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lundi 27 février 2017

Bientôt en librairie

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Nouvelle livrée pour le Caméléon de Francis de Miomandre. Bientôt en librairie...


Francis de Miomandre Mon Caméléon. - Talence, L'Arbre vengeur, collection "L'Alambic".

dimanche 26 février 2017

Rose de Sibérie

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Il y a bien longtemps qu'on ne s'était autorisé un week-end en compagnie d'un roman d'espionnage. C'est cette histoire de mammouth congelé qui nous a intrigué. Plus que le nom du héros, Johnny Porter, qui se nomme en réalité Jean-Baptiste Porteur, universitaire talentueux d'origine amérindienne, doué pour les langues dites primitives et capable, comme un véritable James Bond, de faire des prouesses avec une voiture russe qu'il a fabriqué lui-même. Si.
Le tout commence en Occident, se poursuit au Japon et se déroule finalement en Sibérie dans des conditions plutôt hivernales. De plus, les lieux sont secrets, les villes n'apparaissent pas sur les cartes (au bord de la Kolyma elles ont longtemps servi de goulag ou de centres de recherche secrets), les camions disposent de vingt vitesses — ils roulent d'ailleurs sur la glace avec des pneus dégonflés à demi - et on mange du poisson (1).
Ultime roman du Britannique Lionel Davidson (1922-2009), dont Graham Greene avait salué la Rose of Thibet (toujours pas traduit apparemment), ce Johnny Porter et son mammouth congelé composent un déicieux passe-temps bourré de suspens.
Un vrai roman d'aventure dont on aimerait beaucoup voir aussi la version cinématographique.



Lionel Davidson Johnny Porter et le secret du mammouth congelé. Traduit de l'anglais par Vélrie Bourgeois. Préface de Philip Pullmann. — Paris, Belgond, "Vintage noir", 676 pages, 18 €


(1) On notera au passage que si la couverture remplit son office en indiquant au lecteur qu'il s'agit bien ici d'un roman d'espionnage, les vêtements qu'elle propose au héros ne lui offrirait que quelques minutes de survie — préciser au graphiste que Tcherny Vodi (Eaux Noires) n'est pas Prague, en hiver tout spécialement : viser plutôt la vêture des peuples du Nord avec chapeau à oreilles fourrées.

vendredi 24 février 2017

La publicité du livre en 3D

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Dans les Nouvelles littéraires, le premier livre présenté en volume, c'est Lemerre en 1923, innovante maison pour le coup, bientôt sur le déclin pourtant.
Le dessin est encore frêle, peu assuré mais il propose clairement trois dimensions dans des encarts qui limitaient jusqu'alors le livre à sa typographique titraille, l'épaisseur et le volume étant le plus souvent encore réservés dans la presse aux bibliothèques, matériels de bureau (plumes, stylos, etc.) et machines à écrire.

jeudi 23 février 2017

Bibliographie lacunaire des éditions du Monde Nouveau

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Les éditions du Monde Nouveau restent à découvrir. A en juger pas la forêt de leurs collections, la présente bibliographie lacunaire n'a jamais aussi bien porté son épithète...

Collections
Hommes et cité
Esoterica
"Lyrica"
Rétrospectives
Problèmes contemporains
Petite Collection étrangère
Le Roman nouveau
La Geste d'Eros
Faits et documents
Commuanauté humaine
Les Jardins de la foi
Les Romans
Collection canadienne



1917

Fernand Clerget Le Suprême-conseil des Nations. - Vanves, éd. du Monde Nouveau, 1917, 55 p.

Madeleine Lépine ''Philumena, drame, en vers, en 3 actes. - Vanves, éd. du Monde nouveau, 1917, 47 p.

Louise Read et Ludovic de Colleville Hommage à Mademoiselle Louise Read réponse du Comte de Colleville à une "nécrologie", une lettre de Mlle Louise Read, des lettres et poésies de nombreux amis. – Paris, Éd. du Monde nouveau, 1917-1921, 4 vol. (52, 7, 8, 8 p.). Le premier ouvrage a été tiré à 300 exemplaires en 1917 et a été suivi de suppléments édités en 1917, 1918 et 1921.


1919

Le Monde nouveau, revue mensuelle interalliée et internationale. Directeur-fondateur : Ebed Van Der Vlugt. n° 1 (20 mars 1919)-[15e année, n° 2 (août 1933). – Paris, Le Monde nouveau, 1919-1933. Des tables existent pour 1919-1925. The New World (London, 1919-1924), titre parallèle anglais, disparaît après 1921, quant au sous-titre, il varie au fil du temps. Un supplément "Métempsycose" a été édité également.

1920

MNerlaTra.jpgAlbert Erlande La Tragédie des Empires, telle qu'elle a été écrite. – Paris, Éditions du Monde moderne, 1920, XIV-136 p. 250 exemplaires de luxe numérotés sur papier à la forme, signés par l'auteur et ornés d'une eau-forte du graveur Henry Berengier.

Comte Louis de Voïnovitch Le Pacte de Rome. – Paris, le Monde nouveau, 1920, 26 p. « Notes et impressions ».

1921

pubNouvelliterai1.jpg Encart publié dans le numéro inaugural des Nouvelles littéraires (1er octobre 1922)



1922

Marcel Barrière Essai sur le donjuanisme contemporain. - Paris, Aux éditions du monde nouveau, 1922, 247 p. coll. « Le Geste d'Eros ».

Matteo Bandello L'oiseau griffon. Histoires galantes. Traduites de l'italien, par G. Garnier. Bois gravés par Paul Jacob-Hians. - Paris, Aux éditions du monde nouveau, 1922. In-16, XI-207 p. coll. « Le Geste d'Eros »
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Charles Bauby La Bonne ville de Paris, poèmes... - Paris, Aux éditions du monde nouveau, 1922, 124 p.

Raymond Clauzel L' île des femmes, roman – Paris, Aux Éd. du monde nouveau, 1922, 270 p.

Marcel-Hilaire Clément-Janin Victor Hugo en exil d'après sa correspondance avec Jules Janin et d'autres documents inédits. Bois gravés par Henry Munsch. – Paris, Aux Éditions du monde nouveau, 1922, 197 p. Coll. "Rétrospectives"

Louis Delluc Les Secrets du confessionnal roman. - Paris, Aux éditions du Monde nouveau, 1922, 255 p.

Pierre Devoluy Le Psaume sous les étoiles, roman. Bois gravés de Maximilien Monod-Vox. - Paris, Aux éditions du Monde nouveau, 1922, 303 p. Coll. « les Jardins de la foi ».

F. J. Engelberts Souvenirs de famille, roman traduit du hollandais, par M. Bresson. - Paris, Aux éditions du Monde nouveau, (ca 1922), 62 p. « Petite Collection étrangère ».

Johann Wolfgang von Goethe Le Serpent vert conte symbolique, traduit et commenté par Oswald Wirth. Préface d’Albert Lantoine. – Paris, Éd. du Monde nouveau, 1922, 207 p. –(1). Coll. « Esoterica ».

Henry-Jacques Le Voyageur de nuit, roman. – Paris, Aux éditions du Monde nouveau, 1922, 235 p.

Clément JaninVictor Hugo en exil. Documents inédits‎. - ''‎Aux éditions Du Monde Nouveau Paris 1922,.196 p.

Gaston-Joseph Koffi, roman vrai d'un noir. Préface de G. Angoulvant, ancien gouverneur général des colonies. – Paris, Aux éditions du Monde nouveau, 1922, 232 p.

Albert Lantoine L'Aveugle aux colombes, Elisçuah. - Paris, Éditions du monde nouveau, 1922, 203 p. « La Geste d'Eros ».

René Maran Le visage calme stances. – Paris, aux Éditions du Monde nouveau, 1922, 86 p.

Gabriel Mourey Sainte Douceline, béguine de Provence (1214-1274). Illustrations de Pierre Girieud. – Paris, Aux Editions du Monde Nouveau, 260 p. Coll. « Les Jardins de la foi ».

J. d'Or-Sinclair (pseud. Paul de Beaulieu) Toujours tu chériras la mer ! roman. Préface du vice-amiral Guépratte. – Paris, Éditions du monde nouveau, 1922, XII-219 p.

Gaston Picard Les Voluptés de Mauve, roman. – Paris, éditions du Monde nouveau, 1922, 361 p.

KourpineSulami.jpgAlexandre Kouprine Sulamite, roman, traduit du russe par Marc Semenoff et S. Mandel. Préface de Camille Mauclair.– Paris, aux éditions du "Monde nouveau", 1922, XVI-165 p.

D.-J. d'Orbaix (pseud. de Désiré-Joseph Debouck) Le Don du maître''. - Paris, éditions du Monde nouveau, 1922, 235 p.

J. Péladan Les Dévotes d'Avignon, roman. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1922, 279 p.

Maurice Privat Le Règne du veau d'or. L'Aventurière aux yeux verts, roman. - Paris, Aux éditions du Monde nouveau, 1922, 287 p.

Robert Randau Le Chef des porte-plume, roman de la "Vie coloniale". – Paris, aux éditions du "Monde nouveau", 1922, 252 p.

Edmond Rocher L'Âme en friche, roman. – Paris, aux Éditions du "Monde nouveau", 1922, 288 p. coll. « Le Roman nouveau ».

F.-J. Souvenirs de jeunesse. Traduit du hollandais par M. Bresson. Supplément au Monde nouveau du 15 mars au 1er avril 1922, 62 p.

André Vérand L'Amitié franco-hollandaise, un séjour à Paris du professeur M. W. F. Treub, ancien ministre des finances des Pays-Bas. – Paris, le Monde nouveau, 1922, 47 p.

Robert Veyssié Le Régime des huit heures en France, enquêtes, documents, commentaires. - Paris, Éditions du monde nouveau, 1922, 181 p. coll. "Problèmes contemporains".

bucoViriMondeNouv.jpgVirgile Les Bucoliques. Traduction en Vers par Paul Paget. - Paris, Éditions du Monde Nouveau, 1922, 62 p. édition numérotée à 500 exemplaires. Couverture et frontispice par Antonin Injalbert.


1923

Jean Ajalbert Propos de Rhénanie. - Paris, Aux Éditions du Monde Nouveau, 1923, 261 p.

MNAJDLAB.jpgAlbert-Jean Derrière l'abattoir, roman. - Paris, aux éditions du Monde Nouveau, 1923, 191 p.

Aneas Silvius Piccolomini (pape Pie II) Euryale et Lucrèce'', roman. Traduit du latin, par H. J. Sikorski et Wilfred Chopard. Avant-propos d'André Thérive. Bois gravés par Jean Lebedeff . - Paris, aux éditions du Monde nouveau, 1923, 184 p. coll. "Le Geste d'Eros".

Maurice Beaubourg Madame Chicot, roman. - Paris, Aux Éditions du Monde nouveau, 1923, 256 p. Coll. 'Le Roman nouveau'.

Constant Bourquin ''Comment doivent écrire les philosophes ? et qu'en pensent M. Henri Bergson,... MM. André Lalande et Ernest Seillière,... Antoine Albalat, Gustave Belot, Julien Benda... (etc.)''. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1923, 166 p.

Lucien Corpechot ''L'esprit de France. - Paris, Aux Editions du "Monde nouveau", 1923, 247 p.

Louis Couperus Le Cheval ailé, traduit du hollandais par J. Barbier. Préface de Julien Benda. - (Paris), «Monde nouveau», 1923, XI-189 p.

Jacques Darnetal Patrice, roman. Préface de Maurice Rostand. - Paris, éditions du "Monde Nouveau", 1923, VI-210 p.

Florian Delhorbe Les Etapes du voyage. - Paris, aux éditions du Monde nouveau, 1923, 124 p.

Louis Delluc Drames de Cinéma : La Fête espagnole, le Silence, Fièvre, la Femme de Nulle part. – Paris, éd. du Monde Nouveau, 1923, 131 p., 13 ht.

'René-Louis Doyon La mise au tombeau, roman. Avec un frontispice d'Armand Rassenfosse.– Paris, éd. du Monde nouveau, 1923, VIII-219 p.

MNGal.jpgHenry Fèvre Galafieu, roman. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1923, 271 p.

Fernand Fleuret Le Carquois du Sieur Louvigné du Dézert, Roüennois‎. Illustrations de Galanis. - ‎Paris, Éditions du Monde nouveau, 1923, XVII-128 p.

Christiane Fournier Adam, Eve et le serpent, roman. – Paris, Ed. du Monde nouveau, 1923, 192 p. Coll. "Le Roman nouveau" (n° 14).

Etienne Fournol Le Moderne Plutarque, ou les Hommes illustres de la IIIe République. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1923, 271 p.

Gustave Fréjaville Au music-hall. – Paris, Au Monde Nouveau, 1923, 305 p.-(11) f.

Spire_Chevalier.jpgJosué Jéhouda Le Royaume de justice, roman juif. Préface de André Spire. - Paris, Éditions du monde nouveau, 1923, VI-221 p.

Lanoë-Villène Au pays de Bacchus. – Paris, Éditions du Monde nouveau, 1923, 24 p.

Sénateur Henry Lémery Petites France d'outre-mer... trois nouveaux départements : Martinique, Guadeloupe et Réunion. - Paris, Editions du Monde nouveau, 1923, 18 p.

Michel Georges-Michel Ballets russes, histoire anecdotique, suivie d'un appendice et du poème de Shéhérazade – Paris, Éditions du Monde nouveau, 1923, in-12 carré, 96 p.

Paul Louis Le Déclin de la société bourgeoise. - Paris, Aux Editions du Monde Nouveau, 1923, 178 p. coll. "Problèmes Contemporain".

Clément Janin Victor Hugo en exil. Documents inédits‎. - Paris, ‎Aux éditions du Monde Nouveau, 1922, 196 pages. Portraits de Hugo et Janin en frontispice. 400 exemplaires sur pur fil Lafuma.

Ossip-Lourié Mon bréviaire, 1.200 pensées et réflexions, recueillies et classées. – Paris, aux éditions du Monde Nouveau, 1923, 332 p.

Félix Pagan Le mystère des âges , première serie de poèmes. Précédée d'une étude littéraire et philosophique. – Paris, editions du monde nouveau, 1923, VI-351 p.

Joséphin Péladan Les Dévotes vaincues roman. – Paris, éd. du Monde nouveau, 1923, 253 p.

Phaldor La Clé d'or du songe. Théorie. Pratique. Interprétation. Introduction par Victor-Emile Michelet. Dessins de l'auteur. - Paris, aux éditions du Monde Nouveau, 1923, XXV-209 p.

Albert de Pouvourville L'Heure silencieuse. – Paris, aux Éditions du "Monde nouveau", 1923, VIII-239

Jean Psichari Typesses, roman distingué. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1923, 313 p.

AAAAramuzRaces.jpgC.-F. Ramuz La Séparation des races, roman. - Paris, ‎Aux Editions du Monde Nouveau, 1923, 253 p.

Robert de Roquebrune Les Habits rouges, roman canadien. – Paris, aux éditions du Monde nouveau, 1923, 280 p. "Collection canadienne" (n° 1).

Gabrielle Rosenthal L'Initiation, roman. – Paris, Éditions du "Monde nouveau", 1923, 187 p.

Madeleine de Scudéry Isabelle Grimaldi, princesse de Monaco. Avant-propos et notes du baron E. Seillière. – Paris, aux éditions du "Monde nouveau", 1923, 282 p.

Waclaw Sieroszewski Amours d'exilés__ , roman traduit du polonais par G. de Nussac et S. Duval, préface de Marius-Ary Leblond. – Paris, aux éditions du "Monde nouveau", 1923, XI-184 p.

Paul Souchon Les Chants du stade. Dessins de Jeannine de Saint-Cyr. – Paris, Aux éditions du monde nouveau, 1923, 147 p.

André Spire Fournisseurs. – Paris, Éd. du monde nouveau, 1923, 77 p.

Gabriel Timmory Manuel déraisonné de tous les sports. Illustrations de Joseph Hémard. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1923, 207 p.

Marcelle TirelRodin intime ou l’envers d’une gloire. Lettre-préface de A. (Auguste) Beuret, dessins de Janinne de Saint-Cyr. - Paris, ‎Éditions du Monde Nouveau Paris, 1923, 221pages.

Madeleine de Valcombe Métempsycose... Histoire mauresque. Préface de Jean Psichari. – Paris, Éditions du "Monde nouveau", 1923, XV-208 p.

1924

Léon Accambray Qu'est-ce que la République ? Souvenirs et leçons de la guerre__ . Préface de A. Aulard. – Paris, éditions du "Monde nouveau", 1924, 372 p.

Henri Bachelin Le Péché de la Vierge, roman – Paris, aux éditions du 'Monde Nouveau', 1924, 282 p.

Maurice Beaubourg La Saison au bois de Boulogne. Les joueurs de Boules de Saint-Mandé.‎ - ‎Paris, Editions du Monde Nouveau, 1924, 237 pp. ‎435 exemplaires numérotés sur Alfa. ‎

Maurice Beaubourg Madame Chicot.‎ - ‎Paris, Editions du Monde Nouveau, 1923, 260 p.

Charles Bellan ''‎‎‎Fleur de lotus‎‎". - Editions du monde nouveau, Paris 1924.

Noré Brunel Le Petit Roi déchiqueté, roman. Dessins de Germaine Pinchaud). - Paris, aux Éditions du 'Monde nouveau', 1924, 215 p.

Claire Cailleaux Chinoiseries. poèmes. - Paris, Éditions du 'Monde Nouveau', 1924, 128 p.

Raymond Clauzel. L'Ile des hommes, roman. - Paris, aux éditions du Monde Nouveau, 1924, 243 p.

Collectif La Littérature sportive contemporaine. Préface de Tristan Bernard. Textes de Paul Souchon, Jacques May, Alphonse Séché, d'Alphonse Séché. - Paris, Le Monde nouveau, 1924

268 p. + 8 ff.

Lucien Corpechot L'Esprit de France. - Paris, Editions du Monde nouveau, 1924, 247 p. Les Essais du XXe siècle.

Marcel Coulon Le Génie de J.-H. Fabre. - Paris, Éditions du monde nouveau, 1924. In-16, XVI-287 p.

MNADCitron.jpgAndré David Le Citron d'or__ – Paris, le Monde nouveau, 1925, 64 p.

José Germain et Stéphane Faye La Seconde Jeunesse, roman. - Paris, aux Éditeurs associés, anciennement Aux éditions du Monde nouveau, 1924, 263 p.

MNGYbmus.jpgAndré Gybal ''Le Mystère de sainte Radegonde, suivi de la très édifiante histoire de Mme Jeanne, sainte moderne'' Illustrations de Frans Masereel. - Paris, éditions du "Monde nouveau", 1924, 219 p.

Léon Kochnitzky Elégies bruxelloises – Paris, Éd. du Monde nouveau, 1924, 117 p.

Hélène Lémery Enchantements, illustrations d'Andrée Sikorska. – Paris, Éditions du "Monde nouveau", 1924, 165 p.

Henry K. Marks Lame de fond, drame, en vers, en 3 actes. - Paris, Ed. du Monde nouveau, 1924 p. coll. "Le Roman nouveau" (n° 13).%

Georges et Madeleine Matisse Les sortilèges de l’esprit‎. - Paris, Aux éditions du monde nouveau 1924, 200 p.

Gaston Picard et Francis Vareddes Des Dames, des drames et des rames , roman de la vie souterraine. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1924, 299 p.

Robert de Roquebrune D'un océan à l'autre, roman canadien. - Paris, aux éditions du Monde nouveau, 1924, 255 p. "Collection canadienne" (n° 2).

Esais Tegnér La saga de Frithiof poèmes__ , traduit en vers français par A. Gaston-Pérot. Avec une préface de M. P. Verrier. – Paris, Ed. du Monde nouveau, 1924, 201 p.

Jacques-Trève L'Illustre chevalier de France Lancelot. – Paris, Ed. du monde nouveau, 1924, 144 p.


1926
Gabriel Angoulvant, gouverneur général honoraire des colonies, député de l'Inde française, Les Indes Néerlandaises. Leur rôle dans l'économie internationale. Préface de Edouard Herriot, ancien Président du Conseil, président de la Chambre des députés. T. 1. T. 2. Ouvrageorné de 32 bois gravés et augmentés de 205 planches hors texte, ainsi que d'une carte en couleurs des Indes Néerlandaises et de Java. - Paris, le 'Monde nouveau', 1926. , XX-330-IX p. ; t. 2, p. 331 à 842-IX.

Comité démocratique d'études économiques La Semaine du franc (5-10 juillet 1926.) Plan d'assainissement monétaire par les grandes Associations professionnelles. – Paris, le "Monde nouveau", 1926, 31 p.

Alphonse-Marie Lugan Horizons d'âmes. (Francis Jammes. Maurice de Guérin. Charles Maurras, Marc Sangnier. Le P. Louis Coloma. Parodi. Ozanam. Mgr Mignot. Cardinal Gibbons. Cardinal Amette. Mgr Laguarda. Cardinal Mercier. Le P. Vicente. – Paris, le "Monde nouveau", 1926, 205 p. coll. "Visages du monde".

D.-J. d'Orlaix Le Temps des coquelicots, roman – Paris, "le Monde nouveau", 1926, 189 p.

Robert Randau Le Chef des porte-plume, roman de la Vie coloniale – Paris, aux éditions du "Monde nouveau", 1926, 256 p.

Han Ryner L'Autodidacte, roman. – Paris, le Monde nouveau, 1926, 208 p. "Le Roman du Monde nouveau".

1927

A. Daude-Bancel et H. Gachot L'Utilisation alimentaire des pommes et des raisins (Pasteurisation familiale et coopérative des jus de fruits). - Paris, éditions du Monde nouveau, 1927, 31 p. avec figures/

C. J. Hasselman L'Institut royal colonial d'Amsterdam. Sa genèse, son fonctionnement, son avenir. - Paris, publié pour l'Institut royal colonial par les éditions du Monde Nouveau, 1927, 110 p. avec gravures et planches.

J. C. Van Eerde ''Ethnologie coloniale (l'européen et l'indigène). Préface de M. Joseph Chailley. - Paris, éditions du "Monde nouveau", 1927, XX-279 p.

1929

J. Th. Petrus Blumberger ''Le Communisme aux Indes néerlandaises. Préface de A. Le Neveu, directeur de l'Union coloniale. (Ouvrage illustré de 18 photographies, ainsi que de la carte la plus récente des Indes néerlandaises et de Java). - Paris, éditions du 'Monde nouveau', 1929, XIII-190 p.

D.-J. d'Orbaix De Tijd der kollebloemen. Uit het Fransch overgezet door Styn Streuvels. – Paris, éditions du "Monde nouveau", 1929, 187 p.

Albert de Pouvourville ''Compte-rendu du banquet organisé par « Le Monde nouveau » pour fêter les noces d'argent littéraires de l'auteur de « L'Annam sanglant » et le cinquième anniversaire de la fondation de la dite revue, banquet présidé par M. Alber Sarraut, ministre des Colonies (signé J. P.à) ; (discours de M. J.-Ernest Charles, M. Léon Accambray,... M. Ebed Van der Vlugt,... M. Albert de Pouvourville, M. Albert Sarraut). - Paris, Ed. du Monde nouveau, (1929), 22 p.

1931

H. W. C. Bordewyk ''Les Finances aux Pays-Bas pendant la guerre (1918-1922). Préface de Gaston Jèze. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1931, XI-152 p.

Henri Borel Wu Wei, fantaisie inspirée par la philosophie de Lao Tsz, Henri Borel ;traduit du hollandais par Felicia Barbier. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1931 p.

108 p.




Par la suite, la maison semble développer une activité erratique.
En témoignent des ouvrages sans date, des ruptures de production et des choses étranges en 1943 du côté de Vichy, puis une reprise en 1947 à laquelle participe Raymond Aron... Bref... l'enquête n'est pas close.

Sans date et tirés à part
MNherbier.jpg__ ''Le Bon Herbier pour la meilleure amie, par un jardinier du Parnasse. – Paris, Editions du "Monde-Nouveau", 37 p.

Paul Yves Sébillot Le Souvenir de Plélo (1699-1734). – Paris, éditions du "Monde Nouveau", 12, boulevard Raspail, (s. d), 8 p.

Commandant d'Etchegoyen, ancien membre de la Mission militaire française à Vilna Le Problème lithuanien. - Paris, éditions du "Monde nouveau", 8 p.

Le Monde bilingue Le bilinguisme franco-anglais. La querelle du monde bilingue. L'enseignement bilingue. – Paris, Editions "Monde nouveau", 57 p. (9e année, 1953, n° 65).

Roger Lutigneaux Style et radio. - Vichy, Édition des "Cahiers du Monde nouveau", (s. d.), 39 p.

Jacques Delevsky Les Perspectives du bolchevisme . - Paris, éditions du Monde nouveau, (s. d.), 12 p.

Me R. Mees Le Congrès de la Chambre de commerce internationale à Bruxelles (21-16 juin 1925). Quelques impressions. – Paris, "le Monde nouveau", (s. d.), 4 p.

Dr Fernand Merlin La Santé de la France. (Nos blessures nationales et notre bilan sanitaire d'après guerre. – Paris, "le Monde nouveau", (s. d.), 17 p. Tiré à part des Cahiers du monde nouveau''

1943

__ ''Compagnons du monde nouveau. Les Vraies richesses manifeste mensuel des Compagnons du monde. 1re année, n ° 1 (1939, 1er févr.)-n ° 5 (1939, juin/juil.)

__ Cahiers du monde nouveau humanisme et révolution (gérant responsable : Madame Y. Grandjean). N° 1 (Vichy, 1er juillet 1943)-n° 13 (juillet 1944)

R. Sereau Trois impérialismes. - S. l., Édition des Cahiers du monde nouveau-Edition du Ministère de l'Information, 1943 (a. i. 1944), 132 p.

__ La Dissolution du Komintern. - s. l., Edition des "Cahiers du monde nouveau" 1943, 32 p., fac-similé, "Faits et documents".

1947

Collectif Communauté humaine. Angleterre 1947 (A.-H. Adrian. Raymond Aron. F. N. Baker. Andrew Beck. A. C. F. Beales. Roy Campbell... Conclusion par Raymond Aron).. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1947, 147 p.

J. Berteloot La Franc-maçonnerie et l'Église catholique. - Lausanne, éditions du Monde nouveau, 1947, 2 vol. Comprend : I. Motifs de condamnation. ; II. Perspectives de pacification, coll. "Hommes et cité".

Bilan français depuis la Libération Communauté humaine. – Paris, Editions du Monde nouveau, 1948, 125 p.

Michel Koriakoff Je me mets hors la loi ; pourquoi je ne rentre pas en Russie soviétique. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1947, 223 p.

La Bataille de la paix : les chances du Fédéralisme. - (Paris), Éd. du monde nouveau, 1947, 319 p. coll. "Communauté humaine".

1948

Max Glass ''L'Europe invincible . Traduit de l'américain par J. Castier. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1948, 383 p.

1949

J. Berteloot Les Francs-maçons devant l'histoire . I. Origine et diversité. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1949, 256 p., coll. "Hommes et Cité".

Max Glass L'Amérique ébranlée, traduit de l'américain par J. Castier. - Paris, Éditions du Monde nouveau ;, 1949, 303 p.

Patrick O'Reilly et Jean-Marie Sédès Jaunes, noirs et blancs, trois années de guerre aux îles Salomon - Paris, Éditions du Monde nouveau ; (Corbeil, impr. de Crété), 1949. In-16 (195 x 145), 295 p., coll. "Hommes et cité".

Christian Simonnet Thibet , voyage au bout de la chrétienté. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1949, 191 p., coll. "Hommes et cité".

Cahiers du monde nouveau. Numéro spécial. Unesco. France. Brésil. - Paris, éd. du Monde nouveau, 1949, XXXVIII-112 p.

Cahiers critiques du communisme (1951, n° 1 à 7).


1951

Gaston Fessard Paix ou guerre ? Notre paix. – Paris, Monde Nouveau, 1951, 105-4 p.).

Jean-Marie Grevillot L'Amérique expliquée. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1951, 271 p. Hommes et cité.

Michel Koriakoff Moscou ne croit pas aux larmes, traduit du russe par Roma Korine. Préface par Boris Zaitsev. - Paris, Éditions du Monde nouveau, 1951, 286 p.

1952

Peuples opprimés : la tragédie des États baltes. – Paris, Monde nouveau, 1952, 83 p.

''Carte de l'esclavage en U.R.S.S. (Échelle : 1:20 000 000 environ). – Paris, Lettres Provinciales, Editions du Monde Nouveau, 1951. Carte éditée... d'après la carte dressée en 1951 par Isaac Don Levine pour The American Federation of Labor. Au v°, texte explicatif

''Monde nouveau, Paru revue mensuelle internationale (n ° 47, 1951,avr.-n ° 111, mai 1957) – Paris, Ed. du monde nouveau, 1951-1957 (fusion de Paru (Monaco) et des Cahiers du monde nouveau)

''Lettre provinciale – Paris, Éditions du "Monde nouveau", (1951- ) 12 fasc. in-4°. (n° 1, 1er juin 1951. Le Mensonge de la démocratie soviétique ; n° 2, 15 juin 1951 L'Union soviétique et la paix ; N° 3, 1er juillet 1951. La Crise d'Extrême-Orient et le destin du monde ; n° 4, 6 juillet 1951. De l'appel de Stockholm au pacte à cinq ; n° 6, 4 août 1951. Le Mythe de la victoire inévitable ; n° 7, 15 septembre 1951. Les Méthodes communistes dans les démocraties populaires ; Témoignage sur l'expérience bulgare ; n° 8, 1er novembre 1951. L'Embarras de Staline ; n° 9, 15 novembre 1951. Le Problème allemand ; n° 10, 1er décembre 1951. Les Américains en France ; n° 11, 15 décembre 1951. Le Mythe de la victoire inévitable ; n° 12, 1er janvier 1952. Le Communisme et les paysans ; n° 13 bis, déc. 1952

1953

François Houtisse La Coexistence pacifique , essai d'analyse - Paris, "Monde nouveau", 1953, 255 p.

1956

Maurice Allais ''Le bilan d'une politique et les conditions de survie du monde libre – Paris, Monde nouveau, 1956, 46 p



Editions non avérées à la même enseigne

Jeanne Dortzal Il était une fois... coll. "Lyrica".

Paul Souchon Les Regrets de la grande île annoncés dans la coll. "Lyrica" en 1922 ont paru en 1923 chez Maurice Senart, 20 rue du Dragon en 1923.

Annoncés "En souscription" au printemps 1922, le Tarot des imagers du Moyen-Age, reconstitué d'après les originaux et interprété dans son symbolisme par Oswald Wirth ne paraîtra qu'au Symbolisme en 1926 et 1927. Quant à L'Art de la beauté . Essai sur l'esthétique de la toilette féminine de Victor-Emile Michelet, il semble n'avoir pas paru du tout.

NB en 1979 une nouvelle revue intitulée Monde nouveau à paru à Paris. (16 livraons parus en 1979). Rien ne permet de la rattacher à la précédente bibliographie.

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mercredi 22 février 2017

Les couvertures de notre siècle (23)

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Aki Shimazaki Hôzuki. — Léméac/Actes Sud, 2016.


mardi 21 février 2017

Votez Price !

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Spécialiste de l'évitisme, l'Américain Roger Price (1918-1990) était aussi l'auteur du manifeste secret du parti "Moi d'abord" dont il est temps de vous procurer un exemplaire.
Avant qu'il ne soit trop tard...
Pour mémoire, Eric Chevillard disait beaucoup de bien de son précédent volume (lequel n'était autre que le manifeste de l'évitisme), alors...
Alors que la France est plongée avec ses plus grands ON (Fillon, Macron, Hamon, Le Pnon, Mélenchon) dans la course aux ânes du moment, il paraît perspicace de se préoccuper le vade-mecum de cette engeance autosuffisante, aberrante, et pour partie assez débectante.
On vous laisse lire Price qui vous expliquera mieux que nous ce qu'est l'égotisme à portée démocratique, vous allez vous marrer.
Pas sûr que vous alliez voter en revanche.



Roger Price Votez "Moi d'abord" !. Le manifeste secret du parti Moi d'abord. Couverture de Killoffer, avec 40 illustrations de Roger Price. Traduit de l'anglais (USA) par Frédéric Brument. — Paris, Wombat, 160 pages, 18 €


lundi 20 février 2017

Toujours plus haut


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La société ne demande de comptes qu'à ceux qui sont assez niais pour laisser lire dans leurs livres.
Et ces indiscrétions qui coûtent aux aventuriers la honte et la déchéance, sont les faiblesses, le laisser-aller aux vices complaisamment assouvis. Une discipline rude jusqu'à l'abnégation peut assurer le triomphe des pires êtres. Il y a, si nous partons de ce principe que la place au bonheur est à celui qui tente la vie, une bravoure dans le crime.
Soyez de haut vol et vous monterez aux sommets... Rasez le sol et le chasseur vous abattra.



Jean-François Louis Merlet Le Visage de Machiavel, roman. — Paris, A. Fayard, 1909.


dimanche 19 février 2017

Au bon beurre

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Un premier roman plutôt réussi paraîtra au début du mois de mars à la Différence, il s'intitule La Halle, son auteur est Julien Syrac.
Dès les premières pages, on constate qu'il ne s'use pas à la lecture, ce qui n'est pas si courant, et il se révèle même enthousiasmant dans la foulée, fruit d'une plume plutôt maîtrisée et d'une inspiration qui évite d'ouvrir les portes ouvertes ou de secouer le topoï. Et ce malgré la nature de son sujet qui invite généralement les impétrants à patauger dans la première platitude venue.
Son exercice n'est certes pas inédit : un microcosme valant éprouvette homothétique de la société urbaine contemporaine sert de théâtre à une série d'amibes variées qui y cohabitent, en incarnant si possible la palette sociologique de nos concitoyens. Le milieu est régi par des règles qui lui permettent de fonctionner avec le plus de fluidité — seul enjeu envisageable pour une "vie" commerciale — jusqu'au jour où un changement dans le bouillon de culture provoque une série de phénomènes... à suivre.
Décrivant diablement bien l'univers des commerçants et de leur clientèle, Julien Syrac donne une peinture sans bavure des Beurre-Oeufs-Fromages contemporains (aussi semblables à leurs aïeux que le seront leurs descendants) en humanité atrophiée, recluse et frustrée, pensant en bocal et reportant sur les ors toute leur existence sans attrait ni grandeur.

Devant moi deux tables démontables recouvertes de jupes blanches et de tôles cirées rouges. Dessus neuf paniers en faux osier, parallèles sur deux rangs, une planche à découper, neuf coupelles en étain, un couteau, une piquette, le calicot "Saucissons artisanaux du terroir". Je descends du chariot et ouvre un par un les dix-nuit cartions de saucissons. Sept cent vingt fois cent cinquante grammes de porc industriel, que je vide par poignées dans les paniers sur l'étal, classés par saveur et couleur de ficelle, figue, noix, ail, sanglier, hum, fenouil, cèpe, livres, piment. Une odeur âcre de moisi me monte au nez, le salpêtre me colle aux mains, la poudre blanche macule mon tablier noir "Chez Tonton". Je plonge les deux mains dans la masse déjà suintante. (...) Comme tous les samedis matin, si je tends bien l'oreille, derrière le brouhaha de la Halle, j'entends le bourdonnement du cauchemar me rappeler à cette responsabilité assourdissante : c'est moi le vendeur de saucissons."

La Halle de Julien Syrac mérite une visite.
Ses qualités démonstratives, ses passes ironiques et sa souplesse en assurent la richesse.
Son auteur est par ailleurs un très bon observateur. Il semble avoir pratiqué comme son narrateur la vente de saucissons et en avoir tiré quelques leçons métaphysiques. A tel point qu'on le sent finalement moins à l'aise lorsqu'il évoque l'art (que défend son personnage, ce jeune vendeur de cochonnailles sans illusions) que dans la pique assassine à fleuret moucheté contre la vie commerciale et sa phénoménale engeance, ou la vie économique comme elle va.
A une époque où le rire serait plus naturel, La Halle de Julien Syrac aurait probablement produit quelque chose comme un Clochemerle commercial.. Mais on en n'est assurément plus à la rigolade. Quelque chose s'est cassé.

Voyez caisse.



Julien Syrac La Halle. — Paris, La Différence, 208 pages, 16 €


samedi 18 février 2017

L'Amour en Russie


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Les Nouvelles littéraires, décembre 1922.


vendredi 17 février 2017

Paul Reboux parle du Soleil ne se leva pas (teasing Dahl suite)

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Un livre gai est une chose rare. En voici un.
Ce roman de M. André Dahl est à peine un roman. On pourrait le définir ainsi : Une fantaisie philosophique voltairienne, déroulée sous a forme d'un film fantastique aux éclairages inattendus, analogues à ceux de cet admirable Docteur Caligari, mais sans rien d'obscur et de tragique, et où voisinent des caricatures à la manière d'Abel Faivre et de Caran d'Ache, de Forain et de Daumier.
Cette oeuvre est d'une originalité rare et d'un mérite éclatant tant par la sagesse qui s'y cache sous le sourire, que par l'abondance des expressions heureuses grâce auxquelles l'auteur évoque les personnages ou formule les idées...
Le thème est simple. Un jour... il ne fait pas jour ! A neuf heures du matin, le monde reste dans les ténèbres. Il s'ensuit une perturbation sociale et des troubles domestiques inattendus. Croyant à la fin du monde, les épouses coupables font des aveux. Les ministres sont obligés de se réunir. Le Président de la République, afin de rassurer les populations, fait afficher partout : "Citoyens, la nuit n'est pas la fin du monde !" Des prophète se répandent dans les rues. Les prisons s'ouvrent. Le pape lance une bulle. Une seule chose, dans ce bouleversement général, rappelle la vie antérieure : la fréquence des accidents de chemin de fer.
Le lendemain, l'aurore paraît. Alor, au soleil revenu, les sentiments que la catastrophe avait ballots renaissent dans les âmes. Chacun regrette les confessions provoquées par la crainte du drame final. Et le Mensonge reprend son thème.
Pourquoi le soleil, ce jour-là, ne s'est-il pas levé ? M. André Dahl, dont l'imagination est aussi fertile que celle de Cyrano propose quatre explications, soit romanesque, soit bouffonne, soit scientifique, soit politique. Le lecture pourra choisir. (....)

Paul Reboux



Comoedia

jeudi 16 février 2017

Les couvertures du siècle dernier (LXX)

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Witold Gombrowicz Ferdydurke. Traduction du polonais par Georges Sédir. — Paris, U.G.E., coll. "10/18", 1996.




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mercredi 15 février 2017

Teasing Dahl (suite)

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André Dahl Le Soleil ne se leva pas. — Talence, L'Arbre vengeur, collection Exhumarante, mars 2017.

mardi 14 février 2017

Marmouset promu

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lundi 13 février 2017

Giacometti, les araignées et les éclats de couleur

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On se souvient du plaisir qu'avait constitué la parution des Ecrits d'Alberto Giacometti chez Hermann au début des années 1990. Voici que la maison, d'accord avec la fondation Alberto Giacometti, en publie une partie par fragments en quatre petits livres. On y retrouve des notes, des proses, des fruits d'entretien. C'est comme Giacometti, à la fois frais et fragile, audacieux et respectueux des formes.
On trouve en particulier Le Rêve, le sphinx et la mort de T. quelques pages assez intrigantes. Elles datent de l'époque où les surréalistes le poussent à mettre sur le papier ses rêves, assez élaborés. On trouve aussi ce que l'on peut appeler des ex voto et des credo, des programmes révolutionnaires de créateur, des poèmes parfois mono- ou bissyllabiques (Lulu) et cet étonnant "Eclat de sphère de la pomme d'or"

Eclat de sphère de la pomme d'or dans la lumière


Pieds de chaise, bois qui saute en éclat arraché
Respiration, dans la rue (avenue du Maine) en face du cinéma,
(les affiches de toutes les couleurs les plus violente)
un chien bas, bris, sale et frisé marche lentement le long du mur,
de l'autre côté deux yeux de lumière le regardent,
dans un manteau brun une femme passait au même moment derrière l'iris des yeux
mais il restait la dalle vide et grise,
dans la devanture du soleil la corbeille en paille tressée
les pas suivais sur le trottoir qui tourne dans la rue à côté,
l'autre toute ouverte en face, dans la neige sur une place le cou avance nouvelles bottine le doute à un mètre cinquante des pavés sur la verticale
l'horizontale, largeur des épaules 80.
mais le rire voilé qui fuit vite et disparaît devant nous à l'horizon son écho résonne immédiatement à l'oreille.



Alberto Giacometti Je fais certainement de la peinture - Paris, Hermann/Fondation Alberto Giacometti, 64 pages, 8 €
Notes sur les copies. - Paris, Hermann/Fondation Alberto Giacometti, 61 pages, 8 €
Le Rêve, le sphinx et la mort de T. - Paris, Hermann/Fondation Alberto Giacometti, 61 pages, 8 €
Pourquoi je suis sculpteur. - Paris, Hermann/Fondation Alberto Giacometti, 64 pages, 8 €


dimanche 12 février 2017

Burns Singer en souscription

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Né James Hyman Singer (1928-1964) à New York City, Burns Singer est tout à la fois poète et une sorte de combiné de nationalités indécises. Ou variées. Versé en Zoologie et biologie marine, il a vécu en Angleterre et s'est engagé sous le drapeau américain.
Son oeuvre n'a pas été trop largement répandue en France mais son chef-d'oeuvre, "Sonnets for a Dying Man", qui fait partie du seul livre publié de son vivant Still and All (1957) va paraître sous peu aux éditions Obsidiane dans une traduction à quatre mains de Patrick Maury et Anthony Hubbard.
On se jette sur son carnet de chèque. La parution est annoncée pour le mois d'avril.

Cassons tous les mots qui jamais n'affligent.
Mais gardons la vérité, la vérité qui nous garde
Tous les deux en vie quand l'un ou l'autre dort.




Burns Singer Sonnets pour un homme mourant. Traduit de l'anglais par Patrick Maury et Anthony Hubbard. — Bussy-le-Repos, Obsidiane, en souscription au prix de 15 € franco de port


Obsidiane
18, chemin deu Camp Gaulois
Hameau de Château
89500 Buzzy-le-Repos


samedi 11 février 2017

Bibliothéconomie à la hongroise avant la chute du Mur

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Né en 1934, le Hongrois György Moldova, présenté en 1978 comme la révélation hongroise, ne s'est vu traduire en français qu'une seule fois. C'était pour ses Chiens en caoutchouc, satire énergique de l'économie socialiste dégénérée.
L'absurde y règne, même dans la bibliothèque du personnel. Un cas rare pour les bibliothéconomes.

Le bibliothécaire de l'usine, pour s'éviter d'inutiles manipulations de fichiers et de fastidieuses formalités d'enregistrement, vendit tous les livres et n'en racheta qu'un en dix mille exemplaires. Là aussi, aucune réaction, les lecteurs fréquentaient comme à l'accoutumée la bibliothèque, ils rapportaient les livres empruntés et les échangeaient contre le même.





Georges Moldova Les Chiens en caoutchouc. Traduit du hongrois par Georges Kasaï. — Paris, Editions des Autres, 191 pages.

vendredi 10 février 2017

Tête de Dahl (teasing #2)


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jeudi 9 février 2017

Petite Bibliographie lacunaire des éditions Bossard (fonds russe)

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Les éditions Bossard, déjà aperçus sur l'Alamblog pour leurs efforts engagés en faveur des écrivains oubliés, ont été également actives dans le domaine russe entre 1918 et 1929.
Rapidement concurrencées par la collection des Jeunes Russes chez Gallimard - ensemble peu dynamique qui existe jusqu'en 1938 et disparaît corps et âmes -, elle voit ses titres essentiellement basculer dans le catalogue de la rue Sébastien-Bottin. (Installée en 1923 43, rue Madame, la maison déménage est se trouve en 1925 au 140, boulevard Saint-Germain).
Deux collections se partagent chez Bossard les publications russe : la « Collection des textes intégraux de la littérature russe », dirigée par Henri Mongault (1888-1941), qui fait alors référence, et la « Collection historique de l'Institut d'études slaves ».
(Les éventuels compléments bibliographiques apparaîtront sur ce billet dans les jours qui viennent).

Catalogue
Pavel Nikolaevic Milioukov Le Mouvement intellectuel russe. Traduit du russe par J. W. Bienstock. — Paris, Bossard, 1918, 450 p.
Marc Slonim Le Bolchévisme vu par un Russe. — Paris, Bossard, 1921, 208 p.
Dmitri Mérejkowsky Le Règne de l'Antéchrist et autres textes. Traduits du russe. — Paris, Bossard, 1921, 263 p.
Dmitri Mérejkowsky Quatorze décembre. Traduit du russe, par Michel de Grammont. - Paris, Éditions Bossard, 1921, 418-(1).
Ivan Bounine Le Monsieur de San-Francisco. Traduit du russe, par Maurice. Avec un portrait de l'auteur, par Bakst. - Paris, éditions Bossard, 1922, 343 p.
Émile Haumant Le Problème de l'unité russe. - Paris, Bossard, 1922, 130 p.
Colonel Rézanof La IIIe Internationale communiste. Le "Komintern" Traduction du manuscrit russe. - Paris, Bossard, 1922, 127 p.
Ivan Bounine Le Village, roman traduit du russe par Maurice Parijanine. - Paris, Bossard, 1922. In-12, 292 p.
Dmitri Mérejkowsky Sur le chemin d'Emmaüs. Trad. du russe par M. Dumesnil de Gramont. - Paris, Bossard, 1922, 224 p.
__Dmitri Mérejkowsky. Le Mufle-roi. L'Avènement du cham''. Traduit du russe par Denis Roche. - Paris, Bossard, 1922, 223 p.
Dmitri Mérejkowsky Compagnons éternels, traduit du russe par MauriceParijanine. - Paris, éditions Bossard, 1922, 325 p.
Georges Grébenstchikov Les Tchouraïev, roman traduit du russe et préfacé par Henri Mongault. - Paris, Editions Bossard, 1922, 324 p.
Ivan Sergeïvitch Tougueniev Théâtre. Traduit du russe avec une introduction par Denis Roche. - Paris, Bossard, 1922-1923, 2 vol., 265 p., 235 p.
Alexandre Kouprine Le Duel, roman, traduit du russe par Henri Mongault, avec une postface écrite spécialement pour cette édition et une préface du traducteur. - Paris, Bossard, 1922, 333 p.
Jean Chuzeville Dmitri Mérejkowsky, esquisse de littérature russe. - Paris, Bossard, 1922, 75 p.
Fiodor Dostoïevski Les Frères Karamazov, trad. du russe par Henri Mongault et Marc Laval. - Paris, Bossard, 1923, 388 p. Constantin Balmont Visions solaires, trad. du russe avec une préface par Ludmila Savitzky. - Paris, Éditions Bossard, 1923, 338 p.
Zénaïde Hippius Le Pantin du diable, traduit du russe par Paul de Chèvremont. - Paris, Bossard, 1923, 285 p.
Fiodor Dostoïevski Les Frères Karamazov, roman en quatre parties et un épilogue. Traduit du russe, par Henri Mongault et Marc Laval. Seule traduction intégrale et conforme au texte russe. - Paris, éditions Bossard, 1923. 3 vol. 422 p., 388 p., 305 p.
Alexandre Kouprine La Fosse aux filles. Traduit du russe par Henri Mongault et L. Desormonts. - Paris, Bossard, 1923, 386 p.
Alexandre Kouprine Le caniche blanc et autres contes pour adolescents, traduit du russe par Henri Montgault, orné d'un portrait caricaturé de l'auteur par Don et de vignettes dessinées par Mme Lewitzka. - Paris, Bossard, 1924, 259 p.
Fiodor Dostoïevski Les Possédés, suivis de la confession de Stavroguine, seule traduction intégrale et conforme au texte russe, par Jean Chuzeville. - Paris, éditions Bossard, 1925, 3 vol., 343 p., 415 p., 420 p.
Léon Tolstoï Inédits. Le Mystère de Fédor Kouzmitch, dernier roman. Traduction de Georges d'Ostoya et Gustave Masson, - Paris, Bossard, 1925, 309 p.
Nicolas Gogol Les Aventures de Tchitchikov ou les âmes mortes, poème. Traduit, avec une introduction et des notes, par Henri Mongault. Seule traduction intégrale, conforme au texte russe, donnant l'historique de l'oeuvre, les principales variantes et les passages supprimés par la censure. Ouvrage accompagné d'un portrait de l'auteur et de quelques illustrations documentaires. - Paris, éditions Bossard, 1925, 2 vol., 437 p., p. 439 à 698.
Ivan Chmélov Garçon ! , roman traduit du russe par Henri Mongault. - Paris, Bossard, 1925, 293 p.
Dmitri Merejkowsky Le Roman de Léonard de Vinci. La Résurrection des dieux, traduction approuvée par l'auteur (intégrale et conforme au texte russe), par Dumesnil de Gramont . - Paris, éditions Bossard, 1926, 3 vol., p 1 à 308, p. 309 à 654, p. 655 à 950.
Georges Plékhanov Introduction à l'histoire sociale de la Russie. Traduite du russe en français par Mme Batault-Plékhanov. – Paris, éditions Bossard, 1926, XII-160 p. Collection historique de l'Institut d'études slaves (n° 3).
Fiodor Dostoëivski Mémoires écrits dans un souterrain, traduction intégrale et conforme au texte russe, traduit par Henri Mongault et Marc Laval. – Paris, éditions Bossard, 1926, 145 p.
Fiodor Dostoïevski Le Journal d'un écrivain. Traduction conforme au texte russe et annotée par Jean Chuzeville. - Paris, éditions Bossard, 1927, 3 vol. 360-384-411 p.
Dmitri Mérejkowsky Julien l'Apostat. La Mort des dieux. Traduction approuvée par l'auteur (intégrale et conforme au texte russe), par Henri Mongault. - Paris, Bossard, 1928, 468 p.
Dostoïevsky Un joueur. Notes d'hiver sur des impressions d'été. Traduction intégrale par Henri Mongault et Marc Laval. Avertissement et notes de Henri Mongault. - Paris, éditions Bossard, 1928, 408 p.
Léon Tolstoï Les Quatre livres de lecture, 1869-1872. Première traduction intégrale, avec introduction et notes, par Charles Salomon. - Paris, Bossard, 1928, 2 vol. LXXVI-552 p.
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Fyodor Sologoub Le Démon mesquin. Traduction de H. Pernot et L. Stahl. - Paris, Bossard, 1929.
Ivan Tourguéniev Mémoires d'un chasseur . Traduit du russe, avec une introduction et des notes, par Henri Mongault. Traduction intégrale et conforme au texte russe, accompagnée d'un portrait de l'auteur et de quelques illustrations documentaires. - Paris, Bossard, 1929.
Fiodor Dostoïevski L'Idiot. Roman en quatre parties. Traduit, présenté, annoté par Albert Rousset. Traduction intégrale et conforme au texte russe. - Paris, éditions Bossard, 1930, 2 vol. XI-574, p. 575 à 1095.
Fiodor Dostoïevski Crime et Châtiment. Roman en six parties et un épilogue. Première traduction intégrale et conforme au texte russe par Jean Chuzeville. - Paris, éditions Bossard, 1931, 2 vol. 481 p., p. 482 à 956.



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mercredi 8 février 2017

Paul Redoux par Gabriel Reuillard (1922)

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Paul Reboux
Conducteur de la Charrette qui "charrie"


Menu, modeste, M. Paul Redoux vous accueille au seuil de sa demeure avec un air de demander pardon d'être très occupé, et on ne d'abord s'il vous invite ou s'il vous chasse du bout des doigts, et, si je puis parler ainsi, du bout des lèvres. Par chance pour le reporter, il y a chez ce Parisien très fin, très averti, sur le visage rond duquel se peignent au cours d'une conversation, tous les tons de la blague, de la gouaille même ; il y a, dis-je, cette bonté supérieures des forts qui tente, par besoin d'harmonie, de faire échec aux injustices de la nature et de la société. Pour employer une expression un peu hardie, puis-je dire que l'on pénètre dans l'antichambre du coeur de M. Paul Redoux avant de pénétrer dans l'antichambre de son appartement. Mais on n'est encore que dans l'antichambre...
M. Paul Redoux connaître trop notre stratégie littéraire — ô Fernand Divoire ! — pour n'être pas choqué par le ridicule d'une interview : "Laissons ces à-côtés sans intérêts, nous dit-il tout de suite. Pour l'artiste, pour l'écrivain, l'oeuvre seule compte, etc..."
C'est entendu. Et c'est pourquoi je ne suis pas venu pour lui parler des oeuvres personnelles connues de tous, qui ont montré la surprenante variété de son talent : "La Petite Papacoda", roman italien ; "La Maison de Danse", roman espagnol ; "Romulus Coucou", roman nègre ; "Chouchou", esquisse sentimentale ; "Trente-deux poèmes d'amour", fantaisies où la sensibilité s'allie à l'art de l'expression la plus juste et la plus osée ; "Les Drapeaux", vaste fresque derrière laquelle il a démonté pièce à pièce le mécanisme de la guerre, "Le Phare", un livre d'épouvante ; "Josette", simple histoire d'un coeur humain sur lequel la vie pèse d'un poids trop lourd, sans parler de ses délicieux "A la manière de... (en collaboration avec Charles Muller) qui sont peut-être, dans l'expression fantaisiste choisie par les auteurs, la plus haute leçon de critique littéraire contemporaine.
Je ne suis même pas venu lui demander de me parler des deux ouvrages qu'il vient de terminer : "Colin, ou les Voluptés tropicales", roman qui se déroule dans le monde des colons et des esclaves à Saint-Domingue, sous Louis XV ; "Trio", essai polygamie à paraître prochainement aux Œuvres Libres.
Cette simple énumération suffit pour prouver surabondamment que M. Paul Redoux a fait exactement le contraire de ce qu'imposait la règle selon laquelle un écrivain doit toujours s'efforcer dans le même sens, créer "son genre", pour connaître la gloire. Est-ce à dire que l'auteur de tant d'oeuvres diverses n'a pas su, n'a pas pu donner sa marque personnelle. Non, n'est-ce pas ? Il a créé le genre prothéiforme (sic), voilà tout ; un genre où à travers la diversité des sujets, se retrouve la qualité, toujours la même, de son observation, de son esprit, la justesse des couleurs qu'il emploie pour peindre ses sensations, ses émotions, ses réflexions devant le septale toujours divers de la nature et de la vie.
En voilà quelques-unes de ces oeuvres qui, seules, comptent, comm nous disait M. Paul Redoux. Mais, en dehors de celles-ci, connues et appréciées de toutes les personnes qui lisent, il en est d'autres que l'on ignore, et c'est pourquoi je suis venu vous en parler.
Sa collaboration à l'oeuvre collectif de "La Charrette" n'est pas la moins intéressante, et peut-être nous apprendra-t-elle de nouvelles choses sur la personnalité de l'animateur que nous surprenons aujourd'hui, chez lui, en pleine action.
Tudieu, la belle église ! La vaste pièce un peu austère de la vieille maison (genre hôtel XVIIe siècle, comme on en voit dans le Marais), dans laquelle M. Paul Redoux m'a fait entrer, m'apparaît dans le clair-obscur du demi-jour qui lui arrive à travers un vitrail, comme une espèce de chapelle. Cette impression ne dure qu'un instant, car je vois tout de suite des meubles très modernes : bureaux américains, casiers, tables de machines à écrire, etc. Suis-je tombé chez un de ces businessmen qui tentent d'imposer les méthodes du taylorisme aux productions les plus fantaisistes - et les plus heureuses — de la pensée ? Non, non. Je suis bien dans une chapelle, dans une chapelle moderne, car c'est sur un arrangement cubiste de petits carrés, rectangles, triangles, losanges rouges, verts et jaunes que joue, sur le mur en face de moi, comme sur une étrange mosaïque, la lumière diffuse du vitrail.
Mais M. Paul Reboux me tire brusquement — et impitoyablement — de ma rêverie : "Vous regardez mon fichier, me dit-il. Il a été construit sur le plan que j'ai établi moi-même. C'est très commode ! Je puis retrouver tout de suite ce que je cherche. Je sais ainsi ce que sont devenus tel projet, tel dessin, tel article qu'on m'a apportés."
Je m'approche et je lis sur les étiquettes polychromes des formules de ce genre :
A. — Manuscrits à lire.
B. — Manuscrits lus. Bons.
C. — Manuscrits lus. Mauvais, etc., etc.
"Parce que j'aime la fantaisie, il ne faudrait pas croire, dit M. Paul Reboux, que je suis ami du désordre, du je-m'enfichisme bohème qui a détourné de certains artistes tant de bonnes volontés, de concours salutaires. J'ai, au cours de voyages en Amérique, en Suisse, en Allemagne, étudié les génies très différents de ces pays. J'y ai pris le goût utile à tout organisateur, de l'ordre, de la méthode, et j'ai essayé de l'acclimater chez nous. Ce que j'aime par-dessus tout, c'est organiser. L'oeuvre collective m'enchante au moins autant que l'oeuvre individuelle, et c'est pourquoi j'ai tant de plaisir à voir naître le plaisir qu'éprouve le peintre, à donner forme, couleur et vie à sa vision par le jeu des touches successives, les collections que l'artiste a formé le projet de réaliser (et qu elle "Merle blanc" a commencé, d'ailleurs à éditer) :"La Charrette, "qui charrie", et que vous connaissez, puis ces publications en formation : "Froufrou, journal léger qui ressuscitera sous une forme littéraire, la tradition française de la gauloiserie de bon aloi ; "Plaisir, magazine hebdomadaire de luxe, et un renouvellement de la mémorable "Assiette au beurre", sous forme de pamphlets populaires."
De ces publications on ne connaît encore que La Charrette qui, à son dixième numéro, est une des plus étonnantes "réussites" artistiques et littéraires de cette époque. Les images pour grands enfants, je veux dire pour enfants qui peuvent, qui doivent penser - et pourquoi ne pas dire que "La Charrette" les y obllige dans une forme aimable, attachante même ? — constitueront pour l'avenir de véritables archives sociales où les artistes aimeront à s'inspirer comme ceux d'aujourd'hui se sont renseignés par Daumier sur les caractéristiques de l'époque louisphilipparde. Ce n'est pas seulement par l'originalité propre des dessins (les noms des collaborateurs de "La Charrette suffisent à tout dire sur ce point : Bécan, Bofa, Boris, Chas Laborde, Faivre, Falké, Foy, Guérin, Homard, Lucien Laforge, Oberlé, Pavis, Roubille, Sem, etc. etc.) que cette collection mérite d'être appréciée, c'est aussi par l'arrangement, le goût avec lequel ils sont assemblés, présentés et la liaison invisible mais sensible entre chacun d'eux.
Les textes qu'accompagnent et soulignent les images ironiques et vengeresses des gens du Cirgue, des Menteurs, des Gens du Monde, de Ceux de Deauville, des Guetteses de Nuit, du Mufle d'après guerre, des Petits trous pas chers, des Parasites, des Ronds-de-cuir à travers les âges, etc... sont de Mmes Lucie Delarue-Mardrus et Séverine, de MM. Paul Allard, Dominique Bonnard, Gaston Chéri, Maurice Dekobra, Léon Deutsch, Roland Dorgelès, Hugues Delorme, Henri Duvernois, Franc-Nohain, José Germain, Michel Herbert, Charles-Henry Hirsch, Robert de Jouvenel, André Lamenté, Pierre Mille, MIchel-Georges-Michel, Georges Pioch, Pierre Valdagne, Pierre Veber, Fernand Vanderem, etc., etc... C'est assez dire la diversité des talents qui se trouvent réunis là et placés chacun au poste d'attaque ou de défense — de défense, c'est rare — qui convenait à sa spécialité (maniement du canon lourd ou léger, de la mitrailleuse, du fusil, de la grenade ou de la simple baïonnette) et qui contribueront à l'ensemble de la victoire du droit, de la liberté, de la civilisation — pour de bon, cette fois — par la revanche de l'esprit sur la stupidité et de la moralité réelle de la vérité sur l'immoralité foncière des mensonges individuels et collectifs dont notre atmosphère sociale est empoisonnée. Et quelle aisance, quelle grâce, quelle affabilité — quel art attique pour tout dire — dans tout cela !
Si discrète que, d'abord, je ne l'avais pas vue, une forme humaine s'agite — une demi-forme plutôt, car elle m'apparaît coupée en deux par un immense cartonnier — et j'entends tout à coup le bruit sec, métallique du déclic des touches d'une machine à écrire, cette espèce de mitrailleuse de la conversation. Avant de fuir visé par "l'ennemie" qui, derrière son parapet den cartons verts s'apprête à faire feu sur moi, cette vision de guerre m'incite à demander sournoisement à M. Paul Redoux :
— La publication des Drapeaux a tourné contre vous un certain nombre de personnes, n'est-ce pas ? Comment avez-vous réagi contre l'hostilité sourde qui s'est manifestée alors ?
— Je n'ai pas eu à réagir, répond, étonné, l'auteur des Drapeaux. Les faits n'ont-ils pas démontré l'excellence de ce que je préconisais alors ? Les accords Stinnes-Lubersac, utopies il y a deux ans, sont devenus les réalités d'aujourd'hui. Le premier, le plus difficile effort dans le sens de la réconciliation indispensable, est fait. On s'aperçoit déjà que les personnes qui ont osé dire les paroles nécessaires ont eu raison et on n'est pas loin de leur savoir gré du courageux geste accompli. Il faut toujours dire ce que l'on pense ; c'est le péril, mais c'est aussi la gloire de notre profession."
J'échappe au déclic meurtrier de la mitrailleuse de l'appartement, j'échappe à M. Paul Redoux lui-même et pour arriver plus vite, en triomphateur, je saute dans un tax qui me charrie, mais hélas ! moins élégamment que "La Charrette".

Gabriel Reuillard




Le Merle Blanc, 28 décembre 1922.

mardi 7 février 2017

Le mauvais goût de la condition humaine

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On savait le mathématicien Didier Nordon doté de sérieuses capacités de vulgarisateur. On ignorait qu'il était tout aussi doué pour le découpage de billevesées en quatre. Avec L'Âme et l'urine, son nouvel essai, c'est la vie sociale et intérieure de l'Homme qu'il remet à plat et à sa juste place. C'est-à-dire quelques mètres carrés d'autonomie limitée avant le grand tas de fumier.
L'existence humaine est conditionnée par le mauvais goût, voilà sa thèse. On ne peut pas lui donner tort...

Enumérer toute les situations où se manifeste le mauvais goût de la condition humaine mènerait à un catalogue long comme l'histoire de l'humanité. Contentons-nous dans les chapitres qui suivent de développer trois exemples.

Et Nordon de s'attaquer à tout ce qui rassure l'être humain, ou participe de son environnement rassurant (la sainte Vierge), à ce qui le rend honteux (l'excrément) ou ce dont il peine à assumer le plaisir (l'érotisme).
Comme chez Orwell, pour qui la paix signifie la guerre, l'information vaut désinformation pour Nordon qui s'en explique efficacement. La démonstration éclaire du reste la façon dont Nordon réfléchit. Il prend le monde par le menu de formulations trop répétées et en établit paradoxalement (ou non) les faits. C'est un observateur qui ne se leurre pas sur ses intentions, ses ambitions, ses répulsions et ses doutes. En particulier sur la procréation... Il attrape son sujet et le tord tout en le poussant — ou en l'étirant — à l'extrême. Sophiste ? non. Logicien plutôt.
Un petit exemple : chez Didier Nordon, la Vierge n'est certes pas "intacta" mais il admet que toutes les statues la représentant en donnent une version "innoncente" : elle est vierge de mauvaises intentions. Cependant est-ce si innocent de mettre en enfant au monde ?
Un peu plus loin, cette interprétation des rapports hypocrites des écrivains avec l'acte charnel : "Puisque l'humanité ne s'est éteinte ni en lisant Racine ni en lisant Lamartine, c'est que la chasteté n'a triomphé que dans les livres." Par quel mystère verse-t-on dans la pornographie quand on décrit l'acte ou la chair ?Et puis quel est ce refus hypocrite des sanies chez l'Homme ?

On ne va pas dévoiler plus avant ce que la comprenette d'êtres libres et honnêtes vis-à-vis d'eux-mêmes, peut-être un peu sauvages et cyniques, savent déjà sans toujours le formuler : la condition humaine n'aboutit presque jamais aux hauts faits glorieux de l'"Entre ici Tartempion"... seul un fantoche comme Malraux pouvait avoir le mauvais goût de déblatérer sur ce thème. En fait, "En se pliant à des normes, le beau est hypocrite - ce qui le rend de très mauvais goût !" On peut dès lors repenser nos rapports aux œuvres louées généralement et remettre en question les éloges établis par les esthètes.

Bref, inutile d'en rajouter : Didier Nordon fait le ménage dans nos pensers. C'est toujours un capharnaüm qu'il s'agit d'aérer, de ranger, de vider. On ne s'aperçoit pas toujours des scories que l'on laisse s'incruster dans les recoins de nos esprits. C'est pourquoi les amateurs de pensées acides et fraîches, celles qui nettoient le mieux, vont se retrouver dans ce livre, modèle de franchise et de subtilité, parfois même d'humour.

Mourrons humbles et décillés, nous dit Nordon, mais mourrons amusés par la vérité de notre sort.



Didier Nordon L'âme et l'urine. Variations sur le mauvais goût de la condition humaine. - Champ Vallon, coll. L'Esprit libre, 144 pages, 17 €

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