L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Recherche

Votre recherche de barrucand a donné 27 résultats.

jeudi 10 septembre 2015

René-Louis Doyon plaqué au mur




Une nouvelle adresse pour le tourisme littéraire dans le Marais. Elle est apparue hier à 17 h 30 lors de la pose d'une plaque commémorative sur le 2, impasse Guéménée (métro Saint-Paul).
C'est là que vivait le Mandarin, dit aussi le Cyclope, dit Quéqué par ses intimes, j'ai nommé René-Louis Doyon (qui s'autographiait lui-même avec un trait d'union comme en témoigne l'état civil et les couvertures de ses livres), enfant d'Algérie et des Belles-Lettres, premier éditeur d'(André Malraux et dernier de Roger Pillet ou de Victor Barrucand et d'Isabelle Eberhardt, de Maurice Beaubourg et de quelques autres. Il était revuiste (La Connaissance, Les Livrets du Mandarin, Quo Vadis, etc.), romancier et essayiste, comme le prouve son Eloge du maquereau, récemment réédité à l'enseigne des éditions Serge Safran, et particulièrement délectable. (Il est en vente dans la libraire qui se trouve au pied de son immeuble : La Belle Lurette, rue de Rivoli).
D'abord installé rue Boissy d'Anglas lorsqu'il était libraire et éditeur à la Madeleine, puis éditeur chez Denoël, il s'était installé impasse Guéménée où son "filsque" spirituel Jules Roy fit plus d'un tour, et Claude Seignolle et pas mal d'autres.


Les autres billets de l'Alamblog sur René-Louis Doyon : ici.
René-Louis Doyon Eloge du maquereau. - Paris, Serge Safran, 176 pages, 12 €

mercredi 2 janvier 2013

Victor Barrucand, par Louis Malet (1889)

Evnih.jpg


En ce moment, sans tapage et sans pose littéraire, une belle oeuvre s'impose : je veux parler de la série de compositions poétiques que M. Victor Barrucand donne chez Maurice Dreyfous, le sympathique éditeur, sous ce titre : Le Poème, publication mensuelle.
Trois fascicules sont déjà en vente. Ce n'est pas ici le lieu d'en donner une analyse détaillée, mais quelle maîtrise dans l'exécution et quelle force dans la pensée ! Crier au chef-d'oeuvre est toujours chose grave à laquelle on ne se résout qu'après avoir vaincu bien des restrictions mentales, mais c'est encore un devoir, surtout quand notre admiration violentée l'est par le fait d'un jeune et d'un inconnu.
Le premier fascicule, Amour idéal, est un poème en sonnets ; en détacher un, c'est rompre le fil du collier ; jugez s'il en reste une perle.
Louis Malet

Evocation

C'était l'heure où la terre assoupie et brûlante
S'éveillait dans la brise après un jour d'été.
L'ombre flottait légère. Un lambeau de clarté
Frangeait l'azur éteint d'une lueur sanglante.

A force de penser à toi, l'âme dolente,
J'imposai ton image à la réalité,
Et, docile, tu vins t'asseoir à mon côté.
C'était l'heure où le sol respire avec la plante.

Alors nous étions seuls dans un jardin fleuri ;
De tous les mots (1) soufferts je me croyais guéri ;
Tu parlais et, ravi, je buvais tes paroles,

Car ma tête avait pris ton sein pour reposoir,
Pendant que la fraîcheur entr'ouvrant les corolles,
L'arôme des rosiers montait dans l'air du soir.

Victor Barrucand




Le Courrier Français, 6e année, n° 27, 7 juillet 1889, p. 150.



(1) Sic.

lundi 19 mars 2012

Brèves livre l'index de ses auteurs

brefindex.jpg



Brèves vient de mettre en ligne l'index intégral de ses sommaires, depuis la revue Le Gué qui constitua sa première mouture.

Où l'on constatera que de nombreux auteurs alors débutants y passèrent déposer leurs encres, tels Didier Anzieu, Michel Butor, Roger Caillois, Betty Duhamel, Noël Arnaud, Jacques Jouet, Daniel Giraud, Mickaël Gluck, Jean-Marie Le Sidaner, François Guérif, Pierre Siniac, Jean-Benoît Thirion, Pierre Ziegelmeyer, François Caradec and so on...


Le tout est accessible sur le site de l'Atelier du Gué, par ailleurs éditeur des Cahiers de l'Enclume, l'organe des amis de Jean-Baptiste Botul, ce fameux philosophe de tradition orale qui fait tourner toutes les têtes...



Lire la suite...

mardi 8 novembre 2011

Les derniers travaux du Préfet maritime

roordaroseau.jpg



Henri Roorda Le Roseau pensotant. Postface du préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, 112 pages, 4,50 €


haikailozano.jpg
Paul-Louis Couchoud, André Faure, Albert Poncin et Rafael Lozano Au fil de l'eau, suivi de Haïkaïs. Les premiers haïkus français, 1907-1922. Nouvelle édition proposée, établie et postfacée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 120 pages, 4 €

RoordaCouvRire.jpg
Henri Roorda Le Rire et les rieurs, suivi de Mon suicide, présenté par le Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, 108 pages, 3,50 €

Pohol-CouvAlamblog.jpg Marc Michel Pohol et autres textes terribles (inédits). Préface du Préfet maritime. Couverture illustrée de deux photographies de Christèle Jacob. — Paris, Des Barbares..., 112 pages, 16 €.


HctFrance.jpg
Hector France Sous le burnous. Préface du Préfet maritime. - Anarchasis, 208 pages, 17 €


Queue.achard.jpg
Paul Achard La Queue. Postface du Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuit, 152 pages, 4,50 €


couMeister2.jpg
Albert Meister La Soi-disant Utopie du Centre Beaubourg. Postface du Préfet maritime. - Montreuil, Burozoïque, coll. "Le répertoire des îles", 256 p., 14 €



MarronsHouat.jpg
Louis-Timagène Houat Les Marrons. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, coll. "L'Alambic", 136 pages, 10 €

DuperrayWeil.jpg
Jean Duperray Quand Simone Weil passa chez nous. Témoignage d'un syndicaliste, suivi de textes inédits. Édition présentée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 175 pages, 12,00 €

Couv.Duperrat.jpg Jean Duperray Harengs frits au sang. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic", 320 pages, 15,00 €


BarrucandVictor.jpg Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, 208 pages, 11 €


A paraître
CHermonst.jpg Gaston Chérau Le Monstre et autres nouvelles. préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, coll. "L'Alambic", en librairie le 23 novembre 2011.

Henri Roorda Le Pédagogue n'aime pas les enfants, présenté par le Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, à paraître le 10 janvier 2012.

André de Richaud Alerte à la concierge. — Talence, L'Arbre vengeur, à paraître au printemps 2012.

dimanche 16 octobre 2011

Les Dernières productions du Préfet maritime

haikailozano.jpg



Paul-Louis Couchoud, André Faure, Albert Poncin et Rafael Lozano Au fil de l'eau, suivi de Haïkaïs. Les premiers haïkus français, 1907-1922. Nouvelle édition proposée, établie et postfacée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 120 pages, 4 €

RoordaCouvRire.jpg
Henri Roorda Le Rire et les rieurs, suivi de Mon suicide, présenté par le Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, 108 pages, 3,50 €

Pohol-CouvAlamblog.jpg Marc Michel Pohol et autres textes terribles (inédits). Préface du Préfet maritime. Couverture illustrée de deux photographies de Christèle Jacob. — Paris, Des Barbares..., 112 pages, 16 €.


HctFrance.jpg
Hector France Sous le burnous. Préface du Préfet maritime. - Anarchasis, 208 pages, 17 €


Queue.achard.jpg
Paul Achard La Queue. Postface du Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuit, 152 pages, 4,50 €


couMeister2.jpg
Albert Meister La Soi-disant Utopie du Centre Beaubourg. Postface du Préfet maritime. - Montreuil, Burozoïque, coll. "Le répertoire des îles", 256 p., 14 €



MarronsHouat.jpg
Louis-Timagène Houat Les Marrons. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, coll. "L'Alambic", 136 pages, 10 €

DuperrayWeil.jpg
Jean Duperray Quand Simone Weil passa chez nous. Témoignage d'un syndicaliste, suivi de textes inédits. Édition présentée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 175 pages, 12,00 €

Couv.Duperrat.jpg Jean Duperray Harengs frits au sang. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic", 320 pages, 15,00 €


BarrucandVictor.jpg Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, 208 pages, 11 €


A paraître
CHermonst.jpg Gaston Chérau Le Monstre et autres nouvelles. préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, coll. "L'Alambic", en librairie le 23 novembre 2011.

Henri Roorda Le Roseau pensotant. Humour de tous les jours, présenté par le Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, à paraître.

Henri Roorda Le Pédagogue n'aime pas les enfants, présenté par le Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, à paraître.

vendredi 29 avril 2011

Les Dernières productions du Préfet maritime

RoordaCouvRire.jpg
Henri Roorda Le Rire et les rieurs, suivi de Mon suicide, présenté par le Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuits, en librairie le 11 mai prochain.

Pohol-CouvAlamblog.jpg Marc Michel Pohol et autres textes terribles (inédits). Préface du Préfet maritime. Couverture illustrée de deux photographies de Christèle Jacob. — Paris, Des Barbares..., 1er juin 2011, 112 pages, 16 € (franco de port jusqu'au 1er juin 2011). Les chèques sont à libeller à l'ordre d'Eric Dussert 29, rue du Borrégo 75020 Paris.


HctFrance.jpg
Hector France Sous le burnous. Préface du Préfet maritime. - Anarchasis, 208 pages, 17 €


Queue.achard.jpg
Paul Achard La Queue. Postface du Préfet maritime. — Paris, Mille et une nuit, 152 pages, 4,50 €


couMeister2.jpg
Albert Meister La Soi-disant Utopie du Centre Beaubourg. Postface du Préfet maritime. - Montreuil, Burozoïque, 2010, coll. "Le répertoire des îles", 256 p., 14 €



MarronsHouat.jpg
Louis-Timagène Houat Les Marrons. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, coll. "L'Alambic".

DuperrayWeil.jpg
Jean Duperray Quand Simone Weil passa chez nous. Témoignage d'un syndicaliste, suivi de textes inédits. Édition présentée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 175 pages, 12,00 €

Couv.Duperrat.jpg Jean Duperray Harengs frits au sang. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic", 320 pages, 15,00 €


BarrucandVictor.jpg Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, 208 pages, 11 €

lundi 13 décembre 2010

Le Pain par Elie Reclus

PainElieReclus.jpg



Savant sympathique, comme son frère Elisée, Elie Reclus (1827-1904) ne perdit guère de temps à rassembler ses écrits pour en faire des volumes. A tel point que ses livres les plus notables, parmi lesquels les Croyances populaires (V. Giard & E. Brière, 1908) et les Physionomies végétales (Albert Costes, 1938), posthumes toutes deux, "rapetassées", nous dit le spécialiste des Reclus Joël Cornuault, par un ami après la disparition du journaliste, critique et directeur temporaire de la Bibliothèque nationale sous la Commune.
Ce que fut surtout Elie Reclus, à l'évidence, c'est ethnographe. On se souvient avec gourmandise d'un rare petit volume des éditions du Fourneau intitulé Thanatos en bonne fortune (1995), un conte tzigane récolté par le grand homme, qui l'avait offert aux lecteurs de la Revue blanche.
Joël Cornuault a raison lorsqu'il affirme que les frères Reclus furent sans doute les derniers "savants indisciplinés", étrangers à l'expression académique des savoirs. Pour établir une comparaison, disons qu'un Claude Seignolle, dans son oeuvre paysanne, est probablement un cas contemporain de cette aspiration aux savoirs simples et fondamentaux.
Avec Le Pain, Elie Reclus ne dénonçait pas son programme. Cette "histoire" éditée en 1909 par l'historien des religion Maurice Vernes à partir du manuscrit inachevé trouvé dans ses archives, fait la synthèse des coutumes relatives à la récolte du grain, à la fabrication du pain et à la symbolique de ce "véhicule magique" singulier. Nul besoin d'insister sur l'intérêt d'un tel panorama qui, de nos campagnes aux temples mexicains, ne néglige aucun "fulminant Donar", aucune pratique, aucun tabou relatif à cette nourriture essentielle.
A l'heure où l'on se prépare à se gaver de mille produits de la nature, ce Pain pourrait constituer une forme de diète intellectuelle des plus saine.

Elie_Reclus.jpg
A propos de pain toujours, et pour en souligner (comme si c'était utile !) l'importance cardinale, il est bon de citer la lettre d'Elisée Reclus, qui avait de son côté répondu en 1895 à la fameuse enquête de Victor Barrucand sur le "Pain gratuit" :

Cher monsieur,
Le plan de M. Victor Barrucand m’intéresse infiniment, et dès qu’il aura le moindre commencement de réalisation, je serai très heureux de m’inscrire comme membre de la commune où le pain sera gratuit. J’ajouterai que s’il était prouvé que la consommation unique du pain puisse amener des cas d’anémie - ce que je ne crois pas, vu l’exemple donné jadis par certains districts de la Normandie - je ne serais nullement chagrin que l’on ajoutât au pain ce que l’on appelle dans notre Midi la Masquedure, le mâche-dur, nouvel acheminement au communisme futur.
Mais si louable que soit l’idée de Victor Barrucand, je la crois absolument irréalisable. Pour la rendre possible, il faudrait accomplir une révolution, et, dans ce cas, il importe de donner à cette révolution un ampleur bien autrement grande.
En effet, jamais les patrons, les spéculateurs, les capitalistes, n’admettront un état de choses qui permettrait à tous les grévistes de leur tenir tête indéfiniment. Que l’idée de Barrucand soit adoptée, et demain, les donneurs de travail sont à la merci de leurs ouvriers. Les patrons le savent : plutôt que de laisser donner le pain gratuit , ils massacreront tous le peuple français.
Quand à l’Etat, dont M. Barrucand dit qu’il ne pourrait intervenir dans ce contrat entre particuliers, l’Etat est au service des riches ; il interviendra : les communes ne sont-elles pas sous son absolue dépendance ? Il interviendra et, comme toujours, ce sera pour fusiller, si le cas l’exige.
Tout en étant fort heureux que M. Barrucand ait agité cette question de la gratuité du pain, qui fera réfléchir quelques-uns, je considère son plan comme absolument chimérique. Qu’il essaie, mais il ne réussira pas.
Cordialement à vous.
Elisée Reclus


Victor Barrucand mena en 1895 dans les pages de la Revue blanche et du Matin "pour la distribution de pain gratuit aux démunis une campagne qui aboutit au dépôt d’une proposition de loi. Celle-ci fut rejetée, comme l'indique Céline Keller, "avec le motif suivant : « Le pain gratuit fait abnégation au principe d’ordre de la nation et tend à bouleverser l’architecture sociale ». Il en reste un livre Le Pain gratuit dont on tirera 8000 exemplaires." Et où se trouve reproduite la lettre d'Elisée.
L'idée, renouvelée au fil de l'Histoire depuis la Rome antique était envisagée par Henri Ner (Han Ryner) et Emile Saint-Lanne dans La Paix pour la vie (1891 ; nlle éd. 1892), et elle sera reprise en 1906 par le syndicaliste révolutionnaire Charles Dhooghe. Barrucand la remettant lui-même partiellement à l'ordre du jour, en 1921 devant les instances algéroises comme en témoigne le Bulletin municipal.



Elie Reclus Le Pain. Préface de Joël Cornuault. Illustrations de Marfa Indoukaeva. - Genève, Héros-Limite, 175 pages 16 €

Editions Héros-Limite 2, rue du Vélodrome
Case postale 5825
CH- 1211 Genève 11

Voir aussi
Elie Reclus Les Croyances populaires et autres pages retrouvées. Edition de Joël Cornuault. - Pierre Mainard, 56 p., 9.45 €
Elie Reclus Pourquoi des guirlandes vertes à Noël ? - Vichy, La Brèche, 42 p., 6.71 €
''Le Pain gratuit'' (Chamuel, 1896) en accès gratuit
"Du pain ! en hommage à Victor Barrucand" de Jules Mulet

samedi 4 décembre 2010

Victor Barrucand et Toulouse-Lautrec voient des éléphants roses

BarruChariot.jpg


En vente sur ebay ces jours :

BARRUCAND (Victor)
Le chariot de terre cuite
Paris, Albert Savine, 1895
In-8 (185mm x 120mm)
Broché. Couverture illustrée (lithographie) par Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Envoi autographe signé de l'auteur: "Au maitre Vincent d'Indy et à madame Vincent d'Indy leur admirateur et ami Victor Barrucand"

jeudi 16 septembre 2010

Un panorama de l'anarchie

BarrucandVictor.jpg




C'est aujourd'hui que reparaît le grand livre de Victor Barrucand !

Roman panoramique de l'anarchie fin-de-siècle, il est probablement le seul ouvrage de fiction, avec Le Voleur de Georges Darien, à présenter les différentes thèses anarchistes, les sensibilités diverses qui parcourent les milieux prolétaires, violents ou intellectuels des années 1890.

Les pages de haut style qui ouvrent le livre devraient lui attacher encore quelques lecteurs nouveaux.

N'omettons pas de préciser que Victor Barrucand était un familier de Félix Fénéon. A bon entendeur...



Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, 208 pages, 11 €

dimanche 1 août 2010

Avec le feu (Rappel)

BarrucandVictor.jpg



Le 16 septembre 2010 reparaîtra Avec le feu, le grand roman de Victor Barrucand, musicien, journaliste et familier de Félix Fénéon, avec lequel il conçut les articles qui ont inspiré la manière des Nouvelles en trois lignes.

Dans ce livre injustement oublié durant un siècle, un vaste panorama de l'anarchie intellectuelle et pratique est mis en mot. Cela commence au tribunal où tel avocat porte un "pantalon à la crotte", cela se poursuit avec un pauvre gars de flic en planque le jour de Noël, et cela se finit, fort métaphysiquement, au bord de la Méditerranée après l'exécution d'Emile Henry - on raconte du reste que Fénéon et Barrucand ont participé à la rédaction de sa fameuse déclaration lors de son jugement...

Des scènes d'anthologie en pagaille, un point de vue informé sur chacune des différentes thèses anarchistes (individualistes, collectivistes, terroristes, etc.), des personnages à clefs, un amour malheureux pour une féministe farouche, un compositeur génial mais ignoré, bref, un livre aussi important que Le Voleur de Darien.

Seuls ceux qui ne l'ont pas lu oseront vous dire le contraire.



Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, coll. "Libretto", 208 pages, 11 €

- page 1 de 3