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Le Petit porte-voix des gens du métier

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mercredi 8 juin 2016

La petite brute

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La Petite Brute, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas une collection destinée aux sauvageonnes, aux jeunes Zazi dézinguées ou autres fées en construction. Les esprits astucieux auront compris qu'il s'agit d'une collection vouée à l'art brut par les éditions L'Insomiaque, sous la direction de Bruno Montpied, blogueur bien connu aux Poignards subtils, l'un des meilleurs spécialistes du domaine.
Art brut, art insolite, art naïf, art populaire modeste, toutes les branches de ces marges de l'art cultureux ou spéculatifs y sont représentés, avec une gourmandise indéniable.
Voici le propos de l'éditeur donnant les clés de son entreprise :

"Cet art de l’immédiat présente à nos regards une osmose exemplaire entre l’intelligence instantanée des phénomènes vitaux et sa transcription plastique – car sachant trouver les raccourcis les plus directs entre expression et perception. Ses multiples apparitions (poésie naturelle, art brut, naïf, modeste, architectures et environnements d’autodidactes, poésie involontaire des inscriptions fautives ou simplement bizarres, graffiti, violons d’Ingres populaires, inventions loufoques, etc.) se déploient le plus souvent à mille lieues des media et du marché."
"Les noms des créateurs dignes d’être signalés par La Petite Brute sont donc le plus souvent inconnus du public. Leurs créations parallèles sont néanmoins tout aussi inventives que celles des artistes reconnus, parfois bien davantage. Admettre ce fait implique un bouleversement du regard qui pourrait participer d’une vision utopiste d’une autre société, tant ce libre rapport à la création est étranger aux triomphantes idéologies de la rentabilité. Les arts de ces « hommes sans qualité», riches en possibilités de dépassement, participent donc de la résistance à la standardisation de l’espace public ou privé ; ils sont aussi un contrepoison à l’accaparement asphyxiant de la création par le commerce et la spéculation."


Nous avons bien retenu qu'il s'agit là d'une entreprise de propagation du vaccin contre la spéculation.


Catalogue de la collection
Rémy Ricordeau Visionnaires de Taïwan. - L'insomniaque, 120 p, 106 ill. couleur, 18 €
Bruno Montpied Andrée Acézat, oublier le passé. - L'insomniaque, 80 p., 53 ill. en couleur, 15 €
Rémy RIcordeau Denise et Maurice, dresseurs d'épouvantails, avec le DVD du film éponyme. - L'insomniaque, 80 p., 70 ill. couleur, 15 €
Bruno MontpiedMarcel Vinsard, l'homme aux mille modèles. - L'insomniaque, 72 p., 65 ill. couleur, 12 €


Ceux qui voudraient acquérir l'ensemble des quatre titres parus, une réduction peut être consentié : voir directement le directeur de collection.

vendredi 27 mai 2016

Une lectures croisées Ortlieb/Réda

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Gilles Ortlieb et Jacques Réda, ensemble, sur scène (ou presque) à l'occasion de la parution au Bruit du Temps des deux récents livres de Gilles Ortlieb, Et tout le tremblement et Dans les marges Ce sera le jeudi 9 juin 2016, à 19 h 30, à une rencontre-lecture avec Gilles Ortlieb et Jacques Réda, au 66, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris ❧
Réservation nécessaire par mail (contact@lebruitdutemps.fr)


Gilles Ortlieb Et tout le tremblement. - Paris, Le Bruit du temps, 136 pages, 18 €
Gilles Ortlieb Dans les marges. Douze petites études. - Paris, Le Bruit du temps, 128 pages, 13 €

vendredi 20 mai 2016

La Seule Femme vraiment noire

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Les éditions éoliennes annoncent la parution très prochaine d'un livre inédit de Charles Duits, vaste ensemble textuel à la portée significative et folle entamé le 17 juin 1978. Duits, qui vivait une histoire étrange avec son manuscrit, et qui en lisait régulièrement des fragments à Marianne Van Hirtum, avait décidé de le laisser soigneusement inédit pour des raisons qu'il ne nous appartient pas de dévoiler encore..
Equipé d'une préface de son fils Juste, La Seule Femme vraiment noire devrait surprendre son monde en le mettant au contact de la Déesse.
Nous allons y revenir.


Charles Duits La Seule Femme vraiment noire. Préface de Juste Duits. — Eoliennes, printemps 2016.

samedi 27 février 2016

Henri Simon Faure : une exposition

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Saint-Etienne rend HOMMAGE À HENRI SIMON FAURE (1923-2015) avec des lectures & une Exposition "A la découverte de l'œuvre d'Henri Simon Faure" qui se tiendra du 1er au 31 mars 2016 à la Médiathèque de Tarentaize.
Poèmes, textes, collages et journal intime seront présentés dès mardi, jour du vernissage (18 H 30) en présence de Jean-Paul Louis, son éditeur, et fondateur en 1982 des éditions du Lérot et d'Éric Dussert, critique littéraire.


Texte de présentation de la manifestation

Henri Simon Faure (1923-215), homme de lettres méconnu des Stéphanois mais reconnu par la critique et le monde littéraire, est l'auteur d'une oeuvre volumineuse, riche et originale.
Son père : Toussaint Faure (1893) originaire du Mezenc, manoeuvre, revient de la Grande Guerre avec une blessure qui ne guerira pas. Employé à la mine pendant un temps (piqueur), il meurt en 1933.
Sa mère : Marine Valentin (1888), passementière, travaille à domicile, sur son métier. Elle meurt accidentellement, renversée par un tramway dans la Grand'rue en 1961.
L'écriture commence pour Henri Simon Faure dès le plus jeune âge. Après l'enseignement religieux à l'école primaire, sa scolarité se poursuit au "bahut" de Saint-Etienne (lycée Fauriel) pendant laquelle il remplit déjà des carnets qui le distinguent de ses copains de classe. Jusqu'à la fin de ses études il ne s'intéresse qu'à "la chose poétique sinon littéraire" et passe pour "l'élève impossible à maîtriser" (cf. "Gamin pour de bon", Du Lérot, 1989).
Lieutenant honoraire d'infanterie pendant le seconde Guerre mondiale, titulaire d'une capacité en droit, il exerce ensuite divers métiers : bûcheron, chimiste industriel, vendangeur, manoeuvre, ouvrier agricole, terrassier... avant d'occuper jusqu'à sa retraite un emploi de comptable chez E.D.F. à Saint-Etienne tout en se consacrant inlassablement à la "chose écrite".
Ses premières oeuvres : nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, récits, essais etc. sont publiées chez plusieurs éditeurs qui reconnaissent son talent : Chambelland, Plein Chant, puis les Editions du Lérot. Il créé une revue littéraire "Le Cadran lunaire" (1955-1958) et contribue à de nombreuses revues ou magazines littéraires.
Son journal intime, qu'il baptise "Le Journal du bougre", occupe une place à part dans son oeuvre. Henri Simon Faure y rassemble tout ce qui l'inspire, l'amuse ou nourrit sa réflexion. C'est un véritable objet hypertextuel où la pensée rebondit sans cesse. La mise en page et le graphisme soignés illustrent son cheminement intellectuel. Les dessins et peintures de Lell Boehm et Daniel Simon Faure, sa femme et son fils, tous deux peintres, y ont une large place.
Domicilié rue Henri Gonnard, au coeur de la cité stéphanoise, imprégné de ses origines vellaves, Henri Simon Faure migre périodiquement à Oppède-le-Vieux, village fortifié abandonné du Luberon, où plusieurs artistes s'installèrent après la guerre.
Sa vie durant il écrit sans relâche, se confie, se livre et questionne sans détours les sujets qui le hantent : souvenirs d'enfance et de guerre, recherches généalogiques sur ses ancêtres vellaves, vie quotidienne de l'employé "modèle", condition difficile de l'homme de lettres... en mal de reconnaissance dans sa ville natale.
L'exposition propose d'aborder son oeuvre par les lieux où il vécut et qui nourissent ses textes : Saint-Etienne, Oppède-le-Vieux et le Mézenc, et propose un aperçu des différents registres de son écriture : récits, poèmes, revues, journal intime.
Une sélection d'oeuvres de Lell Boehm et Daniel Simon Faure, naturellement présentes parmi les textes de Henri Simon Faure, sont également exposées.


Auront également lieu
- un Atelier d'écriture : "Et si on s'inspirait de Henri Simon Faure" (lundi 14 mars, 18h15, Café-lecture Le Remue-Méninges 59, Rue Désiré Claude, 04 77 37 87 50)
- une soirée "arpentage" Découvrir et comprendre une œuvre, ensemble. Écrire pour vivre : les écrits du bougre Choix de textes et jeu Roland Bouly Cette lecture entend faire (re)découvrir une œuvre poétique protéiforme dans laquelle sont abordés l'enfance du poète à Saint- Étienne : la mine incontournable, son lien indéfectible à ses origines vellaves, à Oppède le Vieux, son refuge du Lubéron et un journal intime (jeudi 10 mars, 19h, Médiathèque de Tarentaize)
- "Valérie Rouzeau lit Henri Simon Faure" : invitée de la médiathèque l'an dernier lors du colloque Dire le réel en poésie, Valérie Rouzeau nous a rappelé la présence de Henri Simon Faure dans notre ville et l'importance de son œuvre. Elle nous avait promis d'être là si nous lui rendions hommage. Elle a tenu promesse . Elle lit des extraits de l'œuvre de Henri Simon Faure qu'elle croise à sa propre poésie (jeudi 24 mars 18h30, Librairie Lune et l'autre 19, rue Pierre Bérard, 04 77 32 58 49).

mardi 26 janvier 2016

Rayas Richa n'est plus sans visage



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Les Jeunes Constellations, son premier roman, paraissent le 25 février prochain. Rayas Richa n'étant pas encore passé à la télé, voici (pour commencer) son portrait par Isabelle Rey (2015).



Rayas Richa Les Jeunes Constellations. — Talence, L'Arbre Vengeur, 224 pages, coll. L'Alambic, 18 €, en librairie le 22 février 2016.

samedi 28 novembre 2015

Rictus à la Maison des Associations

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A l'occasion de la parution du premier volume du monumental journal de Jehan-Rictus, un débat est organisé ce jour à la Maison des Associations (Paris XIIe) par Gilles Alvarez de l'association pour l'Autobiographie (APA) en présence de l'éditrice scientifique, Véronique Hoffmann-Martinot, du diaristologue Philippe Lejeune et d'un contradicteur, Philippe Oriol, qui, s'il sait apprécier les qualités littéraires du journal de Rictus, n'apprécie pas sa figure.
L'après-midi promet donc d'être intéressante...
Le journal, sorte de monstre de papier si énorme que peu prétendent l'avoir lu intégralement (Oriol et avant lui Doyon), est une lecture saisissante où l'on constate que Rictus, loin de pencher pour la subversion gauchisante avait un vague penchant pour la ridelle morale...
Cette oeuvre singulière est donc désormais lisible dans ses prémices et mérite un sérieux coup d'oeil. C'est un gros morceau de l'histoire littéraire qui fait surface.


Samedi 28 novembre à 15 h
Maison des Associations du XIIe arr.
181, avenue Daumesnil
75012 Paris
Inscription nécessaire auprès des éditions Claire Paulhan qui transmettra.

vendredi 11 septembre 2015

Michel Nedjar flashé

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Saisi au moment où il traversait les festivités organisées pour le dixième anniversaire de la Galerie Christian Berst, un masque de Michel Nedjar.

Suite des événements samedi après-midi avec Passage Pas/sage durant lequel les galeries du Passage des Gravilliers font du foin.

Prévoir parapluie.

Au programme, notamment, un atelier d'impression d'affiches !
La galerie christian berst art brut – pour son 10ème anniversaire – a confié à son commissaire invité, Stéphane Corréard, le soin de concevoir une expo- sition exceptionnelle, tandis que la galerie Sator présentera Madge Donohoe, Skotographs, première exposition personnelle d’Éric Manigaud à Paris. Under construction gallery programme une exposition collective, À distance convenable sous le commissariat de Point Contemporain avec Juliette- Andréa Elie, Thomas Lévy-Lasne, Rachel Marks, Vincent Puricelli, Lionel Sabatté et Marine Wallon. Le studio Paper ! Tiger ! présentera ses dernières éditions, et proposera un atelier d'impression d'affiches participatif.
Des performandes auront lieu, par Skall, Andreÿ Zouari, Rachel Marks, River Lin, DJ'S Ignatus (projet Epok), Into the Deep, DJ Scoiattolo.

3, Passage des Gravilliers
19 rue des Gravilliers ou 10 rue Chapon
samedi 12 septembre
15 h À 22 h
Mo Rambuteau ou Arts & Métiers

dimanche 23 août 2015

Dorothy Parker en chanson

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A paru ce mois l'album de la québécoise Myriam Gendron consacré à des poèmes de Dorothy Parker. C'est sobre, et même minimaliste, c'est doux, c'est agréable.
Très proches de l'esprit de ce qu'a produit il n'y a pas si longtemps Julien Grandjean, ses interprétations pleines de douceur et de mélancolie viennent de se compléter d'un 45 tours
Toutes choses qui nous donnent l'envie en ce dimanche matin gris d'entendre aussi le solitaire Pério.

Myriam Gendron Not so deep as a well : Feeding Tube Records (vinyl) Mama Bird Recording Co. (digital & CD)
notsodeep/at/openmailbox.org

vendredi 12 juin 2015

Exposition Louis Morin (1855-1938)

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Les Ateliers du Tayrac et Papiers Nickelés vernissent l'exposition-hommage Louis Morin, illustrateur (1855-1938) sous la direction d'Etienne Zamparini le mercredi 17 juin 2015 de 18 h à 22 h
L'exposition sera sans vente, mais avec bricoles à grignoter et à boire.


Ateliers du Tayrac
66 rue Julien Lacroix
Paris 20° (M° Belleville).

jeudi 7 mai 2015

L'Affiche rouge (de Jean-Pierre Martinet)

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"On déplaça une lampe sur son visage, à toute allure. Il hurla doucement." C'est sous cette bannière de Jean-Pierre Martinet que la Compagnie Générale propose bientôt quatre journées Martinet. Lectures, spectacle chorégraphique, mise en scène et débat pour éclairer ce grand bonhomme et sa créature.


Du 14 au 16 mai 2015 à La Générale
Rencontres, lectures, chorégraphie et souvenirs autour de Jean-Pierre Martinet et de son œuvre
Jeudi 14 mai
20h : « Nuits bleues, calmes bières » de Jean-Pierre Martinet par Cyrille Labbé. 21h : « Jérôme » pièce chorégraphique de Mélanie Mesager inspirée du célèbre « Jérôme » de Jean-Pierre Martinet, avec Larissa Roy, Marjolaine Hering, Marine Souriau, Oscar Letur, Daniel Alves, Mélanie Mesager, Stéphane Temkine et à la vidéo Alexandre Gorelik, Philippe Mesager et Gérôme Brochet. Vendredi 15 mai 21h :« Jérôme » pièce chorégraphique de Mélanie Mesager / Cie gé
22h30 : « Nuits bleues, calmes bières » de Jean-Pierre Martinet / Cyrille Labbé

Samedi 16 mai
16 h : Table ronde en compagnie d'Alfred Eibel, Eric Dussert, Alain Amirault, Raphaël Pissard, Mélanie Mesager pour évoquer Jean-Pierre Martinet, l'homme et le « personnage » qu'il était, ses influences artistiques et ceux qu'il a pu influencer, son parcours éditorial...
19h : « Nuits bleues, calmes bières » de Jean-Pierre Martinet / Cyrille Labbé
20h : « Jérôme » pièce chorégraphique de Mélanie Mesager / Cie gé

La Générale, 14 avenue Parmentier 75011 Paris M° Voltaire

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