui s'offre ce coûteux divertissement, fonce, cette fois-ci, contre M. Pierre Benoit, et son Déjeuner de Sousceyrac, en quoi il montre que, gourmet en beau langage, il ne connaît rien aux foies de canards et aux civets de lièvre bien crémeux ; car la seule description du déjeuner à Sousceyrac, fondante et parfumée, l'eût rendu indulgent; non moins que la description des routes en lacets, au pays de Sépala. L'anonyme d'Errata doit être dyspeptique, et n'aimer point l'auto.
Après un romancier de gauche, il s'en prend à lm romancier de droite. Il épluche les articles de Monsieur des Grieux, où l'adverbe "désolamment" et le verbe "actualiser" soulèvent sa juste indignation, et surprennent bien de la part de M. Zamacoïs. Mais il corrige aussitôt après Pierre Dominique. Voilà un homme difficile à repérer.
Il a résolu le problème du droit de réponse ; et ses arguments sont sans répliques, du fait qu'ils sont sans adresse. La critique par T. S. F. est moins dangereuse, car les textes restent aux archives, et l'on connaît les postes émetteurs. Voilà donc un petit jeu assez divertissant, un mystère qui pique. Mais il ne faudrait pas le prolonger trop longtemps. Il n'y a que Voltaire à qui l'on a pardonné l'anonymat. Parce que le style de Voltaire le démasquait assez vite.

Robert Kemp.

Les Nouvelles littéraires, samedi 23 mai 1931.

NB "Errata" fut aussi le titre d'une rubrique rédigée par Roger Dévigne dans les Nouvelles littéraires au cours des années 1920.

vendredi 9 août 2013

Thierry Sandre évoque Jean Arbousset et René Dalize


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Le Journal des Débats politiques et littéraires du 13 avril 1936 (n° 103) nous l'apprend : Thierry Sandre consacra une conférence aux Poètes morts à la guerre.
Outre qu'il y a évoqué notre cher René Dalize, l'auteur du Club des Neurasthéniques, ce qui n'a échappé à personne, il s'est penché sur le cas du jeune Jean Arbousset dont un volume d’œuvres va paraître en novembre prochain chez Obsidiane.
Ces dernières seront contre toute attente plus que complètes car des inédits y ont été rangés, et notamment deux lettres très touchantes à sa marraine de guerre.
A suivre cet automne


Jean Arbousset Le Livre de Quinze grammes, caporal. Edition augmentée et présentée par le Préfet maritime. - Obsidiane, Les Placets invectifs, 11 novembre 2013, 72 p., 12 €



mercredi 8 mai 2013

Une curieuse épigraphe

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A Madame Eugène W...

Ô champ, dis ton nom ? — Cimetière.
Quel est ton maître ?— Un fossoyeur.
Ton engrais ? — L'os dans le suaire.
Ta moisson ? — Les regrets en fleur !

Pouillet




Épigraphe de "Fleur de bohême", poème de Prosper Marius (Ronces et Gratte-culs, Paris, J. Lemonnyer, 1884) dont nous n'avons pas retrouvé la source originelle.

Eugène Pouillet (Paris, 1835-Cannes, 1905), juriste spécialiste du droit d'auteur, publiait probablement de la littérature dans les journaux de son temps. Il était avocat à la Cour d'appel de Paris et devint même bâtonnier (1895-1896). Il était également président de l'Association littéraire et artistique internationale.

jeudi 4 mars 2010

L'homme-singe dégénéré (Filadelf Gorilla)

chiromonkey.jpg.gif J.-L. Faure, Chiromonkey


En 1893 paraissait à l’enseigne des éditions H. Jouve un opus qui semble le fruit des avancées de la science et des sarcasmes d’un citoyen : L’homme-singe dégénéré : notes et impressions d’un singe à travers le monde ancien et moderne (XII-316 p.). Ce n’est pas la moindre des curiosités.

Son auteur, recouvert du masque d’un pseudonyme poilu, philanthrope et musqué, Filadelf Gorilla, est resté anonyme, apparemment.
Malgré nos recherches, nous n’avons trouvé aucun élément permettant d’identifier le scabreux individu. Et s’il a un jour été dénoncé à la notoriété, c’est dans un lieu, une feuille, un livre dont nous n’avons toujours pas connaissance. Nous entendrons avec plaisir toute information qui pourrait nous être communiquée et vous la livrerons sans délai, bien sûr.

Pour l’heure, cette note de lecture issue de La Nouvelle Revue (1893, p. 893) :

Aimable fantaisie de beaucoup d’esprit qui se sert volontiers de la forme humoristique pour faire entendre aux lecteurs des vérités assez dures sur les hommes et les choses du temps présent.

Voilà qui ne nous avance pas beaucoup. Néanmoins, gage de notre intérêt, ces quelques citations pêchées dans l’ouvrage, l’épigraphe tout d’abord qui donne le ton :

Plus le singe monte haut, plus il montre son derrière
proverbe allemand


Satire sans doute, il est des pages frottées d’âneries gratinées qui nous ont tout naturellement fait songer à celles qui feront la gloire de Marinetti :

La mort à la guerre, c’est la mort la plus poétique, la plus belle, la plus souhaitée.
Là, en pleine nature, dans l’air frais, grisés par l’enthousiasme, par les sons des marches et par les clairons, enivrés jusqu’au profond de l’être par l’ardeur de la poudre et de la fumée, pleins d’orgueil et d’amour-propre, fiers de tomber sous les plis du drapeau de la patrie, de cette grande Patrie, qui renferme tout ce qu’il y a pour nous de plus cher au monde, vous recevez en pleine poitrine une balle et sans même un râle vous expirez contents d’avoir servi votre pays, la terre de vos aïeux.


Il est difficile de s’en tenir au premier degré cependant et nous vous livrons, pour vous en faire une idée quelques chapitres choisis qui n’empêcheront personne de penser au Gog de Papini, et aux romans de l’homme-singe, tel le fameux Homme qui devint singe de Magog (éditions cosmopolites, 1930). L’enquête se poursuit…




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dimanche 19 juillet 2009

Marc Stéphane contre Alcanter de Brahm

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Bruno Leclercq nous communique cet entrefilet déniché dans La Critique (n° 4, 20 Avril 1895), à la rubrique « La Critique – De Tout », signé Aspic :

« Notre collaborateur Alcanter de Brahm vient, dit-on, de publier une réédition de l’Arriviste, cette étude si curieuse du monde des lettres modernes et des cénacles décadents. Mais pourquoi diantre a-t-il pris pour pseudonyme Marc Stéphane ? »


Pour avoir lu L’Arriviste de Marc Stéphane, roman de formation, nous ignorons tout de celui d’Alcanter de Brahm qui nous permettrait de nous faire une idée.

Deux hypothèses :

“Comme tu le sais, ajoute Bruno, Alcanter de Brahm avait fait paraître chez Souque, son Arriviste en 1893, il inventait ainsi ce néologisme.”
Néologisme réutilisé par Stéphane ?

On ne peut s’empêcher d’imaginer l’hypothèse numéro deux : le créateur pléthorique de néologismes Marc Stéphane se réappropriait en 1895 un mot lancé trop vite près d’une oreille trop attentive ? La suite de sa carrière littéraire prouve qu’il avait du talent pour la néologosserie… Et la réappropriation individuelle était bien dans son caractère. L’anonyme Aspic faisant naturellement payer à l’impétrant l’outrage au maître (les maîtres ont toujours raison).
A bien y penser, il se pourrait qu’Alcanter de Brahm soit le personnage de maître peu vertueux peint par Stéphane ! Là, l’anecdote prendrait une profondeur insoupçonnée…

En attendant qu’une bonne âme nous permette de lire le roman d’Alcanter de Brahm, supputons…

samedi 4 avril 2009

On recherche...

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L’Alamblog recherche un exemplaire de

Jalcreste La Neuvaine rabelaisienne ou les truculents devis d’un homme grave en liberté. - Neuilly sur Seine, Cabinet du Pamphlétaire, 1909, In-16, IV-150 p. 2 fr. 50.


Les plus fervents alamblogonautes auront compris de quoi il s’agit.

vendredi 5 décembre 2008

Jean Marcourel et les Petits Classiques du grand pirate (requête pour une exposition lacunaire)

REED (Lou) Velvet Underground. Textes choisis. — S. l., Les petits classiques du grand pirate, 1975, 8-12 p.


Nombreux sont ceux qui se souviennent de Jean Marcourel, cet homme-orchestre de l’édition. Le Préfet maritime avait prévu de publier ici-même une bibliographie entamée et jamais finie, faute de temps et d’informations. Et c’est tant mieux puisque se prépare une exposition et un catalogue, comme nous l’indique Edwige Breiller Tardy dans le courrier qui suit.
Manquent quelques ouvrages à la collection de la veuve de Jean, Michelle Marcourel. Si d’aventure vous saviez où les trouver, cela donnerait un bon coup de main à cette entreprise nécessaire et agréable.

Bonjour,
Je suis à la recherche de quelques titres manquant à la collection de Michelle Marcourel en vue de l’exposition des Petits Classiques qui sera organisée par La Maison Joë Bousquet à l’automne 2009 à Montolieu.
Nous en aurions besoin assez rapidement pour faire des photos en vue d’un catalogue . Si un de ces exemplaires est en votre possession, ou si vous savez où le trouver, merci de me le faire savoir au plus tôt.
Cordialement

Edwige Breiller Tardy
galerie espace liberté
5 rue des Alpes 26400 Crest
galerieespaceliberte@free.fr


La liste des titres manquants est la suivante :
Chant pour le jardin de l’eau, Mohamed Bennis, 2000
Sur les collines, Charles Juliet, Christiane Vielle, 2000
Transparente, André Velter Ernest Pignon, 2001
Afganistan, Tahar Bekri, Michel Mousseau, 2002
Exercices d’aimantation, Zeno Bianu, Richard Texier, 2002
A qui appartient le soleil ? Joël vernet, Anne Pétrequin, 2005



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