
mardi 9 février 2010
Du savon à l'Alambic...
Par Le Préfet maritime le mardi 9 février 2010, 01:59 - Apostille

lundi 8 février 2010
On a retrouvé le 3e frère Bogdanov !
Par Le Préfet maritime le lundi 8 février 2010, 06:39 - Plouf !
Vous verrez, c’est ici et c’est à se tordre !
Vive Botul, vivent les botuliens !
On en rêvait : Olimpia de vive voix !
Par Le Préfet maritime le lundi 8 février 2010, 06:04 - Le Petit porte-voix des gens du métier

Les anathèmes de la Maidalchini vont déchirer vos tympans !
N’est-ce pas une excellente nouvelle ?
La comédienne Nathalie Richard lira le terrible nouveau livre de Céline Minard, Olimpia, le vendredi 19 février prochain, au MK2 Quai de Loire (Paris, Mo Jaurès), à 19 h 30.
Oyez ! Tous au gueuloir !
Céline Minard Olimpia. - Paris, Denoël, 91 pages, 10 euros
dimanche 7 février 2010
Maurice Barrès voit des seins partout
Par Le Préfet maritime le dimanche 7 février 2010, 05:57 - Apostille
© Adrien Mélampos, 2010.
samedi 6 février 2010
Il les a pris pour des cons, Michalon
Par Le Préfet maritime le samedi 6 février 2010, 01:32 - Les lauriers sont fanés
Toute petit tête de Michalon
Aux temps de sa grande gloire médiatique, la presse se répandait en louanges sur son cas : il était audacieux, il était poil-à-gratter, il était… bref, il était SUBVERSIF !
Ah ! l’éditeur subversif, la jolie fable !
Quel éditeur n’est pas aujourd’hui subversif ?
Et le Michalon l’était tant, subversif, qu’il a fini par enfumer ses auteurs en engloutissant leurs droits.
Pas bégueules, ces derniers se réunissent le mardi 30 mars 2010 à 21 heures au bistrot “La Bourse ou la Vie” (12 rue Vivienne, 75002 Paris), en présence de collaborateurs et de fournisseurs plumés par la faillite acrobatique de ce singulier industriel…
Ce sera un “Dîner de cons Michalon”, présidé par l’auteur de son best-seller Bonjour paresse, Corinne Maier, pour se rappeler à son bon souvenir en claironnant son nom comme il sied..
Ah, il a fier allure l’éditeur françouais !
Notez que celui-ci n’a même pas de yacht au Maroc, pas de BMW décapotable, non, juste sa notice dans le Who’s Who.
Quel pitre…
vendredi 5 février 2010
Pour Théo Varlet (Gérardot de Sermoise)
Par Le Préfet maritime le vendredi 5 février 2010, 03:55 - Ad Usum Bibliofilous

Point trop réputé, Gérardot de Sermoise était un poète de l’avant-guerre, disciple de Fernand Mazade, actif revuiste, et auteur d’une petite poignée de livres.
Dans Le Coeur, il a tracé de curieuses épitaphes d’auteurs morts ou vivants et laissé un poème à Théo Varlet que nous livrons ici à titre documentaire.
Gérardot de Sermoise a également rédigé les notices biographiques de l‘Anthologie de la poésie française. Les modernes (Paris-London, Librairie Hachette, 1929) de l’Anglaois Malcolm McLaren, ami et traducteur de Théo Varlet.
Issue de ses “Epitaphes de quelques vivants”, voici celle
De Théo Varlet
Homme de verve et de puissance,
Fier trouvère et gai troubadour,
Il a, dans un rythmique amour,
Dédoublé l’ivoirine tour
Et joint la Flandre à la Provence.
Et ce poème à Varlet dédié :
Pour Théo Varlet
Cassis.
La vague qui se hausse où plongent les falaises
Jette au crépuscule un éclair d’argent.
Faut-il partir avant qu’aux derniers feux se taisent
Les choeurs d’oiseaux blancs qui vont tournoyant ?
Nous ne reverrons pas le gouffre des Armoises,
Non plus que le bois vers quoi j’ai cueilli,
Parmi les câpriers, deux bouquets de framboises :
Nos lèvres ensemble en ont défailli.
Regagnons les sentiers masqués de chèvrefeuille,
Parés de silence et de buissons roux.
Pourquoi t’arrêtes-tu ? Le mirage s’endeuille :
La plaine avec moi glisse à tes genoux.
Tu dis qu’une clarté, là-bas, vient d’apparaître
Au pide du coteau couronné de pins ?
Feu clame d’amitié. C’est à cette fenêtre
Que Théo Varlet nous tendra les mains.
Gérardot de Sermoise
Gérardot de Sermoise Le Coeur. Avec un poème de Fernand Mazade. - Paris, Librairie de France, 1929, pp. 128 et 31-32.
jeudi 4 février 2010
Osaka-Shosen-Kaisha
Par Le Préfet maritime le jeudi 4 février 2010, 01:18 - Dernières nouvelles du Préfet Maritime

Prochaine traversée du Préfet maritime.
Son baluchon est prêt.
Il contient quelques livres, dont la liste suit :
Judith Oriol Femmes proustiennes, essai. - Bucarest, EST, 625 pages, 26 euros
Ariel Volke Le Nid du loriot. Traduction de l’auteur et de France Deville. Préface de Jean-Luc Moreau. - Paris, La Musardine, 140 pages, 9,90 euros
Josef Vachal Roman sanglant, traduit du tchèque par Myriam Prongué. - Woippy, Engouletemps, 325 pages, 21 euros
Josef Vachal Orbis Pictus. - Châteauroux, Céphalophore entêté, 100 pages, 36,70 euros
Louis-Sébastien Mercier Paris en l’an 2440, rêve s’il en fut jamais Edition présentée par Michel Lallement et illustrée par Delphine Dupart. - Montrouge, Burozoïque, 336 pages, 17 euros
Paul Wenz L’écharde . - Paris, Zulma, 16,50 euros
Sax Rohmer Les Mystères du Si-Fan (Fu Manchu III). traduit par Anne-Sylvie Homassel. - Paris, Zulma, 17 euros
Cardinal de Retz Pamphlets, édition établie par Myriam Tsimbidy. - Paris, Editions du Sandre, 430 pages, 34 euros
Dezso Kostolanyi Kornél Esti, traduit du hongrois par Sophie Képès. - Paris, Cambourakis, 272 pages, 20 euros
Il a déjà entamé le roman de Nathalie Potain, qui nous a quittés en novembre dernier :
Nathalie Potain La Gniac. - Nantes, L’Escarbille, 2000, 128 pages, 13,26 euros
Autant vous dire qu’il n’est pas pressé d’arriver…
mercredi 3 février 2010
Du futurisme au primitivisme (Joseph Billiet, 1909)
Par Le Préfet maritime le mercredi 3 février 2010, 03:15 - La réclame littéraire

En guise d’hommage aux travaux de Michel Décaudin (1919-2004), reprise d’une chroniquette du directeur de la revue lyonnaise L’Art libre, Joseph Billiet, lassé des gesticulations groupusculaires, qui avait imaginé La Crise des valeurs symbolistes (1960), thèse roborative et cardinale de Décaudin… sans prévoir qu’elle paraîtrait si tôt.
Billiet s’impatiente d’un manifeste offert par la revue Poésie en réponse à la création du “Futurisme” dans la revue italienne Poesia.
mardi 2 février 2010
Fais-le toi-même !
Par Le Préfet maritime le mardi 2 février 2010, 06:07 - Ad Usum Bibliofilous

Après avoir testé, avec succès, le dazibao, Marc-Edouard Nabe a passé la plupart de ses éditeurs (Bernard Barrault, Gallimard, Le Rocher) par pertes et profits.
En se rééditant lui-même, il est passé de 10 % à 70 % de revenus sur le prix de vente de ses propres livres.
C’est de saine gestion : éliminer les intermédiaires est une leçon majeure de l’économie politique.
Appliquée, elle manifeste la dépendance des éditeurs, attachées de presse, etc., qui ont une vague tendance à traiter l’auteur moins bien que leurs autres fournisseurs.
Et il est vrai que si l’on règle (à peu près) ses factures d’imprimerie, on se fait tirer la jambe pour remplir le chèque de droits d’auteur (auteur auquel on a par pure complaisance offert un ou deux déjeuners, n’est-ce pas, sur… le produit de ses ventes et de celles des copains). Et dans quelles simagrées, on lui remet le bout de papier !
- L’édition ? ça eût payé…
Moins cons et moins vaniteux que nos contemporains, les plus éclairés des auteurs du XIXe siècle le savaient qui publiaient par leurs propres moyens. Ils n’ignoraient pas qu’une marque permet de briller lors des dîners en ville mais ne sert guère lorsqu’il s’agit de payer son loyer.
Revenons aux bases de l’économie politique, c’est très sain.
dimanche 31 janvier 2010
La 18e Lune
Par Le Préfet maritime le dimanche 31 janvier 2010, 10:19 - Dernier reçu Premier servi

Superbe 18e livraison de Dans la Lune, la revue de Valérie Rouzeau et du Centre culturel de Tinqueux : un sommaire délectable, un graphisme épatant.
Avec beaucoup d’à-propos, Fanette Mellier s’est chargée de décliner sur papier noir la lune en formes et en couleurs, tandis que tiennent la plume Christian “Ténébros” Bachelin, e. e. cummimngs, Jacques Demarcq, Jean-Pierre Georges, Pascal Commère et Marc Monchois, nouvelle arrivant listeur.
Au clair de la lune, et au milieu d’une nuée de zozios, La chandelle de cette revue est assurément bien entretenue.
Pour vous, alamblogonautes, cet incipit dont vous devinerez, ô gourmets, l’auteur :
Le ventre de l’ogre était une immense forêt noire autour d’un caillou blanc.
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