
Les nuits de Luberon sont fraîches en été. Henri Simon Faure avait besoin d’une nouvelle couverture pour y serrer les trois grands poèmes d’Oppède dont nous parlions mercredi.
Nous ne sommes pas chien, voici encore une information : le livre sera mis en vente en septembre. Evidemment, c’est celui qui obtiendra tous les prix.
Peuvent trembler, les apparatchiks de la pouësie…
Les Vrais Coupe-Faim
vendredi 3 juillet 2009
Une nouvelle couverture pour Henri Simon Faure
Par Le Préfet maritime le vendredi 3 juillet 2009, 02:09
dimanche 7 juin 2009
Régis Messac accueille François Caradec
Par Le Préfet maritime le dimanche 7 juin 2009, 00:29

Excellente livraison de Quinzinzinzili, l’organe de la société des amis de Régis Messac.
On y trouve “La complainte des bouquinistes” de Léo Malet (1965), un bel hommage à François Caradec par Olivier Messac, un dossier sur la science-fiction des années 30 par Régis Messac (1935), un projet d’article de Raphal Messac sur Léo Malet ( circa 1987-1992) et un article sur le même par le même (Le Populaire, 1949), ainsi que moult autres choses délectables sur Fortuney de Boisgobey, Edward Brooker, etc. par Claude Hermier. Hélène Cée a quant à elle retrouvé la trace du viaduc de Tolbiac, démonté et remisé le long d’une voie de chemin de fer d’intérêt local près de Chartres.
Un colloque Régis Messac se prépare pour le mois de février 2010 à l’université Montaigne (Bordeaux 3).
Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris
abonnement 18 euros
Et toujours

Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.
vendredi 5 juin 2009
Théo Varlet et le Hachich (André Billy)
Par Le Préfet maritime le vendredi 5 juin 2009, 00:35

Aux paradis du Hachich, suite à Baudelaire, par Théo Varlet (Edgar Malfère).
On étonne bien des gens quand on leur dit que le mot assassin vient de hachich, ou plutôt de hachichin, dont il est une corruption populaire. Dans le proche Orient, du moyen âge et de la Renaissance, les massacreurs absorbaient, paraît-il, du hachich pour se donner du coeur à l’ouvrage.
Le hachich est une préparation douée de propriétés narcotiques et excitantes dont le chanvre indien (cannabis indica) constitue la base. On l’emploie sous quatre formes : fumée, confitures ou nougats, pilules et infusions. Les feuilles séchées sont enroulées en petites cigarettes. Après décoction de la plante entière, tige, rameaux et feuilles, on y ajoute du beurre frais et on laisse le tout sur le feu jusqu’à évaporation complète du liquide. On passe alors le résidu à travers un linge : le beurre fondu s’écoule sous l’apparence d’un liquide verdâtre. Durci, refroidi, il est mêlé à du sucre, à des pistaches et aromatisé à l’aide d’essence de rose ou de jasmin.
La vente du hachich est interdite officiellement depuis 1916 par la loi du 12 juillet sur les toxiques stupéfiants, bien que le hachich ne soit pas un stupéfiant mais un excitant. En 1916, le législateur n’y regardait pas de si près. Avant la guerre, cette drogue était d’un emploi assez fréquent dans les milieux littéraires et artistiques de la Rive gauche. Beaucoup de nos amis en prenaient, sans paraître, il est vrai, y attacher trop d’importance. Nous parlions de l’opium avec beaucoup plus de respect. Dans la génération précédente, Emmanuel Signoret et Adolphe Retté avouaient devoir au hachich un certain lyrisme transcendantal. Aujourd’hui, il n’en est plus question. La coco, l’opium — mais celui-ci aussi semble être en décadence — l’ont fait oublier à peu près complètement. Il y a aussi le Peyotl que la loi de 1916 n’a pas interdit puisqu’il n’était pas connu en France à cette époque, et qu’on désigne par cette périphrase : « la plante qui fait les yeux émerveillés », mais il est impossible de s’en procurer.
C’est Théophile Gautier qui, le premier, révéla le hachich au public français, dans son feuilleton dramatique de la Presse, le 10 juillet 1843. Il en avait eu la révélation par Moreau de Tours, médecin aliéniste, auteur de Du Hachich et de l’Aliénation mentale (1845). La même année parut le Comte de Monte-Cristo, où Dumas père avait introduit une séance de hachich. En 1846, article de Gautier dans la Revue des Deux Mondes sur le Club des Hachichins. En 1851, premier essai de Baudelaire, Du Vin et du Haschisch comparés comme moyens de multiplication de l’individualité, paru en feuilleton dans le Messager de l’Assemblée. En 1858, dans la Revue contemporaine, second essai du poète des Fleurs du Mal : De l’idéal artificiel : le Haschisch, repris ensuite dans les Paradis artificiels. Depuis lors, le hachich, qui a fourni matière à nombre d’études psychophysiologiques, a cessé d’être une source d’inspiration littéraire. Varlet ne mentionne que le Testament d’un Hachischéen, de Jules Giraud et quelques vers d’Antoine Monnier.
Baudelaire reste donc le maître de la littérature hachichique ; ou plutôt il l’était resté jusqu’à maintenant. Ce titre passe à M. Théo Varlet, auteur de Aux Paradis du Hachich. Rien d’aussi complet n’avait été écrit sur la drogue verte, que cet essai de deux cents pages, à la fois descriptif et lyrique, dont quelques passages au moins sont, d’un grand écrivain, notamment le chapitre IV où l’auteur, définissant le poète tel qu’il le conçoit, se définit lui-même en termes saisissants et, avec lui, son maître Baudelaire :
Le poète tel que je le conçois, tel que je le sens, a l’horreur de la monotonie qu’entraînent les conditions d’une existence étroitement canalisée ; el celle horreur se manifeste non seulement par le goût des aventures, qui tendent à renouveler le milieu extérieur, les aspects du monde, mais par celui des expériences, qui s’efforcent de modifier l’ordre des choses habituel, la marche prévue des événements. Goûts dangereux, surtout le second. L’homme qui en est possédé ne s’inquiète plus qu’accessoirement de son propre bonheur, du bien-être qui fait le but suprême du plus grand nombre, dans notre civilisation « pragmatique ». Peu lui importe son avantage matériel ou social, dès qu’une belle aventure, une expérience mémorable sont en jeu. Le plaisir ou la souffrance même perdent chez lui la valeur absolue ou fondamentale qu’ils ont pour les autres hommes : ce ne sont que deux modes différents de la connaissance, et celle-ci seule importe. « Tout connaître, tout sentir ! » formule-t-il volontiers. Qu’une aventure ait chance de tourner mal ; qu’une expérience doive aboutir presque nécessaire ment à une catastrophe, c’est pour lui chose tout à fait secondaire. Je n’irai pas jusqu’à dire que le démon de la perversion intervient chaque fois, mais il en profite souvent…
A cette définition de poête, j’ajouterai un trait : le don d’expression verbale, le talent. Mais cela va sans dire… M. Théo Varlet est l’auteur de quatre volumes de vers : Aux libres jardins, Paralipomena, Quatorze sonnets et Ad Astra, débordants d’inquiétude et d’aspirations métaphysiques.
Il est également romancier et cultive avec succès le genre scientifico-fantastique cher à Rosny aîné et à Wells. Il a traduit Kipling, Stevenson, Jérôme K. Jérôme. « Théo Varlet, a écrit Maurice Beaubourg, est l’une des intelligences les plus hautes de toute la génération littéraire actuelle. Sûrement, l’un des représentants de cette génération qui lui fera le plus d’honneur et ira le plus loin. »
M. Théo Varlet a pratiqué le hachich pendant six ans, de 1908 à 1914. Il nous raconte ses premières expériences et comment la seconde faillit le tuer ou le rendre fou : le pharmacien lui avait servi une dose dix fois trop forte. Ce fut l’ « agonie » dans toute son horreur et portée à une intensité exceptionnelle. Car l’emploi de la drogue verte ne va pas sans aléas ; même absorbée à doses normales par des initiés, elle se montre fort inconstante. Au lieu de l’extase, c’est parfois, c’est assez souvent, l’épouvante qu’elle procure, ce que M. Théo Varlet appelle « l’agonie ».
Baudelaire ne parle de l’Agonie ni dans son essai de 1851, ni dans celui de 1858. Pourquoi ? S’il ne l’avait pas éprouvée personnellement, il en avait certainement entendu parler. Mais Baudelaire et ses amis prenaient sans doute le hachich dite dawamesk, alors que l’auteur de Aux Paradis du Hachich l’absorbait sous la forme d’extrait hydroalcoolique, d’un caractère beaucoup plus redoutable. Quoi qu’il en soit, c’est vraisemblablement aux épouvantes qu’il engendre que le hachich doit de n’avoir jamais connu la vogue des autres drogues.
« Il y eut un moment où le hachich était à la mode, observait déjà Charles Richet en 1877 dans ses Poisons de l’Intelligence ; mais ce moment est passé et aujourd’hui ce n’est qu’exceptionnellement qu’il se rencontre encore çà et là quelques amateurs. » Avant la guerre, pourtant, le hachich avait d’assez nombreux adeptes, ainsi que je le notais plus haut.
Réparties de 1908 à 1914 et au nombre de 127, les expériences de hachich auxquelles s’est livré M. Théo Varlet ont toutes été notées, par lui, au moins dans leurs grandes lignes. De ces notes a été tiré le livre qu’on nous présente aujourd’hui.
Après avoir analysé les effets classiques de la drogue, accès de rire, extase hallucinatoire, si bien décrite par Baudelaire, le kief (le kief ou troisième phase est, paraît-il, indescriptible : c’est le Bonheur absolu, ni plus ni moins) l’auteur tente une peinture des impressions ressenties et il le fait en vrai poète. L’effet dominant du hachich consiste dans l’accroissement en quelque sorte indéfini du temps et de l’espace. Les minutes deviennent des années ; une courte promenade devient la traversée d’un désert. Dans cet univers immensément agrandi, tous les sens sont sublimisés et portés à une capacité de perception surhumaine.
M. Varlet nous parle du « hachich à deux », de l’amour et de la musique, sous l’effet du hachich, et c’est, je l’avoue, Ie seul aspect de la question qui m’ait paru vraiment séduisant.
Mes yeux s’amusaient, ravis, à suivre les mains agiles, cavales enchantées, galoper sur l’orchestre d’ivoire ; ils s’ébahissaient à plonger dans l’intérieur du piano, couvercle levé, pour mieux exalter les magnificences sonores, mes yeux, fascinés sur le remuement intérieur des organes du Pégase magique, buvaient le rythme à sa source, contemplaient le cratère de ces sons qui jaillissaient de mon âme en laves brûlantes d’émotion, en geysers voluptueux comme ceux de l’amour même…
Pour les effets de l’amour dans le hachich, je renvoie mes lectrices au chapitre intitulé “Erotica”, chapitre d’ailleurs parfaitement chaste dans les mots et qui cependant, par sa vertu suggestive, est un des plus curieux du livre. C’est à des réussites de ce genre que se juge un véritable écrivain.
Les conclusions de M. Théo Varlet ne sont pas en faveur du hachich, pour l’excellente raison que depuis 1916 la drogue verte est prohibée. M. Varlet, bon citoyen, ne saurait nous conseiller d’enfreindre les lois…
Je le crie bien haut : Malheur à ceux qui s’aventurent chez Circé sans l’égide protectrice d’une noble passion ou d’un art au service de qui dédier leurs expériences. Ils courent le risque d’être asservis par le démon des toxiques…
C’est à la littérature que M. Théo Varlet doit, il ne le cache pas, d’avoir constamment dominé le hachich et ainsi échappé à l’intoxication.
On m’excusera de m’être arrêté si longtemps sur une oeuvre d’une inspiration aussi particulière. La littérature des poisons est un des compartiments les plus nobles de la littérature générale, et le livre de M. Théo Varlet lui apporte une contribution non moins belle qu’originale.
André Billy
La Femme de France, n° 807, 26 octobre 1930, p. 20.
samedi 16 mai 2009
Chroniques scandaleuses de Terrèbre
Par Le Préfet maritime le samedi 16 mai 2009, 01:34

On a toujours tort de ne pas avoir lu Jacques Abeille. — Ceux qui savent, les malins, connaissent bien nos raisons et n’useraient pas d’autre argument : c’est comme ça et pas autrement (suffit de lire, quoi).
Grâce aux éditions Gingko, on peut néanmoins se rattraper : est engagée la publication, volume par volume, de son grand-oeuvre romanesque, le “Cycle des contrées”, vaste ensemble qui forme un territoire littéraire des plus singulier.
Un fragment apéritif du présent volume érotique ne sera pas de refus, n’est-ce pas ? En substance, le fruit des enquêtes de Molavoine, recueilli par Barthélemy Lécriveur, retrouvé par le fils d’iceluy, publié par Léo Barthe avec la complicité de Saturnin Lassicope
Prononcer le nom d’Eponine Délimène revient à solliciter la mémoire d’un temps qui précéda le désastre et dont le souvenir ne se ravive que nimbé d’un faste qui n’est pas toujours illusoire. Si trompeur que soit l’éclairage dilué de la nostalgie, la figure de certaines personnalités continue de rayonner d’un éclat dont on chercherait en vain des exemples aujourd’hui. Eponine fut de celles par qui le scandale arrive, se renouvelle même, et elle atteignit le rang d’un représentant insigne de son époque en assumant avec fierté ses moeurs dissolues.
Léo BARTHE (Jacques ABEILLE) Le Cycle des Contrées. IV : Chroniques scandaleuses de Terrèbre. Illustrations de Pauline Berneron. — Boulogne, Gingko, 2008, 140 pages, 15 euros
mardi 5 mai 2009
Gabriel Reuillard (1885-1973)
Par Le Préfet maritime le mardi 5 mai 2009, 00:07

Son portrait nous a conquis : quelle charmante face de bon papa ! C’est Gabriel Reuillard (1885-1973), critique littéraire, que nous empruntons aujourd’hui aux amateurs de Remy de Gourmont, tant pour rendre hommage à leur travail régulier que pour les féliciter de mettre à jour, par petites touches, les réserves hallucinantes de l‘Almanach des lettres françaises du compilateur Léon Treich, mine riche s’il en est qui ne parut qu’à deux reprises. Et ils ont fait de Gabriel Reuillard, ami de Gourmont, de Louis Nazzi, et de tant d’autres, un récent sujet de leurs site et liste de diffussion.
Ce qui nous a retenu également, c’est la présence dudit Reuillard aux sommaires de Rouen Gazette, celle-là même où signèrent
René Trinztius (né en 1898) et André Renaudin (né en 1900). Ce dernier n’étant pas le plus fameux, nous renvoyons les nautes les plus finauds à tel article en ligne. Nous y reviendrons s’il le faut.
Voici toujours l’article consacré à Reuillard repris de l‘Almanach puis du site Gourmont.
Les Courriéristes
Gabriel Reuillard
Gabriel Reuillard — comme Divoire est le chef des Treize — est le secrétaire perpétuel des Académisards : de même, nous trouverons bientôt sur notre route, Jacques Patin, capitaine des Alguazils, et Raymond Lécuyer, grand maître des Quarante-Cinq.
Né le 30 juillet 1885, à Rouen, Reuillard passa toute sa jeunesse à la campagne, dans la grasse terre normande, humide de ses immenses pâturages. Venu à Paris en 1900, à quinze ans, pour visiter l’Exposition universelle, est laissé par son père chez des parents avec cent francs comme argent de poche, et pendant que l’excellent homme rentre en Normandie, Reuillard « apprend » Paris. Séduit par la grand’ville, il décide, à l’expiration du mois qui lui était accordé, de ne pas rentrer dans sa famille, cherche un emploi dans le commerce et commence à gagner sa vie. A cette époque, il rêvait de devenir comédien. Il obtient d’ailleurs des succès parmi les amateurs du onzième arrondissement, mais échoue aux examens d’admission du Conservatoire et plaque là le fard et les bâtons
rouges. Reste dans le commerce jusqu’à son service militaire (deux ans au 106e régiment d’infanterie à Châlons-sur-Marne, où sa réputation d’antimilitariste lui vaut maints déboires et plus d’une brimade). Rentre à Rouen où il débute dans le journalisme à Rouen-Gazette. N’y reste qu’un an, et reprend le chemin de Paris. Fait la connaissance de Jules Renard qui l’encourage et le fait engager en 1912 à l’Odéon, direction Antoine, où pendant deux ans il joue quelques petits rôles et fait des tournées. Louis Nazzi lui prend, à Comœdia, sa première chronique ; G. de Pawlowski la remarque et pousse le jeune écrivain qui devient secrétaire de rédaction des Hommes du jour (où il publie des contes, des essais, des critiques dramatiques, des chroniques politiques, etc.) ; c’est là, soit dit
en passant, qu’il ouvre son premier courrier littéraire (avec Louis Nazzi), un courrier hebdomadaire intitulé Vlà le facteur, et signé les Treize.
Quand Almereyda fonde son Bonnet rouge, Reuillard y commence un courrier quotidien le Jardin des piqûres qu’il signe Le Râtisseur.
La guerre. Mobilisé au 39e régiment d’infanterie, se ballade pendant vingt mois d’Artois en Champagne. Est fait prisonnier en juin 1916 devant Douaumont et reste en Allemagne jusqu’à l’armistice (camps de Darmstadt et de Fauberbischofsheim). Du front, il envoie de nombreuses chroniques au Bonnet rouge, au Journal du Peuple, aux Hommes du Jour : beaucoup sont d’ailleurs censurées de la première à la dernière ligne. Est un des premiers à publier des reportages sur la guerre de tranchées. A la croix de guerre, mais, signe caractéristique, ne la porte pas.
Après la guerre, reprend sa collaboration régulière aux Hommes du Jour, au Merle Blanc, à l’Humanité. Fonde et rédige le courrier littéraire de l’Internationale : La plume entre les dents, qu’il signe « Les Cannibales ». Depuis la création de Paris Soir, dirige le Petit Mémorial des lettres que tiennent brillamment les Académisards. Qui sont les académisards ? le secret n’est pas moins jalousement
gardé que celui des Treize : citons cependant Charles Chassé (qui est aussi un des Alguazils), Frédéric Lefèvre, J. Robertfrance, Noël Garnier, R. Salomon, etc.
Gabriel Reuillard a fait jouer à l’Odéon en 1921 quatre actes qui ont eu un vif succès, Notre passion (en collaboration avec René Wachthausen). Il termine quatre autres actes avec le même collaborateur : l’Egale qui sont reçus par Gémier.
Si nous posons à Gabriel Reuillard, les questions que nous avons déjà posées à Divoire et à Deffoux :
— La publicité littéraire, nous répondra-t-il, la publicité littéraire telle qu’elle est faite aujourd’hui ne m’indigne pas. J’en pense ce que Léon Werth nous a dit qu’il pensait des représentations de l’armée du Salut, avec leur vague air de fête foraine : « Si j’étais certain de détenir la vérité, écrivait-il en substance, je n’hésiterais pas à assembler les hommes au coin des rues, à les rappeler à coups de piston, de trombone, de tambour ou de grosse caisse, pour leur révéler cette vérité. » J’entends par là qu’un bon livre mérite toutes les publicités. Mais qu’est-ce qu’un bon livre ? Et mon bon livre sera-t-il le bon livre du voisin ? Deux critiques, avec leur tempérament
différent, leur culture différente et leur conception différente ne s’entendent pas sur le même livre. Et c’est pourquoi dans l’impossibilité où nous sommes de faire la preuve par neuf de l’excellence de notre jugement auprès de la masse, il faut, à l’image des apôtres de l’armée du Salut, saisir la grosse caisse et le tambour, emboucher le piston et le trombone, grouper la foule enfin et lui
crier le nom d’un auteur, le titre d’un ouvrage : Dubonnet, Dubonnet, Dubonnet, Dubonnet. Des kilomètres de bandes Dubonnet ! Et le badaud commande un Dubonnet. Pourquoi par le même procédé ne lui ferait-on pas boire demain un Clos-Vougeot ?
Léon Treich dir., Almanach des lettres françaises et étrangères (Paris, Georges Crès, vendredi 15 février 1924, p. 181).
jeudi 30 avril 2009
Zeimert rétrospecte
Par Le Préfet maritime le jeudi 30 avril 2009, 07:01

Le peintre Christian Zeimert, grand calembourien s’il en est, rétrospecte du 16 mai au 20 septembre 2009. Et il commence par vernir le samedi 16 mai à 18 h 30, au musée de Louviers.
On sait donc pourquoi nous allons enfin découvrir Louviers et ses fameux tas de cailloux. Valent-ils bien ceux de Saint-Etienne ?
Panique ! Christian Zeimert s’exp(l)ose au Musée de Louviers
Rétrospective 1964-2009
Musée municipal de Louviers
Place Ernest Thorel
27400 Louviers
02.32.09.58.55
musee@ville-louviers.fr
mardi 28 avril 2009
A propos d'une plaquette de Marc Stéphane consacrée à Jean Grave (Alphonse Retté)
Par Le Préfet maritime le mardi 28 avril 2009, 00:32

I. Marc Stéphane : Pour Jean Grave (I brochure chez Vautier) (…)
I
M. Marc Stéphane estime que la Gouvernance devrait remettre en liberté notre camarade Jean Grave. Je suis tout à fait de son sentiment et voici ce que je crois devoir dire à ce sujet : ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. Nous leur avons proposé l’entente commune pour le bien général. Les uns se sont déclarés indifférents. Les autres préfère s’amuser avec des rondelles de métal luisant ou se menacer, en frappant sur des tam-tams de guerre et en agitant des simulacres - sous prétexte de patrie. Ils préfèrent aussi se dépenser sans produire tandis que la masse travaille pour eux. Les indifférents sont des atrophés appelés à être éliminés rapidement le jour où éclatera la révolution sociale. Les autres sont des hypertrophiés ; partant des malsains et il siérait de les abattre le plus tôt possible. Cela serait, sans doute, une occasion de souffrance violente pour ceux de l’Idée mais le sang qui coulerait de cette plaie rendrait de la vigueur à l’espèce. En tout cas cette opération réparerait le mal causé par les fusillades de Madagascar ou de la Guyane.
Mais le souci de délivrer Grave vaut qu’on le mette en regard de ces manifestations coloniales. Nous pouvons donc dire à nos adversaires : “Rendez à Jean Grave ce que vous vous ^tes mis seize à lui prendre - quatre vêtus de rouge comme des bourreaux de foire, douze pareils à des grenouilles adorant leur roi au bord d’un marécage - sa liberté. Nous oublierons - pour un instant - que l’exploitation du poivre de Cayenne provoque des meurtres au préjudice de ceux qu’on oblige à révolter cette épice. Car si Pini qui témoigna du mépris pour les rondelles de métal luisant aussi bien que ses quatre frères en l’Idée sont morts à cause de leur foi - l’Idée ne meurt pas.”
Dans ces conditions, je (ne) vois pas pourquoi les gens qui sont chargés de couvrir et de découvrir l’Altesse Responsable ne lui feraient pas cadeau, pour ses étrennes, d’une couverture qui, sans valoir une cuirasse, lui permettrait de reprendre haleine : la libération de Jean Grave.
Maintenant, il faut faire observer à M. François Coppée, qui, dans le Journal du 20 décembre 94, crut devoir intercéder en faveur de notre camarade, que Jean Grave n’est considéré chez nous, ni comme un précurseur ni comme un retardataire. Nous n’avons cure de ces mises sous étiquette. Jean Grave agit selon qu’il est en lui d’agir. Son livre fut un coup de pioche qui nous valut de la lumière en notre cave. Nous l’aimons donc parce que le jour où il le publia étant lui-même, il fut nous tous.
En outre Jean Grave n’a jamais dit que l’homme est naturellement bon. Il laisse cet aphorisme aux personnages sensibles qui pratique la Rousseaulâtrie, par exemple Robespierre, cette quintessence de bourgeoisie.
Grave a dit : l’homme a été et est encore un assez méchant animal mais, malgré sa méchanceté originelle, le développement de sa conscience, synthèse en lui des forces naturelles, lui a permis d’apprendre à associer ses idées. Laissez le jouir intégralement du fruit de cette conquête et de ses résultats matériels, le milieu s’assainira et l’homme se haussera encore de quelques degrés au-dessus du singe. Mais si vous vous opposez à cette évolution, le jeu logique des forces naturelles vous abolira.
Tel est, à mon sens, la doctrine de Jean Grave (1).
Or si l’on doit faire encore observer à M. Coppée qu’il y a de l’enfantillage à attendre pour cueillir un fruit que celui-ci soit défendu, on peut lui tenir compte de ses velléités d’anti-fétichisme.
Quant à ceux de la Gouvernance, il leur sera fait comme ils feront eux-mêmes.
Adolphe Retté
(1) Voir la Société mourante et l’Anarchie, passim et notamment de la page 25 à la page 31 (2e édition).
La Plume, littéraire, artistique et sociale, 1er janvier 1895, pp. 18-19.
Notes biographiques sur Jean Grave (1854-1939) ici ou là, les minutes de son procès, L’Anarchie, son but, ses moyens, ou encore, pour les amateurs, la fameuse lettre d’Elisée Reclus à Grave du 26 septembre 1885.
jeudi 16 avril 2009
Une vieille histoire de la merde
Par Le Préfet maritime le jeudi 16 avril 2009, 00:04

Attendue depuis plusieurs semestres, Une vieille histoire de la merde, d’Alfredo Lopez Austin et du peintre Francisco Toledo n’a eu qu’une chance : l’invitation du Mexique au dernier Salon du Livre (dont on peine à croire qu’il nous fera la joie d’être l’ultime). Le sujet, on le sait, rebute les farouchés de toutes espèces. Pour autant, c’est une authentique histoire de l’humanité qui s’expose là, à travers les dits et écrits des anciens Mexicains, et les superbes illustrations de Toledo. Alors ?
Maintenant qu’il a paru, grâce aux efforts de Perig Pitrou et José M. Ruiz-Funes, ses traducteurs, cette histoire vieille comme l’Homme va rejoindre c’est sûr l‘Histoire de la merde de Dominique Laporte (Christian Bourgois, 1978 ; 1993 ; 2003) et Diarrhée au Mexique (Atelier du Gué, 1976 ; 2006), le best-seller de Bienvenu Merino en telle “bibliothèque de chiotte”.
Tous ont bravement inscrits leur nom au rôle de la scatologie, champ singulier et fort couru de la bibliographie auquel Rimbaud, avec le « Sonnet du tour du cul » de l’Album zutique, Joyce et Rabelais, Sade, Jarry, Artaud, Aragon ou Dali, et jusqu’à Gainsbourg, ont fourni des lettres de noblesse. D’autres encore, dès l’Antiquité, comme l’a rappelé la profuse Bibliotheca scatologica des trois graves érudits Jannet, lequel est tout de même le père de la vénérable « Bibliothèque elzévirienne », Payen et Veinant. Claude Gaignebet, dans son Folklore obscène des enfants et Conrad Laforte, avec ses Contes scatologiques de tradition orale ont poursuivi l’enquête pour nous assurer que, partout et toujours, les fèces, les amours excentriques et les licences de tout ordre ont accompagné l’histoire de l’Homme.
Plus près de nous, la “machine à mère” de Claude Louis-Combet (José Corti) encore, mais il est beaucoup trop tôt pour s’assurer qu’il figure bien dans les Variations scatologiques de Bob O’Neill (La Musardine). Confiants en la parole de Roland Barthes, selon qui « écrite, la merde ne sent pas », tous n’ont peut-être pas pris garde au bon conseil du naturaliste Pierre Cusson livré en 1807 dans l’Ode à la merde (1807) : « C’est au grand air qu’il faut chier ! ». Mais il n’est pas le seul à faire cohabiter la vie d’hôtel et les sanies, comme en témoigne Horacio Castellanos Moya, sorte de Thomas Bernhard salvadorien, qui a donné avec Le Dégoût d’autres occasions de se révulser.
L’audace de ces auteurs-là dans leur trajet vers les principes essentiels montre assez bien qu’on ferait preuve de cécité à les négliger.
Alfredo Lopez Austin et Francisco Toledo. Une vieille histoire de la merde. Traduit de l’espagnol (Mexique) par Perig Pitrou et José M. Ruiz-Funes. — Pantin-Mexico, Le Castor Astral-CEMCA, 128 pages, 15 euros.
lundi 13 avril 2009
François Caradec prochainement à l'étude
Par Le Préfet maritime le lundi 13 avril 2009, 00:08

Le mercredi 13 Mai 2009, au Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, dans le cadre du cours de « tératologie poétique » donné par Etienne Cornevin
à des étudiants de deuxième année du départements Arts de Paris 8 (Saint-Denis) aura lieu une journée d’étude sur les livres de François Caradec.
En voici le programme et la déclaration d’intention, par Etienne Cornevin lui-même :
Tous ceux qui, en France, aiment l’humour de haut vol, conçu et pratiqué comme une forme paradoxale de poésie, doivent bon nombre de leurs rencontres décisives et de leurs connaissances en ce domaine à François Caradec (1924-2008). Que ce soient les éditions de grands humoristes qu’il a rassemblées et préfacées (Allais, Christophe, Töpffer, Pawlowski, Auriol), les anthologies du rire, du pastiche ou encore de morceaux de bravoure humoristico-aphoristiques (dans la collection En verve chez Pierre Horay, dont même les recueils constitués par d’autres portent sa marque), les biographies (Christophe, le pétomane, Fregoli, Ducasse-Lautréamont, Roussel, Jarry, Willy, Allais ou Jane Avril), ou les encyclopédies et les dictionnaires d’inventions (farces, attrapes et mystifications, français argotique et populaire, music-hall, gestes) dont le pédantisme qui passe aujourd’hui pour haute culture préfère ne rien savoir, ses livres sont incontournables. Ce sont des classiques de la contre culture humoristique, nos manuels d’école buissonnière, dans lesquels toute la place est occupée par les écrivains et les dessinateurs communément tenus pour mineurs, les burlesques, les parodistes, les pasticheurs, les « auteurs gais », bref les oubliés du Lagarde et Michard (doublement oubliés à une époque où les élèves ne savent même plus par cœur comment Rodrigue se fait demander s’il en a, et où certains jeunes professeurs croient se souvenir que le titre du roman de Flaubert est plutôt Bouvarde et Pécuchard).
Le centre d’anti-gravité de cette œuvre capitale est peut-être de nature tératologique : Caradec ne s’est intéressé qu’à des auteurs « monstres ». Ni Christophe, ni Jarry, ni Lautréamont-Ducasse, ni Roussel, ni Allais – pour ne mentionner que ceux dont il a écrit ou esquissé la biographie – n’ont respecté les règles d’expression mesurée et vraisemblable qui régissent la « grande » et « vraie » littérature. Au contraire, ils développent allègrement des fictions abracadabrantes, voire démentes - dont les personnages extrêmes ont souvent des pensées et des comportements qui violent les lois les plus fondamentales de l’humanité, « monstrueux » donc au sens ordinaire - et en même temps qu’on est constamment ballotté entre suspension de l’incroyance et … suspension de la suspension, on ne sait jamais s’il faut les prendre uniquement à la rigolade ou s’il y a, comme souvent on en a l’impression, une dimension sérieuse (ou inversement). Corollaire : les catégories traditionnelles ne sont plus applicables. Les chants de Maldoror ont quelque chose d’épique, mais leur héros est trop irréel pour que l’épopée puisse se déployer, et la grande ironie sarcastique des Poésies ne rentre dans aucune des subdivisions de la poésie comique. Ubu ou le Dr Faustroll relèvent simultanément de la bouffonnerie la plus agressivement scatologique et de la poésie symboliste la plus hermétique. Les poèmes d’Allais sont de quelqu’un qui n’aurait rien compris à la poésie, mais il y a une véritable poésie de ses contes, qui prodiguent des enchantements bien plus durables que la « littérature pour commis voyageurs » qu’il y voyait.
Ce caractère plus ou moins violemment anti-classique, contradictoire, inclassable et perturbant, on le trouve également dans les « œuvres » de Christophe, Roussel, Masson (Lemice-Terrieux), Auriol, Pawlowski, Cros, … ainsi que dans les autres objets d’étude de François Caradec : les « farces, attrapes et mystifications », la Bande dessinée, la littérature enfantine, l’argot, le Music Hall ou les gestes.
Il m’a semblé qu’il serait utile de revisiter certains de ses livres, pour essayer de dégager quelques-unes de ses découvertes, et mettre en évidence la vision qui a orienté toutes ses recherches, une vision extraordinairement vaste, généreuse et beaucoup plus profonde que On n’évite de le penser. À cette fin, j’ai invité quelques personnes qui, à des degrés divers, partagent cet esprit, et pour lesquelles certains livres de François Caradec ont beaucoup compté :
Intervenants
Éric Dussert, expert en redécouvertes de chefs-d’œuvre méconnus, nous parlera de L’encyclopédie des farces, attrapes et mystifications (Pauvert, 1964) : « ce « monument de rigolade », où tant d’entre nous ont découvert la vie, la vraie ».
Yves Frémion, nickeleur de papieds, évoquera les recherches – et les trouvailles – de Caradec en matière de bande dessinée (il en fut un des premiers historiens, et a beaucoup contribué aux republications par les éditions Pierre Horay de classiques comme Rodolphe Töpffer, Wilhelm Busch, Christophe, Winsor Mac Kay, Gustave Verbeck, Richard Felton Outcault ou Pat Sullivan)
Astrid Bouygues, qui vice-préside pendant la semaine l’Association des Amis d’un personnage qui ambule dans le Dimanche de la vie, nous livrera les résultats de ses investigations sur la lecture que faisait Caradec des romans de Raymond Queneau (qui fut un des artisans majeurs de la renaissance d’une haute culture humoristique dans les décennies d’après-guerre)
Jacques Jouet, équilibriste verbal épatant qui prodigue les prodiges de sa virtuosité dans les assemblées de papoux dans la tête ou d’oulipiens, tentera de dépasser pour nous le record détenu jusqu’à présent par Rimbaud (Arthur) en tendant des cordes non de clocher à clocher mais de nuage à nuage (car Caradec était aussi un poète – sinon grand, en tout cas vrai -, et un poète des nuages – parisiens de préférence)
Christian Laucou, qui a publié aux Éditions du Fourneau un ou deux livres de François Caradec (ainsi que Mes états d’âmes ou les 7 chrysalides de l’extase, du mystérieux Retoqué de Saint-Réac, mentionné pour la première fois dans l’E.F.A.M.), et qui comme lui est typographe de formation et passionné de littérature « fin de siècle », suivra la piste du plomb dans les alchimies inversées de l’humour
Bruno Fuligni, qui explore les rapports souvent très inattendus de la folie, vraie ou fausse, avec le pouvoir, nous fera part de certains cas de politiques fantaisistes qu’il a découvert grâce à François Caradec (par exemple le Captain’ Cap, ami d’Alphonse Allais, qui s’est présenté aux élections législatives de 1893 avec sur son programme « La place Pigalle port de mer » ou « Le rétablissement de la licence dans les rues du point de vue de la repopulation » (… )
Paul Gayot, dont le compère Ruy Launoir a récemment publié une excellente biographie d’Emmanuel Peillet et ses doubles, et qui est probablement celui qui connaît le mieux l’histoire du Collège de ‘pataphysique, nous parlera des rapports de Caradec avec celui qui apparaît de plus en plus comme son instigateur, fondateur et principal animateur, ainsi que du rôle que joua dans cette institution éminemment « monstrueuse » (et très portée sur la tératophilie poétique) celui qui y fut « Régent toponome et celtipète », « Régent de céphalorgie appliquée », « Régent de Colombophilie » et enfin « Régent d’alcoolisme éthique »
Etienne Cornevin enfin, l’organisateur (plutôt gentil) de cette journée et écriveur de ces lignes, essaiera de présenter synthétiquement l’apport philosophique et critique de Caradec, et tentera d’articuler deux ou trois pensées plus ou moins penchées sur une phrase d’Allais devenue le titre d’un recueil de ses 150 meilleurs contes : La logique mène à tout à condition d’en sortir
Programme
9h : accueil des inter- et autres venants (les re- ne seront pas exclus, sauf agitation intempestive de chaînes de « e », mais on n’ira pas les chercher)
9h15 : Étienne Cornevin : Contribution de François Caradec à la renaissance d’une haute culture humoristique
9h45 : Éric Dussert : À propos de l’Encyclopédie des Farces, attrapes et mystifications
10h 15 : Yves Frémion : La découverte du Nouveau Monde de la « B.D. » par François Caradec
10h45 – 11h : entracte
11h : Astrid Bouygues : Caradec lecteur de Queneau, ou la monstruosité quercycanine
11h30 : Jacques Jouet : Paris sur l’âge des nuages de Paris
12h – 14h : antr’acte
14h – 14h30 : etc. : Allais la logique !
14h30 – 15h : Christian Laucou : La typographie mène à tout …
15h – 15h30 : Bruno Fuligni : De quelques foupols retrouvés par François Caradec
15h30 – 15h45 : hun ter, mède
15h45–16h15 A propos de Caradec & Jarry, la pataphysique, le collège de ‘Pataphysique, l’OuLiPo et divers OuXPo, avec Paul Gayot, Jacques Jouet, Bruno Fuligni (la table, rectangulaire comme la plupart des tables rondes, s’agrandira symboliquement mais judicieusement pour accueillir les intervenants précédents comme le public désireux de se mettre à table)
Cette journée d’étude est ouverte à tous, dans la limite (assez extensible) des places disponibles.
Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis
M° Saint-Denis - Porte de Paris (sortie Centre ville – Musée)
mercredi 25 mars 2009
L'Art de voir donne du brut
Par Le Préfet maritime le mercredi 25 mars 2009, 00:06

La librairie Privat-L’art de voir donnera à admirer du 31 mars au 30 avril 2009 un ensemble de dessins provenant des carnets de Giovanni Bosco, créateur d’art brut sicilien, issus de la collection de Boris Piot.
Tout cela à l’occasion de la parution du catalogue de la libraire consacrée à l’art brut, aux dessins d’écrivains et à la Figuration libre.
Apparemment très bien informé des activités de la librairie, le blog Anima vagula propose mille informations complémentaires.
Le vernissage de l’exposition aura lieu le mardi 31 mars à partir de 18 heures.
Privat-L’Art de voir
162, boulevard Haussmann
75008 Paris
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