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lundi 17 juin 2013

Le Grand Jeu de l'Alamblog se poursuit jusqu'au 25 juin...

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Toujours en jeu : le roman de l'été 2013 l

Le magnifique roman à transporter sur toutes les plages et à dévorer pour se rafraîchir et se purger enfin des derniers livres primés, soyez la première ou le premier à répondre juste et bien à la question suivante :

Quel est donc ce personnage ?

Résultat le 25 juin à 0 h sur l'Alamblog !

Le lot : un exemplaire du grand livre de René Dalize, loué dès 1912 par Apollinaire, Salmon et les autres mais jamais publié en volume : Le Club des neurasthéniques (L'Arbre vengeur, 2013)... Une nouveauté tonitruante de la collection "L'Alambic" !






vendredi 24 mai 2013

Révolution pittoresque, par René Dalize (1909)

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En guise d'illustration d'un chapitre du Club des neurasthénatiques (désormais disponible dans toutes les librairies qui se respectent), ce "reportage" du fameux marin et ami d'Apollinaire qui prendra place, trois ans plus tard, dans le feuilleton susdit...

Où, peu à peu, l'exégèse dalizienne progresse...



« Révolution pittoresque »


« Il y eut récemment une révolution à Haïti. Ne nous frappons pas. Les révolutions sont à l’état endémique à Haïti. Elles sont de moins en moins sanglantes. Çà et là seulement quelques énergumènes s’amusent encore à fusiller. Ce sont des sots.
Car la foule haïtienne ne prend pas ordinairement au tragique ces révolutions. On s’y habitue ; Port-au-Prince, la capitale, est, même, en temps de révolution normale, une ville assez gaie. La nuit, grâce au déploiement des forces militaires, elle devient fort animée et bruyante. L’ancien président Sam, qui vivait heureux au milieu d’un harem de jeunes Haïtiennes d’un âge tendre, ne pouvait dormir si plusieurs centaines de sentinelles ne passaient la nuit autour de son palais répétant sans trêve le cri d’alarme : « Halte ! qui vive ! Halte ! qui vive ! » Les voix d’interrompaient-elles ou baissaient-elles un seul instant, Sam se réveillait en sursaut, la sueur au front. Sans doute ses ennemis, maîtres du palais, venaient-ils le quérir pour le poteau d’exécution ! Lorsque reprenait le bruyant concert, il se rendormait tranquille.
« Mille patrouille, en temps de révolution, sillonnent les rues. L’étranger rentrant paisiblement chez lui entend soudain surgir des ténèbres proches des voix retentissantes et farouches (le Haïtien se voit peu dans la nuit) « Halte ! qui vive ! — Zut ! répond-il généralement, fichez-moi la paix ! — Alors le chef de patrouille ayant reconnu un étranger, s’approche : « Ba moué (donne-moi des sous !) » Et l’on est quitte.
« La plaisanterie n’est pourtant pas infaillible. Une nuit, lors de la révolutoin fomentée par Nord Alexis contre Sam, un Français de mauvaise humeur répondit à la patrouille par le mot autrefois illustrée sur un champ de bataille. A son grand étonnement, il fut appréhendé et conduit au violon. Là, on lui expliqua qu’il avait grandement manqué de respect à l’armée haïtienne. Le malheureux ne s’en tira qu’après avoir offert à l’état-major la valeur d’une gourde (une gourde = cinq francs) de liquides variés. Il était tombé sur une ronde de généraux conduite par le ministre de la guerre !
« Les Européens habitant Port-au-Pinrce n’aiment cependant pas fréquenter la rue les nuits de révolution. Une balle s’égare parfois. Réunis au « Club des Becs-Salés », louable institution, ils se consolent des horreurs de la guerre en dégustant des cocktails.
« L’armée haïtienne se compose principalement d’officiers supérieurs. C’est au reste une mode américaine. Il est presque aussi facile d’être général en Haïti que colonel à Chicago. Les quelques officiers qui ont fait des études en Europe et pourraient rendre d’utiles services à l’armée sont confinés par la jalousie des grands chefs dans les grades subalternes.
« Sur le quai branlant de Port-au-Prince, les généraux ont coutume de se tenir par groupes en temps de paix. Vêtus d’uniformes disparates, multicolores et loqueteux, coiffés à la mode des gardiens de square, les pieds nus pendant dans le ruisseau noirâtre, ils discourent et se chamaillent à perte de vue, un jeu de cartes crasseux à la main. Ils ne dédaignent pas non plus de donner la main au déchargement des navires de commerce, ni de transporter les valises des passagers.
« Mais un bon général ne doit pas seulement s’initier aux combinaisons stratégiques de la manille aux enchères, il doit aussi connaître le maniement d’armes. Plusieurs fois par semaine, suivant les instructions ministérielles, il y a dans la grande cour de la caserne exercice pour les généraux : « Portez armes ! » « Présentez armes ! Tambours, roulez ! » L’instructeur était voici quelques années un ancien sous-officier de l’armée française auquel le gouvernement avait conféré le titre de capitaine honoraire.
« L’élément civil à Port-au-Prince se distingue de l’élément militaire par la couleur noire, non de sa peau, mais de son costume. A la vérité, le snobisme haïtien se contente de deux modes. Tel vêtu d’une ample et longue redingote et coiffé d’un impeccable huit-reflets se promène dans la rue au bras de son frère, habillé d’un simple mouchoir de poche maintenu par un bout de ficelle.
« La république d’Haïti est essentiellement démocratique. Tous les hommes sont égaux devant le pagne. Quant à la noblesse créée par Faustin Soulouque (1) au milieu du siècle dernier, elle a complètement disparu.
« Tout Haïtien est orateur. Il excelle surtout dans l’oraison funèbre. Le Journal Le Soir, de Port-au-Prince, en redisait une dernièrement : « “Mesdames, Messieurs. Il vient de s’éteindre lentement dans sa cinquante-sixième année, une de nos plus belles figures.
« “Il ne connaissait pas cette crainte puérile au dernier supplice si universellement redoutée qui fait de l’individu un être veule. Il pratiqua la grande doctrine de ne rien dire des hommes et des choses ou d’en dire si peu qu’on ne pouvait rien entendre.
« “Son mandat achevé, il rentra paisiblement dans la vie privée où il planait au-dessus de toutes les basses coteries. Il n’avais plus de doute sur la méchanceté des hommes ; cependant il ne pouvait s’empêcher de les aimer, même ceux-là qui sont méprisables et qui ressemblent au léopard de la fable avec lequel on ne joue pas à la main-chaude.”
« La session parlementaire, cette année, fut ainsi ouverte : “Messieurs, dit le président de la Chambre, j’ai une importante communication à vous faire. La proportion des naissances légitime en Haïti qui n’avait jamais dépassé dix pour cent a atteint cette année d’après la statistique douze pour cent. Nous devons nous féliciter de ce merveilleux résultat. Honneur à notre vaillante population ! Honneur à sa vertu ! Honneur à ses législateurs et vive Toussaint-Louverture ! Je propose de lever la séance en signe d’allégresse. »
« Quand le canon tonne en ce doux pays, ne nous frappons donc pas plus que de raison.

« René Dalize. »



(1) Faustin Ier (1782-1867), fut président puis empereur d'Haïti où il régna en despote de 1847 à 1859. Il est renversé par Fabre Geffrard (Note du Préfet maritime).


Fantasio, 1909, p. 418.


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Illustration : huile sur toile (que l'on aurait pu croire de Derain, par exemple) de René Dalize, "À Mon Amie, Bela Hein" (Vente Fraysse, Paris, 30 novembre 2009). Bela Hein, mort en 1931, était un collectionneur d'art nègre arrivé à Paris en 1910.



René Dalize. Le Club des Neurasthéniques, roman inédit. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic". 2013, 303 pages, grand format (21/14 cm), 20 €

Et aussi Ballade du pauvre macchabé mal enterré, suivi de deux souvenirs de Guillaume Apollinaire et André Salmon, présenté par Laurence Campa - Paris, Abstème et Bobance, 2009, 16/13 cm, 19 pages, 6 €

jeudi 23 mai 2013

Tout un monde de fiction !

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Le Club des neurasthéniques paraît aujourd'hui et c'est le roman de l'été !

On y trouve de l'eau salée, des terres lointaines, une île à volcan (qui fait des ravages), des hommes neurasthéniques (et drôles), des femmes neurasthéniques (et drôles), de l'opium, des malfaisants, un lord et son équipage, des cocktails exubérants, un naufrage, une révolution olé-olé, un professeur de doute, etc.

Tout un monde de fiction !

Publié dans Paris-Midi entre août et octobre 1912, le roman de René Dalize, vieux copain d'Apollinaire (ils ont écrits quatre romans lestes à quatre mains) n'avait jamais vu le jour en librairie... malgré l'enthousiasme qu'il avait soulevé avant-guerre lors de sa publication en feuilleton.
Désormais, ce grand roman d'aventures français d'avant-guerre dispose d'une édition en volume - et en grand format, choix remarquable de l'Arbre vengeur qui sait ce qu'est un vrai roman. Pour fêter ça, l'Alamblog donnera demain une rare chronique de René Dalize... qui n'est pas sans rapport avec Le Club des neurasthéniques

Nous reviendrons plus tard sur la figure de Dalize, poilu si mal enterré, dans un format king size enfin édité.


René Dalize Le Club des neurasthéniques. Édition établie et présentée par le Préfet maritime. - Talence, l'Arbre vengeur, 23 mai 2013, 303 pages, grand format (21/14 cm), 20 €

samedi 18 mai 2013

Les papiers dévoilent la forêt...

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"Éric Dussert s'est jeté à l'eau tout habillé pour ramener à nous, avant qu'ils ne soient définitivement engloutis dans le Léthé, des écrivains de genres et de styles très divers (...)"
Éric Chevillard (Le Monde des livres, vendredi 17 mai 2013, p. 8. l'article complet ici).

"Indispensable !"
Ian Geay (Les Âmes d'Atala, 17 avril 2013)

"de Achmed Abdullah (...) à Jacques Yonnet (...), il y a du monde : il y a même tout le monde, Joseph Méry, W. C. Morrow, Gabriel de Lautrec, Octave Béliard, Marie de La Hire (pas Jean, trop connu !), Régis Messac, G. de Pawlowski, Henri Allorge, Théo Varlet, etc., etc., 156 on vous dit ! Très recommandé."
Jean-Luc Buard (PH hebdo, 11 mai 2013)

"Un plaisir quotidien pour le reste de l’année : un jour par notule, et les jours restants pour chercher et lire les textes de ces auteurs (...)"
Alaric Obeles (Mythologia.com, 5 mai 2013)

"Le Valhalla des bouquinistes"
Jean Pommies (Bouquiniste, 27 mars 2013)

"Que deviendrait la vie des œuvres, si nous étions privés de Dussert ?"
Pierre Jourde ("Dans la forêt des livres", blogs.nouvelsobs.com, 14 avril 2013)

« Dans le rôle du sherpa, Dussert ne cesse de nous rappeler que se laisser emporter par le fleuve de l’amnésie revient à se condamner au néant »
Gérard Guégan (Sud-Ouest, 10 avril 2013)

"Un livre fascinant, d'une érudition inouïe"
Christophe Bourseiller (France musique, La Matinale, 18 mars 2013, 7 h 22)

"Ecrit avec une grande classe, du style et une grande érudition."
Eric Naulleau (Paris Première, ça balance à Paris, 23 mars 2013)

"Son ouvrage généreux et amical ouvre au lecteur des horizons insoupçonnés."
Olivier Bailly (Evene.fr, 10 avril 2013)

"À la suite de Dussert, guide de haute lignée littéraire, on relit les Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon. On tchine avec Remy de Gourmont"...
Arnaud Le Guern (Causeur, 7 avril 2013)

"Un cas unique dans la littérature mondiale"
Jean-Louis Ezine (France Culture, 12 mars 2013)

"Un athlète complet du livre"
Jean-Claude Perrier (Livres-Hebdo, 8 mars 2013)

"L'élan affectueux et gaîment polémique de Dussert en fait autant de héros romanesques."
Evelyne Pieiller (La Quinzaine littéraire, 1-15 avril 2013)

"Pénétrer dans cette forêt cachée a quelque chose de joyeusement excitant"
David Vincent (Librairie Mollat, mars 2013)

"Eric Dussert dont l'érudition est sans faille, fait revivre chacun en quelques pages, dans un style éblouissant plein de trouvailles savoureuses. Ces littérateurs sont souvent des personnalités incroyables, et Dussert donne furieusement envie de (re)découvrir leurs textes Un regal."
Denis Sénié (La Voix du Nord, 1er avril 2013)

"Il a fallu beaucoup d’excavations, de terres et de gravats rejetés avant de découvrir ces pépites injustement tombées dans l’oubli."
Philippe-Emmanuel Krauter (Lexnews.fr, 17 avril 2013)

"Ce livre à surprises met donc au défi le savoir de ses lecteurs. Qui a fréquenté comme moi les marges du romantisme, ou l’entourage de Baudelaire, n’a pas nécessairement autant de lumières pour éclairer d’autres massifs obscurs. Ah la belle forêt que voilà."
Stéphane Guégan (Moderne, motsdits.blog, 23 mars 2013)




Éric Dussert Une forêt cachée. 156 portraits d'écrivains oubliés. Préface de Claire Paulhan. - Paris, La Table ronde, 2013, 608 pages, avec un index, 20,60 €



jeudi 16 mai 2013

Les faveurs de La Belle Hortense...

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samedi 11 mai 2013

Les Oubliés ? la librairie leur ouvre ses portes !

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C'est ce soir, à 19 h 30

Des portraits d’écrivains récalcitrants avec Éric Dussert pour Une forêt cachée : 156 portraits d’écrivains oubliés. Avec la présence de Claude Brabant, animatrice de la revue Empreintes.



La Lucarne des Écrivains
115 rue de l'Ourcq
75019 Paris

samedi 4 mai 2013

Le Club des Neurasthéniques (1912) : découverte d'un roman de René Dalize inédit en volume

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René Dalize, marin de la Royale, imagina-t-il un seul instant être l'auteur du roman de l'été 2013 ?

Ce fut, il faut dire une grande excavation, et Il aura fallu attendre un siècle pour découvrir le "fameux" roman de René Dalize, Le Club des Neurasthéniques, dont on nous rabâche qu'il a beaucoup plu lors de sa publication en feuilleton... en 1912.

Depuis, plus rien... Il restait enseveli dans sa pile de journaux, au risque de disparaître tout à fait.

En attendant la première édition en volume de ce "grand roman d'aventures", vous trouverez ici même, et dès bien vite, une chronique inédite de l'ami de Guillaume Apollinaire, de Max Jacob, de Jean de Tinan, d'André Billy et du tout culturel montmartrois des grandes années : René Dalize.

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jeudi 2 mai 2013

Valère-Marie Marchand parle de la Forêt Cachée (Bibliomanie, Radio Libertaire)

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mercredi 1 mai 2013

Une prochaine surprise du Préfet maritime...

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En ce jour de fête du farniente, il n'aura pas échappé aux lecteurs d'Une forêt caché qu'entre ses pages 285 et 287, il est question de René Dalize...

Figure-vous que ce personnage passionnant a manifesté certains talents que les sectateurs d'Apollinaire ont loué à juste titre... sans aller toutefois jusqu'à éditer ses écrits.

C'est ballot, songez-vous. Et c'est bien ce que s'est dit in petto le Préfet maritime, qui décida de retrousser ses manches pour retrouver le fameux "Club des Neurasthéniques" qui dormait dans la presse des années 1910...

A grands coups de pics, l'excavateur excava, copia, recopia et, finalement, à bout de souffle, parvint à plat ventre jusqu'aux bureaux de la maison L'Arbre vengeur. Celle-ci se fit un plaisir de programmer l'édition de l'un des grands romans d'aventure français de la première moitié du siècle dernier dans la collection "L'Alambic", toute désignée pour recueillir ce bijou de la littérature souple et élégante du siècle dernier — bijou qui manque naturellement, pour l'instant, à l'essai de Jean-Yves Tadié sur Le Roman d'aventures (Gallimard, 2013, "Tel").

Parution du bijou — en grand format — le 14 mai.

jeudi 18 avril 2013

Soirée Jean-Pierre Martinet à Caen (Imec, Festival Passage de témoin)

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C'est ce soir, ne ratez pas la soirée Jean-Pierre Martinet si vous fréquentez le festival Passage de Témoin à Caen.

L'abbaye d'Ardenne (IMEC) accueillera Jérôme Bauche avec ou sans le manteau d'Adolphe Marlaud en la personne de Denis Lavant, lauréat du Silver Hugo du Meilleur acteur, qui lira Jérôme ou La Grande Vie.

Un débat animé par Rémi David regroupera Alfred Eibel, Thierry Boizet, Julia Curiel et Éric Dussert, ainsi que Denis Lavant, artiste interprète et fameux "Silver Hugo du Meilleur acteur". Le tout en partenariat avec la librairie Eureka Street.



Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, 64 p., 9 euros
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Illustration du Billet : "Le Manteau d'Adolphe Marlaud selon Denis Lavant", Copyright Draco Semlich 2011.

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