L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante| La librairie

mardi 9 février 2010

Du savon à l'Alambic...

Galimard.jpg

lundi 8 février 2010

On a retrouvé le 3e frère Bogdanov !



Vous verrez, c’est ici et c’est à se tordre !

Vive Botul, vivent les botuliens !

On en rêvait : Olimpia de vive voix !

CeMiOl.jpg




Les anathèmes de la Maidalchini vont déchirer vos tympans !


N’est-ce pas une excellente nouvelle ?

La comédienne Nathalie Richard lira le terrible nouveau livre de Céline Minard, Olimpia, le vendredi 19 février prochain, au MK2 Quai de Loire (Paris, Mo Jaurès), à 19 h 30.

Oyez ! Tous au gueuloir !


Céline Minard Olimpia. - Paris, Denoël, 91 pages, 10 euros

dimanche 7 février 2010

Maurice Barrès voit des seins partout

Maurice_Barres.jpg © Adrien Mélampos, 2010.

samedi 6 février 2010

Il les a pris pour des cons, Michalon

michalon_small.jpg Toute petit tête de Michalon


Aux temps de sa grande gloire médiatique, la presse se répandait en louanges sur son cas : il était audacieux, il était poil-à-gratter, il était… bref, il était SUBVERSIF !
Ah ! l’éditeur subversif, la jolie fable !
Quel éditeur n’est pas aujourd’hui subversif ?
Et le Michalon l’était tant, subversif, qu’il a fini par enfumer ses auteurs en engloutissant leurs droits.

Pas bégueules, ces derniers se réunissent le mardi 30 mars 2010 à 21 heures au bistrot “La Bourse ou la Vie” (12 rue Vivienne, 75002 Paris), en présence de collaborateurs et de fournisseurs plumés par la faillite acrobatique de ce singulier industriel…
Ce sera un “Dîner de cons Michalon”, présidé par l’auteur de son best-seller Bonjour paresse, Corinne Maier, pour se rappeler à son bon souvenir en claironnant son nom comme il sied..

Ah, il a fier allure l’éditeur françouais ! Notez que celui-ci n’a même pas de yacht au Maroc, pas de BMW décapotable, non, juste sa notice dans le Who’s Who.
Quel pitre…

vendredi 5 février 2010

Pour Théo Varlet (Gérardot de Sermoise)

VarletII.jpg



Point trop réputé, Gérardot de Sermoise était un poète de l’avant-guerre, disciple de Fernand Mazade, actif revuiste, et auteur d’une petite poignée de livres. Dans Le Coeur, il a tracé de curieuses épitaphes d’auteurs morts ou vivants et laissé un poème à Théo Varlet que nous livrons ici à titre documentaire.
Gérardot de Sermoise a également rédigé les notices biographiques de l‘Anthologie de la poésie française. Les modernes (Paris-London, Librairie Hachette, 1929) de l’Anglaois Malcolm McLaren, ami et traducteur de Théo Varlet.


Issue de ses “Epitaphes de quelques vivants”, voici celle


De Théo Varlet

Homme de verve et de puissance,
Fier trouvère et gai troubadour,
Il a, dans un rythmique amour,
Dédoublé l’ivoirine tour
Et joint la Flandre à la Provence.

Et ce poème à Varlet dédié :

Pour Théo Varlet


Cassis.

La vague qui se hausse où plongent les falaises
Jette au crépuscule un éclair d’argent.
Faut-il partir avant qu’aux derniers feux se taisent
Les choeurs d’oiseaux blancs qui vont tournoyant ?

Nous ne reverrons pas le gouffre des Armoises,
Non plus que le bois vers quoi j’ai cueilli,
Parmi les câpriers, deux bouquets de framboises :
Nos lèvres ensemble en ont défailli.

Regagnons les sentiers masqués de chèvrefeuille,
Parés de silence et de buissons roux.
Pourquoi t’arrêtes-tu ? Le mirage s’endeuille :
La plaine avec moi glisse à tes genoux.

Tu dis qu’une clarté, là-bas, vient d’apparaître
Au pide du coteau couronné de pins ?
Feu clame d’amitié. C’est à cette fenêtre
Que Théo Varlet nous tendra les mains.

Gérardot de Sermoise





Gérardot de Sermoise Le Coeur. Avec un poème de Fernand Mazade. - Paris, Librairie de France, 1929, pp. 128 et 31-32.

jeudi 4 février 2010

Osaka-Shosen-Kaisha

OSK.jpg




Prochaine traversée du Préfet maritime.

Son baluchon est prêt.

Il contient quelques livres, dont la liste suit :

Judith Oriol Femmes proustiennes, essai. - Bucarest, EST, 625 pages, 26 euros

Ariel Volke Le Nid du loriot. Traduction de l’auteur et de France Deville. Préface de Jean-Luc Moreau. - Paris, La Musardine, 140 pages, 9,90 euros

Josef Vachal Roman sanglant, traduit du tchèque par Myriam Prongué. - Woippy, Engouletemps, 325 pages, 21 euros

Josef Vachal Orbis Pictus. - Châteauroux, Céphalophore entêté, 100 pages, 36,70 euros

Louis-Sébastien Mercier Paris en l’an 2440, rêve s’il en fut jamais Edition présentée par Michel Lallement et illustrée par Delphine Dupart. - Montrouge, Burozoïque, 336 pages, 17 euros

Paul Wenz L’écharde . - Paris, Zulma, 16,50 euros

Sax Rohmer Les Mystères du Si-Fan (Fu Manchu III). traduit par Anne-Sylvie Homassel. - Paris, Zulma, 17 euros

Cardinal de Retz Pamphlets, édition établie par Myriam Tsimbidy. - Paris, Editions du Sandre, 430 pages, 34 euros

Dezso Kostolanyi Kornél Esti, traduit du hongrois par Sophie Képès. - Paris, Cambourakis, 272 pages, 20 euros

Il a déjà entamé le roman de Nathalie Potain, qui nous a quittés en novembre dernier :

Nathalie Potain La Gniac. - Nantes, L’Escarbille, 2000, 128 pages, 13,26 euros


Autant vous dire qu’il n’est pas pressé d’arriver…

mercredi 3 février 2010

Du futurisme au primitivisme (Joseph Billiet, 1909)

reclamelitt.jpg


En guise d’hommage aux travaux de Michel Décaudin (1919-2004), reprise d’une chroniquette du directeur de la revue lyonnaise L’Art libre, Joseph Billiet, lassé des gesticulations groupusculaires, qui avait imaginé La Crise des valeurs symbolistes (1960), thèse roborative et cardinale de Décaudin… sans prévoir qu’elle paraîtrait si tôt.
Billiet s’impatiente d’un manifeste offert par la revue Poésie en réponse à la création du “Futurisme” dans la revue italienne Poesia.



Lire la suite...

mardi 2 février 2010

Fais-le toi-même !





Après avoir testé, avec succès, le dazibao, Marc-Edouard Nabe a passé la plupart de ses éditeurs (Bernard Barrault, Gallimard, Le Rocher) par pertes et profits.
En se rééditant lui-même, il est passé de 10 % à 70 % de revenus sur le prix de vente de ses propres livres.

C’est de saine gestion : éliminer les intermédiaires est une leçon majeure de l’économie politique.

Appliquée, elle manifeste la dépendance des éditeurs, attachées de presse, etc., qui ont une vague tendance à traiter l’auteur moins bien que leurs autres fournisseurs.
Et il est vrai que si l’on règle (à peu près) ses factures d’imprimerie, on se fait tirer la jambe pour remplir le chèque de droits d’auteur (auteur auquel on a par pure complaisance offert un ou deux déjeuners, n’est-ce pas, sur… le produit de ses ventes et de celles des copains). Et dans quelles simagrées, on lui remet le bout de papier !

- L’édition ? ça eût payé…


Moins cons et moins vaniteux que nos contemporains, les plus éclairés des auteurs du XIXe siècle le savaient qui publiaient par leurs propres moyens. Ils n’ignoraient pas qu’une marque permet de briller lors des dîners en ville mais ne sert guère lorsqu’il s’agit de payer son loyer.

Revenons aux bases de l’économie politique, c’est très sain.

dimanche 31 janvier 2010

La 18e Lune

danslalune.jpg


Superbe 18e livraison de Dans la Lune, la revue de Valérie Rouzeau et du Centre culturel de Tinqueux : un sommaire délectable, un graphisme épatant.
Avec beaucoup d’à-propos, Fanette Mellier s’est chargée de décliner sur papier noir la lune en formes et en couleurs, tandis que tiennent la plume Christian “Ténébros” Bachelin, e. e. cummimngs, Jacques Demarcq, Jean-Pierre Georges, Pascal Commère et Marc Monchois, nouvelle arrivant listeur.

Au clair de la lune, et au milieu d’une nuée de zozios, La chandelle de cette revue est assurément bien entretenue.

Pour vous, alamblogonautes, cet incipit dont vous devinerez, ô gourmets, l’auteur :

Le ventre de l’ogre était une immense forêt noire autour d’un caillou blanc.




Dans la lune

- page 1 de 101