L'Alamblog

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Dernières nouvelles du Préfet Maritime

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jeudi 7 mars 2013

Service de presse signé...

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Ça y est, on a vu la bête !

Et on en a signé des exemplaires durant des heures...

Parution jeudi 14 prochain...

(Le jour même où sera donné le résultat du Grand Jeu de l'Alamblog !)



Eric Dussert Une forêt cachée. 156 portraits d'écrivains oubliés. — Paris, La Table ronde, 606 pages, 20,60 €



Illustration du billet : Klara Linden 2010 — Photo : Moderna Museet/Prallan Allsten

jeudi 7 février 2013

Apaisé...

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Index corrigé, épreuves rendues, quatrième bouclée, apaisé...




Une photographie de René Jacques.

mardi 1 janvier 2013

Des vœux en béton

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Pour entamer l'année du bon pied, vous pourriez lire Mario Levrero, Mo Yan ou Günther Anders. Vous verrez la vie sous un jour plus ensoleillé. Le Préfet maritime l'a fait et s'en porte fort bien, allongé qu'il est à cette heure sur le wharf à siroter un champagne en compagnie de vieux amis.

Aussi, avec les meilleurs vœux de l'Alamblog, recevez ses bonnes pensées pour douze mois pleins de merveilles.





Mario Levrero J'en fais mon affaire. Traduit de l’espagnol (Uruguay) par Lise Chapuis. Préface de Diego Vecchio. Couverture illustrée par Nicolas Dumontheuil. Talence, L'Arbre vengeur, 2012, 176 pages, 13 €

Günther Anders Aimer hier. Notes pour une histoire du sentiment (New York 1947-1949). - Lyon, Fage, 2012, 136 p., 18 € et Journal de l'exil et du retour. - Lyon, Fage, 2012, 272 p., 22 € Deux traductions d'Isabelle Kalinowski.

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lundi 5 novembre 2012

Feuille d'automne (manuscrit plié, Préfet roussi)

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Un an après... le manuscrit est bouclé.
Bientôt du Préfet maritime en librairie.
Au bout de vingt ans, n'est-ce pas cocasse
D'intervenir ainsi tout compilé
Au cœur du Grand Bazar aussi ?




(Ce sont les nerfs. Comprenne qui peut).

mardi 23 octobre 2012

La Gelée, de Vladimir Korolenko

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Depuis une paire de lustres, on nous a beaucoup amusé avec le "roman-monde", la "littérature-monde" et autres billevesées planisphériques gonflées à l'hélium de la vacuité. Et tandis qu'on nous fomentait en outre des essais sur le "roman total" ou la "république des lettres" (supranationale, et même européenne, comme on devine), personne ne songeait à aller voir ce que Vladimir Korolenko (1853-1921) avait un jour écrit. C'était ballot (1).

Au vrai, un tel grand homme, un auteur de cette encre, ça ne devrait pas se négliger.
Aurait-on, chez nous, fait une aussi mauvaise part à Zola ? Même si on a tendance à négliger ce dernier depuis quelques années, il s'en faut qu'il passe aux oubliettes. Alors, pour dire les choses rapidement, Vladimir Korolenko est un peu le Zola russe. Il n'a certes pas défendu le capitaine Dreyfus, mais il a défendu par voix de presse des communautés en butte au racisme le plus violent durant les pogroms de 1895 ou encore lors du procès de Beilis au cours duquel des Voltiaks de Multans comparaissaient pour de prétendus sacrifices humains... La campagne russe était encore profonde durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Mentor de Maxime Gorki, Vladimir Korolenko fut l'un des très grands écrivains russes. Après des années d'opposition au régime autocratique du tsar qui lui valut la relégation en terres froides, Korolenko devint le directeur de l’influente revue La Richesse russe (Русское богатство/Russkoye Bogtskvo) à partir de 1896, où il se consacra de nouveau aux autres. Au point que Gorki l’appelait la « conscience de la Russie » après la mort de Tolstoï, tandis qu'il était « l’âme de la littérature russe » pour Rosa Luxembourg (L’Art russe, février 1922).

Pour la critique française, il était « le plus résigné des auteurs russes contemporains » (Revue universelle, 1903). Et pour cause : arrêté une nouvelle fois en 1879 sur dénonciation, il subit l'exil en Sibérie dans le gouvernement de Viatka, à trois cents kilomètres de Iakoustk, une des régions les plus froides du globe dont La Gelée dit l’âpreté léthale.



« La couleur blanche, c’est la couleur de la neige glacée ; c’est aussi la couleur des nuages les plus élevés qui planent dans le froid inaccessible des hauteurs célestes ; c’est la couleur des cimes des montagnes, cimes majestueuses mais infertiles… C’est l’emblème de l’impassibilité, de la haute sainteté, l’emblème de la future vie immatérielle… » (Le Musicien aveugle)




Vladimir Korolenko La Gelée. Préface du Préfet maritime. - Vichy, La Brèche, 2012, 6,90 €




(1) C'était ballot mais c'était utile puisque cela permettait de caser la production littéraire en cours (ce flot) sous des allures modernes : maquillez un bon vieux roman à la papa, déclarez-le insoumis et roman-monde et hop, le tour est joué, les mièvres accourent et déblatèrent. Vous pouvez aussi la jouer philosophe à la mie de pain comme c'est la dernière tendance. Toutes les postures tiennent un temps.




Bibliographie lacunaire en français de Vladimir Korolenko

Les Drames de la Sibérie (H. Geffroy, 1894)
Le Songe de Makar. Traduit par Denis Roche (1894)
Le Rêve de Makar. Traduit par Léon Golschmann (Ollendorff, circa 1894)
La Forêt murmure, contes d'Ukraine et de Sibérie. Traduit par R. Candiani (A. Colin, 1894)
Le Musicien aveugle. Traduit par Léon Golschmann et Ernest Jaubert (Rouam, 1894 ; Firmin-Didot, 1894 ; Perrin, 1895 ; Gedalge, 1949 ; Circé, 1992)
« La maison n° 13 » (Cahiers de la Quinzaine, VI, 6, 1905)
« La peine capitale » in collectif, Au pied de l’échafaud. Traduit par J.-W Bienstock et A. Skarvan (Mercure de France, 1911) (contient une lettre-préface de Tolstoï à Korolenko).
La Gelée. En mauvaise compagnie. Le Rêve de Makar (J. Povolozky, 1922)
Le Musicien aveugle. I. L'Enfance de Pierre. II. La Vocation de Pie (L’Ecole émancipée, 1928)
Souvenirs d'enfance. Traduits par Gaston Baudoin (L’Ecole émancipée, 1928)
Le Musicien aveugle. Traduit du russe par Zinovy Lvovsky (Librairie Valois, 1931)
Le Songe de Makar. Avec une introduction et des notes par Pierre Pascal (C. Klinckcsieck, 1947)
Les Cochers de Sa Majesté, nouvelles suivies de Six lettres à Lounatcharski, traduit par Edouard Beaux (Albin Michel, 1990)
Préface au Voyage de trois cosaques de l'Oural au royaume des Eaux-Blanches de G. T. Khokhlov. Traduit par Michel Niqueux (L’Inventaire, 1996)
Les Muets, traduit par Chantal Le Brun Keris. Postface d’Olga Dounaevskaïa (L'Esprit des Péninsules, 1999)
Le Songe de Makar. Gravures de Paul Kichilov. (Alternatives, 2002)

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