L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante| La bibliothèque numérique Lekti.net

mardi 7 février 2012

Quatre ans d'avance pour le centenaire de Dada

DadaFrechet.jpg



La librairie Patrick Fréchet fête le centenaire de Dada avec quatre d'avance.

Et pourquoi pas ? Dada est sans âge.

Pour festoyer dignement, un catalogue de 258 items à prix marqués depuis l'Almanach dada (reprint Champ libre, jusqu'à une lettre autographe d'Henri-Pierre Roché à Noël Arnaud où il est question de Marcel Duchamp en résidence des Max Ernst en 1958...
Avec ça, des revues, des cartons d'invitation, des monographies, Tzara, Sophie Taeuber-Arp, Marius de Zayas, Kurt Schwitters, Walter Serner et tutti.



Librairie Patrick Fréchet
Le Pradel
12270 Saint-André-de-Najac
librairie.frechet@gmail.com

lundi 6 février 2012

Hommage à Jean José Marchand (souscription à ses Écrits critiques)

JJM_2003ter.jpgJJM_1977_ter.jpgJJM_1962_ter.jpgJJM_1940_ter.jpg

Les Éditions du Félin et les Éditions Claire Paulhan se sont associées pour publier en mars 2012 les Écrits critiques de Jean José Marchand.

Un vaste chantier de 2910 pages repartis en cinq volumes, couvrant les années 1941 à 2011, mené par Guillaume Louet qui a annoté l'ensemble, une gageure.

Ceux qui ont lu Marchand dans Combat, Preuves ou la Quinzaine littéraire savent quel intérêt peut représenter cette intégrale : c'est un panorama complet — et indépendant ! — de la vie culturelle des années 1941-2011, une référence désormais incontournable à qui imagine pouvoir parler de la seconde moitié du XXe siècle culturel et politique en France.

Pour en avoir lu de bonnes pages, attendez-vous à des surprises...


Topo de l'éditrice :

« Jean José Marchand (1920-2011) comptait parmi les plus grands érudits de son époque... de notre époque. Après sa disparition, son complice Maurice Nadeau rappelait qu'il avait été "toujours un peu hors normes, franc-tireur, doué de trop d'humour et de curiosité pour ne pas déplaire à ceux qui font l'opinion".

Les Écrits critiques de Jean José Marchand font penser, par leur savoir et leur clarté, à l’œuvre d'Albert Thibaudet ou de son ami Pascal Pia, mais il est avant tout "un homme à sa propre hauteur", qui s'est intéressé très jeune au mystère de la littérature :
"C'est parce que, à l'âge de 13 ans, j'ai découvert dans la bibliothèque de mon père une édition (d'ailleurs imparfaite) des Fleurs du mal que ma passion - bien antérieure - pour la lecture s'est transformée en passion littéraire. J'ai lu et relu ce livre, jusqu'à ce que je l'aie su par cœur, d'un bout à l'autre ; j'ai entrevu ce qu'est la littérature. À vingt ans, j'ai commencé à collaborer aux revues littéraires (et non politiques) Poésie 41 et Confluences ; en 1944, j'ai rencontré à la rédaction de Combat, sortant du bureau de Pascal Pia et Roger Grenier, Maurice Nadeau, qui partageait avec moi une passion pour l'histoire du surréalisme. Donc c'est tout naturellement qu'ensuite j'ai donné quelques 'papiers' aux Lettres Nouvelles et à La Quinzaine." Somme d'érudition, d'honnêteté (et de malice), les Écrits critiques de Jean José Marchand traitent de littérature, de philosophie, d'histoire, mais aussi de cinéma, d'art, de sociologie, de politique. Pendant les sept décennies où il exerça généreusement son infatigable regard de lecteur, ses chroniques, articles, recensions, enquêtes et préfaces donnèrent, non sans une saine distance - fruit d'innombrables lectures, de recherches, d'efforts permanents de synthèse -, son sentiment profond qu'il n'a jamais trahi. »



Jean José Marchand Écrits critiques. — Paris, Éditions du Félin-Éditions Claire Paulhan, 2012, 5 volumes sous coffret (dont 1 vol. d'index), 2910 pages, 120 € (80 € en souscription jusqu'au 15 mars 2012)


Bulletin de souscription ci-dessous :

Lire la suite...

dimanche 5 février 2012

Le phénomène Henri Roorda

CouvPedagRoor.jpg


Il est difficile de résister à son charme : un véritable bouche-à-oreille colporte le nom d'Henri Roorda au point que la presse littéraire s'en trouve intriguée, voire émue.

La publication prochaine de la suite de ses Œuvres complètes promet encore bien des surprises, foi de préfet maritime.

roordaroseau.jpg

RoordaCouvRire.jpg



Henri Roorda Le Roseau pensotant. — Paris, Mille et une nuits, 159 pages, 4,50 €
Le Rire et les rieurs, suivi de Mon suicide. — Paris, Mille et une nuits, 112 pages, 3,50 €
Le Pédagogue n'aime pas les enfants. — Paris, Mille et une nuits, 134 pages, 4,50 €

samedi 4 février 2012

Crumb embiographié, c'est fait !

Crumb.jpg



Jean-Paul Gabilliet, universitaire spécialisé dans l’histoire de la bande dessinée américaine — il est l’auteur de Des Comics et des hommes : histoire culturelle des comic books aux États-Unis (Éditions du Temps, 2005) — publie ces jours une biographie de Robert Crumb. Conscient que cela vous passionnera, voici le topo que nous en trace son éditeur :

Robert Crumb devint à la fin des années 60 le pape de la bande dessinée underground américaine. Né en 1943 dans une famille typique de la petite classe moyenne de l’après-guerre, il s’imposa à l’âge adulte comme le premier satiriste de la contreculture, avec des personnages mémorables tels que Fritz le chat, jouisseur cynique et désabusé, et le gourou roublard Mr. Natural. Au détour de rencontres avec Janis Joplin, Jim Morrison, Charles Bukowski et bien d’autres, il marqua les années 1970 en pornographe vilipendé par les féministes et les gardiens des bonnes mœurs. Mais il se révéla dans la suite de sa carrière comme un créateur aux facettes multiples, illustrateur et musicien aussi bien inspiré par sa nostalgie des années 1920 et 30 que par la vie de Kafka et la Genèse.
De Philadelphie à Cleveland, de la Californie aux Cévennes, ce livre retrace la vie et l’œuvre de R. Crumb, baby-boomer qui quitta à dix-neuf ans la famille dysfonctionnelle dans laquelle il avait grandi pour devenir d’abord l’auteur de bandes dessinées le plus emblématique de la révolution hippie puis, à la fin du XXe siècle, un des principaux pères spirituels des romans graphiques de la nouvelle BD américaine.
Cet ouvrage est la première biographie de R. Crumb. Dessinateur autodidacte au talent exceptionnel, il fait depuis toujours scandale en raison de ses incursions dans la pornographie mais aussi dans une satire sans concessions où il met en scène ses propres angoisses envers les femmes ainsi que toutes les pulsions honteuses de la société américaine, son racisme et son conservatisme.




Jean-Paul Gabilliet R. Crumb. — Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 234 pages, 15 euros

vendredi 3 février 2012

Collages à Tours

Bougreaucol.jpg




Du 18 février au 10 mars, Paul Sego et Léo Verle présenteront leurs collages "au jardin".



Librairie Lire au jardin
5, rue de Constantine
37000 Tours

jeudi 2 février 2012

Bibliographie lacunaire du "Livre Plastic"

LivrePlastic.jpg




L'Histoire est ainsi transmise que pour ne pas surcharger les méninges de leurs concitoyens, la plupart des journalistes et des vulgarisateurs simplifie à outrance l'information qu'ils sont censés convoyer. Ainsi, le livre de poche serait-il apparu en France en 1953. Nous verrons bientôt que c'est faux, et diablement faux.

Dans l'histoire de l'introduction — industrielle — du livre au format de poche en France, vaste opération de longue haleine au sortir de la guerre — remportée par qui l'on sait — il faut par exemple compter sur le "Livre Plastic" dont le nom étrange tient à son pelliculage moderne.

Avant d'entamer un panorama plus large du livre au format de poche en France, sachons tout de même que le "Livre Plastic" arbore un copyright de la maison Nicholson et Watson Ltd (Londres, Bruxelles, Paris), que ses corps d'ouvrages sont imprimés par Brodard et Taupin (Paris-Coulommiers) et que l'imprimeur de la couverture pelliculée se nomme Gérard & Co (Verviers, Belgique), un nom qui rappelle quelque chose aux plus bibliofilous.

A suivre...



Collection "Le Livre Plastic"

Louis Bromfied Le Cas de Miss Annie Spragg (n° 1)
Madame de La Fayette La Princesse de Clèves (n° 2)
Vicki Baum Lac aux Dames (n° 3)
Georges Bernanos La Joie (n° 4)
Henri Troyat Grandeur nature (n° 5)
Graham Greene Orient Express (n° 6)
Colette L'Ingénue libertine (n° 7)
Aldous Huxley Le Meilleur des mondes (n° 8)
Eugène Dabit Hôtel du Nord (n° 9)
Virginia Woolf Orlando (n° 10)
Charles Dickens Les Grandes Espérances (n° 11)
Edna Ferber Show Boat (n° 12)
Sinclair Lewis L'Amazone (n° 13)
Charles Dickens Oliver Twist (n° 14)
Ted W. Lawson 30 Secondes sur Tokio (n° 15, a. i. 15 novembre 1948)
Raymond Queneau Un rude hiver (n° 16, a. i. 20 novembre 1948)
Richard Hughes Cyclone à la Jamaïque (n° 17)
Thornton Wilder Le Pont du Roi Saint-Louis (n° 18)
Christophe Morley Le Cheval de Troie (n° 19, 1949)
Charles Dickens Les Temps difficiles (n° 22, 1949)




Collection "La Tour de Londres"

Dorothy Sayers Lord Peter en Écosse
Phillips Oppenheim Sir Jasper Slane et Scotland Yard
Margot Bennett La Mort du petit poisson
David Hume Mick Cardby joue et gagne
Ellery Quenn Le Dragon creux
Dorothy Sayers Le Duc est un assassin
Showell Styles La Montagne de l'espion
Kathleen Moore Knight Sept Étrangers
David Hume La Couronne mortuaire
Michael Stark L'Assassin frappe trois fois
Mignon Eberhart Ouragan
Craig Rice Crimes dans la soie
James Hadley Chase Douze balles dans la peau
Kathleen Carmel Service secret
Paul Capron Le Journaliste est mort
Jay L. Corrier Rendez-vous au Mexique
Léo Bruce Meurtre sans cadavre
Showell Styles Chateau maudit
Maureen Sarsfield L'Assassin vient dîner
Frank Gruber Neuf millimètres
Francis Bonnamy La mort est dans l'escalier
Dorothy Disney Explosion
Frank Gruber La Fortune vient à 4 heures
Mignon Eberhart Evasion dans la nuit
W. T. Ballard La Mort vient en jouant
Frank Gruber Renseignements confidentiels
Frank Gruber Change de disque (1948)
Manning Long Aucun délai (1949)
Manning Long Pas d’émotion pour Madame (n° 27, 1949)
Joseph Shallit Miss Gilham apprend le judo (n° 29, 1949)
Frank Gruber Chester Erb a disparu (n° 31, 1949)
G. Mignon Eberhart N’en dites pas de mal (n° 32, 1949)
Nancy Rutledge Le Chat connaît l’assassin (n° 34, 1949)
W.T. Ballard On n’arrête pas de tuer (n° 35, 1949)
Clarence Mullen Eddie joue au pendu (n° 37, 1949)
Bruno Fischer Point trop n’en faut (n° 38, 1949)
James Fox Mr MacFarland est de trop (1949)
Brett Halliday Gin et laudanum (1949)
Eby Lois & J.C. Fleming Les Femmes ça me connaît (1949)
Mary Roberts Rinehart La Chambre jaune (1949)
Helen Reilly Quatre avant Gabrielle (n° 44, 1950)
Brett Halliday Mike connaît la musique (n° 45, 1950)
Jean Liebeler En votre âme et conscience (n° 46, 1950)
Marco Page Deux mesures pour rien (n° 49, 1950)
William O’Farrell Tu ne tueras point (n° 52, 1950)
Joe Barry Pour Acquit (1950)
Richard Burke Trois étoiles pour un général (1950)
Jonathan Stage Chasse à courre (1950)
Fredric Brown Tuer pour passer le temps (1950)
Fredric Brown La Belle et la Bête (1950)
R. Powell Ma femme est une espionne (n° 57, 1951)




Avec nos remerciements à Patrick Fréchet et George Weaver pour leurs précieux compléments.

A suivre...

mercredi 1 février 2012

Les couvertures du siècle dernier (II)

xx



Une occasion de parler des livres de poche...

Un vieux débat à suivre



Bientôt sur l'Alamblog !

dimanche 29 janvier 2012

Floraison du XXe sauvage

hippoMoscko.jpg



Ne craignant guère la froidure, Mosko et associés fleurissaient ce jour le XXe sauvage.


On en a profité pour relire le petit volume à eux consacré dans la collection de Patrick Le Fur, "Opus délits".



Samantha Longhi Mosko et Associés, à côté de la plaque. Photographies de Gérard Faure. — Grenoble, Critères, 2010, coll. "Opus délits" (n° 16), 58 pages, 9,90 €


Mosckoautravail.jpg

vendredi 27 janvier 2012

Luna Western, de Christophe Macquet

lunawesternM.jpg




Curieux ouvrage que ce Luna Western de Christophe Macquet. On savait l'oiseau original, on ne se doutait pas qu'il le serait autant qu'il le montre dans le volume broché et bilingue de la maison argentine Paradiso. C'est un régal poétique - au sens de friandise -, une folie - au sens du Grand Siècle -, une cavalcade de mots - au sens de l'automatisme des surréalistes.

Convoquant des figures tutélaires comme Macedonio Fernandez, le prince de la préface (son chef-d'oeuvre, le Musée du Roman de l'Eternelle en compte quatre-vingt-dix neuf, si l'on se souvient bien), mais aussi des Lamborghini et autres Orozco, Macquet commence par multiplier les épigraphes. Bien sûr, il les subvertit en traduisant drôlement les vers et phrases des auteurs susdits dans un immense dérèglement qui n'est pas sans rappeler l'art des traducteurs d'il y a deux ou trois siècles, lesquels faisaient parfois dire ce qu'ils souhaitaient aux écrits qu'ils choisissaient (on en connaît de plus récent d'ailleurs). Christophe Macquet s'autorise tout et surtout le plus inattendu, jusqu'à l'abstrus, en passant par le sibyllin, le dingue et l'impressionnistement cocasse. C'est parfait. Un musée d'images en quelque sorte où l'on empoigne à loisir, un fleuve de mots et de notions où sont scandés le "lard" ou bien encore "l'ardeur des raccourcis", vade-mecum ou passe-partout, on ne sait.

l'ardeur des raccourcis : personne ne m'a suivi : j'ai vérifié : je suis libre comme une martingale : un jeu d'osselets/ l'ardeur des raccourcis : les vérifications volubiles : le foie : la rate : l'estomac : la joie : la vessie/ l'ardeur des raccourcis : tu vois : l'humain : son naturel : il vient directement des seins de Lubna/ l'ardeur des raccourcis : un beau soir bien luné : un beau soir sur le plan : je lève le nez : je la remonte : je la dénonce : je lui fais barba-lustu-benzopyrène-kerida-musth-gélatine-instachic : plusieurs fois : sans succès (...)

Dans cet écrit lunatique, on pèche des formules à se remémorer, des fragments que l'on souligne, des assemblages qui portent l'ensemble sans qu'on s'attarde à se demander pourquoi, ni comment. Parce qu'au fond, cette orgie de mots et de sonorités entraînent l'adhésion sans qu'on y prenne garde. Avec son essai de prosodie hors norme, Christophe Macquet démontre qu'il est un humoriste jusqu'au-boutiste, un comique trapu.


Christophe Macquet Luna Western, excelentemente traducida del francès por Lisandro Llano (bilingue) - Buenos Aires, Paradiso, 2011, 224 p.

jeudi 26 janvier 2012

Mais surtout Jack est obligé de...

jackahahah.jpg



Surtout, Jack est obligé de revêtir des défroques pas possibles...

Tout ça pour sauver la gracieuse Miss Harrington des griffes de Diabolos.

Sale boulot, tout de même...



PS : les méchants fidèles de Diabolos sont à peine mieux servis (mais ils restent le plus souvent assis) :

jockahahah.jpg


Les Exploits de Diabolos (ciné-roman adapté par F.-J. Janin). Fox Film. — Paris, J. Ferenczi, 1923

- page 1 de 156