L'Alamblog

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vendredi 3 juillet 2009

Une nouvelle couverture pour Henri Simon Faure

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Les nuits de Luberon sont fraîches en été. Henri Simon Faure avait besoin d’une nouvelle couverture pour y serrer les trois grands poèmes d’Oppède dont nous parlions mercredi.

Nous ne sommes pas chien, voici encore une information : le livre sera mis en vente en septembre. Evidemment, c’est celui qui obtiendra tous les prix.

Peuvent trembler, les apparatchiks de la pouësie…

jeudi 2 juillet 2009

La devanture des éditions J. Povolozky & Cie

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Une image glanée le 17 mai dernier sur le blog Au temps de l’Oeil cacodylate.

mercredi 1 juillet 2009

L'été sera bon (Henri Simon Faure reparaît au Lérot)

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L’été sera bon, bien sûr, puisque Le Lérot réédite d’Henri Simon Faure les poèmes d’Oppède-le-vieux, savoir au mouton pourrissant dans les ruines d’oppède, ruelle du portalet et tournance d’un vieil escalier d’oppède.

Nous vous en dirons plus dès que possible.

Pour l’instant, voici la nouvelle décoration des locaux du Lérot : c’est bel et bien HSF qu’on y a peint !

Et ne venez pas prétendre un jour que vous n’avez pas été prévenus ! Vous le savez bien, l’Alamblog est le premier à vous communiquer les informations capitales.

mardi 30 juin 2009

Des Esseintes pas mort... (1928)

rueduchateau.jpg A l’époque de la rue du Château…



Il y a quinze surréalistes de plus que les apôtres du Seigneur et que les maréchaux de l’Empire. Ils ont, rue du Château, près du quartier des marchandises de la gare Montparnasse, dans la demeure particulière de l’un d’eux, un quartier général qui donne à l’expression de « petite chapelle », souvent appliquée aux écoles littéraires, une signification littérale.
Qu’on en juge : le logis se compose de trois ou quatre pièces décorées d’accessoires sacerdotaux, détournés, est-il besoin de le dire, de leur destination habituelle. Nous n’oserions dire à quoi sert l’ostensoir. Sur une table, un repas de théâtre, en carton peint, est servi en permanence. Le chef de l’école, cet auteur qui porte le nom d’une province espagnole, a pour bureau de travail une étroite cabine montée sur pilotis, sous laquelle on peut circuler librement.
Allons, allons, il y a encore beaucoup d’enfantillage dans les jeux de ces jeunes bourgeois réputés révolutionnaires… Et, constatons-le à voix basse, pas mal de littérature dans la façon de ces féroces contempteurs de toute littérature.


L’Oeil de Paris, 1e année, n° 1, samedi 10 novembre 1928, p. 6.

lundi 29 juin 2009

La Nuit de l'Estampe

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C’est ce soir, n’oubliez pas.

dimanche 28 juin 2009

Ossip Mandelstam dans une livraison historique d'Europe

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Il existe, selon nous, et vu depuis notre île, deux revues fondamentales en France.
Deux et puis quelques autres qui auraient tendance à le devenir. Répétons-nous une fois encore : les revues qu’il convient de ne pas laisser passer sans y jeter les deux yeux, ce sont Plein Chant et Europe.
De cette dernière, fondée en 1923, tout est bon depuis plus de dix ans. On se surprend d’ailleurs souvent à replonger dans des numéros de naguère, avec le même appétit et la même chance d’y faire des découvertes.
Le tout nouveau numéro 962-963 consacré au grand poète russe Ossip Mandelstam n’échappera certainement pas à la règle car, selon Jean-Baptiste Para, le meneur d’Europe, il est appelé à faire date.
Or l’on croit toujours Jean-Baptiste Para. C’est d’ailleurs bien l’un des très rares esprits d’aujourd’hui à qui l’on ajoute foi de manière aussi systématique. Sans avoir été jamais déçu.
Cette fois encore, nous nous pourléchons : son dossier complet - et l’on sait à quel point les dossiers d‘Europe ne sont pas de la gnognotte -, ses articles bio-bibliographiques, ses essais et, pour l’occasion, au moins trois inédits essentiels, garantissent à l’acquéreur qu’il a fait une bonne affaire : évidemment, un inédit de Mandelstam lui-même, mais aussi des témoignages de première main, jamais traduits en français jusqu’ici, de ses amis Boris Kouzine et Natalia Chtempel constituent de solides garanties.
Et des moments de satisfaction profonde.



Europe
n° 962-963 (juin-juillet 2009)
4, rue Marie-Rose
75014 Paris
europe.revueATwanadoo.fr
18, 50 euros (étranger : 20 euros)

samedi 27 juin 2009

Secours à Varlet (1934)

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Avant de livrer à la multitude le document où Théo Varlet anticipa son suicide, avant de donner les clés d’Ad Astra, la société des Amis de Théo Varlet, voici un article aussi précis qu’on puisse l’être sur les dernières années de l’écrivain, malade et isolé.

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vendredi 26 juin 2009

La Nuit de l'Estampe

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Elle sera moins bruyante que celle du 21 juin, la nuit du 29 juin.

Sera-t-elle moins tapageuse ?

jeudi 25 juin 2009

Nouvelles primeur

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Une nouvelle collection
Une nouvelle collection vient d’apparaître chez Fornax. Depuis le temps que ça menaçait…
Le principe en est simple : un être pensant produit un aphorisme ; le bibliopole en fait un livre, à concurrence d’une brassée de six. Le livres comptent douze pages presque carrées (114x108 mm) imprimées en typo plomb sous couverture ornée d’un petit lino pictographique à chaque fois différent. La première série propose les coups de génie (?) de cinq hommes et une fillette : Jérôme Bouchard, Lionel Bret, Jean Delgié, Eric Dussert, Esther L. et Yves Letort. cinq euros la pièce, a-t-on cru entendre.
Et ne comptez pas sur une citation !


Une nouvelle exposition
Oui, une exposition à Reims : WIlliam Théry et ses éditions A l’Ecart
Un débat aura lieu samedi 27 prochain : “William Théry, éditeur-imprimeur rémois (1978-1993)”, accompagné d’une visite de l’exposition.
On trouvera sur Livrenblog quelques illustrations probantes et des précisions utiles.


Une nouvelle respiration
Le fonds Jean-Michel Place a été repris le 3 juin 2009 par une nouvelle société : les Nouvelles Éditions Jean-Michel Place.
Patrick Robin en est le gérant, Jean-Michel Place le responsable éditorial.
Le site jeanmichelplace.com est à nouveau consultable.
La collection “Jean-Michel Place/Poésie” reprend ses activités.
C’est reparti.

mercredi 24 juin 2009

Ceux du trimard dans Les Potins de Paris (1928)

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CEUX DU TRIMARD

Le français est sorti du « sabir » parlé par le peuple franco-gallo-romain, et toujours la langue du peuple a été plus riche.que la langue de la « société » qu’elle a plusieurs fois rajeunie.
Ou le sait, mais on l’a publié.
Aussi est-il bon qu’un hardi .plongeur comme M. Marc Stéphane vienne, du sein du fleuve populaire continuant de pousser ses eaux denses entre les berges desséchées, nous montrer les trésors qu’on y trouve encore.
Gomme dans les premiers temps où il forma la langue et dans ceux, ultérieurs, où sans cesse il la modifia et l’orienta, le peuple n’a pas seulement des trouvailles d’expression unique de vigueur et, de pittoresque, des images magnifiques de couleur et de vie, mais aussi un sens extraordinaire du rythme et de la musique du langage, qui lui fait allier le son au sens, chercher les résonnances, allitérations et assonnances, en artiste continuel.
M. Marc Stéphane.a-t-il recueilli mot pour mot les histoires de son « Batiss’ » « tapé de Cambrai », endurci « réfrac » qui passa sa vie à « faire del poussière sus 1’grand’route » — car « c’est ses .pattes qui nourrissent le loup » —, ou a-t-il.suffisamment vécu parmi les gens du trimard pour s’assimiler la langue de certains d’entre eux, et la manier comme eux-mêmes ? Peu importe.
Celle de Batiss’ est un mélange de parler « ch’ti mi », d’argot parisien et d’expressions narquoises, avec des souvenirs de caserne, voire des. bribes de langage « policé » plus ou moins déformé, restes de ses relations avec ces messieurs de la maréchaussée, du tribunal et autres bourgeois qu’il lui fallut fréquenter parfois, des journaux et livres lus au hasard des rencontres. Des dictons trappus, de curieuses et souvent savoureuses sentances expriment la philosophie apprise par ce rude homme de sa dure vie. Et de temps en temps une magnifique veine du plus pur vieux français vient rattacher notre conteur au plus vieux solide fond de ce vieux pays, dont, s’affirme la perdurance aux « basses » couches.
Il est possible que, si l’expérience était répétée avec divers « sujets », à l’intérêt que présentent de tels livres pour le lecteur ordinaire, de par leur accent et leur facture originale, un autre s’ajouterait pour certains, qui font métier d’écrire et qui pourraient en tirer de grandes leçons ; comme, de l’instinct, les parties trop conscientes d’un individu excessivement cérébralisé. — Grasset, édit.



Les Potins de Paris, n° 2207, 22 juillet 1928, p. 11

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