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La réclame littéraire

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mardi 17 octobre 2017

Pub 1917

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Réédition prochainement en vente, suivie de La Ville en danger, avec une préface de Peter Sedgwick, Agone, novembre 2017, 464 pages, 28 €

Topo de l'éditeur :

"Dans ce texte écrit entre 1925 et 1928, Victor Serge a cherché à écrire l'histoire de la première année de la révolution russe du point de vue de l'élite bolchevique. Une analyse qui permet de saisir, comme l'expliquait l'auteur lui-même dans une postface écrite en 1947, "comment ceux qui ont fait la révolution la comprenaient et la comprennent".




lundi 28 août 2017

L'amie du livre

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Jean Fayard Mes Maîtresses. Illustrations de Jean Lébédeff - Arthème Fayard et Cie, 1931, coll. "Le Livre de demain" (n° 105).



mardi 16 mai 2017

Avec les sou(venir)s, Sylvain a toujours fait bon mariage

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C'est dans le livre de Sylvain Bonmariage, jamais en mal d'idée lumineuse pour sa promotion, qu'apparaît en 1935 un double cahier publicitaire sur papier glacé, avant le corps de l'ouvrage et après celui-ci. La chose n'est pas si courante.
Le premier cahier de quatre pages comprend des publicités pour la maison Plasto (68, rue d'Assas), spécialiste de la sculpture d'étalage publicitaire, les gants d'Alexandrine, les chocolats de la marquise de Sévigné et un propos de Madeleine de Swarte sur les jambes gainées de bas bleus de la marque Lys, André Baumann, le "fleuriste en vogue", et les films Lumière. In fine, ce sont à nouveau la maison Plasto, puis Au bucheron, 10, rue de Rivoli, l'opinion de Marie Belle sur l'incomparable crème de beauté Neige des Cévennes, et, enfin, le sellier Hermès.

Tout ça sur un seul livre, L'automne des Feuilles de Vigne (Souvenis) paru à l'Edition littéraire internationale. 10, rue de Vaucouleurs, où nous pouvons peut-être imaginer le domicile de Bonmariage (1).



(1) l'errata, habituel chez Bonmariage, signale bien le travail artisanal de l'éditeur.


vendredi 14 avril 2017

La Tragique Aventure

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Nouvelles littéraires, 17 février 1923.


dimanche 5 mars 2017

La Bande publicitaire s'élabore

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Dans l'une des "Lettres à Roxane" (petit courrier littéraire express), chronique non signée mais assez bien renseignée sur la vie littéraire parisienne, nous apprenons un autre développement de la publicité éditoriale. Cette fois, il ne s'agit pas de la 3D mais bien du bandeau participatif.
C'est plus que nouveau, c'est alors complètement inédit.
Les libraires reprendront récemment l'idée, certains allant même jusqu'à tartiner des pages destinées à cacher les couvertures des livres qu'ils vantent...


Pas bête du tout cette idée qui consiste à faire établir par le lecteur la bande publicitaire « destinée à définir » et à faire vendre les romans nouveaux.
Parce que, avant de définir, il faut bien avoir lu... et acheté...
Le résultat paraît acquis d'avance ! Comme c'est à "Christiane de Saigon", premier roman de notre excellent confrère Louis Roubaud que s'applique la méthode nouvelle, nous ne pouvons que lui souhaiter plein succès.


Cyrano, 6 novembre 1932.

Louis Roubaud Christiane de Saïgon, récit. - Paris, B. Grasset, 1932, 221 p.

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Il faut noter que Christiane de Saïgon est alors cité parmi les possibles Goncourt de l'année 1932 avec... Les Loups de Guy Mazeline et un certain Louis-Ferdinand Céline...
Pour le coup et la coïncidence, nous nous saisissons de la figure de l'excellent Louis Roubaud (1884-1941), grand reporter de la grande époque des grands stylistes de la profession, profession qui, il faut le noter, temps à renouer avec cette excellente école du reportage.
Les éditions L'Eveilleur ont rendu à la lecture son enquêtes de 1932 sur Démons et déments, c'est-à-dire sa visite aux asiles.
Après Dickens, et quelques autres (anthologie en préparation), après les séjours plus durables d'André Baillon et Marc Stéphane, Louis Roubaud ausculté une nouvelle facette de l'enfermement. Il avait alors déjà vu le bagne, les maisons de redressement et pas mal de bouges à filles... Sans parler des boîtes des quartiers excentriques, comme on disait alors.


Louis Roubaud Démons et Déments. - L'Eveilleur, 165 pages, 18 €

vendredi 24 février 2017

La publicité du livre en 3D

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Dans les Nouvelles littéraires, le premier livre présenté en volume, c'est Lemerre en 1923, innovante maison pour le coup, bientôt sur le déclin pourtant.
Le dessin est encore frêle, peu assuré mais il propose clairement trois dimensions dans des encarts qui limitaient jusqu'alors le livre à sa typographique titraille, l'épaisseur et le volume étant le plus souvent encore réservés dans la presse aux bibliothèques, matériels de bureau (plumes, stylos, etc.) et machines à écrire.

samedi 18 février 2017

L'Amour en Russie


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Les Nouvelles littéraires, décembre 1922.


mardi 14 février 2017

Marmouset promu

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mardi 24 janvier 2017

Galerie Joseph Billiet (1923)

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mercredi 4 janvier 2017

Plat comme l'enthousiasme (1922)

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Du cheveu en littérature. - L'aspect extérieur d'un écrivain, comme celui d'une maison de commerce, fait partie de la publicité.
Il est assez difficile de se créer un style écrit qui soit nouveau, nourri, rare, vivant.
Il est plus aisé de se créer une silhouette, un type ; et, depuis Homère jusqu'à Paul Fort, les poètes n'y ont point manqué. Mais, après la guerre, se dessine une autre mode. Les jeunes auteurs qui ne redoutent point les solécismes de langage, évitent ceux de conduite ou de costume. Et ceci, qui semblerait devoir n'intéresser que !e coiffeur ou le tailleur, éclaire d'un jour singulier l'évolution des mœurs littéraires.
Au temps de mes vingt ans fleuris, vers 1906, quand je débutais dans les Lettres et dans le Jardin du Luxembourg, une partie des jeunes écrivains faisait encore du symbolisme, l'autre était en coquetterie avec ces bohèmes ténébreux, qui colportaient des louis de cristal dans les boîtes d'allumettes suédoises.
(A ce propos, si jamais Francis Carco ou François Bernouard, Vincent Muselli, André Salmon ou André Warnod écrivent leurs mémoires, quelles heures picaresques s'évoqueront soudain !)
Or, en ces temps-là, si des jeunes gens, boucanés moralement et socialement, pouvaient fréquenter, sur un pied de cordialité, d'innocents poètes, c'est qu'ils étaient tous unis par la communauté, par la franc-maçonnerie, par l'uniforme du cheveu, du pantalon, du chapeau, de toute la silhouette. Il n'était pas chose nécessaire d'avoir une plume pour faire figure d'écrivain : il suffisait : il suffisait d'avoir des cheveux.
Aujourd'hui de telles confusions ne seraient plus possibles. Et nos jeunes hommes de lettres sont corrects et peignés comme des banquiers.
Cela tient peut-être, à ce qu'en 1912, l'on fondait une « école", comme entrée de jeu et qu'en 1922 on lance une affaire. Cette affaire est représentée par des paquets d'actions qui s'appellent encore des livres, mais ne sont véritablement cotés, qu'après admission à la Bourse, qu'elle soit de Voyage, Goncourt, ou Zaharof.
« L'âge des affaires », qui a modifié toutes les formes de notre activité publique, ne pouvait épargner notre activité tmentale. Et. d'autre part, la génération, à qui « la vie chère » interdit « la vie de jeunesse », doit se refuser tout agrément superflu.
C'est pourquoi, par exemple, M. Lucien Descaves avec sa moustache nationaliste, W. Pascal Forthuny avec le fleuve lyrique de ses poils, M. Anatole France avec sa calotte de limited, M. Paul Souday avec sa mâle allure de mousquetaire du Balzard, représentent capillairement, des temps révolus.
Aujourd'hui, le cheveu se porte plat, comme l'enthousiasme.
Roger Dévigne




Les Nouvelles littéraires, 21 octobre 1922, n° 1, page 2.

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