L'Alamblog

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dimanche 27 mai 2012

Scalaire et Tabou



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samedi 26 mai 2012

Bibliographie lacunaire de la collection "Révolte"

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ChristianBouyer.jpg Christian Bouyer Odéon est ouvert. Tribune libre. — Paris, Nouvelles Éditions Debresse, 1968, coll. "Révolte" (n° 1), 103 pages. Illustré de nombreuses photos en noir et blanc hors texte.


rogerGascaon.jpg Roger Gascon La Nuit du pouvoir ou le 24 mai raté. — Paris, Nouvelles Éditions Debresse, 1968, coll. "Révolte" (n° 2)", 95 pages.


Eliane Brau Le Situationnisme ou la nouvelle Internationale. — Paris, Nouvelles Éditions Debresse, 1968, coll. "Révolte" (n° 3), 189 pages. Illustré de photos en noir et blanc hors texte. "L'humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste."


MarcPierretVi.jpg Marc Pierret Utopies et perversions, un dossier ouvert par Marc Pierret. — Paris, Nouvelles Éditions Debresse, coll. "Révolte" (n° 2), 442 pages. Préface d'Olivier de Magny. Couverture illustrée par Michèle Pierret.


vendredi 25 mai 2012

Est-ce la lecture du Garde Rouge ?

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Les aventuriers français de la fin du siècle dernier sont assez rares pour être signalés.
Il s'en faut qu'on les connaisse tous, mais nous n'irons pas chercher encore dans son cuir rutilant André Malraux pour faire illusion en la présente occasion. Oh non ! D'ailleurs des gars comme Jean-Louis Brau, ça ne pète pas dans les soies de la République, même si, à l'occasion, ça dirige en kimono soyeux un bordel de campagne en consommant des opiacées.

Révolutionnaire, artiste, bûcheron dans le Var ou lettriste passé à l'armée, Jean-Louis Brau a pu se vanter d'avoir tordu le cou à l'idée que l'on peut se faire de l'artiste d'avant-garde, ou à l'écrivain germano-pratin. D'ailleurs, il aura plus compilé de recettes de bricolage et de "savoirs" cartomanciens qu'écrit de prose, en bon singe appliqué. Le goût de l'art lui était passé - lui avait-on fait passer ? il est vrai qu'il avait alors charge d'âmes...

Néanmoins, revenons à notre sujet, il donne en 1972 Le Singe appliqué chez Grasset, son grand et gros bouquin, où il avait battu le rappel de son passage sur terre et dans les coins les plus curieux qu'on y trouve. Quelques années plus tôt, il avait proposé un roman-photo cybernético-londonien chez Losfeld, Le Voyage de Beryl Marquees, à ranger aux côtés des tords-neurones à la Mercier (1968) - et ce Singe-là, ça n'est pas de la gnognotte.
C'est d'ailleurs un singe artiste qui signa Bull Dog quelques-unes de ses toiles.

Un singe de l'Internationale Lettriste, avant que cette dernière n'en soit à se singer.

Bref, Brau, c'est Bull, le combattant du petit bonheur, le routard béni des dieux, incessant renifleur de la flore des talus, expert en "volapuk de la braguette", en colère contre l'ordre, ou contre le désordre, coincé par hasard dans la "pétaudière de Saïgon", après avoir côtoyé les "argonautes" de chez Moineau, décidément loin des chichis des avant-gardes qui sont des foires aux bestiaux — et quels !

Et puis, il y avait les humanistes, les tu-me-prêtes-ton-stylo-que-j'signe-une-pétition, l'abbé Pierre, Jacques Madaule, le professeur Kastler, les craquemuches des Temps modernes, les fauxfaffés de Tel Quel, les extraterraterrestres de Planète, et toute une chiée de grands et petits prêcheurs à tout berzingue (...)

Soit. Mais que ceux qui imaginent trouver ici une longue chronique de la vie intellectuelle parisienne des années 1950 aux années 1970 (ou une histoire du lettrisme qu'il ne loue certes pas démesurément) soient détrompés : Brau avait mieux à faire.

C'est donc l'histoire anecdotique de la vie de Jean-Louis Brau que cet opus, une autobiographie à peine achronologique et coq-à-l'ânesque un peu. On n'y apprend forcément pas que Brau militera pour la littérature des intoxiqués avec "Notes éparses à l'usage de Messieurs les Amateurs de belles-lettres et de sensations fortes désireux de déchiffrer l’œuvre de William Seward Burroughs"(N.D.L.R., n° 3-4, novembre 1978), six ans plus tard, mais on sait qu'il fut au Biafra, fréquenta des clubs étranges, vécut à Londres, croisa Cocteau et son fameux jeu de mains inspiré de Robert de Montesquiou, connaissait apparemment Albert t'Serstevens, le copain de Cendrars, ou bien encore ses amis Gustave-Arthur Dassonville, LE Dassonville, et Jacques de La Villéglé, le Jacques de La Villéglé.

Le plaisant de ce Singe appliqué, au-delà de son allant et de sa goualante "ruisseau parigot", sans oublier les mille anecdotes savoureuses ou simplement exotiques et curieuses dont le baroudeur nous fait l'honneur, c'est que sans tomber dans l'amertume ou l'aigreur, l'enfant de son siècle accepte de mettre à distance ses anciens lustres, ses vieilles lunes et s'amuse des ressorts communs, des illusions, des rêves et des espoirs enfuis. En vieil ours, Brau l'admet, s'en moque, ironise et tourne le dos pour aller voir ailleurs. En somme, Brau, qui ne s'en laissait pas compter, savait aussi laisser tomber.

On n'aura peut-être pas beaucoup d'autobiographies aussi probes pour nous parler de la seconde moitié du siècle dernier. Spécialement de la part des artistes et des créateurs...


Pour en savoir plus sur l'étonnant Brau (1), le catalogue que lui consacrait la galerie 1900-2000 à l'occasion d'une rétrospective (1997) contenait une chronologie très documentée de François Letaillieur du 10 juin 1930 (Saint-Ouen) jusqu'à 1987, date de la réédition de son Dictionnaire de l'astrologie — lui-même avait disparu en août 1985. On apprend grâce à François Letaillieur énormément de choses.
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Jean-Louis Brau Le singe appliqué. - Paris, Le Dilettante, 2012, 541 pages, prix non mentionné (25 €)



(1) SUr les situs en général, on peut se reporter à La Tribu, de Jean-Michel Mension (Allia, 1998)

jeudi 24 mai 2012

Résultat du grand jeu de l'Alamblog

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Patatras !
L'auteur du fragment qu'il s'agissait de retrouver n'était ni Céline, ni Boudard, ni Léo Malet, ni Hubert Juin (non plus qu'Hubert Juillet), ni Jean Ray, ni Loys Masson (belle tentative !), ni Jean-Pierre Martinet, ni Burroughs, ni Kerouac, et j'en passe...
Il n'y aura donc point de vainqueur cette fois au Grand Jeu de l'Alamblog !

Car l'auteur n'était autre que l'extraordinaire Achmed Abdullah, l'auteur du Voleur de Bagdad.
Le fragment que nous citions apparaît dès les premières pages d'Un parfait gentleman (Toulouse, Ombres, 2010, "Petite Bibliothèque Ombres", n° 176), singulier recueil de nouvelles criminelles de Chinatown.
Par un hasard plein de coïncidence, ou réciproquement, le volume paraissait quatre mois après la parution du portrait de la rubrique "Les Egarés, les Oubliés" du Matricule des Anges (n° 109, janvier 2010). Preuve qu'on ne vous y compte pas des fadaises. Preuve aussi que cette Petite Collection Ombres comporte des merveilles, nous en reparlerons.

Rien à voir avec André de Richaud, quoique certains textes rassemblés dans ce volume d'inédits aurait de quoi surprendre. Cette "Lettre à ceux qui me connaissent", par exemple, toute empreinte de la verve de Richaud, d'un peu de mauvaise humeur, et de drôlerie, au fond.



André de Richaud Échec à la concierge, et autres nouvelles. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre Vengeur, 160 pages, 13 €
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mardi 22 mai 2012

Derniers jours pour jouer...

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Derniers jours pour le Grand Jeu de l'Alamblog : aucun vainqueur pour l'instant, chacun conserve toutes ses chances de gagner un exemplaire d'Échec à la concierge, le recueil d'inédits d'André de Richaud.

Le plus rapide à reconnaître l'origine du fragment cité ci-dessous aura le lot - la citation est la suivante :


(...) il enjamba les débris d'un flacon de poche qui tentait de noyer son désespoir dans une flaque boueuse, (...)




Plusieurs joueurs ont déjà tenté leur chance. Résultat du jeu le 24 mai 2012, jour de mise en vente d'Échec à la concierge



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