L'Alamblog

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mercredi 7 mai 2008

Mystère du "té" (les grandes enquêtes de l'Alamblog)

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Il reste des mystères sur cette planète. Les dieux en soient remerciés. Aujourd'hui, tentons d'éclaircir la question soulevée par Christian Garcin, il y a quelques jours sur l'Alamblog.
Voici tout d'abord ce qu'il nous indiquait :

"té" n'existe pas. Dans le sud, pour dire "tiens", "voilà", "allez", "c'est ainsi", "allons bon", etc., on dit "tè". L'accent est grave. (Comme le sont les austères Provençaux, selon Tacite.) Les gens du sud se demandent toujours pourquoi ceux qui sont moins du sud, lorsqu'ils veulent contrefaire leur accent, ferment toujours la voyelle, qui est grande ouverte. Aussi, cher Préfet, si vous débarquez un jour du côté de Marseille, n'oubliez pas le bon accent, le grave : "tè".


Là-dessus, tout satisfait d'avoir appris quelque chose, peuchère, nous recevons un ohlien courrier de Michel Ohl reprenant encore ce soleilleux sujet :

4 mai
Cher Eric Dussert,
Je n'ai pas saisi l'histoire du "Té", il faut vous dire que je ne peux fixer la toile que quelques petites minutes par jour (...), je n'ai donc pas toujours le temps de vraiment lire. Dans les Landes, en Onessie, où j'ai vécu 20 ans, toujours j'ai entendu et dit Té aigu. Si vous vous pointez chez Jojo Caule avec un tè grave, elle risque de vous regarder d'un oeil méfiant, et de vous servir votre Cinzano avec mauvaise grâce !



Bien entendu, l'enquête est ouverte.
Nous vous donnerons aussi des nouvelles fraîches de Michel Ohl, te (1)


(1) Pour l'heure, lire Té ou Tè, à votre convenance.

vendredi 2 mai 2008

Mai 08

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Nous vous avions promis un souvenir de Mai 1968, et c'est sous les espèces d'un livre, tè ! que nous vous le livrons là, derechef, sans plus tarder.
Il s'agit en substance d'un petit livre oublié des présentes commémorations, rédigés durant l'été 1968 par un jeune homme de vingt ans, Pierre Peuchmaurd, signalé poète depuis lors et préfacier bien connu du Journal de Maurice Blanchard.
A l'âge de vingt ans, sur les barricades, il participait au désordre et en fit le commentaire au jour le jour. Un document précieux qui aurait pu reparaître ces jours.
Un extrait pour les curieux :

Et puis, c'est bien pire que ce qu'on pouvait imaginer d'en haut. Il n'y a pas de corps à corps, ou peu. Ils ont compris. Ils ne peuvent rien contre les pavés. Alors ils gardent leurs distances : ils bombardent. Il pleut des grenades qu'on dirait une averse de grêlons. A côté de moi, cette fille qui tombe. On ne peut rien contre ça. Les gaz en plus, qui font qu'on ne respire plus. Et pourtant on reste. Allez savoir pourquoi. Ce n'est même pas se battre, ça. ça nous tombe sur la gueule et on reste. Vient un moment où on n'a même plus peur. (...)



Nous signalerons sous peu de récentes publications de Pierre Peuchmaurd aux éditions L'Oie de Cravan.

Pierre PEUCHMAURD Plus vivants que jamais. — Paris, Robert Laffont, 1968 (a. i. 15 novembre 1968), 176 p. collection "Contestation".

A la même date, avaient déjà été publiés dans la même collection Contestation des auteurs dont on peut dire qu'ils avaient le sens de la réaction, ou bien des manuscrits sous le coude.
François Fonvieille-Alquier Les Illusionnaires. Mai 1968 : rêve et réalité
Max Gallo Gauchisme, réformisme et révolution. Toute révolution est d'abord gauchiste.
Robert Serrou Dieu n'est pas conservateur. Dans la tourmente, qu'ont fait les chrétiens ?

jeudi 1 mai 2008

Ne travaillez donc plus

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Confortablement installé à la terrasse d'un café de mon île, histoire de récolter le peu de calories solaires en circulation, il me fut donné d'assister, citoyen encore un peu abruti, à deux spectacles bien typique de notre humanité. D'abord la colère avec une algarade entre mâles — à distance, je n'ai pas compris l'objet de leurs débordements gesticulatoires et inutiles (pas un seul beau coup porté, c'est assez décevant : le prolétaire ne saurait-il plus se servir de ses poings ?). Ensuite la faim et le sentiment d'injustice lors du passage rituel du cortège noir des anarchistes de toutes tendances (CNT, FA et alii).
Promettant la révolte — on l'attend, on l'attend. Et on affûte en attendant, on affûte — l'anarchie se déroula sous mes yeux aux sons de slogans divers mais généreux et d'un rock'n'roll râpeux plutôt angle que saxon, tandis que le soleil passait, lui aussi, derrière un lourd nuage promettant la pluie. Baste.
On me distribua même — preuve que nous avions l'air un peu éveillé tout de même — une plaquette noire nous enjoignant de ne plus travailler. 14 pages sur le masochisme du travailleur dont l'entame est composée d'un apologue à vocation zazenifiante. Original. De tout ceci nous retiendrions celà : pour vivre heureux, sachons cultiver notre jardin à la campagne et à la ville, à condition de poser cette dernière à la campagne, ou au bord de l'eau et sous le soleil, précisément. — Deux ou trois autres, parmi lesquels Alphonse Allais et Voltaire, l'ont dit beaucoup mieux que cela.
Mais le nuage menaçant passa à l'action, lui, et déchargea abondamment, comme aurait dit le Marquis. Je repliai mes os en pédalant des cannes jusqu'à mon home où m'attendaient pour sécher mon âme les guillerets concerti con multi strumenti de ce cher Vivaldi.
Ça, c'est du reportage.
Joli muguet à tous.

mercredi 30 avril 2008

Florian-Parmentier en 1919

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À suivre.


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