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Le Petit porte-voix des gens du métier

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dimanche 16 octobre 2016

Salon du fromage de tête

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Le monde change à une vitesse qu'on maîtrise mal. Les jurés du prix Neubel s'étant rendu compte de cette insistance du présent à frapper aux carreaux, ils se sont récemment portés aux lectures poétiques de Robert Dylan, un fier troubadour du Nouveau Monde. C'est un signe de leur adhérence aux temps présents (et en Suède, de l'adhérence, il en faut). On nous signale qu'un autre librettiste d'envergure, Didier Barbelivien, se prépare pour l'année prochaine.
En revanche, les organisateurs du Salon des revues n'ont pas vu venir la nouvelle tendance des revuistes modernes : plus de papier, et même plus d'octets virtuels : du comestible. C'en est fini du jus de crâne. Ils nous proposent désormais du potage de tête et de la croûte de lait. Comme disait Poulet-Malassis qui s'y connaissait en victuailles fermières : il n'y a pas ici le poisson de tout le monde.


lundi 10 octobre 2016

Deux projets à soutenir

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Des piles et de la clown.
On ne fait pas plus varié pour un lundi.
Adeptes du financement participatif, voici deux projets estimables et nécessaires que vous pouvez soutenir en mettant la main à la poche.

Le premier est technologique : il s'agit de permettre la mise en œuvre d'un petit appareil qui va vous permettre de réutiliser vos piles jetables jusqu'à vingt fois ! Ce projet est soutenu par Paléo-Energétique (un point ici sur cette initiative utile).

Le second est zygomatique et nipponant : c'est un un tour clownesque au Japon, par Nathalie Le Guillanton.
Franchement, il n'aura échappé à personne que la saison des clowns bat son plein, non ?

Alors, sans crainte, mes sœurs, mes frères, finançons, clownons, rechargeons !


lundi 3 octobre 2016

Recyclage 1792

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Instruction pour parvenir à opérer la refonte du papier imprimé et écrit. Publiée par la commission d'agriculture et des arts.
A Rouen de l'imp. de Ferrand Laîné
L'An 2 de la République.
La Convention avait interdit le 12 Frimaire que soient brûlés les vieux papiers, dans l'espérance d'en retrouver la matière ce qui provoque des encombrements dans les communes.
Le 6 Germinal, elle rendit un décret pour que soit cherché des moyens de recycler le papier.

(1793).

A suivre dans les Annales de Physique (1797)

mercredi 14 septembre 2016

Titaÿna au musée Branly

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A l'occasion de l'édition de ses reportages, les éditions Marchialy organisent une rencontre autour de la figure d'Elisabeth Sauvy, l'étonnante Titaÿna soeur du démographe Alfred Sauvy, reportère à fond les manettes, jeune femme pressée, trop peut-être...



Titaÿana Une femme chez les chasseurs de têtes (et autres textes) — Marchialy, 272 pages, 18 €

jeudi 1 septembre 2016

L'Atelier contemporain communique

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« L’Atelier contemporain » traverse en ce moment une grave crise financière, nous dit son meneur, François-Marie Deyrolle.
Une bonne façon de soutenir son activité serait de se procurer les titres de son catalogue dont on ne dispose pas encore, voire même se faire plaisir - ou faire plaisir à autrui - avec une estampe ou un dessin...

Nous rappellerons ici que la propriété de livres ne nuit pas à la santé.
Nous rappellerons aussi que le don de livres souligne l'élégance du donateur.
Ce sont des faits établis depuis belle lurette.




Illustration du billet : Monique Tello 2013 Gravure pour la revue « L’Atelier contemporain » n° 1. 19,5 x 15,5 cm, 95 € (25 exemplaires).


lundi 29 août 2016

Demain, l'Alamblog vous présentera

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Un grand reportage en exclusivté, par Marcelin, issu des profondes du siècle de la littérature à rebonds

Ne ratez pas Les Romans Populaires, par Marcelin !


mercredi 8 juin 2016

La petite brute

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La Petite Brute, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas une collection destinée aux sauvageonnes, aux jeunes Zazi dézinguées ou autres fées en construction. Les esprits astucieux auront compris qu'il s'agit d'une collection vouée à l'art brut par les éditions L'Insomiaque, sous la direction de Bruno Montpied, blogueur bien connu aux Poignards subtils, l'un des meilleurs spécialistes du domaine.
Art brut, art insolite, art naïf, art populaire modeste, toutes les branches de ces marges de l'art cultureux ou spéculatifs y sont représentés, avec une gourmandise indéniable.
Voici le propos de l'éditeur donnant les clés de son entreprise :

"Cet art de l’immédiat présente à nos regards une osmose exemplaire entre l’intelligence instantanée des phénomènes vitaux et sa transcription plastique – car sachant trouver les raccourcis les plus directs entre expression et perception. Ses multiples apparitions (poésie naturelle, art brut, naïf, modeste, architectures et environnements d’autodidactes, poésie involontaire des inscriptions fautives ou simplement bizarres, graffiti, violons d’Ingres populaires, inventions loufoques, etc.) se déploient le plus souvent à mille lieues des media et du marché."
"Les noms des créateurs dignes d’être signalés par La Petite Brute sont donc le plus souvent inconnus du public. Leurs créations parallèles sont néanmoins tout aussi inventives que celles des artistes reconnus, parfois bien davantage. Admettre ce fait implique un bouleversement du regard qui pourrait participer d’une vision utopiste d’une autre société, tant ce libre rapport à la création est étranger aux triomphantes idéologies de la rentabilité. Les arts de ces « hommes sans qualité», riches en possibilités de dépassement, participent donc de la résistance à la standardisation de l’espace public ou privé ; ils sont aussi un contrepoison à l’accaparement asphyxiant de la création par le commerce et la spéculation."


Nous avons bien retenu qu'il s'agit là d'une entreprise de propagation du vaccin contre la spéculation.


Catalogue de la collection
Rémy Ricordeau Visionnaires de Taïwan. - L'insomniaque, 120 p, 106 ill. couleur, 18 €
Bruno Montpied Andrée Acézat, oublier le passé. - L'insomniaque, 80 p., 53 ill. en couleur, 15 €
Rémy RIcordeau Denise et Maurice, dresseurs d'épouvantails, avec le DVD du film éponyme. - L'insomniaque, 80 p., 70 ill. couleur, 15 €
Bruno MontpiedMarcel Vinsard, l'homme aux mille modèles. - L'insomniaque, 72 p., 65 ill. couleur, 12 €


Ceux qui voudraient acquérir l'ensemble des quatre titres parus, une réduction peut être consentié : voir directement le directeur de collection.

vendredi 27 mai 2016

Une lectures croisées Ortlieb/Réda

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Gilles Ortlieb et Jacques Réda, ensemble, sur scène (ou presque) à l'occasion de la parution au Bruit du Temps des deux récents livres de Gilles Ortlieb, Et tout le tremblement et Dans les marges Ce sera le jeudi 9 juin 2016, à 19 h 30, à une rencontre-lecture avec Gilles Ortlieb et Jacques Réda, au 66, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris ❧
Réservation nécessaire par mail (contact@lebruitdutemps.fr)


Gilles Ortlieb Et tout le tremblement. - Paris, Le Bruit du temps, 136 pages, 18 €
Gilles Ortlieb Dans les marges. Douze petites études. - Paris, Le Bruit du temps, 128 pages, 13 €

vendredi 20 mai 2016

La Seule Femme vraiment noire

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Les éditions éoliennes annoncent la parution très prochaine d'un livre inédit de Charles Duits, vaste ensemble textuel à la portée significative et folle entamé le 17 juin 1978. Duits, qui vivait une histoire étrange avec son manuscrit, et qui en lisait régulièrement des fragments à Marianne Van Hirtum, avait décidé de le laisser soigneusement inédit pour des raisons qu'il ne nous appartient pas de dévoiler encore..
Equipé d'une préface de son fils Juste, La Seule Femme vraiment noire devrait surprendre son monde en le mettant au contact de la Déesse.
Nous allons y revenir.


Charles Duits La Seule Femme vraiment noire. Préface de Juste Duits. — Eoliennes, printemps 2016.

samedi 27 février 2016

Henri Simon Faure : une exposition

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Saint-Etienne rend HOMMAGE À HENRI SIMON FAURE (1923-2015) avec des lectures & une Exposition "A la découverte de l'œuvre d'Henri Simon Faure" qui se tiendra du 1er au 31 mars 2016 à la Médiathèque de Tarentaize.
Poèmes, textes, collages et journal intime seront présentés dès mardi, jour du vernissage (18 H 30) en présence de Jean-Paul Louis, son éditeur, et fondateur en 1982 des éditions du Lérot et d'Éric Dussert, critique littéraire.


Texte de présentation de la manifestation

Henri Simon Faure (1923-215), homme de lettres méconnu des Stéphanois mais reconnu par la critique et le monde littéraire, est l'auteur d'une oeuvre volumineuse, riche et originale.
Son père : Toussaint Faure (1893) originaire du Mezenc, manoeuvre, revient de la Grande Guerre avec une blessure qui ne guerira pas. Employé à la mine pendant un temps (piqueur), il meurt en 1933.
Sa mère : Marine Valentin (1888), passementière, travaille à domicile, sur son métier. Elle meurt accidentellement, renversée par un tramway dans la Grand'rue en 1961.
L'écriture commence pour Henri Simon Faure dès le plus jeune âge. Après l'enseignement religieux à l'école primaire, sa scolarité se poursuit au "bahut" de Saint-Etienne (lycée Fauriel) pendant laquelle il remplit déjà des carnets qui le distinguent de ses copains de classe. Jusqu'à la fin de ses études il ne s'intéresse qu'à "la chose poétique sinon littéraire" et passe pour "l'élève impossible à maîtriser" (cf. "Gamin pour de bon", Du Lérot, 1989).
Lieutenant honoraire d'infanterie pendant le seconde Guerre mondiale, titulaire d'une capacité en droit, il exerce ensuite divers métiers : bûcheron, chimiste industriel, vendangeur, manoeuvre, ouvrier agricole, terrassier... avant d'occuper jusqu'à sa retraite un emploi de comptable chez E.D.F. à Saint-Etienne tout en se consacrant inlassablement à la "chose écrite".
Ses premières oeuvres : nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, récits, essais etc. sont publiées chez plusieurs éditeurs qui reconnaissent son talent : Chambelland, Plein Chant, puis les Editions du Lérot. Il créé une revue littéraire "Le Cadran lunaire" (1955-1958) et contribue à de nombreuses revues ou magazines littéraires.
Son journal intime, qu'il baptise "Le Journal du bougre", occupe une place à part dans son oeuvre. Henri Simon Faure y rassemble tout ce qui l'inspire, l'amuse ou nourrit sa réflexion. C'est un véritable objet hypertextuel où la pensée rebondit sans cesse. La mise en page et le graphisme soignés illustrent son cheminement intellectuel. Les dessins et peintures de Lell Boehm et Daniel Simon Faure, sa femme et son fils, tous deux peintres, y ont une large place.
Domicilié rue Henri Gonnard, au coeur de la cité stéphanoise, imprégné de ses origines vellaves, Henri Simon Faure migre périodiquement à Oppède-le-Vieux, village fortifié abandonné du Luberon, où plusieurs artistes s'installèrent après la guerre.
Sa vie durant il écrit sans relâche, se confie, se livre et questionne sans détours les sujets qui le hantent : souvenirs d'enfance et de guerre, recherches généalogiques sur ses ancêtres vellaves, vie quotidienne de l'employé "modèle", condition difficile de l'homme de lettres... en mal de reconnaissance dans sa ville natale.
L'exposition propose d'aborder son oeuvre par les lieux où il vécut et qui nourissent ses textes : Saint-Etienne, Oppède-le-Vieux et le Mézenc, et propose un aperçu des différents registres de son écriture : récits, poèmes, revues, journal intime.
Une sélection d'oeuvres de Lell Boehm et Daniel Simon Faure, naturellement présentes parmi les textes de Henri Simon Faure, sont également exposées.


Auront également lieu
- un Atelier d'écriture : "Et si on s'inspirait de Henri Simon Faure" (lundi 14 mars, 18h15, Café-lecture Le Remue-Méninges 59, Rue Désiré Claude, 04 77 37 87 50)
- une soirée "arpentage" Découvrir et comprendre une œuvre, ensemble. Écrire pour vivre : les écrits du bougre Choix de textes et jeu Roland Bouly Cette lecture entend faire (re)découvrir une œuvre poétique protéiforme dans laquelle sont abordés l'enfance du poète à Saint- Étienne : la mine incontournable, son lien indéfectible à ses origines vellaves, à Oppède le Vieux, son refuge du Lubéron et un journal intime (jeudi 10 mars, 19h, Médiathèque de Tarentaize)
- "Valérie Rouzeau lit Henri Simon Faure" : invitée de la médiathèque l'an dernier lors du colloque Dire le réel en poésie, Valérie Rouzeau nous a rappelé la présence de Henri Simon Faure dans notre ville et l'importance de son œuvre. Elle nous avait promis d'être là si nous lui rendions hommage. Elle a tenu promesse . Elle lit des extraits de l'œuvre de Henri Simon Faure qu'elle croise à sa propre poésie (jeudi 24 mars 18h30, Librairie Lune et l'autre 19, rue Pierre Bérard, 04 77 32 58 49).

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